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Le défi du samedi

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5 septembre 2009

Tours d'ivoire (tiniak)

Main fredonnant l'herbe frisée
frissonnants grains de muscadet
chapelure appelée rosée
où j'irai déposer mes lèvres
avant qu'un rêve nous achève
avant qu'il nous ait emportés
perles vives dans la buée

Arrête un peu, dis
tu me chatouilles !

Calmes palmes devant l'or brun
n'en laissant fuir que des rais fins
persiennes fractures du jour
soudain quelque ennui vous tracasse
est-ce l'ouragan qui menace ?
qu'y puis-je faire ? comment sauver
le calme charme de vos ourlets ?

Regarde un peu, voir
j'ai pas une poussière ?

Eclats de forge dans l'atmosphère
brûlant ma gorge dans les enfers
un chameau passe, il est tout sec
un toucan délivre son bec
d'une pastèque
cependant je cherche à étreindre
la source au puits qui sait m'éteindre

T'as pas un peu soif, dis ?
parce que moi oui

Plus immobile qu'un caillou
stoïque tel un fier brisant
le monde roule sur mon cou
indifférent
à l'intérieur le rêve est plein
de jus, de flamme, de chanson
et, oui dame, de vos seins ronds

viens un peu par là, voir
que je t'embrasse

hélas, hélas, moment de grâce,
il est bien tard
sur le grand écheveau du soir
j'ai lacé mon tour d'ivoire.

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5 septembre 2009

A l’ombre des balsamines (Tilleul)

 A l’ombre des balsamines,

J’ai vu, déposés sur le lit de l’onde,

des pépites d’or…

 Elles étincelaient de tout leur éclat

Quelqu’un m’a dit : ce sont des cailloux

Polis par le courant,

Qui brillent sous le soleil…

 Moi, j’ai vu des pépites d’or…

 

 

Dans le fond de l’étang,

J’ai vu, s’enfonçant dans la vase,

Un coffret d’argent…

Quelqu’un m’a dit : c’est un papier alu

Qui a été jeté par un promeneur

Peu respectueux de l’environnement…

 J’ai vu un coffret d’argent.

Or, je ne mens pas et l’autre non plus,

Et chacun raconte ainsi qu’il a vu.

 

 

5 septembre 2009

La valise à Scherzos. 52, L’endroit vaut l’envers (Joe Krapov)

 

 

Finalement, elle sera allée de surprises en surprises, Philomène Troll, dans cette résidence Kaléïdété. Pour tout dire, elle ne se reconnaît même plus à l’issue de ces quinze jours dans les Landes. Ce séminaire Scherzos qu’elle abordait comme un contrat de travail chiant à effectuer parmi des intellectuels sinistres aura été une partie de rigolade de bout en bout ! Voilà quoi ! C’est clair !

 

Elle ne sait si le mystérieux commanditaire y retrouvera ses petits, elle n’a toujours pas compris le concept de l’émission et n’est même pas sûre qu’il s’agisse d’une émission. Maintenant elle s’en fiche. Ce qu’elle sait, c’est qu’elle s’est bien marrée à côtoyer l’incroyable Ludivine Dieu, Pee Wee le dépressif et ce taré de Joe Krapov qui n’en a pas foutu lourd jusqu’ici. C’est ce qui fait son charme, un charme différent : il n’est pas comme les autres et c’est bien plus marrant ! Et puis franchement, ce Yannis Scherzos, ses papelards, sa valoche ! La cuisine de Conchita, la gentillesse du major Dom… On approche de la fin du séjour et elle trouve ça dommage.

 

Pour terminer en beauté, elle a invité tout le monde à un petit jeu autour des dessins du Grec qu’elle a retravaillés sur son ordinateur afin de faire disparaître les petits carreaux.

 

- Voilà. Je vais vous montrer trois dessins et vous allez me dire ce que vous voyez. Chacun, chacune votre tour. Toi d’abord, Joe Krapov.

 

- Le savant Cosinus ? Un jardinier obnubilé par les carrés ?

 

- Non. Au mieux tu aurais dû répondre Dalton Trumbo mais en fait c’est un éléphant rose du Texas !

 

- C’est qui Dalton Trumbo ? a demandé Ludivine.

 

- C’est un scénariste d’Hollywood qui a réalisé le film « Johnny Got his gun » répond Pee Wee/Patrick Wolf.

 

- Tu as fumé quoi, toi, pour voir un éléphant ?

 

 

- Attendez ! A Ludivine, maintenant pour le dessin n° 2. Que vois-tu là ?

