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Le défi du samedi

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25 juillet 2009

La consigne #70

Pour le défi #70, nous vous proposons de monter une mayonnaise spéciale.

Ingrédients :

  • Une histoire drôle, tout public, du patrimoine : type blague Carambar, ou de cour de récréation voire de fin de repas familial ;
  • Votre talent.



Émulsionnez le tout, longtemps, et donnez-nous à lire le résultat.

Postez la mayonnaise obtenue à : samedidefi@hotmail.fr

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24 juillet 2009

La petite pause qui s'impose

picnictag

Ont déjà érotisé la blogosphère :

Walrus ; Vegas sur Sarthe ; Aignel ; Joye ; Tendreman Spice ; Poupoune ; Zigmund ; Walrus (bis) ; MAP ; Virgibri ; Berthoise ; MAP ; Walrus ; Tendreman Spice ; Martine27 ; Virgibri ; Poupoune ; Tiniak ; MAP ; rsylvie ; vegas sur sarthe ; MAP ; Papistache ; Moon ; MAP ; Papistache ; Captaine Lili ; Joe Krapov ; Val ; MAP ; rsylvie ; MAP ; Joye ; Joye ; tiniak ; Walrus ; shivaya-warduspor ; MAP ; Tendreman Spice ; MAP ; vegas sur sarthe ; Joe Krapov ; Joye ; Sebarjo ; Virgibri ; Joye ; MAP ; rsylvie ; Val ; Jo Centrifuge ; Toltek ; Ondine ; Joye ; MAP ; Stipe ; Walrus ; vegas sur sarthe ; Walrus ; MAP ; Joe Krapov ; Joye ; rsylvie ; rsylvie ; MAP ; Joye ; MAP ;

24 juillet 2009

Moonslice (Joye)

moonslice_2

24 juillet 2009

A prendre avec des gants (MAP)

En acceptant la fleur

qu’il lui offrait

elle ressentit un léger trouble …

Gant

24 juillet 2009

Cest fini ! (MAP)

R_v_rence

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24 juillet 2009

NUE sous l’saule (rsylvie)

Combien de fois, elle a été surprise par la nuit tombée, et de
devoir rentrer rapidement à la ferme pour la traite.
Que son brave père, avait due commencer…
D’ailleurs elle l’entend encore :-« ‘riv’ras-tu un jour à prendr’le travail pour sérieux ? »
Ma pauvr’tiote mais qu’est-c’qu’on va ben faire de toiée » ?
Et oui, car il avait l’accent du terroir le père.
Alors il disait » toiée et moié »… « p’tête ben qu’oui » et aussi « vindieu qui pieu » !

…Tiens il pleut,
Un 26 juillet !
mariage pluvieux….mariage heureux !
D’ailleurs j’entends carillonner au clocher.


Mais c’est ben vrai qu’il y a mariage

On n’parle que d’ça au village.
C’est la p’tite qui r’vient avec son prétendant
Comment d'jà qui s’nomme ? Un drôle de nom.
-« Doit pas être du canton » ?
-« Mais d’oùXéTi  qu'il est son charmant » ?
-« Qu’ça peut ben foutre, à toé la ma’gu’rite.
T’en souviens quand elle était p’tite » ?
-« Pour sure, une ben belle pétiote.
Et point sotte » !
Sous le saule pleureur, ELLE rigole doucement, car elles ne la voient pas.
Mais ELLE les entends et doucement replonge vers la nostalgie
du temps des cris dans la coure de récréation,
quand la grosse cloche sonnait la fin des devoirs….

…Tiens j’entends carillonner au clocher
C’est le 26 juillet
Tous sont réunis
Les anciens comme les nouveaux amis
Pour les voir passer
Pour les saluer


Avec douceur ELLE se souvient du Gaston qui courait derrière ELLE. Petit Pierre, qui l’attendait après le souper,  pour aller au bord de l’Orne, goûter encore une dernière fois, avant de rentrer se coucher,  les délices de l’eau rafraîchissante entre les doigts de pieds, en ces chaudes journées d’été. Et puis il y avait Maria,  la complice des jeux de mots. Son amie, presqu’une soeur tant elles se complétaient et s’entendaient à merveille.  Maria avec qui ELLE inventait des histoires de princesse et de prince charmant vêtus d’or et de diamant, tel Solaire illuminant le ciel…

