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Le défi du samedi

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22 septembre 2012

Un matin d'automne (Célestine)

Moi

 

« Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.

La femme me lança un regard scrutateur ; elle avait entrouvert la porte d'entrée. Je m'approchai et montai la marche devant la maison.

« Non, je ne vous reconnais pas. »

-« Je suis la fille de Mme S... »

-« Quoi que… »

La vigne vierge faisait comme un rideau incarnat dans l’or du soir.

Le jardinet alentour, propret, envahissait l’espace de ses massifs d’hortensias un peu fous.

La pâleur soudaine de cette femme me choqua. Elle donnait l’impression d’avoir vu un fantôme. Elle m’invita à entrer, et je la suivis dans un couloir clair orné de photographies d’enfants.

La femme m’offrit une tasse de thé. Mon long périple m’avait harassée. Mais elle était la dernière de la liste, et je pourrais enfin rentrer chez moi.

Je contemplai cette femme entre deux âges, qui avait connu ma mère, comme les autres, les trente-et-un autres…Et quand je lui tendis sa feuille, comme les autres, elle pleura.

 

 

***

 

Elle

 

J‘ai regardé  partir ma visiteuse, et je me suis assise près de la fenêtre. Mon regard s’est attardé sur la feuille un peu jaunie entre mes mains, sur l’écriture serrée à l’encre rouge, tel un message qui me serait venu d’outre tombe…  « Excellentes dispositions pour l’écriture »J’ai senti rouler une larme. Tout un  pan de ma vie m’est revenu en pleine face.

Madame S…fauchée en pleine jeunesse, Madame S. dont tout le monde était amoureux, les filles comme les garçons. Belle, sensible, bienveillante…Nous avions quinze ans. C’était la seule qui croyait en nous à l’époque, nous les paumés, les oubliés. Et il avait fallu que ce putain de camion… Et sa fille aujourd’hui, qui débarque chez moi, mon dieu ce qu’elle lui ressemble…

 

***

 

Moi

 

Voilà, maman, je les ai presque tous retrouvés. Ca n’a pas été une mince affaire, tu sais. A part Bernard Ménard, qui est mort, et Angèle Petitbon qui est parti en Bolivie, ils ont tous reçu leur copie, avec juste trente-deux ans de retard … Mais quand on aime, on ne compte pas, hein, maman ?…

J’ai arrangé un pot de fleurs et j’ai quitté le cimetière sur la pointe des pieds. Il commençait à faire frisquet.

 

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22 septembre 2012

Est-ce Madame S ? (Poupoune)

« Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.

La femme me lança un regard scrutateur ; elle avait entrouvert la porte d'entrée. Je m'approchai et montai la marche devant la maison.

« Non, je ne vous reconnais pas.

-  Je suis la fille de Mme S... »

Je n’ai pas eu le temps d’en dire plus avant que la vieille ne me referme brutalement sa porte au nez. A peine si j’avais pu voir son visage, rapidement déformé par ce qui était peut-être de la surprise, même si ça ressemblait plutôt à de l’effroi. Je restai là, immobile et perplexe, à me demander ce que cela pouvait signifier. Un nouveau bruit du côté de la porte m’a tirée de ma torpeur. La vieille paraissait moins terrifiée, mais infiniment plus agressive. Et ce n’est plus l’expression de son visage qui me donnait cette impression, mais plutôt le fusil qu’elle pointait droit sur moi.

« J’me suis pas laissée emmerder par la mère, c’est pas pour me coltiner la fille ! »

C’est à ce moment-là que je me suis aperçue que je n’étais pas au bon numéro et que je n’avais pas sonné à la bonne porte. Je ne sais pas ce que cette vieille-là avait contre la Madame S qui n’était pas ma mère. Je n’ai pas eu le temps de formuler la question entre le moment où son doigt a pressé la détente et celui où la balle a atteint mon front et fait exploser ma boîte crânienne.

22 septembre 2012

Le coffret (Adrienne)

« Vous ne me reconnaissez pas? » demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur; elle avait entrouvert la porte d'entrée. Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
- Non, je ne vous reconnais pas.
- Je suis la petite-fille de Maurice et Adrienne S…
- Je ne vois pas de qui vous voulez parler.

Il était clair qu’elle n’avait envie ni de me recevoir, ni de se souvenir. Mais il y avait eu cette crispation fugace autour de sa bouche qui montrait bien qu’elle savait. Et ce regard fuyant au moment où elle allait me refermer la porte au nez. Alors, d’un geste brusque, je lui tendis le coffret :

- J’ai trouvé ça dans les affaires de ma grand-mère. Je crois que ça vous appartient.