 

- C’est… Ca me rappelle… C’est Amélie Nothomb enfant qui fait de la corde à sauter !

 

- Tu n’es pas tombée loin ! Scherzos a écrit « La précieuse ridicule » ! En 1970, Amélie avait trois ans ! Non en fait il s’agit d’une reine scandinave qui fait une grosse colère.

 

Stupeur et tremblement dans le public du salon blanc.

 

- A toi Patrick !

 

 

- L’archevêque de Canterbury ? Monseigneur Dupanloup ?

 

- Pas du tout ! C’est un jockey qui fait pipi contre un arbre ! Voilà, quoi !

 

Les trois regardent incrédules la punkette écroulée de rire.

 

- Tu vas te fiche de nous encore longtemps ? s’énerve Ludivine.

 

- Oh calmos, madame Dieu ! C’est pas moi la responsable ! C’est encore une invention à la con de monsieur Scherzos. Faites le tour de la table et venez de mon côté. Vous verrez si je n’ai pas raison.

 

Ils contournent la grande table et regardent les trois dessins avec le point de vue de Philomène. Ils voient alors ceci :

 

- Un éléphant rose du Texas, une reine scandinave en colère, un jockey qui fait pipi contre un arbre ! Voilà quoi ! Je vous l’avais bien dit ! En plus vous remarquerez, je suis une fille sympa !

- Ah bon ? Première nouvelle ! » raille Krapov (Lemouton).

- Si mon bon monsieur ! J’ai imprimé les dessins espécialement pour vous, même si ça n’est pas très écolo. Sinon, devant l’ordinateur, vous auriez dû faire le poirier ou tourner la tête et, voilà, quoi, attraper un torticolis.

- Ah oui, c’est clair ! plaisante PeeWee. Voilà quoi !

5 septembre 2009

Le soleil a rendez-vous avec la lune ou L'histoire d'un amour qui s'éclipse dès sa naissance (Sebarjo)

Le soleil a rendez-vous avec la lune

ou

L'histoire d'un amour qui s'éclipse dès sa naissance

J'ai vu la lune

Et toi le soleil

Il n'y en avait qu'une

Et toi... pareil.

Pourtant des fesses,

Nous en avons deux

Et je vous le confesse,

Pour s'asseoir, c'est mieux !

Le soleil, lui, est Roi,

Même s'il est parfois inique,

Ce Monarque-là

est absolument unique.

(Couplet à deux voix, en alternance)

Tu es la lune

Et toi le soleil

Tu ne fais qu'une

Et toi... pareil.

Je t'aime tant

Et moi tellement

Brûlons tous deux

D'un même feu.

Mais à vouloir s'embrasser

On s'est soudain éclipsé

Ce fut alors un désastre,

Cette obscurité des astres.

Laissons tomber

Fuis-moi ma mie,

Mieux vaut laisser

l'astre au logis...

5 septembre 2009

Les créatures du soir (Tilu)

La chambre est noire, maman vient d’éteindre la lumière après m’avoir souhaité bonne nuit, puis elle est sortie et a fermé la porte. Je n’ai pas vraiment sommeil, je suis juste consciente que c’est l’heure d’être au lit, mais mes yeux n’ont pas envie de se fermer tout de suite, ils s’habituent doucement à l’obscurité et petit à petit retrouvent leur faculté de discernement .Je m’empresse d’aller rouvrir le double rideau que l’on vient de tirer sur la fenêtre, ainsi je sais qu’il va se passer des tas de choses sur le mur clair qui fait face à mon lit… J’attends. J’aime ce moment.

Alors commence le défilé, l’un après l’autre de grands animaux fantastiques et lumineux viennent me saluer, certains sont pressés et passent en galopant sans un signe pour moi, mais  d’autres trainent un peu plus, agitent leurs bras ou leur tête pour me faire rire ou me faire peur avant de disparaître. Certains même s’arrêtent, semblant eux aussi m’observer au creux de mes draps de leurs gros yeux globuleux.

Ils vont tous dans le même sens : ils arrivent de la gauche parcourent tout le mur de façon rectiligne plus ou moins vite selon leur caractère et s’évanouissent en un éclair.

Je les suis du regard, les observe, attend un signe d’eux, écoute leur voix. Ils ont tous une voix différente. Certains crient, d’autres ronronnent, d’autres toussent ou pètent bruyamment, d’autres encore grondent ou simplement soupirent fort.

