Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 642
Derniers commentaires
Archives
2 août 2009

carte postale (PHIL)

Samedi matin. La montagne recrache sur Grenoble tout un brouet de véhicules. Dont nous faisons partie. Et inlassablement la montagne avale un long spaghetti de ferraille nouvelle.

Tandis que nous jouons à cache-cache avec l'eau éternellement glauque de la Romanche, Radio Bleue Isère annonce en crachotant des encombrements sur la nationale 91. A l'endroit précis où nous sommes, où le vomi automobile est fluide. Même aux abords de Vizille le spaghetti automobile montant n'est pas encore immobilisé. On en conclut que c'est Radio Bleue qui décide de la présence de bouchons.


A Grenoble nous entrons sur l'autoroute. Radio Bleue Isère annonce à intervalles rapprochés des bouchons catastrophiques dans tous les azimuts. Le contournement de Lyon s'annonce difficile. La circulation est rouge dans le sens des départs et noire dans le sens des retours, à moins que ce ne soit le contraire, je ne l'ai peut-être pas dit dans le bon sens. Mais justement mon bon sens y perd son latin. Je trouve que les journalistes de radio, y compris ceux de Radio Bleue Isère, tiennent parfois des propos pour le moins abscons. Ne comprenant pas le sens de ce galimatias, je demande à Elle, fine mouche, si elle sait ce que signifie le sens des départs. Je me fais vertement rembarrer, quel râleur je fais. Paraît-il.

Je ne lâche pas prise comme ça. Tout en conduisant avec la plus grande vigilance, car la circulation est dense dans le sens des retours, je continue de réfléchir à la question. A première vue, pour rester près du goudron, le sens des départs semble être la direction prise par les gens qui partent en vacances. Le sens des retours étant à l'inverse la direction prise par les gens qui rentrent chez eux. Soit. On a encore provisoirement en France la chance d'avoir des numéros minéralogiques qui signifient quelque chose. Bien. Je constate donc que nous sommes partie intégrante d'un flot de véhicules estampillés de la partie ouest de la France, donc sur le retour, auquel se mêle un flot aussi nombreux de véhicules isérois ou savoyards, donc sur le départ. La couleur symbolique de la circulation est donc noire pour moi qui suis sur le retour, et rouge pour les isérois sur le départ qui vont dans le même sens que moi. Question de perception, j'imagine, comme disait mon oncle le Trésorier Principal. On va dire qu'en mélangeant les deux, on obtient une sorte de grenat foncé, très joli.


Radio Bleue Isère a dû se rendre compte de la bizarrerie de son propos. Maintenant que nous approchons de Lyon à grands tours de roues, on apprend enfin qu'être dans le sens des départs, cela signifie aller en direction du sud. Et bien figurez-vous que le discours demeure passablement absurde. Parce qu'à ce moment je m'engage sur l'A46, l'autoroute qui contourne l'agglomération lyonnaise, en direction du sud afin de gagner Saint-Etienne. Etant de retour dans le sens des départs, je me sens quasiment en faute, je m'attends presque à me faire arrêter par la gendarmerie, je me dis qu'il faudrait quitter l'autoroute, me perdre dans la ville, mais ça n'a pas de sens.

Samedi matin. La montagne recrache sur Grenoble tout un brouet de véhicules. Dont nous faisons partie. Et inlassablement la montagne avale un long spaghetti de ferraille nouvelle.

Tandis que nous jouons à cache-cache avec l'eau éternellement glauque de la Romanche, Radio Bleue Isère annonce en crachotant des encombrements sur la nationale 91. A l'endroit précis où nous sommes, où le vomi automobile est fluide. Même aux abords de Vizille le spaghetti automobile montant n'est pas encore immobilisé. On en conclut que c'est Radio Bleue qui décide de la présence de bouchons.