Je la plantai là sans attendre sa réaction. Je ne m‘inquiétais pas : sa curiosité ferait le reste.

- Dors en paix, grand-mère, pensai-je en marchant vers la gare d’un pas plus léger, dors en paix. Si tout se passe comme prévu, elle n’aura qu’une hâte : jeter au feu ce coffret qui lui brûle sûrement déjà les doigts, le faire disparaître par les flammes avec son contenu accablant.

Je repris le train et rentrai chez moi. Les deux jours suivants, je scrutai attentivement les faits divers de quelques journaux. Je finis par découvrir ce que je cherchais.

L’explosion avait été terrible.

- Tu es vengée, grand-mère, murmurai-je en reprenant tranquillement une tasse de thé au jasmin.

22 septembre 2012

Smoking - No smoking (Joe Krapov)

DDS 212 Babette

- Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur ; 
elle avait entrouvert la porte d'entrée. 
Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
- Non, je ne vous reconnais pas. »
- Je suis la fille de Mme Sanva-Tanguerre. »
- Ca alors ! Babette ! »

 

 

DDS 212 Beatles

- Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur ;
elle avait entrouvert la porte d'entrée.
Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
- Non, je ne vous reconnais pas. »
- Je suis la fille de Mme Sticket-Toride. »
- Ca alors ! Sophie ! »

 

DDS 212 Donizetti

- Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur ;
elle avait entrouvert la porte d'entrée.
Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
- Non, je ne vous reconnais pas. »
- Je suis la fille de Mme Sirdamour de Doni-Zetti. »
- Ca alors ! Angélique ! »

 

 

DDS 212 Joystick

- Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur ; 
elle avait entrouvert la porte d'entrée. 
Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
- Non, je ne vous reconnais pas. »
- Je suis la fille de Mme Stick. »
- Ca alors ! Joy ! »
- Ah non, vous me confondez avec ma jumelle. Moi je suis Ella ! »

 

DDS 212 Gatsby

- Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur ;
elle avait entrouvert la porte d'entrée.
Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
- Non, je ne vous reconnais pas. »
- Je suis la fille de Mme Sbylema-Nific. »
- Ca alors ! Agathe ! »

 

 

DDS 212 Corons

- Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur ;
elle avait entrouvert la porte d'entrée.
Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
- Non, je ne vous reconnais pas. »
- Je suis la fille de Mme Sétélèque-Oron. »
- Ca alors ! Eléonore ! »



DDS 212 salsa

- Vous ne me reconnaissez pas ? » demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur ;
elle avait entrouvert la porte d'entrée.
Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
- Non, je ne vous reconnais pas. »
- Je suis la fille de Mme Sadudémon ! »
- Horreur ! Malheur ! Larissa ! »

 

 

22 septembre 2012

FEMMAGE AU MAITRE (Joye)

-"Je suis la fille de Mme S..."

- O.K.

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22 septembre 2012

La fille de Mme S. (EVP)

-          Mme S., Vraiment vous ne vous souvenez pas ? On dit pourtant que je lui ressemble trait pour trait.

-          Non…Je ne crois pas…Mais j’ai oublié tant de chose…Je suis très âgée vous savez.

-          Je sais : Vous avez 92 ans Madame Rougier.

La vieille femme semble interloquée :

-          Comment le savez-vous ?

-          C’est ma mère, elle m’a souvent parlé de vous et de cette maison.

-          Elle connaissait aussi la maison ??!

-          Oui, puisque c’était la sienne avant.

Elle respire un peu mieux :

-          Oh ça ! Ça ne peut pas être possible, nous avons toujours vécu là avec mon mari.

-          Non, pas toujours, Madame Rougier, vous avez emménagé ici en 1943.

-          Alors vous voyez, ça fait si longtemps, on s’est marié en 42 et mon mari est mort en 82, c’est comme si on avait toujours habité ici.

-          Pourtant elle était à mes grands-parents cette maison et ma mère est née ici.

Son visage se crispe à nouveau, son ton se fait coupant quand elle demande :

-          Mais qu’est-ce que vous voulez à la fin ?