Je les guette tant que mes yeux arrivent à rester ouverts, je sais que demain matin ils ne seront plus là, et qu’il faudra attendre la nuit pour qu’ils se montrent de nouveau.

La plupart du temps ils sont jaunes mais j’en vois quelquefois des bleus qui clignotent en chantant sur deux notes qui changent de tonalité au fur et à mesure qu’ils avancent sur le mur. Quelquefois je chante avec eux, mais pas trop fort sinon maman revient et me demande si c’est une heure pour chanter toute seule… 

Moi je sais que je ne suis pas seule, mais maman ne me croit pas , elle pense que je n’arrive pas à dormir à cause du trafic des voitures sur l’avenue qui passe au bas de l’immeuble. Elle dit souvent qu’il faudrait bien autre chose que ces gros platanes qui nous séparent de la voie pour atténuer ces nuisances sonores et que je puisse m’endormir en paix… 

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5 septembre 2009

L'écharpe de la Vierge ( Papistache)

Papi Jean s’est noyé voici quatre ans. Il serait bien surpris de découvrir qu’une des  petites histoires qu’il aimait raconter se sera finalement déposée au sein des défis du samedi, défis dont il n’eut jamais l’occasion de deviner l’existence, étant mort trop tôt, même si son rêve de gosse —passer l’an 2000 — lui fut accordé.

Dans la campagne vosgienne, entre les deux guerres, vivait une famille. Il devait en vivre quelques autres, Papi Jean ne nous entretint jamais que de celle-ci. Une famille d’autrefois : treize enfants. Papi Jean, lui-même était le douzième de sa famille, le tardillon.

Dans la maisonnée qui nous intéresse c’est également le tardillon qui intriguait. On vivait de la force de ses bras à cette époque, le père tonnelier, la mère fatiguée et les enfants à dure école : les filles occupées à mille tâches, les garçons en apprentissage, mais on s’aimait. Le soir, à la veillée, les langues s'agitaient.  Le tardillon délirait. Il voyait de ces choses. On riait de lui, mais on l’aimait bien, il était vigoureux et ne laissait à personne sa part de travail.

Un matin, cependant, le père et la mère prirent une décision. On irait à Épinal. On irait voir le docteur des yeux. Cette fois, il était allé trop loin, le tardillon. La veille, le ciel était sombre, sombre comme jamais. Il pleuvait sur Remiremont. Un rayon du soleil déclinant avait troué le ciel et le gamin s’était mis à genoux en pointant le ciel du doigt. Il s’était extasié un bon gros quart d’heure, appelant sa mère, son père, ses frères et sœurs.  « Comme c’est beau, on dirait l’écharpe de la Vierge à l’église du bourg » s’exclamait-il. « L’écharpe de la Vierge de l’Église ? Quelle imagination ! Une écharpe dans le ciel mouillé des Vosges? » se dirent ensemble parents et enfants.

Le docteur fit entrer la petite tribu. Tous étaient venus. Se rendre à Épinal était une fête. On allait en profiter, peut-être acheter un ruban ou des mouchoirs à carreaux... Le docteur examina l’enfant, interrogea, examina le père, la mère et les aînés, rendit son verdict : sur les quinze membres de la famille, quatorze étaient daltoniens, le dernier, seul, avait échappé à l’anomalie congénitale.

5 septembre 2009

Depuis l'iPhone de Vegas sur Sarthe

En longues cohortes sauvages
Telles des fourmis excitées
Au Nord je les ai vus monter
Traînant d'étranges équipages

Quelqu'un m'a dit : C'est le grand train
Le tortillard des vacanciers...
J'ai eu beau les regarder bien
Moi j'ai vu des fourmis pressees


5 septembre 2009

Le ciel, la poétesse et eux (Captaine Lili)


En un ciel de soir qui tombe sur la ville, je voyais une trainée flamboyante de poudre rose, crachée par une dragonne farceuse.

Elle a dit : « c’est la pollution ».

Entre trois gros nuages de coton blancs et bleus, je voyais des bisounours roses, jaunes et verts, sauter à quatre-moutons, rieurs.

Il a dit : « dans les ciels du sud, le soleil ne se cache pas ».

Le corps au creux des vagues grisées, les yeux dans l’horizon tremblant infini, je voyais des îles aux trésors enchantées de rumeurs, vives.

Tu m’as dit : « c’est fou ».

Sous une brume mauve, transparente et gracile, je voyais un jeu d’ombres dansantes, flammes sombres sculptant, graffant la ville sourde.

Vous avez eu peur.

