La pause qui repose ...
carte postale (PHIL)
Samedi matin. La montagne recrache sur Grenoble tout un brouet de véhicules. Dont nous faisons partie. Et inlassablement la montagne avale un long spaghetti de ferraille nouvelle.
Tandis que nous jouons à cache-cache avec l'eau éternellement glauque de la Romanche, Radio Bleue Isère annonce en crachotant des encombrements sur la nationale 91. A l'endroit précis où nous sommes, où le vomi automobile est fluide. Même aux abords de Vizille le spaghetti automobile montant n'est pas encore immobilisé. On en conclut que c'est Radio Bleue qui décide de la présence de bouchons.
A Grenoble nous entrons sur l'autoroute. Radio Bleue Isère annonce à intervalles rapprochés des bouchons catastrophiques dans tous les azimuts. Le contournement de Lyon s'annonce difficile. La circulation est rouge dans le sens des départs et noire dans le sens des retours, à moins que ce ne soit le contraire, je ne l'ai peut-être pas dit dans le bon sens. Mais justement mon bon sens y perd son latin. Je trouve que les journalistes de radio, y compris ceux de Radio Bleue Isère, tiennent parfois des propos pour le moins abscons. Ne comprenant pas le sens de ce galimatias, je demande à Elle, fine mouche, si elle sait ce que signifie le sens des départs. Je me fais vertement rembarrer, quel râleur je fais. Paraît-il.
Je ne lâche pas prise comme ça. Tout en conduisant avec la plus grande vigilance, car la circulation est dense dans le sens des retours, je continue de réfléchir à la question. A première vue, pour rester près du goudron, le sens des départs semble être la direction prise par les gens qui partent en vacances. Le sens des retours étant à l'inverse la direction prise par les gens qui rentrent chez eux. Soit. On a encore provisoirement en France la chance d'avoir des numéros minéralogiques qui signifient quelque chose. Bien. Je constate donc que nous sommes partie intégrante d'un flot de véhicules estampillés de la partie ouest de la France, donc sur le retour, auquel se mêle un flot aussi nombreux de véhicules isérois ou savoyards, donc sur le départ. La couleur symbolique de la circulation est donc noire pour moi qui suis sur le retour, et rouge pour les isérois sur le départ qui vont dans le même sens que moi. Question de perception, j'imagine, comme disait mon oncle le Trésorier Principal. On va dire qu'en mélangeant les deux, on obtient une sorte de grenat foncé, très joli.
Radio Bleue Isère a dû se rendre compte de la bizarrerie de son propos. Maintenant que nous approchons de Lyon à grands tours de roues, on apprend enfin qu'être dans le sens des départs, cela signifie aller en direction du sud. Et bien figurez-vous que le discours demeure passablement absurde. Parce qu'à ce moment je m'engage sur l'A46, l'autoroute qui contourne l'agglomération lyonnaise, en direction du sud afin de gagner Saint-Etienne. Etant de retour dans le sens des départs, je me sens quasiment en faute, je m'attends presque à me faire arrêter par la gendarmerie, je me dis qu'il faudrait quitter l'autoroute, me perdre dans la ville, mais ça n'a pas de sens.
Samedi matin. La montagne recrache sur Grenoble tout un brouet de véhicules. Dont nous faisons partie. Et inlassablement la montagne avale un long spaghetti de ferraille nouvelle.
Tandis que nous jouons à cache-cache avec l'eau éternellement glauque de la Romanche, Radio Bleue Isère annonce en crachotant des encombrements sur la nationale 91. A l'endroit précis où nous sommes, où le vomi automobile est fluide. Même aux abords de Vizille le spaghetti automobile montant n'est pas encore immobilisé. On en conclut que c'est Radio Bleue qui décide de la présence de bouchons.
A Grenoble nous entrons sur l'autoroute. Radio Bleue Isère annonce à intervalles rapprochés des bouchons catastrophiques dans tous les azimuts. Le contournement de Lyon s'annonce difficile. La circulation est rouge dans le sens des départs et noire dans le sens des retours, à moins que ce ne soit le contraire, je ne l'ai peut-être pas dit dans le bon sens. Mais justement mon bon sens y perd son latin. Je trouve que les journalistes de radio, y compris ceux de Radio Bleue Isère, tiennent parfois des propos pour le moins abscons. Ne comprenant pas le sens de ce galimatias, je demande à Elle, fine mouche, si elle sait ce que signifie le sens des départs. Je me fais vertement rembarrer, quel râleur je fais. Paraît-il.