-          Rien, je voulais voir le visage de celle qui les avait dénoncés et qui s’était approprié leur maison avant qu’il ne soit trop tard. Vous n’avez jamais eu de remords ? Elle vous aimait bien ma mère avant, lorsque vous habitiez la chambre de bonne en face. Elle n’avait que 16 ans à l’époque, heureusement que ce jour-là, elle était chez des cousins qui l’on fait partir aux Etats-Unis. Mais mes grands-parents ne sont jamais revenus eux.

J’ai parlé vite et d’une seule traite, elle recule déjà derrière la porte.

-          Vous devez faire erreur, de toute façon je ne connais pas de Samuelson.

-          Elle s’appelait Judith. Judith Stein à l’époque.

 

La femme, pâle et tremblante, a déjà claqué la lourde porte.

22 septembre 2012

Réparation (Anémone)

Cela faisait quelque temps déjà que j'y songeais. L'entreprise était de longue haleine et ma taille modeste. Mais il s'agissait de rétablir la justice et de défendre les miens. Je me sentais désormais une détermination farouche. Quand une marche était franchie,je respirais un peu et retrouvais un peu de courage pour progresser vers la suivante. Comme je l'espérais, ma volonté se révélait plus puissante que ma fatigue et ma petitesse.

Arrivée enfin au sommet de l'escalier, il me fallut encore attendre qu'elle se décide à ouvrir la porte. Là je dois dire, je comptais un peu sur le chat, qui était toujours le premier à surgir.

J'avais assez bien calculé le temps nécessaire à mon ascension. Comme prévu, le minou bondit sans retard, autant que sans égard pour moi. Ma principale crainte était un coup de patte ou de pied maladroit. Mais rien de semblable ne se passa. Ce matin-là, elle allait tourner les talons après avoir ouvert au chat, quand je me rappelai pourquoi j'étais là:
-"Vous ne me reconnaissez pas?" demandai-je.
Elle me jeta un regard scrutateur.
- "Non, je ne vous reconnais pas."
- "Je suis la fille de Madame S".

Toujours pas de réaction. Ou plutôt elle restait bouché bée avec, je dois l'avouer, un air un peu idiot.
- "De Madame S?" finit-elle par articuler.
- "Mais oui", repris-je. "Vous avez parlé en mal de moi, d'elle, des nôtres, et pas à juste titre. Je viens demander réparation."
- "Oh c'est vrai", dit-elle toute rougissante. "J'ai toujours regretté ce geste. Mais je n'ai jamais pris la peine de rectifier l'expression de mon jugement." "Je me suis tout à fait trompée", ajouta-t-elle précipitamment.
- "Oui, vous vous êtes trompée, chère Anémone. Aveuglée par votre colère contre les limaces (colère que je puis comprendre quand vous voyiez vos petits semis mangés), vous avez refusé de voir que les limaces et nous ne somme pas de la même engeance. Au fond de vous, vous le saviez. Car c'est bien contre les limaces que vous en aviez. Mais alors, pourquoi avoir refusé de dialoguer? C'était bien un dialogue avec l'escargot qui vous était proposé. Vous saviez que vous et moi étions amis depuis votre enfance, quand vous teniez un des miens sur une feuille pendant toute une promenade. Et vous n'avez pu dissimuler votre admiration pour la forme de nos coquilles. Ni pour notre façon d'être à la fois mâle et femelle. Alors, pourquoi cet amalgame? Vous deviez être bien fâchée, ou un peu surmenée, et à cause de cela à court d'idées."
Là je m'arrêtai, manquant de bave. Je n'avais pas l'habitude de parler si longtemps, ni tout simplement de parler. Mais je m'aperçus qu'elle était émue aux larmes. Elle non plus ne pouvait plus parler. Alors je repris, avec ce qui me restait d'énergie:
- "Comme vous l'aurez remarqué, les escargots s'intéressent assez peu aux plantes cultivées. Et de plus, détail non négligeable, nous mangeons les oeufs de vos ennemies les limaces. Ma mère, madame Spirale, me l'a très bien enseigné." Dépitée, je m'aperçus alors qu'elle avait soudain disparu. Je parlais dans le vide!
- "Je sais", dit-elle, soudain revenue. "Je sais" répéta-t-elle. Et se penchant en glissant vers moi une feuille de salade, elle laissa échapper dans un souffle chaud un "merci" et un "pardon" sincères. Je sentis alors dans le baiser qu'elle n'osa poser directement sur moi une tendresse infinie qui me troubla plus que je ne saurais dire.

