Piqure de rappel (Vegas sur sarthe)
Le rythme est affaire d'outils et si l'on n'a pas les bons instruments, le rythme n'y est pas.
Certains disent avoir le rythme dans la peau; je ne pense pas que ce soit le meilleur endroit, à moins d'avoir une peau de timbale ou de conga.
Alors pour ceux qui auraient manqué mon cours de percussions du 5 mars 2011, voici à nouveau un extrait de mon lexique: La percussion pour les Nuls
Congas: De la famille des fûts elles se reproduisent dans les caves et vont du supertumbas au quinto en passant par le fameux ricardo qu'on sert toujours bien frais.
Claves: Grosses clavettes utilisées pour jouer la clave et tenues fermement en main contrairement aux chevillettes qui choient ou qui cherront. (Voir Chaperon Rouge)
Cymbales: Eléments de la batterie dite de cuisine encore appelés couvercles, elles permettent de jouer comme une casserole.
La cymbale porte le nom charmant de charleston lorsqu'elle est agitée par une pédale.
Mailloche: Dès 1930, celle de Lionel Hampton vibra tôt. (Voir vibraphone)
Elle est utilisée pour battre le rythme et accessoirement les jaunes d'oeuf additionnés de moutarde, d'où l'expression "Passe-moi la mailloche"
Maracas: Quenouilles que l'on secoue comme des idiophones pour en prendre de la graine. Tenues à l'envers, elles perdent leurs graines et portent alors le nom de sacaram.
Tam-tam: Son répété produit par l'écho d'un vieux gong qui fait Tam.
Le vieux gong qui fait Pouet produit également des Pouet-pouet appelés claque-son.
Timbale: Chaudron à déconfiture utilisé avec bonheur par Mahler dans sa 3ème symphonie et aujourd'hui très recherché pour son cuivre.
Proche de la cymbale par le nom et aussi par la pédale qui lui tire la peau.
La timbale possède sa tessiture comme le chaudron sa confiture.
Triangle: Originaire des Bermudes où il fut théorémé par Pythagore, c'est le plus petit idiophone de l'orchestre et aussi la terreur des potaches.
Pythagore est aussi l'inventeur de la corde tendue ou hypoténuse qui fait partie des cordophones et non pas des percussions.
Vibraphone: xylophone dont le xyloto est remplacé par un vibrato. On dit très justement que dès 1930 Lionel Hampton vibra tôt.
Xylophone: vibraphone dont le vibrato est remplacé par un xyloto.
Très populaire dans les bals où il porte le nom de balafon ou baladonf.
Alors on danse (Laura)
Défi #384
Quel rythme !!!!!
Nous attendons avec grand plaisir
vos participations rythmées
A tout bientôt et
Très belle nouvelle année
à toutes et à tous !
Ont marché le nez dans les étoiles
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MAP ; Fairywen ; Lorraine ; Vegas sur sarthe ;
Rêves de plume ; Laura ; Venise ; joye ; bongopinot ;
Participation de Venise
Les étoiles ne savent que danser , elles ont ôté leurs robes de mariés et sautillent dans le firmament.
Les étoiles sont douées pour le songe , le sommeil, et pour accompagner le berger.
Au creux de leur silence est né l’univers et de nombreux soleils vagabonds qui réchauffent les
hivers .
Les étoilent ensemencent les rêves des hommes et font naitre les questions .
Ose le voyage disent - elles - au dormeur .
Chaque chemin est un peut être .
Suis les gouttes de rosée qui voyagent avec les rayons de la lune .
Il te faudra de la force pour te remettre en route chaque matin.
Il te faudra l’espérance face aux paroles qui sont vides de sens.
Mais le monde est simple comme une étoile de berger .
Les étoiles pleuvent comme une averse au-dessus de nos toits les soirs de juillet .
Les ânes aiment les étoiles filantes , elles leur donnent du courage pour remonter les pentes
escarpées des champs de blé . Si nous avions le dixième d’attention des ânes pour les étoiles notre
monde irait mieux.