Je ne lâche pas prise comme ça. Tout en conduisant avec la plus grande vigilance, car la circulation est dense dans le sens des retours, je continue de réfléchir à la question. A première vue, pour rester près du goudron, le sens des départs semble être la direction prise par les gens qui partent en vacances. Le sens des retours étant à l'inverse la direction prise par les gens qui rentrent chez eux. Soit. On a encore provisoirement en France la chance d'avoir des numéros minéralogiques qui signifient quelque chose. Bien. Je constate donc que nous sommes partie intégrante d'un flot de véhicules estampillés de la partie ouest de la France, donc sur le retour, auquel se mêle un flot aussi nombreux de véhicules isérois ou savoyards, donc sur le départ. La couleur symbolique de la circulation est donc noire pour moi qui suis sur le retour, et rouge pour les isérois sur le départ qui vont dans le même sens que moi. Question de perception, j'imagine, comme disait mon oncle le Trésorier Principal. On va dire qu'en mélangeant les deux, on obtient une sorte de grenat foncé, très joli.
Radio Bleue Isère a dû se rendre compte de la bizarrerie de son propos. Maintenant que nous approchons de Lyon à grands tours de roues, on apprend enfin qu'être dans le sens des départs, cela signifie aller en direction du sud. Et bien figurez-vous que le discours demeure passablement absurde. Parce qu'à ce moment je m'engage sur l'A46, l'autoroute qui contourne l'agglomération lyonnaise, en direction du sud afin de gagner Saint-Etienne. Etant de retour dans le sens des départs, je me sens quasiment en faute, je m'attends presque à me faire arrêter par la gendarmerie, je me dis qu'il faudrait quitter l'autoroute, me perdre dans la ville, mais ça n'a pas de sens.
Champagne !!!
Vacances, vous avez dit vacances ...
le mois doux est là !
Vacances ou pas tout est plus calme. On profite du soleil, on s'étire, on se délasse, on change de rythme ... ici aussi (comme Félicie !!!)
Mais rassurez-vous
la maison ne ferme pas,
elle vous est toujours ouverte et vous accueille chaque jour dans son joli salon où il fait bon se retrouver.
Un petit mot par-ci un petit mot par là ...
Un gentil bavardage entre amis ...
On n'appellera pas cela un défi mais après tout pourquoi pas ...
La parole est à vous.
Ta culotte de velours revisitée (Joe Krapov)
Refrain
Tu la mettras tous les jours
Ta culotte ta culotte
Tu la mettras tous les jours
Ta culotte de velours
1
Les habitants de Pau
Ont des maladies de foie
Les habitants de Foix
Ont des maladies de peau
2
Les habitants de Sète
Savent compter jusqu'à trois
Les habitants de Troyes
Savent compter jusqu'à sept
3
Les habitants de Paris
S'appellent les Parigots
Les habitants de Berlin
S'appellent les Berlingots
4
Les habitants d'Limoges
S'appellent les Limougeots
Et ceux de Papymoges
Sont les Papymougeots
5
Les habitants d'Bordeaux
S'appellent les Bordelais
Les habitants d'Cugeaux
S'appellent les Cugelais
6
Les habitants d'Dijon
S'appellent les Dijonnais
Et ceux du Bas-Dijon
Sont les Bas-Dijonnais
7
Les habitants d'Venise
S'appellent les Vénitiens
Les habitants d'Petise
S'appellent les Pétitiens
(Les Pétitiens à sa mémère ! Mwarf !)
8
Les habitants d’Strasbourg
S’appellent des Strasbourgeois
Les habitants d'Hambourg
S'appellent des Hamburgers
‑ Mais non ! Des Hambourgeois
‑ C'est pas drôle ?
‑ Ben si parce que :
Les Hambourgeois, c'est comme les cochons
Plus ca devient vieux plus ca devient bête
Les Hambourgeois, c'est comme les cochons
Plus ca devient vieux plus ca devient con !
P.S. Les trois premiers couplets appartiennent à la version originale de ce traditionnel breton en forme de scie. Ma version audio est disponible ici : http://www.onmvoice.com/play/7633#1 pour qui a Flash sur son ordi et téléchargeable là http://dl.free.fr/pb5kc1kFE pour qui n’a que Windows Media Player. Bonnes vacances à toutes et à tous !