…Le soleil resplendit
ce 26 juillet, tout leur sourit !
Un vœu ?
Mariage d’amoureux….mariage heureux !
Plus qu’un souhait.
J’entends carillonner au clocher.

c'est fête au village de toujours
ELLE est de retour
Val se marie
Vindiou.... qu'elle est jolie !

plus qu'un conte, cet article est une fiction des gens du pays,.
Cette nouvelle arrangée pour la p'tite histoire est
un voeux de bonheur pour VAL
 
qu’est AUJOURD’HUI

toute de coton parée…


"
HE
sylvie stop !!!!
c'est en rien à voir avec la consigne c’que tu nous chantes là !
-"mais non, c'est bon, t'inquiètes.... écoutes voir
"

C’est un après midi comme un autre
Il fait bon sous le saule pleureur.
A l’abri des regards, ELLE aime venir s’y reposer.

Loin des yeux de chacun négligemment elle retire une manche,

et se laisse dévêtir d’un coup de vent pour se retrouver

aussi légèrement vêtue qu’une promise en sa nuit de noce.

 

-« hé m’dites pas qu’c’est pas hérotique

qu’ça « NUE sous l’saule » !

23 juillet 2009

La petite pause qui s'impose

picnicpenche

Ont déjà érotisé la blogosphère :

Walrus ; Vegas sur Sarthe ; Aignel ; Joye ; Tendreman Spice ; Poupoune ; Zigmund ; Walrus (bis) ; MAP ; Virgibri ; Berthoise ; MAP ; Walrus ; Tendreman Spice ; Martine27 ; Virgibri ; Poupoune ; Tiniak ; MAP ; rsylvie ; vegas sur sarthe ; MAP ; Papistache ; Moon ; MAP ; Papistache ; Captaine Lili ; Joe Krapov ; Val ; MAP ; rsylvie ; MAP ; Joye ; Joye ; tiniak ; Walrus ; shivaya-warduspor ; MAP ; Tendreman Spice ; MAP ; vegas sur sarthe ; Joe Krapov ; Joye ; Sebarjo ; Virgibri ; Joye ; MAP ; rsylvie ; Val ; Jo Centrifuge ; Toltek ; Ondine ; Joye ; MAP ; Stipe ; Walrus ; vegas sur sarthe ; Walrus ; MAP ; Joe Krapov ; Joye ; rsylvie ;

23 juillet 2009

Dédicace spéciale Walrus‏ (Joye)

_D_dicace

23 juillet 2009

Fin de série (MAP)

50

23 juillet 2009

Coïncidence (Walrus)

Ça tourne à l'obsession !

Cherchant une illustration pour mon blog personnel,  je fouille un tiroir où végètent des centaines de vieilles photos.

Et je tombe sur quoi ?
Dites voir un peu, petits malins ?

La carte du tendre !

69001

Pas con, hein ?

23 juillet 2009

69… consigne érotique ! ( rsylvie)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps,
j’ai ressenti comme un penchant tout particulier
envers la feuille de mon "blog d’écriture".

La pâleur de son teint, semblable à l’ivoire de cette perle,
que tu portes quelque fois au cou, m’a troublé les sens.

 

Moi d’habitude si pudique, j’aspire à cet instant de bonheur où,
les mots savamment orchestrés, se marient entre eux 

pour former une harmonie que l’on appelle romance


Je me surprends à rêver au stylo qui,
d’un geste,
d’un trait mal à droit,
vient caresser la page blanche,
pour l’inonder de bleu.
Semblable à tes yeux, quand ils me disent encore.

J’espère la violence de l’idée qui se fait obsession.
d’un geste je retire cette armure, qui me ceint la taille.

J’envie la plume qui, méthodiquement, place les mots ça et là vers le texte.
Comme moi, je pose les mains sur ton corps, quand il s’offre à moi

.

J’aspire à cet instant magique, où l’on ne voit plus que la représentation
artistique des phrases, qui se mêlent les unes aux autres.

Pareille à notre image
après l’amour, 
endormis dans les bras l’un de l’autre.