Bonne année par bongopinot

Des lampions, des guirlandes
Sur les arbres en fêtes
En habit de lumière,
Dans leurs belles toilettes
Pour une nouvelle année
En gaité pour nous armer
En tendresse pour tout calmer
En respect pour l’amitié
Des couleurs qui scintillent
Des corps qui bougent
Des enfants qui s’amusent
Des arbres qui dansent
En famille ou entre amis
Sous un ciel étoilé et joli
Cotillons et douce folie
Réveillon et confettis
De mon petit coin de Caen
Je vous souhaite chers défiants
Santé, bonheur, moments souriants
Au soleil, sous la pluie, la neige ou le vent
À vendre (Marco Québec)
Profitez d’une offre exceptionnelle
Donnez votre nom à une étoile
Disait la publicité
Un certificat de propriété
Vous sera délivré
Fallait tout de même y penser
Vendre les étoiles
Comme on vend une toile
Ou une auto de l’année
Ajoutez donc un rayon de soleil
Il n’y a rien de pareil
Pour impressionner
Tous vos invités
Quant à l’arc-en-ciel
Il fait des merveilles
Dans les fêtes d’enfants
Ou celles des mamans
Non c’en est assez
Boudons cette société
Qui veut tout marchander
Ne touchons pas aux étoiles
Aux rayons de soleil
Ni à l’arc-en-ciel
Tout cela est gratuit
C’est tellement joli
Ces morceaux d’infini
Participation de Fairywen
La course aux étoiles
Chad eut la sensation de parcourir un tunnel formé de branches entrecroisées dans lequel brillaient des étoiles. Comprenant confusément qu’il ne devait pas lâcher la main de Taanit s’il ne voulait pas se perdre dans ce monde étrange, il entrelaça ses doigts à ceux de la jeune femme, qui lui rendit son étreinte sans la moindre hésitation. Il ne sut jamais combien de temps dura cet étrange trajet, mais soudain, il se retrouva derrière un rocher recouvert d’étoiles gravées dans la pierre. L’archéologue en lui s’éveilla aussitôt et il passa la main sur celles qui se trouvaient à sa portée.
— On dirait une porte, murmura-t-il.
— Presque. C’est l’une des bornes du chemin d’étoiles. Le nombre et la disposition des étoiles indiquent au voyageur où il se trouve. J’ai installé celle-ci pour indiquer l’endroit où est emprisonné mon frère.
Le regard de Chad suivit celui de Taanit, fixé sur une ouverture béante dans la falaise située en face d’eux.
— Tu es prêt ? murmura Taanit.
— Quel est le plan ?
— J’espère que tu cours vite… Mon frère est le seul à pouvoir vaincre ses geôliers. Il va falloir que tu poses le cartouche sur la serrure de sa prison pour le libérer, et pour cela, il va falloir arriver au bout du tunnel avant qu’on ne nous arrête. Ma magie peut les ralentir, mais c’est tout. L’échec signifie la mort.
— Alors nous n’échouerons pas.
Ils s’élancèrent au coude à coude, précédés par la panthère bondissante. Un tourbillon d’étoiles scintillantes les entourait, qui déstabilisa les gardes affectés à la surveillance de la prison. Taanit et Chad couraient plus vite qu’ils ne l’avaient jamais fait de toute leur vie, la première utilisant toute son énergie pour embrouiller l’esprit et les actes de leurs assaillants, Chad se concentrait sur son but tout en distribuant force coups de poing pour protéger le précieux cartouche. La panthère bondissait à leurs côtés, sauvage, mortelle, et ses crocs acérés étaient rouges de sang.
Ils finirent par arriver au bout du tunnel, devant une porte noire comme la nuit.
— Je ne vois pas d’encoche pour le cartouche ! s’exclama Chad.
— Laisse-le te guider.
— Au point où j’en suis dans l’étrange, pourquoi pas me laisser guider par un morceau de pierre… marmonna le jeune homme.