Quelques vues de Shanghai (Zigmund)
Chers samedi défiants,
Voici avec retard la « carte postale » promise.
J’ai bien cru que ce voyage à Shanghai ne se ferait pas ; longtemps, j’ai espéré emmener des amis, des pratiquants de tai chi, des joueurs de go, des collègues ophtalmos, mais je restais bien seul dans mon petit délire ; il est vrai qu’aller en Chine pour voir autre chose que Pékin, la Grande Muraille, l’Armée enterrée, ou Guilin, çà parait farfelu. De plus, le voyage était prévu, sur une période ridiculement courte : « on va voir l’éclipse et on revient ! ».
Mon fils est finalement du voyage ; après l’éclipse de 1999, il sait à quel point le spectacle vaut les 12 heures d’avion pour les 9272 km qui nous séparent du rêve.
A l’arrivée à l’aéroport, le contrôle sanitaire « grippe porcine » est impressionnant : une caméra braquée sur la foule des voyageurs repère d’un point rouge sur le front celui qui a un peu de fièvre. Des jeunes médecins masqués vérifient les contrevenants aux 37° réglementaires. Malheur à qui a eu trop chaud dans l’avion ou a oublié de signaler une maladie. J’aurais voulu prendre la photo de cette scène surréaliste, mais je pense qu’ils auraient singulièrement manqué d’humour.
Notre hôtel est situé près du stade de foot, au nord de la ville. En face se trouve un parc, que nous partons explorer. Pour le taichi c’est raté. Seuls quelques papis et mamies font des étirements ou des exercices de santé, plus souvent ils dansent la valse, ou se groupent pour un karaoke, ou pour chanter des chants populaires ou patriotiques. Il y a aussi des musiciens, et des appareils de musculation pour adultes.
Par exemple, ceci est une catapulte à papi
musiciens
Mais voici le Shanghai connu :
Vous remarquerez à gauche de la tour de la TV cet immeuble qui ressemble à un décapsuleur.
Le (célèbre) Bund et le Fleuve Jaune sont cachés par un vilain chantier et des palissades.
Quelques irréductibles cernés par les bulldozers et les gravats des maisons voisines habitent encore les vieux quartiers.
.Les repérages dans la ville à la recherche du meilleur endroit pour observer l’éclipse, sont épuisants, la chaleur humide (38°) est étouffante. (Un point positif : le ciel est dégagé, alors que je craignais la pollution.) Nous prenons conscience des dimensions monstrueuses de la ville que nous parcourons en métro.
« Vamos a la playa »
Tentative d’aller voir la mer : au bout de la ligne du métro, sur le plan il y a une grande étendue bleue… et nous voilà errant hagards dans une triste banlieue où s’accumulent containers, hangars, cheminées crachant des fumées suspectes, habitations sinistres, terrains vagues et au loin, vraiment très loin, les grues d’un port impossible à atteindre.
Donc nous n’avons pas vu la mer, ni même le port, ce qui m’a bien agacé car, quand même, le caractère hai 海 de Shanghai signifie mer…
Parc Lüxun
Finalement une belle pelouse située dans le parc devant notre hôtel, se révèle être un point d’observation correct pour « mon » éclipse. Il y a même des bancs pour se reposer (mes pieds m’ont lâché dès le deuxième jour, mes jambes me trahissent, et je me traine lamentablement sur des coussins d’ampoules …petite forme) ; je questionne un chinois sur la possibilité de s’installer dans ce coin pour voir l’éclipse : aucun problème c’est autorisé mais il ajoute que la météo prévoit nuages et pluie le jour J. J’ai donc deux jours pour me préparer psychologiquement à cette déception.
Ce 22 juillet nous étions là, près de cette pelouse, chinois ou étrangers chasseurs d’éclipse, unis dans la même déception, massés autour de quelques télescopes inutiles ; pour nous consoler, nous nous prenions mutuellement en photo ; nous n’avons vu que la tombée progressive de la nuit, puis la nuit pendant cinq minutes, accompagnée de ce silence si particulier, puis le retour à la normalité, le tout sous une pluie intermittente.
L’éclipse, nous l’avons bien vue à la télé chinoise, nous avons vu les hindous enthousiastes derrière leurs lunettes éclipse, et les quelques riches chinois blasés qui s’étaient offert l’avion pour l’occasion.