Je désire cet instant de jouissance, où l’écrivain,
comme un cheval fourbu après la bataille,
s’effondre maculé de sueur, du devoir accompli.

-"My god!!!
... que cette consigne m’inspire
"

23 juillet 2009

Des seins animés ou pis encore ! (Joe Krapov)

Le récit de Berthoise consacré à Lyon m’a incité à rechercher dans ma photothèque les preuves de ce que j’avance ici : la ville de Rennes postule également au titre de capitale française de l’érotisme. Etonnant, non ?

eros_rennais

23 juillet 2009

Suite Mathématique (Stipe)

Un

De mes équations, je n'ai connu que les inconnues.

J'ai multiplié les numéros, j'ai aligné les coordonnées,

J'ai ordonné mes plans Q

Malgré mon quotient de facteur commun.

Abscisse par six fait trois partouzes.

Un

Ses courbes s'exponent en ciel,

Ses axes, sa matrice, son point G, son triangle,

La géométrie de ses seins, son iso selle,

L'asymétrie de son corps me font dériver,

Et par ses yeux je suis hypoténusé.

Mater ma trique est son théorème de bite à gore.

Deux

Pas d'additions d'opérations, sang pur-sang naturelle.

Quand elle prend des tangentes et des parallèles,

Je suis sa fonction, je suis vecteur de sens.

On se rapproche par dichotomie, on s'M sans N

On produit, on commute en s'exposant,

On a de l'hyper bol, de l'archi mède,

On est à la hauteur de nos hypothèses,

On résout notre différence sans calcul ni retenue.

Un et un font un

Deux moins un font zéro

Zéro tique et deux vaut rien.

23 juillet 2009

La père Noël (vegas sur sarthe)

Je commençais à m'emmerder ferme depuis l'temps que je croupissais sous la table, les yeux scotchés sur la cheminée et mes frangins avaient regagné leur pieu depuis belle lurette.
Dans la pénombre, les boules du sapin renvoyaient par instant d'étranges éclats comme si Batman s'amusait à secouer les branches... ou bien c'était mes calots fatigués que j'astiquais de plus en plus souvent.
J'allais craquer lorsqu'un bruissement soyeux coinça ma machoire en plein milieu d'un baillement... ça bougeait dans le conduit de cheminée et je dus tendre l'oreille à m'en dévisser le cou pour percevoir un chuintement continu qui s'amplifiait; mon palpitant tapait fort et c'étaient pas des chars: Le père Noël débarquait  à l'baraque !!
Y'a si longtemps qu'j'attendais ça, Vains Dieux et tous les macaques qui s'moquaient d'moi, y z'allaient être sur leur cul quand y verraient la photo!
Comme je sortais d'ma planque pour attraper le polaroïd, j'me suis mangé le coin d'la table mais ça l'a pas empêché de se pointer, celui qui descendait petit à petit en éternuant dans un foutu nuage de suie... enfin je devrais dire celle qui descendait.
J'ai pigé quand j'ai vu ses pieds, des petits pieds mignons dans la cendre comme des chaussons aux pommes avec au bout des jambes qui avaient dû être blanches avant la descente... et puis j'ai vu ses cuisses fuselées et ses jolies hanches, et en voyant les fesses charnues j'ai réalisé qu'elle était à poil !
La père Noël était à poil en plein hiver !
Croyez-moi si vous voulez, une père Noël blonde comme Paris Hilton qui s'tourne vers vous et vous balance ses nichons dans la figure et tout l'paquet avec en plus un "Joyeux Noël...pou pou pi dou" à pleine bouche, ça vous fout le vertige!
Et c'est c'que j'ai chopé, le vertige, vu que j'ai oublié le polaroïd et récupéré ma tête beaucoup plus tard; j'étais sur mon pieu et la père Noël était couchée contre moi et me caressait sous mon pyjama. J'avais dû la caresser un p'tit peu moi aussi dans mon vertige, rien qu'à voir mes doigts tout noirs et ses seins plus blancs. Elle disait en souriant: "Un cadeau de Noël comme ça, tu t'en souviendras toute ta vie à condition que tu n'en parles à personne... jamais".
Comme je savais pas comment l'appeler, Madame, père ou mère Noël, alors j'ai juste hoché la tête, celle qu'avait mangé le coin de la table. Elle jouait avec tous ses doigts sur mon ventre: "il faut que tu jures d'abord si tu veux que je continue..."; et comme j'étais curieux de connaître la suite, j'ai juré... ça a dû faire "Uiiigaadam" au fond de ma gorge mais elle a bien compris que j'étais d'accord en voyant ma trique sous mon pyjama; alors j'ai ouvert mon cadeau de Noël et j'dirai plus rien, bordel... j'ai juré.
Mais moi qu'avais juste joué au docteur à la récré avec la grosse Lulu, j'peux vous dire que ça a rien à voir.

