Abécédérotique (1) Tiniak
AVERTISSEMENT n°69 : ceci est une fantaisie alphabérotomane du Maître qu’appelle au vice (si !).
A
aller : " Aller, venir, allers, retours ; mécanismes de baise ou tourments de l'amour ? "
amen : " - Lors, je n'aurai de cesse de te secouer la couenne, que la peau de tes fesses ne me diront amen "
B
banane : " Avec la chantilly qu'elle avait mis autour de ma bite, je me faisais l'effet d'être un banana-split "
bouche : " Ta bouche et la mienne fondant, l'un et l'autre de nos corps s'apprêtent à vibrer haut et fort, comme avant "
C
court : " Le cheveu court ne démentait pas de son bulbe le poil ras "
culotte : " - N'enlève pas ta petite culotte, j'arrive! "
D
disert : " - L'affaire conclue, il était moins disert, tout nu "
donner : " Devant cette cambrure, j'éprouvai le besoin de donner quelques claques à ce gros popotin "
E
élaborer : " Lors, j'employai pour la bourrer un procédé élaboré "
évidence : " Je m'astiquais à l'évidence péniblement sous cette panse "
F
ferme : " Qu'ils soient mous ou bien fermes, j'ai la passion des seins "
foire : " Le sol, après tout ça, avait des airs de foire aux vêtements dressée dans tout l'appartement "
G
girondin : " - Elle était plutôt gironde, hein ? la supportrice des girondins "
glousse : " - Faut-il vraiment que tu glousses chaque fois que j'y mets le pouce ? "
H
hirondelle : " - Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais ta rondelle, sûrement! "
horreur : " - Et tu lui as tout mis, comme ça, sans prévenir ? Quelle horreur! "
I
îlot : " Dans l'enchevêtrement des corps alanguis, son genou faisait un îlot bien joli "
intriguer : " - Tu veux dire : sans les mains ? Alors là, tu m'intrigues "
J
jamais : " - Je ne l'avais jamais fait comme ça, avant. On recommence ? "
jeune : " - Va, je ne suis plus toute jeune / - Que tu dis, viens par ici! "
K
karma : " - Je file un bon karma, on s'enfile un kama' ? "
képi : " C'est encore sur le haut du cul que tu portes mieux le képi, vu ? "
L
lacet : " - Bon, je n'aurais peut-être pas dû tirer sur ce lacet, mais maintenant qu'on y est... "
lucide : " - Non, 'y a plus de place pour personne, là. Restons lucides! "
M
mignon : " Son parfum évoquait la crème de marron, j'en goûtais davantage son sein rond et mignon "
mort : " La vie ne vaut pas d'être encore sans cette petite mort "
Suite 69 (Poupoune)
Ah ! ce petit je…
Où vois-tu tes doigts
quand tu rêves de moi
embrasant nos sens
en toute innocence ?
Où vois-tu tes lèvres
quand bientôt la fièvre
réchauffe mon sein
même d'aussi loin ?
A ce petit jeu
mon bel amoureux
nous brûlons tous deux
d'un drôle de feu
A ce petit jeu
mon fol amoureux
nous nous perdrons mieux
les yeux dans les yeux
Cours de géographie (Virgibri)
Dans les vallées
Dans les monts
De son corps
Je m’endors
Et me fonds
Dans les rebonds
Et les soupirs
J’atteins alors
Le frémissement
Et les délices
Ses seins de neige
Mes îles flottantes
Mes oasis
Et elle soupire
Et demande grâce
Dans les grottes
Dans les cavernes
Où je me cache
Il y a une femme
Qui s’endort
En souriant
Laquelle choisir (Martine 27)
Il les regarde avec envie.
Elles sont belles, douces, leurs corps ne sont que courbes voluptueuses.
Il s’approche d’elles.
Laquelle choisir, laquelle déguster longuement, savamment ?
Et puis, voilà son regard s’accroche à elle, si belle, si savoureuse dans sa longue robe.
Il s’approche.
Doucement, il l’enlace et commence tendrement, du bout des doigts, à lui enlever ses voiles.