Les jours suivants ont été consacrés au tourisme, visite du musée de Shanghai et du musée d’urbanisme de la ville avec les préparatifs de l’expo universelle de 2010 et la maquette de 40 mètres qui donne une idée de la démesure de la ville.
Voilà, si le cœur vous en dit, les tickets pour l’expo sont déjà en vente, si vous aimez la mode, les Rolex vraies ou fausses, les gadgets électroniques, la foule, mais aussi les parcs, les petits restaurants sympas, dans cette ville, vous trouverez votre bonheur.
Mais n’y allez pas pour faire du tai chi (je pense qu’ils trouvent çà ringard) ou pour jouer au go (le poker est en vogue…).
Cette ville est tournée résolument vers l’avenir, vers l’argent, vers la consommation, cette ville n’a que faire des rêveurs occidentaux de mon espèce.
Heureux qui comme Ulysse etc…
Bien cordialement à tous
Zigmund
Devoirs de vacances (MAP)
Pendant les vacances,
sur le mur de l'école,
un arbre solitaire
révise sa leçon de géographie.
Photo non truquée, j'ai saisi cet arbre en pleine révision sous le soleil !!!
N'est-ce pas un bel exemple pour nos chères têtes blondes
(ou brunes ou autres d'ailleurs) qui négligent allègrement les devoirs de vacances conseillés par leur Maître ou Maîtresse !!!
Ici j'écris tout petit car j'étais -il y a bien longtemps- dans ce cas et je ne tiens pas à me faire reconnaître !!!
Gynéco (Zigmund)
un gynéco termine sa consultation un soir. En fait sa dernière cliente
est en retard. En l'attendant il se verse un Whisky et se met à lire
son journal.
la cliente arrive s'excuse de son retard.
-pas de problème dit le gynéco, je vais vous examiner dans un instant
mais si vous le voulez bien j'aimerais terminer mon whisky, je vous en
sers un et après je vous examinerai.
les voilà donc sirotant leur scotch et discutant ...
quand soudain , on entend un bruit dans la pièce à côté...
vite s'écrie le médecin affolé c'est ma femme, vite déshabillez-vous allongez-vous et écartez les jambes !
Défi de rsylvie
Ben voilà avec Jean nous avions décidé de partir à la plage et de descendre au même hôtel qu'il y a 10 ans, lors de notre lune de miel. Mais, au dernier moment, à cause d'un problème au travail, je n'ai pas pu prendre mon vendredi. Nous avons donc décidé que je prendrais l'avion demain, et lui est parti hier.
Arrivé comme prévu et après avoir loué la chambre d'hôtel, il se rend compte que dans la chambre, il y a un ordinateur avec connexion Internet. Et décide alors de m'envoyer un courriel. Mais il s’est trompé en écrivant l'adresse.
C'est ainsi qu'à Perpignan, une veuve qui venait de rentrer des funérailles de son mari mort d'une crise cardiaque, reçoit mon mail.
La veuve consulte sa boîte aux lettres électronique pour voir s'il n'y a pas de messages de la famille ou des amis, et s'évanouit à la lecture du premier d'entre-eux. Son fils entre dans la chambre et trouve sa mère allongée sur le sol, sans connaissance, au pied de l'ordinateur.
Sur l'écran, il pouvait lire le message suivant :
"A mon épouse bien-aimée. Je suis bien arrivé. Tu seras certainement surprise de recevoir de mes nouvelles maintenant et de cette manière. Ici, ils ont des ordinateurs et tu peux envoyer des messages à ceux que tu aimes. Je viens d'arriver et j'ai vérifié que tout était prêt pour ton arrivée, demain vendredi. J'ai hâte de te revoir. J'espère que ton voyage se passera aussi bien que s'est passé le mien.
PS : Il n'est pas nécessaire que tu apportes beaucoup de vêtements : il fait une chaleur d'enfer ici !"
-« Alors quand j’ai appris la nouvelle aux JT de 20 heures, tu comprends que j’ai pas eu le cœur à rire ! Surtout qu’avec Jean on part en VVNF ».
-« En quoi » ?
-« En VillageVacancesNouvelleFormule., en fait c’est un camp de naturiste »
-« ha « !
-« et comme l’autre soir au cinéma j’ai surpris une conversation entre deux pénis :
« tu viens ce soir on se fait un cin »é ?
« oui, je veux bien mais pas un porno ».
« Ben pourquoi » ?