22 septembre 2012

Sucré-salé (Vegas sur sarthe)

“Vous ne me reconnaissez pas ?" demandai-je.
La femme me lança un regard scrutateur ; elle avait entrouvert la porte d'entrée. Je m'approchai et montai la marche devant la maison.
"Non, je ne vous reconnais pas."
"Je suis la fille de Mme S..."
Elle eut un mouvement de recul, comme si j'avais été le diable en personne.
“Et depuis quand que la mère S... a une fille?”
“Euh... vous vous méprenez, je suis la fille de Madame S... , pas de Mme S...”
“Ah! Et comment elle va la mère S...?”
“Pas bien, depuis qu'elle est morte il y a trois ans”
 
Elle recula encore jusqu'à la queue du chat qui émit un miaulement rauque.
“Le temps file trop vite” dit-elle d'un ton absent “je lui portais des confitures pas plus tard qu'hier”
“ça m'étonnerait, maman a toujours eu les confitures en horreur”
 
Elle se retourna vers ce qui devait être une souillarde(*).
“T'entends ça, Marcel? Mes confitures, elles sont pas assez bonnes pour les S...!”
On traînait un tabouret puis On se raclait la gorge, On crachait bruyamment puis On apparut... le chat dans une main et un couteau de chasse dans l'autre.
“Qu'est-ce qu'y leur manque à nos confitures?”
Si On - alias Marcel - occupait toute la largeur du couloir, la femme décharnée mais plus grande que lui me lançait des regards haineux.
Je redescendis prudemment la marche devant la maison sans quitter le couteau de chasse des yeux.
“J'ai dû me tromper, excusez le dérangement” bredouillai-je en reculant.
“Elle s'est pas trompée, Marcel!” sifflait la femme “on va lui expliquer comment on fait les confitures chez nous”


Je courais si vite que mon coeur explosait dans ma poitrine à chaque enjambée.
Les cris de la femme mêlés aux miaulements du chat s'évanouirent comme j'abordais le virage de la gare.
Je m'assis à même le trottoir pour reprendre mes esprits. Dans ma poche, un bout de papier froissé... le thème du Défi 212.
Je le mâchouillai à la hâte et l'avalai d'un coup.


(*) souillarde: arrière-cuisine
15 septembre 2012

Défi #212

"Vous ne me reconnaissez pas ?" demandai-je.

La femme me lança un regard scrutateur ; elle avait entrouvert la porte d'entrée. Je m'approchai et montai la marche devant la maison.

"Non, je ne vous reconnais pas."

-"Je suis la fille de Mme S..."

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A vous de poursuivre à votre façon le début de cette nouvelle intitulée "Adresse" de Marga Minco

Bonne écriture ! Envoyez vos participations à samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !

15 septembre 2012

Nous ont donné leurs défi-nitions défi-nitives sans se défi-ler

15 septembre 2012

Participation de Célestine

CélestinePetit Inventaire improbable des métiers à inventer en temps de crise... 

 

Diskjoker : animateur musical pourvu d'un nez rouge et d'une face de carême, et possédant, en outre, et ce qui n'est pas négligeable, un avantage incontestable dans les parties de gin-rami, dû à un don certain de se faire passer quelqu'un d'autre.

 

Hurologue : médecin animalier, spécialisé dans les affections oto-rhino-laryngologiques, et notamment le coryza, des sangliers et autres bêtes à groin.

 

Commicerf : fonctionnaire des eaux et forêts reconverti dans la protection du gros gibier par empathie, depuis que sa femme est partie avec le garde-chasse, lui laissant en cadeau une impossibilité chronique de passer sous les portes de dimensions normales. Contre les prédateurs, notamment ceux coiffés d'une casquette, d'une tenue de camouflage vert militaire et porteur d'un fusil, il ne peut pas grand chose, car il ne possède qu'un simple pied de biche pour se défendre.

 

Jardiniais : responsable de l'entretien des plates-bandes d'un château n'ayant pas la lumière à tous les étages...

 

Pro-fesseur : professionnel de la correction à main nue pour jeunes filles en pleurs ayant mérité  sur leur rotondité le châtiment d'une claque vengeresse.

 

Apothi-Caire : pharmacienne ayant quitté, après une congestion pulmonaire sévère,  les ennuyeuses et froides brumes du nord pour aller établir définitivement son officine au soleil de l' Égypte.