A Grenoble nous entrons sur l'autoroute. Radio Bleue Isère annonce à intervalles rapprochés des bouchons catastrophiques dans tous les azimuts. Le contournement de Lyon s'annonce difficile. La circulation est rouge dans le sens des départs et noire dans le sens des retours, à moins que ce ne soit le contraire, je ne l'ai peut-être pas dit dans le bon sens. Mais justement mon bon sens y perd son latin. Je trouve que les journalistes de radio, y compris ceux de Radio Bleue Isère, tiennent parfois des propos pour le moins abscons. Ne comprenant pas le sens de ce galimatias, je demande à Elle, fine mouche, si elle sait ce que signifie le sens des départs. Je me fais vertement rembarrer, quel râleur je fais. Paraît-il.

Je ne lâche pas prise comme ça. Tout en conduisant avec la plus grande vigilance, car la circulation est dense dans le sens des retours, je continue de réfléchir à la question. A première vue, pour rester près du goudron, le sens des départs semble être la direction prise par les gens qui partent en vacances. Le sens des retours étant à l'inverse la direction prise par les gens qui rentrent chez eux. Soit. On a encore provisoirement en France la chance d'avoir des numéros minéralogiques qui signifient quelque chose. Bien. Je constate donc que nous sommes partie intégrante d'un flot de véhicules estampillés de la partie ouest de la France, donc sur le retour, auquel se mêle un flot aussi nombreux de véhicules isérois ou savoyards, donc sur le départ. La couleur symbolique de la circulation est donc noire pour moi qui suis sur le retour, et rouge pour les isérois sur le départ qui vont dans le même sens que moi. Question de perception, j'imagine, comme disait mon oncle le Trésorier Principal. On va dire qu'en mélangeant les deux, on obtient une sorte de grenat foncé, très joli.


Radio Bleue Isère a dû se rendre compte de la bizarrerie de son propos. Maintenant que nous approchons de Lyon à grands tours de roues, on apprend enfin qu'être dans le sens des départs, cela signifie aller en direction du sud. Et bien figurez-vous que le discours demeure passablement absurde. Parce qu'à ce moment je m'engage sur l'A46, l'autoroute qui contourne l'agglomération lyonnaise, en direction du sud afin de gagner Saint-Etienne. Etant de retour dans le sens des départs, je me sens quasiment en faute, je m'attends presque à me faire arrêter par la gendarmerie, je me dis qu'il faudrait quitter l'autoroute, me perdre dans la ville, mais ça n'a pas de sens.

 

Champagne !!!

Publicité
Commentaires
P
J'avais bien senti un petit parfum d'autrefois.
Répondre
P
Pour ne rien cacher à personne, la chose fut écrite il y a quatre ans, mais n'a rien perdu de son actualité. Et l'imbroglio routier n'a rien perdu de sa vigueur. Toutefois, armé d'une bonne carte michelin, j'ai su déjouer quelques pièges !
Répondre
P
Phil, vous savez quoi, vous étiez sur Radio-Nostalgie et c'était une rediffusion d'une info de juillet 1974. Si, si, je suis prêt à le jurer, quoique... comme tous les ans les journalistes se copient les uns les autres... peut-être 1988 ?
Répondre
M
C'est Rosny-otypé je crois !!<br /> Il y a anguille sous-bois !
Répondre
J
C'est une version nietzschéenne de l'éternel retour ? Qu'en pense le PC de la circulation à Rosny-sous-Bois ?<br /> ;-))
Répondre
M
Raymond DEVOSsien !!!!<br /> Un très bon brouet que tu nous brouettes là même si le champagne nous fait voir double !!!<br /> Merci pour cette carte postale inattendue et appréciée !
Répondre
V
Mais, mais?<br /> Je vois double? Ou bien je radote même en lisant, c'ets nouveau, ça!<br /> Merci, c'ets gentil de donner des nouvelles Phil...Une carte postale du trajet, c'est pas courant! :)
Répondre
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité
Publicité