« J’étais épuisé l’autre soir, j’ai passé toute la séance debout » !
-« et vois-tu j’ai de plus en plus de difficulté à me convaincre du bien fondé de ces principes de retour vers le naturel, de faire corps avec la nature, tu connais mon homme. Le moindre sein qui bouge et il est tout émoustillé ! alors un camps entier de femmes nues, j’ai peur pour notre couple d’ailleurs l’autre soir, m’a répondu bizarre » !
Un petit garçon arrive en courant et il dit à sa mère :
- "Maman, j'ai vu le coq s'accoupler 10 fois ce matin !"
Sa mère lui répond :
- "Va donc dire ça à ton père, il va comprendre ..."
Le jeune va voir son père et lui dit :
- "Papa, maman m'a dit de te dire que j'ai vu le coq s'accoupler 10 fois ce matin !"
Son père lui demande :
- "Est-ce que les 10 fois c'était avec la même poule ?"
- "Non !"
- "Alors va le dire à ta mère, elle va comprendre ..."
Vous l’aurez compris, tout cela pour vous dire que je pars en vacances et donc,,,,, serai quelque peu distraite et pas toujours présente sur le blog,,,, merci de m’en excuser par avance bisous et doux mois d’aout à tous Zé toutes !
A la tcha0.
C'est régime ! Histoire sans mayo ! (MAP)
Un pêcheur après avoir fait un trou dans la glace y installe sa ligne quand tout à coup il entend une voix mystérieuse venue d'on ne sait où qui lui dit :
- C'est interdit de pêcher ici !
Le pêcheur s'en va donc beaucoup plus loin et recommence son opération. La même voix se fait entendre :
-C'est interdit de pêcher ici !
Notre homme va encore plus loin et creuse de nouveau la glace pour y installer sa ligne. Et toujours cette voix le rattrape !!!
- C'est interdit de pêcher ici !!!!
Exaspéré le pêcheur demande : "Mais enfin qui êtes-vous, je n'ai pas vu de panneau d'interdiction pourtant !!!"
Et la voix répond :
-Je suis le directeur de la patinoire !!!!
Défi de Tiphaine
Je vous parle d’un Tang que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître
Qu’est-ce qu’on se fait chier dans c’te zone… Y’a jamais rien à branler…
C’est naze, ça pue à mort, c’est merdique…
L’dimanche, on prend nos biclous et on va chez Fred, chez ouam ou chez Titi, on écoute des skuds, on boit le narpi de nos ieuvs, on fume des tarpés… Le lundi aussi… Ben les autres jours aussi…
Des fois, on va se baquer à la pistoche, quand i fait trop auch, mais ça schlingue à mort le chlore alors on se casse vite fait…
On se fait chier dans c’te zone de merde…ça craint du boudin…
Les meufs, c’est toutes des thons ou des cageots, pas un seul canon à galocher…
Bonjour l’angoisse…
Quand on n’était pas au chom’du, on prenait le reureu tous les matins, on matait les tronches des marlous, on s’marrait bien.
Là c’est la gerbe, on a niqué nos exams, niqué nos boulots, carrément, on n’était pas faits pour taffer…
Mais qu’est-ce qu’on se fait grave chier ici…
On va pas piquer les zomblous des branleurs de la haute, on va pas flinguer les patrons, on n’a pas les couilles pour ça…
On se fait iech, carrément…
Des fois, on croit au bonheur, mais l’bonheur, c’est rien qu’du chagrin qui se r’pose comme dit Léo.
Tiens, t’as qu’à voir, l’autre jour, avec Fred et Titi, on r’montait vers chez ouam quand on a croisé une vioque qui sortait du prisu.
Elle nous r’garde en souriant, pas nette la mamie, genre qu’a pas peur des loulous. Elle nous cause :
- Dites-moi, jeunes gens, vous m’aideriez à porter mes paquets jusqu’à chez moi, j’habite au cinquième étage ! En échange, je vous donnerai du shit !
Z’y va qu’on s’est dit, c’te vioque c’est le père Noël !
Tu penses qu’on lui a porté ses paquets, et vite fait, ses escaliers on les a montés en vitesse, fallait voir comment qu’ on y mettait du cœur à l’ouvrage !
La vioque elle suivait à p’tits pas, elle était contente, tu penses !
Elle a ouvert la porte de sa baraque, elle nous a dit de la suivre jusqu’à sa zinecui, ben nous on a suivi, on le voulait notre shit !