 

Ecrit-vaine : amatrice de jeux de mots foireux qui, bien qu'aimant beaucoup participer à la crème des défis d'écritures (n'ayons pas peur des mots), n'a pas trouvé une minute dans la semaine pour se pencher sur le sujet, rédigeant vite-fait mal-fait quelques improbables définitions une demi-heure avant la clôture dudit défi. Elle ne se fait donc aucune illusion sur elle-même, étant donné la haute teneur littéraire habituelle des participants audit défi, et ne peut compter que sur l'indulgence de ses lecteurs...

 

15 septembre 2012

Mots inventés (EVP)

Accumonceler : (Verbe pronominal)

                                   Entassement exagéré et vraiment décourageant.
                                   « Après les vacances, le linge à repasser à tendance à
                                   s’accumonceler. »

 

Océan Plastifique : (Nom pas très propre)

                                   Océan très pollué par des déchets plastiques :
                                   « J’ai traversé l’Océan Plastifique, il y avait des vagues de PCB
                                   impressionnantes ! »

 

Dictiomère : (Nom commun)

                                   Quand Maman connaît la définition d’un mot et que ça va plus vite que
                                   chercher dans le dictionnaire.

 

Aspirâleur : (Nom très commun)

                                   Quand un mari participe de mauvaise grâce aux tâches ménagères.
                                   « Mon mari sort régulièrement l’aspirâleur le samedi !"

 

Cantinabeurk : (Nom commun)

                                   Une cantine où l’on sert des trucs pas très bons, comme des
                                   salsifilandreux ou des courgeblettes à l’eau.

 

Salsifilandreux : (Nom commun)

                                   Légume particulièrement horrible quand il est mal cuit.

 

Courgeblettes : (Nom commun)

                                   Légume qui pourrait être très bon s’il était bien cuit.

15 septembre 2012

Participation de SklabeZ

J’aime beaucoup les mots-valises et ceux que l’on peut découvrir en butinant sur le net sont très plaisants et tous plus recherchés les uns que les autres. En créer soi-même, est vraiment une autre paire de manches et l’exercice n’est pas facile du tout.

Allez, je me lance ! Actualité oblige, je commence par :

 

  • BLASTPHÈME : Injure ou parole déplacée servant de prétexte aux intégristes de tout poil pour commettre des AMBRASADES, qui se propagent comme une traînée de poudre.

 

  • BÉRIBÉRY : Maladie causée par un double déficit en vitamine B1 et en grammaire (que je nique direct !). Elle provoque des troubles de rhétorique du genre :
    • Le Touquet, une ville que j'aime bien venir.
    • Je pense qu’on espère qu’on va gagner.
    • On est des joueurs qu’on va vite avec le ballon même contre une équipe qui sont vraiment très forte

 

  • PRÉSERVHÂTIF : Capote pour éjaculateurs précoces (même pas le temps de l’enfiler, parfois !). À noter que les adeptes de L’OBSTINENCE n’en ont pas besoin, entêtés qu’ils sont dans leur refus d’avoir la moindre relation sexuelle.

 

  • FUNNYCULAIRE : Moyen de transport, bien différent du métro parisien, ici personne ne fait la gueule.

 

  • CARESSPONDANCE : Harmonie parfaite et très sensuelle entre deux êtres qui peuvent ensuite CARRESPONDRE dans une relation écrite assez torride.

 

  • MEUPHÉMISME : Figure de rhétorique, utilisée par les nanas et qui consiste à atténuer l'expression de leur pensée pour faire entendre le plus en disant le moins. Les meuphémismes sont très utilisés dans les annonces matrimoniales. Ainsi quand elles écrivent :
  • - la quarantaine, il faut lire plus de cinquante
  • - aime l’aventure => a eu plus de partenaires que vous ne pouvez l’imaginer
  • - romantique => moins laide à la lumière d’une bougie
  • Etc.

 

Je vais maintenant arrêter de dire du mal des nanas parce que je les aime bien. J’aime bien les filles, moi et je le dis ici haut et fort sur SAMEDIDÉFI, bien sûr que ça me dit des filles !