Parmi les gouttes lourdes d’une averse de pluie d’été, je voyais un tambour oriental m’invitant joyeux à ondoyer, libre et légère.

Elles ont dit : « ciel, mon brushing ! »

En un ciel de nuit tombée sur le monde, je voyais un clin d’œil ardent, rond de lune comme une perle de vie.

Ils ont dit : « c’est un lampadaire ».

5 septembre 2009

A travers les Yeux de soeur Dominique (rsylvie)


Confortablement installés dans la 2 CV nous allions bon train, au rythme des virages qui venaient rompre la monotonie du voyage. Quant au détour d’une courbe beaucoup moins docile que les autres, je me retrouvais les 4 fers en l’air, projetée à l’arrière de la « 2 Pattes », gracieusement prêtée par la révèrente mère du couvent des Hirondelles. Dans la bousculade je perdais de vue l’horizon pour me retrouver le nez dans les nuages.

-« regardez mon père, celui sur votre gauche….

Ne dirait-on pas le visage d’un prince avec sa couronne sur la tête » ?

-« ma sœur, je ne vois pas comme vous…..

Il me semble que c'est plutôt celui d’un ange » !

Je détournais les yeux, mais restais persuadée d’avoir vu le visage

d’un prince, pourfendant le ciel d’une démarche assurée, au pas de son fier destrier.


Le voyage était encore long jusqu’au prieuré voisin. L’abbé Limace peu bavard, bercée par les secousses de la route je sombrais vite dans le sommeil. Quand, une ornière plus profonde que les autres fit, le temps qu’il fallait pour le dire, perdre le contrôle à mon conducteur, qui d’un geste salvateur redressa la pauvre citroéne et du coup, me réveilla brutalement. Le regard encore plein de rêves, je levais les yeux au ciel pour remercier notre seigneur de ne pas avoir perdu la vie, quand !

-« regardez mon père, ce nuage sur votre droite….

Ne dirait-on pas un cœur transpercé d’un autre plus petit » ? 

-« Ma fille, vous avez l’imagination trop fertile pour une nonette qui va bientôt prononcer ses voeux . Il me semble que cela est plutôt un papillon» ! 

Je détournais les yeux, mais restais persuadée d’avoir vu battre le cœur de mon prince !




Or, dieu m’en est témoin,

je ne mens pas, et l’autre non plus.

Chacun de raconter ainsi qu'il a vu.

5 septembre 2009

Sirène (Poupoune)

- Maman, Maman ! Regarde ! Je suis une sirène !

Elle nageait incroyablement bien pour son âge, ma pitchoune… et elle plongeait, tournait, plongeait encore…



- Maman ! Vite ! Les requins attaquent le royaume des sirènes ! Le roi sirin est prisonnier !

Et de retourner au fond du bassin… elle mimait des batailles, chaque enfant ou parent passant près d’elle se transformant en requin.



- Maman ! J’ai libéré le roi sirin ! Il va y avoir une fête dans le royaume des sirènes ! Tu viens avec moi à la fête ?

Ah ben oui, tôt ou tard ma petite sirène veut jouer avec moi. Et puis une fête au royaume des sirènes, hein, ça ne se refuse pas !



- Allez Maman, viens ! Vite ! La fête va commencer !

- Je viens chérie, je viens… va leur dire que j’arrive !

Et elle plonge, et elle tourne, et ses petites jambes dodues croisées en queue de sirène qui m’éclaboussent copieusement alors qu’elle s’en retourne au fond du bassin, prévenir le roi sirin et ses copines sirènes que j’arrive… Au moins comme ça je suis mouillée. Allez. Hop ! Sous l’eau…



Le royaume des sirènes… nous y voilà toutes les deux. Les sirènes virevoltent autour de nous gaiement, le roi sirin a l’air bonhomme, tout ici respire le bonheur, la paix, l’amour… Ma pitchoune tire sa main que je tiens dans la mienne. Je la regarde en souriant. Elle ne sourit pas. Elle semble vouloir me dire quelque chose, mais aucun son ici, que la paix… Avec les bulles qui s’échappent de sa bouche quand elle essaie de parler j’ai du mal à essayer de lire sur ses lèvres.

Elle ne regarde pas le royaume des sirènes. Elle me regarde moi. Elle tire encore sa main dans la mienne. Elle ouvre de grands yeux.

Le roi sirin me dit que pour remercier ma pitchoune de les avoir libérés des requins, il veut l’inviter à vivre en son royaume.