Il sortit le cartouche de sous sa chemise, et, à sa grande surprise, celui-ci se mit à briller, faisant un écho lumineux à la porte qui révélait soudain une succession de hiéroglyphes. Chad repéra tout de suite le trou parmi eux. Sans hésiter, il y inséra le cartouche.
La lourde porte de pierre commença à glisser sur ses gonds dans un fracas de tonnerre…
Bananier (par joye)
- Dis-moi encore où je suis né ?
- Tu sais bien que tu es né à l’hosto !
- Celui-ci ?
- Non, mon bonhomme, à un autre.
- Et toi, tu es née à l’hosto ?
- Non, tu sais bien que je suis née sous un bananier.
- Tu mens, un bananier, ça n’existe pas.
- Et d’où viennent les bananes, cher monsieur, si c’est un mensonge ?
- Ben, les bananes, ça vient de l’hypermarché…du Géant.
- Oui, mon bonhomme, du Géant. Tu veux boire ?
- Non.
- Essaie un peu quand même, pour moi.
- D’accord, pour toi…
Il essaya, mais n’y réussit pas. Ses yeux, fébriles, étaient énormes, mais ils ne brillaient plus. L’eau ne perlait plus sur son front. Je savais que c’était juste une question de temps. Après quelques moments, il refit courageusement l’effort de boire, mais ne put pas.
- Yasmina ?
- Oui, mon bonhomme.
- Je vais mourir ?
- Bah oui, comme nous tous, tu le sais bien.
- Mais je vais mourir cette nuit ?
Jusqu’alors, je ne lui avais jamais menti, jamais. Donc, je pris rapidement ma décision.
- Cela se peut... Es-tu prêt ?
- Non, Yasmina. Je voudrais…
- Tu voudrais quoi ?
- Je voudrais…mourir…sous un bananier.
Ses mots venaient à peine, comme les pas vagues et incertains d’un vieillard. Je fis de mon mieux pour plaisanter.
- Sous un bananier ? Bon, voyons voir…repose-toi un moment, je verrai ce que je peux faire…
Une heure après, c’était fait.
L’arbre devant sa fenêtre resplendissait de ballons jaunes.
Rue des étoiles (Laura)
Participation de Rêves de plume
La main tâtonne un peu pour placer la bille dans le morceau de cuir. Mais pour viser la guirlande narquoise, l’œil est sûr et efficace.
Bing ! La guirlande s'éteint pour la troisième nuit consécutive.
- Moi je vous le dis m'dame Josette, le comité de quartier n'aurait jamais dû offrir aux enfants des frondes. Ah oui ..un lance-pierre... De toutes façons, une mauvaise idée ! On voit le résultat !
-Hé oui m'dame Mariette, que des bêtises ! Bon je vais porter son courrier à monsieur Pollet !
Madame Josette aime bien ce locataire du second étage. Il est un peu grognon ( d'ailleurs les taquins prétendent que son prénom est Sou ) mais il aime discuter et madame Josette aime raconter les cancans.
- Vous vous rendez-compte monsieur Pollet, une guirlande à 300 euros ! Ah monsieur le maire va sévir et punir le coupable !
- Et on sait qui s'est ?
- On se doute, les chiens ne font pas des chats. Mais on ne peut accuser sans preuve, alors tous ont confisqué les lance-pierre .. sauf la famille d'Ernest, bien sûr. On ne les a pas mis dans la confidence. Alors quand demain la guirlande sera de nouveau cassée .. hop à la gendarmerie , le fils du repris de justice !
Monsieur Pollet n'a rien dit. Il l'aime bien l'Ernest. Il l'a vu libérer un chat emprisonné par les "gentils" enfants du village, aider la vieille Juliette à porter ses courses .. oui il l'aime bien.
Alors avec un soupir, il ouvre un coffret et avec précaution range un ancien lance-pierre, de la belle ouvrage d'autrefois.