Abandonnée, elle se laisse effeuiller.
Bientôt, trop vite à son goût, elle est nue devant lui, offerte à sa gourmandise.
Il approche son visage d’elle, il hume son odeur, du bout de la langue il la goûte.
Elle n’est que délicatesse sur sa bouche.
Et sans plus de retenue, il la dévore sensuellement, faisant glisser ses dents le long de sa chair offerte.
Hélas, l’instant de plaisir est si bref.
Pas encore repu, il se tourne vers ses sœurs.
Elles sont toutes tellement tentantes ces belles bananes dans leur corbeille d’osier.
La petite pause qui s'impose
69 (Berthoise)
69,
érotique ? bien sur que le 69 est érotique, non parce qu'il évoque une 
position amoureuse, non parce que Gainsbourg pensait que c'était l'année
de tous les possibles, non, 69 est érotique car c'est le numéro de Lyon.
Il n'y a pas de ville plus érotique que Lyon. Lyon, c'est l'érotisme
fait ville. Si vous ne me croyez pas, c'est parce que vous n'y êtes
jamais allés.
Lyon naît de la rencontre de la Saône et du Rhône et une ville qui naît
d'une rencontre est propice aux rencontres. À Lyon, j'ai rencontré des
amours fidèles, fiévreuses, inconstantes et renouvelées.
Il me plaisait un peu, je ne lui déplaisais pas ; un bout de chemin
ensemble sur la route des vacances, après tout, pourquoi pas ? Pour
descendre vers le sud, il m'avait proposé une place dans sa voiture.
Pour aller à Montauban, quand on vient de Paris, chacun sait que le plus
court chemin impose une halte à Lyon. J'avais du temps, on ne
m'attendait pas. Arrêtons-nous à Lyon, puisque c'est le chemin.
La
Croix Rousse, ses pentes, et les immeubles aux hautes fenêtres.
L'appartement était en hauteur. Quand je franchis la porte, je fus
éblouie, la lumière, l'espace, et lui, qui me fit entrer dans son
royaume. Je lui sautais au cou, le lit nous nous faisait signe, nous y
restâmes un peu, beaucoup, longtemps, passionnément. Dans ce logement de
canut, il avait installé sa chambre en hauteur et nous voyions la ville
en nous aimant. Est-il bon amant ? je ne sais plus. Sans doute puisque
j'en parle encore. Mais plus encore que sous ses caresses, je me pâmais
devant sa ville.
Je ne me lassais pas de la douceur des berges de la Saône, elles
brillent sous le soleil qui effleure les façades.
Nous empruntâmes des passages oubliés qui font vibrer de joie.
Et nous achevâmes le parcours dans la ville des plaisirs par le jaillissement parfait de la place des terreaux.
Tout ceci n'est qu'un jeu, n'est-ce pas ? (Walrus)
Ce fut d'abord une ombre, perdue dans le lointain.
La première chose que j'ai perçue ensuite, c'est l'aura que semblait lui dessiner sa longue chevelure agitée par le vent.
Puis le lent balancement de ses bras au rythme indolent de sa marche.
Ses jambes aussi se distinguaient enfin, compas galbé arpentant la plage.
Elle avançait vers moi, offrant à chaque pas plus de merveilles à voir :
le voluptueux mouvement chaloupé de ses hanches,
le va et vient régulier de sa lourde poitrine aux aréoles sombres
et le triangle fauve pointant au bas du ventre.
Elle était toute proche à présent, son nombril lui faisait comme un grain de beauté.
Et son visage, enfin, se révéla :
un sourire enjôleur, un petit nez mutin
et ces yeux, ah, ces yeux... de quels feux ils brûlaient !
Un dernier petit pas et je pourrais cueillir le souffle de sa bouche...
Et je pensais :
"Oui, ma belle, viens là, viens là !
Mais... c'est ton âme que je veux !"
La petite pause qui s'impose
Le compte n’est pas bon ! (MAP)
À Valérie, sur son ordre. (Walrus)
Somptueuse et nue,
telle une perle rare en un écrin précieux,
tu reposes.
