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Le défi du samedi

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28 mars 2010

Play list (Kate)

Ma vie, j’en ai vu des amants
Il a neigé sur Yesterday
Cathy si tu m’aimais au joli mois de mai
Help ! I need somebody’s help
Ah, tu me plais, tu me plais, tu me plais…
Et tu fermes les yeux tu dis c’est merveilleux et le monde chavire
Let it be, let it be, let it be !

 

(J’ai dix ans
J’ai le cœur grenadine
J’suis  bidon
On écoute du chant grégorien
Elle parle à peine et moi j’dis rien
On a une relation comme ça
Fanny Ardant et moi…)

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28 mars 2010

Regrets (Venise)

Je n’ai pas refais la charpente, et jamais assez dit je t’aime  à la mère au père à l’amant

J’ai mal aimé au pays de l’ami et du frère. J’ai mal écrit et mal parlé .Je n’ai pas su convoquer les mots qui servent l’espérance  je n’ai pas su pétrir le pain et fait monter le blé dans les champs agenouillé sous la pluie.

Je n’ai pas dansé la valse et le tango ;je n’ai pas entretenu l’amitié qui nous lie .

Tu es encor là?

28 mars 2010

Pardonnez-moi (Venise)

Pardonnez-moi ce trop plein de paroles, alors que des peuples crient sans qu’on y prenne garde

Pardonnez-moi de parler trop de moi quand les tempêtes emportent avec elles nos cœurs pliées dans de vieux draps froissés.

Arrêtez-moi dans ce flot de paroles et faites monter du puits le silence des pauvres et des petites gens qui dorment au fond du square. ; quand le vent sera mauvais, venez me chercher pour des espérances folles je nagerai avec vous  vers de nouvelles berges. Disparaitre est un mieux si nous négligeons de nous pencher  .

28 mars 2010

Visages (Venise)

Vingt ans est rarement le plus bel âge de la vie .Je remercie tous ces visages à mille rides d’avoir capté la lumière du ciel et de nous la renvoyer en partage .Il est inutile d’être un saint ou de tutoyer Dieu pour se rendre compte qu’avec l’âge le visage se savoure  comme un thé qui filtre doucement.

Je suis candidate à l’âge qui s’affiche, aux saisons qui s’annoncent sur le front de l’ami ; quand sur le seuil de l’âge qui avance je me surprends à y voir persister l’émerveillement.

28 mars 2010

500 nations nous regardent (Venise)

 500 nations indiennes nous regardent nous ensabler dans des vies qui s’épuisent.

Comme si nous n’avions pas assez d’énergies pour en finir

Nous sommes à leurs yeux une pincée de riz pris dans une tempête climatique

SIOUX, Tetons ,lakotas, indiens des grandes plaines indiens du dakota, du montana,du Wyoming, cheyennes, apaches, navajos, hopis.

Ils nous invitent à faire marche arrière en maudissant nos portables et nos jeeps.

Ils nous disent de suivre la vallée plantée de saule  .Là où se perdent les rivières  bleues ;Ils nous demandent de sécher nos larmes salées.

 

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28 mars 2010

♫♫♫ (Joye)

Au clair de la lune
Chez les Défiants
On me prête plume
Pour le dire en cent.
Papistache précise
« Vas-y tout de go »
J'affûte ma plume
En pensant aux mots.
   
Au clair de la lune
Je vais réfléchir
À belle fortune
Que je vais écrire :
Y placer un bon mot
Ne suffira pas
Faut que j'y mette cent mots
Sur un beau canevas.

Au clair de la lune
La dernière strophe
Surveille ma plume
Oh, quelle catastrophe !
Faudra que je fasse vite
Pour boucler l'affaire
J'en ai encore quatre mots.
Avant de me taire.