22 juillet 2009

La petite pause qui s'impose

picnicnoel

Ont déjà érotisé la blogosphère :

Walrus ; Vegas sur Sarthe ; Aignel ; Joye ; Tendreman Spice ; Poupoune ; Zigmund ; Walrus (bis) ; MAP ; Virgibri ; Berthoise ; MAP ; Walrus ; Tendreman Spice ; Martine27 ; Virgibri ; Poupoune ; Tiniak ; MAP ; rsylvie ; vegas sur sarthe ; MAP ; Papistache ; Moon ; MAP ; Papistache ; Captaine Lili ; Joe Krapov ; Val ; MAP ; rsylvie ; MAP ; Joye ; Joye ; tiniak ; Walrus ; shivaya-warduspor ; MAP ; Tendreman Spice ; MAP ; vegas sur sarthe ; Joe Krapov ; Joye ; Sebarjo ; Virgibri ; Joye ; MAP ; rsylvie ; Val ; Jo Centrifuge ; Toltek ; Ondine ; Joye ; MAP ; Stipe ; Walrus ;

22 juillet 2009

Mirage dans le virage ! (MAP)

C’est l’été.

Sur les aires de repos

à l’heure du déjeuner

voici que l’on propose

………………..

quelques menus « PLAISIR » …

-On aura tout vu !!!-

……………………….

U(Attention à ne pas tomber dans le panneau !)

Panneau__

22 juillet 2009

Langouement de la grammaire (Stipe)

D'"et pis 't'être" en "pourquoi pas ?"
De con-jonction en coordination
D'accords-à-corps en touche-moi-l'zeugme
Jamais le jeu tue elle, toujours nous vous on
Un culte-béni, oui-oui, affirmatif.

Je

Conjuguons-nous à tous les présents !
Le meilleur est avenir, c'est impératif.
Du latin, nos langues sont passées
Point d'interrogation à avoir, rien que du style direct.
Et pronom notre mâle en patience.

Elle

Où ai-je dont dormi, car
De nos virelangues j'ai tout emmêlé.
A ses propositions d'insubordination,
Si parfois l'auxiliaire "queue" devient subjonctif
User d'attributs et de compléments d'objets s'avère impératif.

Nous

Ma verge irrégulée est  au plus-que-parfait
Quand elle cache son saint que je ne saurais vouer.
Quand s'aimant, tique et doute que je lemme
D'infinitifs font crinière est un autre jouir.
Et alors, notre pluriel est singulier.

22 juillet 2009

Allez, encore une... (Walrus)

Rien ne va plus !
J'ai l'inspiration à zéro, juste comme le moral.
Tout ça c'est la faute à la consigne érotique du défi du samedi.
Me replonger chaque jour dans un sujet qui ne m'inspire pas (ou plus ?).
Et pour faire bonne mesure, ils ont doublé la dose.
Je me demande si la prochaine consigne "De l'influence des pets de sardines sur les courants marins" fera naître autant de vocations.

Ah Gil, toi qui as rejoint depuis belle lurette le paradis des marins ! Je pense bien à toi qui, dans ta grande sagesse, déclarais : "Ce genre de choses, on les fait, on n'en parle pas".
Aujourd'hui, gars, j'en parle, j'en parle...
Je suis réduit à en parler, à défaut d'encore pouvoir les faire !

22 juillet 2009

PETITE CHANSON POUR UNE PASSANTE (Joye)


Tu ne veux pas de romantisme !
Tu  ne piges pas le symbolisme ?
Tu comprends pas l’image camouflage ?
Tu veux – pardi - de l’érotisme ??