Elle a ouvert son frigo et là, elle a dit :
- Shit orange ou shit citron ?
Des fois, on croit au bonheur, mais l’bonheur, c’est rien qu’du chagrin qui se r’pose
Appuie sur pause!
Histoire (Stipe)
- Tu regardes pas le tiercé avec nous ?
- Non merci, j'ai raccroché les pronos.
- Toi ? Tu me plaisantes, là ??
- Je te jure comme je te le dis. C'est fini.
- Ben merde, dis ! Ca m'en coupe la parole !
- Qu'est-ce tu veux, c'est comme ça. Les chevaux maintenant ça
aurait plutôt tendance à me faire monter sur mes gonds !
- Ben si j'm'attendais pas à ça... Mais pourquoi donc ? T'as entamé
un régime sans selle ?
- Ben non, y'a juste qu'il m'en est arrivé une bien bonne pas bien
bonne du tout.
- Mais raconte, au lieu de me faire mariner dans mon jus de raisin.
- En parlant de jus, patron, remettez-moi sa petite soeur !
- Pareil pour moi, patron. Mais au format grande soeur, je sens que
la nuit va durer jusqu'à demain... Bon allez, explique !
- Ben l'autre jour, là, j'vais...
- L'autre jour ?
- Ouais, ou la veille, j'me rappelle plus bien. Toujours est-il que
j'étais à l'aérodrome pour les chevaux...
- L'hippodrome ?
- Ouais, voilà. Mais pour les chevaux, pas pour les avions. Donc
j'étais là bas et me v'là parti à aller valider mon quarté et...
- Ah ouais ? T'avais voté pour qui ?
- Le 12, Général du Tocard, le 3, Galopin Mauve, le 9, Cancer de
Maubeuge et le 7, Caméscope Cassé.
- Ah ouais ? Le 7 en quatrième position ?
- Ben oui, je me suis dit qu'il risquait pas de gagner vu qu'il
était non partant. Bon pis après, tu sais comment ça se passe, je vais à la
buvette. J'éclusais mon diabolo-ricard, je baguenaudais à droite à gauche quand
tout à coup v'là pas que mon lacet se défait sans préavis !
- Ben ouais, classique...
- Mais ouais, normalement ouais, classique ! Mais attends, tu vas
philosopher un peu moins haut !! Donc je me baisse...
- Ben ouais, normal...
- Mais ouais, normalement normal ! Mais là non, là j'étais en train
de passer la grande boucle dans la petite boucle quand un type se ramène par
derrière et sans que j'aie pu dire ou quoi ou qu'est-ce, il me colle un mors
entre les dents, un harnais, une selle sur le dos, il me grimpe dessus, enfile
les étriers et commence à me cravacher !!
- Avant que t'aies pu dire "qu'est-ce" ??
- Comme je te le dis !
- Ben merde alors... Et alors, t'as fait quoi ?
- Ben j'ai fait troisième.
C'est de l'art ou ... (MAP)
Pour les amateurs d'"ART Contemporain"
...Cela pourrait être une blague ... mais c'est la stricte vérité. Je me suis contentée de reproduire ici un article de *journal.
"Une oeuvre de l'artiste britannique Damien Hirst a été sauvée de justesse de la benne à ordures après qu'un agent d'entretien eut jeté à la poubelle le travail de l'artiste qu'il avait confondu avec ..... un tas de détritus !!!
"Je n'ai pas pensé une seconde que ça pouvait être de l'art" a expliqué le préposé à l'entretien de la galerie Eyestorm de Londres.
L'oeuvre avait été réalisée à partir de bouteilles vides, de cendriers pleins de mégots, de tasses à café sales et autres vieux journaux disposés de façon aléatoire dans un coin de la galerie.
Damien Hurst, lauréat du prix Turner en 1995, une des figures les plus connues de l'art contemporain britannique ne s'est en rien offusqué de l'erreur de l'agent de nettoyage, qu'il a même trouvé "très amusante".
L'oeuvre avait été créée la veille à partir des rebuts de la soirée de vernissage de la nouvelle exposition.
Elle devait représenter un atelier d'artiste en désordre.
L'erreur a été réparée en replaçant les objets récupérés de la poubelle conformément à leur disposition, en se référant à des photos prises lors du vernissage."
*Est Républicain - 20-10-2001