Tes formes alanguies font de la Maja nue une caricature.
Doucement ton esprit revient à la conscience
que t'avaient enlevée l'amour et ses outrances.
Ton bel amant a fui, tu ne sais pas pourquoi.
Il avait tant rêvé avant que tu ne cèdes.
Il avait tout rêvé de la fête des corps :
les regards qui se mangent et les peaux qui se cherchent,
les doigts qui s'entremêlent, les langues qui s'immiscent,
les lèvres qui caressent et les ongles qui griffent
et les bouches qui crient, qui murmurent, qui feulent,
les perles de sueur, les larmes au bord des cils,
le désir qui dévore, les sexes qui se fondent.
Il avait tout rêvé, jusqu'à sa triste extase.
Il avait tant rêvé de t'avoir toute à lui.
Il avait trop rêvé, le sinistre imbécile.
Car il a entrouvert la boîte de Pandore.
Il a vu, interdit, éclater le séisme
qui te parcourt le corps de brutales répliques.
Et il a vu surgir l'immense tsunami
qui balaie ta conscience,
te soulève, t'emporte et te dépose au loin.
Loin de lui, hors d'atteinte,
hors de toi, hors du temps,
éperdue,
perdue.
Et il a fui !
Il a fui la grande frayeur des hommes.
Dans le métro (Zigmund)
Heure de pointe dans le métro. Banale image de ces gens indifférents les uns aux autres, blasés, fatigués, serrés…Deux petits détails anodins nous font supposer une époque différente, ou une civilisation étrangère : les lunettes noires sont l’unique vêtement de chaque passager quel que soit son âge ou son sexe. On remarquera dans ce tableau d’une banalité affligeante, un voyageur qui parait très excité par la lecture d’un magazine visiblement réservé aux adultes très avertis(à ne pas mettre entre toutes les mains…ou à lire que d’une seule ) .Il en bave d’excitation que c’en est presque indécent, mais heureusement personne ne fait attention à lui. Peut être voulez vous un extrait du texte qui met ce brave homme au bord de l’apoplexie ? OK mais éloignez les enfants…
« elle s’avança vers lui, qui n’en pouvait plus d’attendre…enfin, quand elle fut tout près, elle retira lentement.... ses... lunettes, laissant découvrir deux magnifiques y..x, d’un bleu intense… »
PS je ne suis pas l’auteur de cette histoire, souvenir d’ une page dessinée dans Pilote il y a bien longtemps, le temps me manque pour la recherche et le scann, si l’un de vous se souvient de cette planche et de son auteur, j'essairai de m'en occuper à mon retour)
PS j'avais trouvé un titre plus drôle et assez "innocent" pour ce texte mais quand je l'ai tapé sur google j'ai directement abouti sur un site classé X et je ne souhaite pas faire évoluer le rhino de mon blog dans ces eaux là..(loin des eaux loin du coeur)
ma vie (Poupoune)
Tes yeux
tes yeux au fond des miens qui sont cette promesse
que tu n’as nul besoin de dire pour que je laisse
mon regard et ma vie se perdre dans les tiens
mes rêves mes envies s’offrir à tes deux mains
Ta voix
ta voix douce à mon âme qui berce mes attentes
sa musique a le charme de ces amours ardentes
qui tant m’ont fait rêver qui aujourd’hui m’enflamment
tes mots sont le secret de mon cœur qui désarme
Tes lèvres
tes lèvres sur les miennes quand nos souffles s’unissent
nos lippes enfin reines de divines délices
en ce baiser ultime c’est ma vie dans la tienne
à dessein je m’abîme dans l’étreinte sereine
Ta peau
ta peau a la chaleur de mon rêve amoureux
sous ma main qui l’effleure quand tu reposes heureux
sur mon sein palpitant de récentes ardeurs
où s’arrête le temps pour nous à la bonne heure
Affleure de celle (Tendreman Spice)