28 mars 2010

Léger remaniement éditorial pour le défi #100

M. J-Cl. Tr*chet, président de la B.C.E. nous fait remarquer notre imprudence à mettre en circulation des billets de mille. Il nous suggère d'essayer plutôt d'écouler de petites coupures — genre 100 unités à la fois. Nous nous rangeons à ses conseils avisés.


Plus prosaïquement, nous devons convenir que notre idée de publier dix billets de cent mots sous le même titre gêne la lisibilité de chaque participation. Sur le papier, l'idée nous avait paru amusante. Nous toilettons tout cela et nous espérons que vous aller poursuivre vos envois tout au long de la semaine. Les commentaires déjà déposés sous les premiers billets de mille seront conservés. Merci de votre compréhension.

Les quatre du défi du samedi.

28 mars 2010

Ici reposent les commentaires au défunt deuxième billet de mille

Les billets ont été réédités un à un.

28 mars 2010

Ici reposent les commentaires au défunt premier billet de mille

Les billets ont été réédités un à un.

27 mars 2010

Défi #100

100 mots pour le dire

Chaque joueur écrira un texte de 100 mots tout rond, sans images, ni vidéos, ni liens.

Chacun pourra donner autant de textes qu'il le voudra dans la semaine ; nous les publierons par fournées de dix (tous auteurs confondus) dans un même billet un à un, au fur et à mesure de leur arrivée. Ainsi, un billet contiendra dix fois cent mots (titre et pseudo compris).

S'il vous plaît : utilisez la fonction "statistiques" dans le menu "outils". Le traitement de textes  compte pour nous. Cent mots en incluant le titre et le pseudo.

 

 

Tout au long de la semaine, seront publiées des fournées de mille mots tous les billets qui arriveront jusqu'à épuisement des textes reçus...

Les thèmes que nous vous suggérons.

                                                                  centmots1

Mais aussi, ceux-là.

                                                centmots2

Ou encore.

                               centmots3

Voire.

                  centmots4

A moins que...

centmots5

27 mars 2010

Nous avons reçu la merveilleuse merveille ...

Sans_titre_7de Venise ; d'Adrienne ; de Flo ; de Vegas sur sarthe ; de rsylvie ; de Vanina ; de Tiniak ; de Poupoune ; de Kate ; de Sebarjo ; de MAP ; de Joye ; de Zigmund ; de Captaine Lili ; de Jaqlin ; de Caro_Carito ; de Joe Krapov ; de Virgibri ; de Fred Cokenpat ; de Berthoise ;


Cliquez sur le nom des auteurs pour retrouver leur billet

27 mars 2010

La merveille (rsylvie)

Vous dire combien j’y tiens serait lui faire offense tant elle fait parti de mon univers.

Au cœur de notre famille depuis que nous avons amarré Hoguet, elle est les yeux du foyer. Et,
quand nous quittons momentanément le navire, devant la baie vitrée elle prend ses quartiers d’été pour devenir vigie…

Du haut de ses 1M30, elle semble passer à travers les mailles du temps, sans qu’aucune ride ne viennent ternir l’orangé de ses joues. Pourtant, combien d’histoires elle pourrait nous compter, elle qui a vu tant et tant de gens passer par de-là les rayons du grand magasin de la rue principale.

Aux galeries elle était quelconque.

Une de plus, une de moins… qui ferait la différence ?

C’est ce qu’a du se dire mon père quand l’entreprise « charpente et menuiserie » a été commandée pour refaire tout l’agencement du magasin.

-« donnez moi un coup d’jeune à cette vieille bâtisse »..

Alors les gars du bâtiment ont tout sorti,,, et quand je dis tout.

C’est tout ! plus rien, du rez de chaussée consacré à la femme et toutes les déclinaisons qui sont faites autour de l’habillement féminin… au grand couloir donnant sur l’escalator qui conduisait au 1er étage consacré par moitié aux costumes pour messieurs désireux d’impressionner la hiérarchie, au galant tout excité à l’idée d’un premier rendez-vous…et pour l’autre partie, à ces chères têtes blondes qui n’en finissent pas de grandir et vider nos portefeuilles…aux vitrines magiques qui se parent de mannequins gracieux et joliment drapés quelque soit la saison.