Alors, afin de te plaire
Je ferai un p’ti t’inventaire :

Sein, nichon, doudoune, robert !
Du monde au balcon, tant qu’à faire :
Nénés, tétons, et mamelons tout ronds.
En espagnol, on dit chichis
En anglais boobs and yes, titties
Et encore pour te plaire : une belle paire !

Non, tu ne veux pas de romantisme ?
Tu  ne piges pas le symbolisme ?
Tu comprends pas l’image camouflage ?
Tu veux, pardi, de l’érotisme !

Eh ben, afin de te plaire
J’m’sers encore du vocabulaire :

Pénis et verge et pine, quéquette !
Zizi et zob, queue violette !
Oh oui, oh oui, une grosse, une vraie colosse.
N’oublions pas l’p’ti’ Jésus
La jolie tige, un membre féru !
A stick, a dick, a cock ! Cocorico !

Mais tu ne veux pas de romantisme.
Tu ne piges pas le symbolisme.
Tu comprends pas l’ image camouflage.
Tu veux pardi, de l’érotisme !

Mon dieu, quelle insatiable !
Donc on continue, que diable !

Eh bon, tu sais, ça me fout la trouille
Parlant des gosses, tu sais,  les couilles…
Des roubignoles, des valseuses (testicules) !
Des coucougnettes bravement poilues !
C’est quoi tu dis ? Pas de refus ?
Des roustons et des roupettes noctambules !

Mais tu ne veux pas de romantisme…
Tu  ne piges pas le symbolisme !
Tu comprends pas l’image camouflage
Tu veux, pardi, de l’érotisme !

Allez, ma douce, voici du fin
On parlera vagi – vagin

Non, n’oublie pas ton clitoris.
Qui veut sa part, son petit kiss,
Nourris bien ta chatte, ta douce foufoune !
Bouch-e bien ton petit trou,
Ton con, ta boîte, ton tu-sais-où :
Tu voudrais pas choper une sale scoumoune...

Non ? Toujours pas de symbolisme ?
Toujours rien ? Pas d’cataclysme ?
Tu veux – pardi- de l’érotisme, yes ?

Je te propose donc un petit tour...

En Grèce.

22 juillet 2009

Chambre 16 (Ondine)

Ma libération, ma perte,

Tes mots sembleront rares et légers. À la place, j’apprendrai la saveur de ta bouche et la force de tes mains accrochées. Nous nous engouffrerons dans une voiture, pressés de nous réfugier à l’hôtel. Mes doigts se perdront dans tes cheveux, mes lèvres masqueront tes yeux, pour qu’ils se tournent vers l’intérieur, pour mieux voir, tout voir, nous voir.

Les premiers vêtements auront été enlevés. Dans nos gestes, se glissera autre chose que la fatigue ou l’angoisse, des pépites d’urgence. Tu auras deviné déjà par le toucher, par la hardiesse de tes paumes, que mon corps est atteint dans son orgueil et sa limite. Tu t’en moqueras, tu ondoieras, tu donneras, tu t’offriras. Tes seins jailliront sur moi, gorgés de miel. Tes doigts agiles courront sur mon épiderme, ils danseront, ils chanteront. Sans avoir signifié à nos ventres notre accord, nous serons culbutés par la vague. Il n’y aura pas de fuite possible autre que de couler, dans un silence troublé par nos seuls soupirs et les brutales envies de nos enlacements.

Sans qu’on s’en rende compte, la nuit aura enseveli les bruits de la rue dans son manteau. La tendresse remplacera la fougue, la douceur apaisera le feu. Ne rien regretter de ce qui arrive. Repartir dans les sueurs et les souffles qui se cherchent, se trouvent. Développement touffu puis réexposition, limpide, en majeur.

Cinq heures, ou presque, l’heure bleue, entre obscurité volée et jour à conquérir, tu t’accouderas à la fenêtre. Tu voudras l’instant, femme, folle. Nuit avalée, matin englouti dans notre désir, dernier soubresaut d’ardeur complice. Pas de serment, pas de promesse, pas de trahison; juste l’immense et soudaine étendue de notre amour.

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