 

15 septembre 2012

Mémo à moi (Vegas sur sarthe)

Agrisculpteur : Artiste paysan ou Paysan artiste
exemple : Tous les ans, les agrisculpteurs créent des labyrinthes dans leurs champs de maïs

Azaymeurt : Maladie des vieux (châteaux d'Indre et Loire ) qui touche les oubliettes

Bureaucrade : Fonctionnaire qui fait des taches
exemple : le bureaucrade possède une gomme, le bureaucrade-chef une serpillière

Confriture : Gelée de groseilles à maquereau
exemple : J'ai repêché ma tartine de confriture

Flanc-tireur : Maquisard qui tire au flanc
exemple : la flémingite aiguë touche un flanc-tireur sur un

Homorragie : Saignement de pédale
exemple : J'ai fait une homorragie en tombant de vélo

Infermière : Dame qui soigne les bestioles
exemple : chaque matin l'infermière est le véto

Malagauche : Maladroit du bras gauche
exemple : La plupart des anglais sont malagauches, les autres sont inconscients du danger

Papirusse : Grand-père égyptien ou slave, ça dépend des grand-pères

Piment des squelettes : Condiment qui fait pleurer et mourir des fois

Prépuscule :  Morceau de peau qui se recroqueville à la tombée du jour
15 septembre 2012

Participation de Droufn

Le canaritosaure: C'est jaune comme un canari, ça vole comme une caisse à outils et ça chie comme un dinosaure. (pas très utile en fait)

 

La barbapouffe: Ce qui dépasse du maillot de la blonde qui ne s'est pas épilée.

 

Le dentifesse: Pour laver les dents des trous du cul.

 

Conprimé: Imbécile à l'honneur, ne renouveler que si nécessaire.

 

Arbalètre: Pour tirer des mots à l'automne.

15 septembre 2012

Souvenirs de ma vie d'avant le Défi (Joe Krapov)

1 Basketchup : sport américain particulièrement débile qui consiste à se disputer la propriété d’un bol empli de ketchup qu’on doit aller déposer à l’autre bout du terrain dans un panier déjà empli de galette et de petits pots de beurre.

2 Cassoulèvement : phénomène de geyser qu’on trouve dans les marmites des cuisines toulousaines lorsqu’on y plonge des saucisses cueillies sur un caoutchoucroutier (voir ce mot en 4 dans la liste).

3 Brahmanite : culte rendu à une divinité hindoue dont les six bras sont prolongés non pas par des mains mais par des champignons. Sur certaines représentations iconoclastes les champignons sont remplacés par des sexes masculins il s’agit alors d’un culte déviant dénommé brahmanite phalloïde.

4 Caoutchoucroutier : variété d’arbre qu’on ne trouve qu’en Alsace et sur lesquels poussent des saucisses particulièrement élastiques.

5 Barquadrumane : ancien gorille de boîte de nuit promu préparateur de milk-shakes à la banane.

6 Fissaturne : chambre vite dégotée dans laquelle on se rend pour y exécuter un coït généralement furtif.

7 Déshabtitiller : déshabiller quelqu’un(e) en prenant soin de stimuler dans le même temps ses zones érogènes.

8 Convoittiser : désirer quelqu’un et l’allumer suffisamment pour être payé de sa flamme en retour.

9 Gourgamandiner : promettre tant de friandises aux amandes ou de plaisir charnel à une jeune femme qu’elle en perd tout sens moral, toute retenue et tout porte-jarretelles par la même occasion.

10 Byzanthrope : qualifie un individu chanceux qui n’est jamais content de son sort et se plaint toujours que ça ne soit pas Byzance en parlant de sa villa à Saint-Trop’.

 

P.S. Il s’agit ici d’extraits d’une liste de 28 mots-valises pondus dans une séance d’atelier d’écriture « en vrai » en mai 2006.

15 septembre 2012

Mon abécédaire de néologismes (Sebarjo)

 

 

Alphabêtifier. v. tr. Apprendre à ne pas lire.
Depuis qu'il regardait la télévision plus de deux heures par jour, il avait pris des cours du soir pour s'alphabêtifier. (Christophe deux-vaches-et-un-âne)

 

Breffer. v. tr. Mettre un terme à, tourner court.
Dans cette entreprise, on formait à la va-vite jusqu'à breffer les briefings. (Xav' Nee, patron de Free-T)

 

Cinéphilatéliste. n. m. Amateur de films, complètement timbré.
Depuis qu'il avait vu Jour de fête, mon oncle était devenu cinéphilatéliste, au point de perdre son poste aux PTT. (Jacques Tati-Lifone)

 

Dysfonctionnaire. n. m. Salarié du privé qui prend ses pauses réglementaires.
Suite à de graves dysfonctionnements internes, cette entreprise a licencié abusivement plusieurs milliers de dysfonctionnaires. (Arnaud de Bontéamour)

 