Un plein camion ils en ont ramené à l’entreprise. Bien sur, tous ces orphelins ont trouvé famille d’accueille. Pour certains ce fut synonyme de douche froide quand l’épousée d’un menuisier, trouvait couchée dans le lit de son époux, une jolie femme, qu’elle reconnaissait aussitôt pour être une supercherie ! Pour tous la plaisanterie avait fait son petit effet… et le lendemain de conter aux camarades de chantier l’affaire et d’en rire encore.

Pour d’autres (comme ce fut le cas pour notre famille) hormis deux précieusement mis de coté dans ma chambre, les envahisseurs vinrent coloniser le sous-sol de notre petite maison des bois.  Petite fille, je jouais avec ces frère et sœur si sages et obéissants à tous mes caprices. N’ayant pas forcément d’habits à leur taille, styliste en herbe, je peignais à même la peau de jolies tenues, qu’un simple coup d’éponge effaçait en attendant une nouvelle collection. Mais plus que tout, j’étais fascinée par la cave, qui la nuit venue, me terrifier tout autant qu’elle m’attirait par tous ces clones aux regards fixes et aux sourires figés.

Un été, que mon père avait l’âme taquine, il en disposa bon nombre à travers le bois. Au détour d’un virage, à la croisé d’un chemin,,,, tout le long du parcours du GR 22 pour se rendre au ruisseau. Et lui, certain de son effet, en bon observateur se posait sur un rocher et attendait la réaction du randonneur qui randonnait !

Une autre année qu’il se sentait d’humeur artistique, il décida que nous allions nous lancer dans la sculpture.  Pour ce faire, après un défilé très haute couture, quelques uns furent sélectionnés pour donner leurs corps à la créativité familiale, et foultitude de moules en plâtre fait-main aussitôt réalisés. Ainsi cet été là, j’appris à faire de «la colle» à la truelle… à bien répartir la matière première pour ne pas faire de bulle dans le coffrage… à décoffrer délicatement pour ne pas briser l’œuvre intérieure et à peindre les statuettes une fois sèches. Celles-ci plus solides, puisqu’en ciment, sont toujours d’actualité et trônent fièrement sur leur socle originel.

.. Et puis j’ai grandi, et mon père a perdu son engouement pour les farces et pitreries de tout genre. La petite fille est devenue femme. Les frères et sœurs de substitution, mal menés par les saisons, ont fini dans le grenier de mes parents, jusqu’au précieux jour de libération où mon épousé et moi même avons aménagé dans notre maison actuelle.

Parce que je sais combien vous prendrez soin d’elle,

Le temps d’un défi, je vous la confie

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27 mars 2010

Merveilles (Berthoise)

Humbles merveilles que je traque, cherche et chine.
Boutons de nacre qui m'émerveillent.
J'aime leurs reflets et leur poli.
Les manipuler m'enchante.

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27 mars 2010

Merveilleuse merveille (Fred Cokenpat)

Sur invitation de Papistache, je me permets d'envoyer ma merveilleuse merveille.
J'ai particulièrement soigné l'emballage : il ne faudrait surtout pas qu'elle s'abime...


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27 mars 2010

Deux toiles qui font pleurer Virgibri

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27 mars 2010

Trésor (Jaqlin)

Défi du samedi, est-ce que ça me dit ?

Aujourd’hui, ça m’dit pas plus que ça, mais essayons quand même ; voyons…

Vous présenter un objet auquel je tiens :

· L’abécédaire de mon grand-père ? Il n’en est pas question, je suis bien trop égoïste pour le partager !

· Mon vieux Teppaz que je viens de ressortir pour l’opération «  Chanson réaliste ? » Qui peut bien encore s’intéresser à ce genre d’objet hormis quelques «  piqués du casque » tels que mes compères et moi-même ?