Nue et debout
Agissante
La main sur toi
Languissante
Toison douce
Humidité naissante
Sens ultime
Dualité du derme
Douceur et violence
Vie sens
Doigté féminin
Affleure de celle
Dois tu
Tout doucement
Jouer jusqu’à jouir
Gémissement
J’ai mis
Mon cœur
Sur le tien
Ma sœur
Masser tes seins
Aimer ton corps
Caresser ta peau aimée
Te faire bander et te faire fondre
Douceur et violence
Lents mouvements
Languissante
Ta bouche pénétrée
Tour à tour par tous mes doigts
Dois tu être gourmande
Mendie
Ma langue
Qui te fait bander
Bandaison féminine
Qui te fait mienne
Courber l’échine
Demander le mâle
T’offrir émoi
Te prendre
Ainsi sois tu
T’entendre gémir
Te sentir exiger mes doigts en toi partout
Tant tendre
Amour
Jouis sens
FEUILLE DE ROUTE (Joye)
[ma traduction libre depuis Wikipedia]
La US-69 en
Iowa... À Lamoni, US-69 se
retourne vers l’Est. À l’ouest de Léon,
elle se fond avec la SH-2. Au
centre intime de Léon, elle repart vers le Nord, lorsque la SH-2
tourne sa tête langoureusement vers l’Est. À l’est du lac
Ahquahbi, près des ombres d'un jardin publique, la US-69 se rejoint avec la
US-65, et les deux, l’une collée sur l’autre, s’emportent encore plus haut, plus
loin. À Ames, la US-69 se
cambre, d’abord vers sa gauche et encore, vigoureusement, vers sa droite et
puis continue encore vers le haut. À l’est de Clarion,
elle se blottit brièvement contre la SH-3. Les deux se
séparent, la SH-3 se retourne vers l’Est, mais la 69 continue à monter plus
haut. Près de Garner, la
US-69 se permet un petit détournement avec la US-18, toute jeune, mais bientôt, la 69 rompt pour encore
monter vers le haut, s’insinuant vers Forest City où elle se lie à la SH-9 et
lovées, les deux font encore un bout de chemin ensemble. Et juste quand elle
ne peut plus, la SH-9 s’écarte. Maintenant,
en-dessous d’Emmons, la US-69 enfourche insatiablement la frontière du
Minnesota.
Erasmus (Aignel)
Chère Vanesse,
Je
profite d’un petit moment de calme pour répondre à ta lettre. Ici, on
vit à cent à l’heure. Je ne comprends pas ce que tu baragouines au
sujet de mes vaccins (c’est ma mère qui t’en a parlé, tu l’as vue ?) et
que tu ne me dises rien à propos des dimensions de Brian.
Remarque,
tu peux oublier tout ce que je t’ai écrit la semaine dernière. Je
croyais que c’était impossible d’en trouver une plus grosse. Perdu. Je
te jure, je ne peux même pas en faire le tour avec les deux mains.
C’est énorme. J’ai oublié son prénom, tu sais, les soirées étudiantes,
ici, sont démentes. Quel dommage que tu aies raté ton bac ! Enfin, l’an
prochain, c’est sûr, tu me rejoindras.
Quelle
ambiance, tu sais, maintenant, je ne recrache plus, personne ne fait ça
ici. Souvent, j’ai le ventre plein avant d'avoir même approché le
buffet. C’est génial. Il est loin le temps où le petit prof d’éco nous
laissait tripoter ses petites affaires en cachette de Mère
Marie-Françoise. Est-il encore là cette année ?
Je
vais te laisser, je dois justement encore écrire à Mère
Marie-Françoise. Mon bureau est dans une pagaille incroyable.
Heureusement, j’ai déjà préparé toutes les enveloppes. Je posterai tout
cela avant la fête de ce soir. Il y aura plein de nouveaux. Tous les
garçons veulent essayer la “Petite Française”. La “Petite Française”,
tu t’en doutes, c’est moi.
Je te bisouille partout comme à l’internat,
Aignel.
PS
: Comme tu sembles avoir vu ma mère, peux-tu me dire si elle va bien,
j’attends toujours sa réponse à la lettre que je lui ai envoyée en même
temps qu’à toi.