Espérogène. n. m. Euphorisant hormonal de nature protéique ,donnant l'espoir de la victoire. Entre notamment dans la composition de l'ESPO, ersatz inoffensif de l'EPO
Les bras durcis par quelques prises d'espérogènes, il se sentait en veine et la victoire les lui gonflait (ses veines) (Richird Avaincre)

 

Fleurosité. n. f. Sentiment persistant de bienveillance qui pousse à l'empathie naturellement.
Il est vrai que dans certains débats, il y a parfois trop d'animosité. Mais le problème chez les socialistes, c'est qu'il y a surtout trop de fleurosité, car pour eux, l'important c'est leur rose. (Froi Saint-copé)

 

Gaspafroi. n. m.Version chaude du gaspacho.
Gaspard faisait mijoter sur le feu son gaspafroi tandis que Gaston mettait des glaçons dans son gaspacho. (Daemon Revos)

 

Hooliperd. n. m. Hooligan toujours en colère car son équipe favorite ne gagne quasiment jamais.
Depuis qu'il soutient le PSG, il est inévitablement devenu hooliperd. (Miguel Denigot)

 

Igloogloo ou Iglooigloogloo. Onomatopée d'origine inuit qui sert à évoquer la fonte des glaces.
Depuis quelques années la banquise fond à vue d'oeil, s'enfonçant dans la mer en faisant igloogloo. (Niholas Culot)

 

Jokipleur. n. m.Joueur perdant une partie de jokari.
Joe Krapov est redoutable aux échecs mais au jokari, il finit souvent jokipleur (rires). (Joe E-starr)

 

Kipoli. n. m. Kimono double, triple, quadruple et plus encore.
Son kimono était beaucoup trop grand. On aurait dit un kipoli de sumo. (Du-vide Douillet)

 

Librairien. n. m. Muséologue des bibliothèques.
Avec l'essor du e-book, le librairien aura un chouette boulot. (Hugues Effraie)

 

Maxistère. n. m. Gros ministère dans le quel on trouve un grand nombre de prétendants au titre de Premier ministre.
Depuis le mois de mai, les hommes du maxistère sont tout feu tout flamme et touchent du bois pour devenir des gens (de) marque (et des) héros. (Brice Hortefeu)

 

Nargotique. adj. Drogue sémantique.
Ce célèbre linguiste parlait souvent sous l'emprise d'un nargotique puissant. (Brelan Tarthes)

 

Ordinaphone. n. m. Portable qui reste muet.
Je n'ai jamais pu le joindre depuis qu'il a un ordinaphone. (Gougueule 1er)

 

Paparisien(ne). n. m. ou f. et adj. Banlieusard ou pire... provincial !
Que de paparisiens sur la Tour Eiffel ! (Fulgurence Bienvenüe)

 

Qoc. n. m. Coq qui se loupe car il ne chante pas à l'aube mais au crépuscule.
Ton coq est en train de devenir qoc, ma poule ! Il se loupe de plus en plus ! Et c'est r'parti la sérénade !!! (Linov En-tuera, dans Du rififi chez les poulets)

 

Ratanouille. n. f. Mélange de pâtes et ratatouille.
Des nouilles oui mais... en ratanouille ! (Fernandouillle dans Don Caminouille)

 

Sanzippé (ou sans-IP). n. m. et adj. Personne qui ne possède ni ordinateur ni accès Internet.
Aujourd'hui, on peut à l'extrême rigueur être sans abri, mais être sanzippé est inadmissible. (Les Ordis du Coeur, art. 3)

 

Trompone. n.f. Instrument à vent à embouchure, qui fait partie des cuivres. Entre la trompette et le trombone.
What's a wonderful trompone ! My bike's flyin' alone... (L. Armstrong... Lance or Louis ???)

 

Urlurler. v. tr. Hurler deux fois plus fort que d'habitude, de préférence la nuit, et trouver ça chouette.
Ce vieil hibou de voisin avait invité ses potes et ils avaient urlurlé toute la nuit sur des musiques pop qui tournaient dans l'air. (Léo, des Poppies)

 

Vagabonner. v. tr. Faire une délicieuse et fugitive promenade.
Les sanglots longs des violons de l'automne vagabonnent (Vert Pollen)

 

Wokman. Cuisinier dans un restaurant asiatique, spécialisé dans les sautés de légumes.
Dans ce restaurant, le wokman faisait frire ses légumes à l'oreille, attentif à leur musique interne, sans nul besoin de taper sur les bambous. (Philip Zetown)

 