· Mes vieilles diapos de Djibouti  et d’Ethiopie ? Elles n’ont de valeur que pour moi … et le vieux complice  qui partage ma vie (et qui la partageait déjà à l’époque..)

· Une de mes aquarelles ? Voyons, ce ne sont pas des trésors, ces tableautins qui font parfois la joie des copains ? Je suis certaine que ça ne vous dirait rien !

Alors ?  Peut-être mon dernier cadeau d’anniversaire ?

jaqlin99

Ça vous dit ? Moi, ça m’dit bien !

27 mars 2010

Et la mer veille… (Captaine Lili)

Val, MAP, Walrus, Papistache,
chers défiants,

J’aurais aimé vous offrir la merveille des merveilles, quelque chose comme un morceau de la citrouille qui fit le carrosse de Cendrillon, les cailloux blancs du Petit Poucet, ou même le dragon jovial et doux qui aide Bastien dans l’Histoire sans fin… Mais je n’ai rien de tout ça !
En vérité, j’ai une lampe qui n’est pas d’Aladin. Mais qui est d’un pays où je n’ai jamais posé les pieds. Elle parle d’une petite fille aimée de sa grand-mère, car il fût un temps où la vieille dame encore jeune visita la Tunisie. Une lampe qui me voyage et m’enracine. Du bleu et du blanc sur porcelaine et ça n’a l’air de rien.
Je possède encore un animal fabuleux, transparent et coloré, sans nom et sans fiche signalétique.  Il est ce que mon cœur dessine. Il a les couleurs de mes frères. Fragile.  Etrange, non ?
Il y a peut-être quelque chose qui… mais chut, cela pourrait faire peur. Une sorcière habite chez moi. L’accepteriez-vous ? Elle est plutôt souriante et je ne crois pas qu’elle jette de mauvais sort.
Mais tout ceci, on ne peut vraiment pas dire que ça brille de mille feux !
C’est que… mon navire n’a découvert que des îles aux trésors sans flamboyance, vous comprenez ? Je suis une capitaine de l’ombre, qui récolte les étoiles qu’elle peut.
J’ai une tétine grignotée, arrachée de haute lutte à une petite fille prête à grandir mais qui ne le savait pas. Etre là pour lui faire franchir le pas… Moi, j’y vois une merveille.
J’ai un livre abîmé, et jamais déchiffré – je ne connais pas la langue – un livre d’enfance comme une berceuse d’imaginaire, venu de je-ne-sais-où, je ne sais comment : « Màm koníčka bielho » et un cheval blond à bascule… Il y a là assez de mystère, peut-être, pour entrer dans votre collection des merveilles de merveilles.
Enfin, pour clore, je peux vous proposer, en prêt, un petit coffre. Précieux. Dedans, il y a des clefs orphelines et un grelot. Pourquoi ? Pourquoi pas.

lili99

Poétiquement vôtre, captaine Lili


Lettre envoyée dans une bouteille de limonade à l’ancienne, vide. Sableuse et entourée d’un collier de coquillage.

27 mars 2010

Ton regard (MAP)

Ton_regard

27 mars 2010

Défi 99 (Kate)

Chers amis du Samedi,


Mon bien le plus précieux, le voici. Je viens de le dérober aujourd’hui même et vous l’offre. Au premier regard, dans ce salon plein de bruits de voix, il m’a semblé peint tout exprès pour moi et non pour son mari qui lui, bienheureux homme, peut la voir tous les jours, à toute heure. Le bien le plus précieux du prince, si j’ose dire, au-delà de toute sa richesse matérielle, est son épouse mais le sait-il… J’en doute. Combien je l’envie, cela il ne le sait pas sinon le libre accès de son salon et de ses appartements ne me serait plus possible et mon cœur en serait fort meurtri.