Je la regarde, heureuse de ce bonheur qui s’offre à elle. Elle ne semble pas avoir entendu le roi. Elle continue de me regarder moi. De me parler. Il y a moins de bulles qui s’échappent de sa bouche, je crois deviner « Arrête, Maman ».

Arrêter quoi, chérie ? Regarde un peu ce merveilleux endroit où tu vas pouvoir vivre ! Ce calme, cette paix… Elle ne tire plus sa main. Elle me regarde toujours, mais ne parle plus. Elle semble gagnée enfin elle aussi par la paix du lieu.



Au procès, ils n’ont pas cru que j’étais folle. Eh ! Bien sûr que je ne suis pas folle ! Quelle mère aimante et saine d’esprit aurait refusé à sa fille chérie la possibilité de vivre la vie dont toutes les petites filles rêvent ?

5 septembre 2009

Question de point de vue (Walrus)

Un jour, comme nous nous promenions, elle s'émerveillait de tout et me disait :

- Regarde l'ample et mouvante ondulation des blés sous le souffle du vent !
- Vois la courbe élégante du vol de cet oiseau !
- Contemple le lent effilochement des nuages dans le ciel !
- Admire l'éclatante beauté du frêle myosotis !
- ...

Moi, je ne voyais que ses yeux...

30 août 2009

Nous ont fait part de leurs visions

double freudWalrus ; Poupoune ; MAP ; PHIL ; Joye ; Zigmund ; rsylvie ; Captaine Lili ; Vegas-sur-Sarthe ; Papistache ; Tilu ; Sebarjo ; Joe Krapov; Tilleul ; Tiniak ; Virgibri ; Jo Centrifuge ; Val ;

29 août 2009

La consigne #71

A travers les bouleaux d'argent

J'ai vu, baignées de brume matinale

Des nymphes danser au bord de l'étang.

Quelqu'un m'a dit : - Ce sont les laveuses

Qui vont à leur tâche et se hâtent

Sous le poids pesant des paniers de linge.-

Moi, j'ai vu les Nymphes.

......................................

J'ai vu dans la forêt ombreuse

Un choeur de Dryades épars sous les chênes.

Quelqu'un m'a dit : - Ce sont de pauvres femmes

Qui font des fagots avec des branches sèches.-

J'ai vu les Dryades.

Or, je ne mens pas et l'autre non plus,

Et chacun raconte ainsi qu'il a vu.

Edouard   DUCOTE   Poésies (Mercure de France édit.)

A vous chers amis défiants de raconter sous la forme qu'il vous plaira

ce que vous avez vu et ce que l'autre a vu !

Bonnes visions à tous !!!

Veuillez adresser vos dons (de double vue) à l'adresse habituelle :

samedidefi@hotmail.fr

28 août 2009

la reprise est pour demain

OYEZ, OYEZ BONNES GENS !!!!

Rendez-vous  Samedi 29 août pour un nouveau Défi !!!

Préparez vos plumes,

taillez vos crayons,

recomptez les touches de votre clavier,

remplissez vos cartouches

(d'encre,évidemment, j'en vois déjà un qui se prépare à faire feu - de tout bois - !!!)

A bientôt les défiants !

COMME

28 août 2009

AVIS DE RENTRÉE - AVIS DE RENTRÉE - AVIS DE RENTRÉE

Chers tous,

Samedi 29 août, la consigne #71 — concoctée par MAP — va relancer les défis du samedi.
Pour cette nouvelle saison, vos quatre administrateurs ont décidé de revenir à la formule qui a fait son succès :

  • Parution du nouveau défi chaque samedi en fin d’après-midi ;
  • Parution de tous les textes de la semaine, en une seule fournée,  le samedi dès 00h 01 ;
  • Annonce des participations au fur et à mesure des programmations ;
  • Toute la semaine pour venir lire et commenter les textes des camarades de jeu.


La nouvelle formule que nous avons testée ne nous a pas donné satisfaction, l’âme des défis du samedi semblait s’y être diluée.

Tous ceux qui nous aiment nous suivront.

27 août 2009

La pause qui repose ...

Copie_de_Copie_de_DSCF6374

26 août 2009

La pause qui repose ...

Jeux d' ANTAN

Copie_de_Jeux_d_antan

25 août 2009

La pause qui repose ...

Décors du temps passé ...

D_cors_du_temps_pass_

24 août 2009

La pause qui repose ...

Je vous présente la famille DECOEUR !

Famille_DECOEUR

23 août 2009

La pause qui repose ...

Nont-ils pas fière allure ?

Fi_res_allures

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Le défi du samedi
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