Xaf. n. m. Retour de fax.
Il envoya un fax à Max et comme il avait trop de taf n'attendit même pas son xaf. (Pathéène Haf)

 

Yourting. n. m. Camping qui propose des yourtes pour hébergement.
Au yourting des flots zen, on m'a attribué la yourte au fromage, juste à coté de la yourte aux poireaux. (Froc Dubansk dans Yourting 2)

 

Zombrelle. n. f. Paralune pour zombie.
C'était la pleine lune à Hallowenn cette année. Par prudence, les zombies avaient sorti leurs zombrelles. (Juliet Romero)

 

15 septembre 2012

EXTRAITS DU PETIT DICO DÉFIANT ET SAMEDIEN (Joye)

EVPéagejoye de vivre

 

katyLectricekrapoivre 2

 

 

 

MAPpliquerwalruscience 1

 

15 septembre 2012

Daiguisements‏ (Anémone)

Bonjour les amis,
Je ne vous propose pas vraiment des camions, mais quelques termes portant daiguisement*.
Me pardonnerez-vous?


  - Parlement: lieu où l'on dit rarement la vérité.
  - Politiques: Individus se nourrissant sous des dehors polis du sang d'autres vivants, à qui ils peuvent  transmettre des germes pathogènes allant jusqu'à susciter de graves paralysies.

  - Des filles du samedi: Attention, parmi elles se cachent quelques exemplaires de sexe mâle, voire incertain.
  - Particule: Partie sur laquelle les nobles s'assoient comme tout le monde.

  - Radinerie: Obsession morbide de celui qui a peur de se retrouver sans un radis.
  - Feu d'artifesse: Explosion de splendeur survenant à l'apogée d'une partie de jambes en l'air.

* - Daiguisement: Manière de tromper par son aspect, afin d'aiguiser esprit critique, plaisir et imagination.

15 septembre 2012

do you speak l'Escalog ? (Zigmund)

Les gamelles étaient pleines de gloups et de schroup, mais les matous miaulaient et criaient famine :

" -on ne me la fait pas à moi, espèces de petits  müdürlügüs ! "  râla Gabrielle en versant ses tretre dans son chocolat.

 La radio diffusait une fois de plus ce truc qui m'inintéresse au plus haut point : les cours de la bourse.... beurk ...de bon matin !

 Je coupai le sifflet au (chro)niqueur boursier  et demandai à Gabrielle "peux tu me passer le schlock, je pars chercher de l'ail  du beurre et du persil pour accomoder les cascargots du jardin ? "
 (extrait de "les très riches heures de l'Escale" par Z von Berthold)
 

1/Gloups = n m  c'est la pâtée du chat (allusion au bruit que fait le chat qui plonge sur, puis dans la pâtée et l'engloutit à toute vitesse.  

va de pair avec 
2/Schroup : n m   nom générique donné aux croquettes du chat à cause du bruit que fait la boite quand on la secoue pour appeller le matou.     Exemple  : les chats miaulent à fendre l'âme pourtant ils ont eu du schroup et du gloups !


3/Tretre (prononcer treu treu ) nm toujours pluriel équivalent humain du schroup (ce sont les corn flakes ou les rice krispies) Le matin, Gabrielle verse ses tretre dans son chocolat au lait. (un tretre ce serait insuffisant et ridicule.) 
 
 

4/Müdürlügü  n m  nous ignorons et souhaitons continuer à ignorer le sens réèl de ce mot turc, lu plusieurs fois à Istambul. Ce mot chipé aux turcs sert de gentille insulte : espèce de petit müdürlügü, nom d'un petit  müdürlügü ! (nous ignorons pourquoi, mais  le  müdürlügü est obligatoirement petit )


5/inintéresser verbe intransitif  utile pour exprimer le désintérêt  permet de  dire poliment je m'en bats l'oeil  ex : la belgitude de ce grand patron m'inintéresse au plus haut point seul m'intéresse  le  versement de ses impôts
 
 
6/Schlocker verbe intransitif  appuyer sur la commande de fermeture des portières de la voiture(en référence au bruit que fait la voiture quand on on fait usage de la clé électronique (= le schlock)  Ex : la voiture de l'Escale n'ayant qu'un seul schlock on entend souvent cette question : tu as schlocké  ? tu as pris le schlock ?
     
7/cascargot  : nm escargot de compétition à carapace blindée . Exemple ce cascargot ne se laissera pas manger la laine sur le dos !

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Le défi du samedi
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