Ce soir du monde, des bruissements, des conversations animées et mondaines et si mon  être social était en apparence bien présent et au diapason de ces charmantes personnes, mon cœur palpitait fort pour la princesse. Tout en m’efforçant de ne rien laisser paraître de cette coupable attirance, au moment où je suis passé devant la petite table où l’on exposait son exquis portrait, tout en regardant mon adorée, ma main dans mon dos s’est prestement emparée de la petite peinture sans m’encombrer de l’étui d’où on l’avait sortie.

Personne n’a pu me voir, personne ne m’a vu. Si, elle. Elle m’a vu et devant son trouble presque palpable, je me suis approché d’elle pour lui murmurer les yeux plongés dans les siens quelques paroles la priant de ne rien révéler de mon larcin sinon sa réputation parfaite ne pourrait qu’en être entachée car dès lors elle serait, en quelque sorte, complice de s’être tue.

Pendant quelques instants j’ai continué à fréquenter cette assemblée, parlant à l’un, répondant à l’autre, tout en gardant mon trésor ineffable enfoui au fond de la poche de mon habit de velours, l’esprit en feu et le cœur en tumulte : elle m’a vu prendre son portrait et elle n’a rien dit.

Chers amis qui fort opportunément me proposez un défi, je vous en remercie, je le relève et vous remets ce petit portrait de mon aimée. Mais plus précieux que ce tendre objet est désormais l’amour immatériel qui me lie à elle et nous attache l’un à l’autre, son silence éloquent explicitant enfin son regard.


Jacques de Savoie,
Duc de Nemours

IMGP1604

27 mars 2010

Le vide-grenier d’Adrienne Perrault (Adrienne)

adri99

Quand ce papier froissé et griffonné est tombé dans ma boîte aux lettres, j’étais justement en train de vider les greniers en vue d’un déménagement tout proche. Le travail était déjà bien avancé et j’avais déjà fait profiter pas mal de gens de mes pieuses reliques.

Ainsi par exemple, les ronflements de l’ogre, je les avais offerts de bon cœur à celle qui était devenue la nouvelle femme de l’homme-de-ma-vie. Ils lui revenaient de droit, n’est-ce pas.
Alors que me restait-il ? Un vieux rat, mais il refuse obstinément de refaire le cocher, et d’ailleurs la dernière citrouille a été transformée en confiture juste avant l’hiver.

J’ai brûlé le balai de Blanche-Neige quand on a fait les travaux de rénovation et installé le système d’aspirateur centralisé et j’ai jeté hier les dernières cendres sur le tas de compost.

Ma mère a vendu la quenouille à un brocanteur. C’est de justesse que j’ai pu sauver de la vente le miroir-dis-moi-qui-est-la-plus-belle, c’est Francis, mon coiffeur, qui en profite.

Il y a bien longtemps que mon père a mangé les dernières tranches de pain d’épices envoyées par tonton Grimm et j’ai égaré la recette du cake d’amour. Ma robe couleur du temps ? Elle a pris un peu de patine et n’intéresse sûrement plus personne. D’ailleurs, la fermeture éclair est cassée.

Tous les crapauds du voisinage sont en train de frayer en ce moment et n’ont vraiment pas la tête à jouer au prince charmant.  C’est pourtant l’époque où ils se laissent prendre avec le plus de facilité, j’en ai aidé une bonne vingtaine à traverser la route, dans la nuit de vendredi à samedi.

Il me reste bien la clé de la chambre de Barbe-Bleue, mais je ne voudrais créer d’ennuis à personne. Vous comprenez que de nos jours, avec l’ADN et la police scientifique, il vaut mieux ne pas laisser traîner ce genre de pièce à conviction.

Ah ben oui ! comment n’y ai-je pas songé plus tôt ! Je vous offre mes cailloux, vu que je compte m’acheter un GPS pour aller voir mon amie Marie l’été prochain !

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