Allez , il va bien supporter quelques jours ces lumières qui le gênent la nuit . La guirlande ne sera plus cassée et même, si on embête Ernest, il se dénoncera.
Mais pour le moment il va se délecter de l'attente déçue du village.
Les étoiles souriantes (Vegas sur sarthe)
"Alors le prince Christopher brisa la lourde chaîne qui retenait la jeune fille prisonnière et elle s'éleva dans le ciel..."
Papy referma doucement le livre et, basculant la tête en arrière il jeta sur Alice un regard las mais bienveillant.
"Papy, c'est quoi toutes ces petites lumières?"
"Toi aussi tu les vois... alors c'est la preuve que nous sommes arrivés"
"On est arrivés où, papy?"
Leur étrange équipage semblait flotter comme suspendu sur un nuage liquide, dans un ciel sans soleil mais illuminé d'une myriade d'étoiles aveuglantes.
"C'est ici le monde des étoiles disparues?"
Comme il ne répondait toujours pas elle secoua les épaules du vieil homme ainsi qu'elle le faisait souvent pour le taquiner. Elle les trouva glacées et dures comme le marbre mais pourtant son regard brillait autant que les étoiles.
Elle s'aperçut que les étoiles grossissaient à vue d'oeil jusqu'à prendre la forme de visages humains.
Et très vite elle les vit...
Il y avait là son père, sa mère au regard plein d'amour, ce regard qu'elle n'avait jamais oublié, et puis petit Pierre trop vite parti.
Elle reconnut des voisins du quartier et même madame Potin la méchante concierge avec un étonnant sourire qu'elle ne lui avait jamais connu.
Tous avaient ce même sourire radieux et c'est ça qui les rendait si lumineux, jusqu'au clochard de la rue Lamartine et son gros chien Grapotek- un nom à coucher dehors disait-il.
"Papy, j'ai froid" souffla Alice en retenant un claquement de dents.
Le vieil homme s'extirpa péniblement du vaisseau-fauteuil et prit Alice dans ses bras : "Il est temps que tu redescendes, ma chérie. Ta place est en bas pour longtemps encore. Ne t'inquiète pas, d'ici je ne te perds pas de vue"
Elle allait protester mais l'étrange nuage l'emportait déjà vers la terre, loin de ses visages familiers.
Elle n'avait pas eu le temps de l'embrasser, pourtant une chaleur bienfaisante embrasait ses joues à mesure qu'elle s'approchait du sol.
Il lui sembla même que l'affreux Grapotek avait souri de toutes ses babines et qu'une nouvelle étoile - plus brillante que les autres - venait de s'allumer...
INSPIRATION (Lorraine)
Quelquefois, la vie semble dépeuplée. Les jours ressemblent à des branches d’arbre mort. Il n’arrive rien. On est frileux. On prend un livre…
Et soudain, comme éclate un feu d’artifice, l’aventure est là, haletante, inattendue. Le soir tombe, on allume la lampe près du divan, le feu de bois pétille. On est bien..
II suffit parfois d’un simple geste pour suspendre des étoiles à l’arbre desséché de solitude. Et vivre des moments ineffables…
Défi #383
Une photo pour vous inspirer :
en vous souhaitant
de belles fêtes !
Adressez vos participations à
A tout bientôt !
Attends, je creuse... (Walrus)
Si je comprends bien ce que raconte la littérature spécialisée, ces personnages qui hantent nos nuits proviendraient de nous-mêmes. Ils surgiraient de l'un ou l'autre niveau de notre psyché, mais les experts se disputent : inconscient, subconscient, ça, surmoi, c'est pas très clair. On aimerait parfois que ces niveaux soient clairement définis, un peu comme les orbitales électroniques des atomes et encore... même là, il peut se produire des hybridations !
Bref, en gros, cet assassin qui surgit dans vos rêves... c'est vous !
Les rêves par bongopinot

Mais d'où viennent ces personnages
Ces esprits qui hantent nos rêves
Ils arrivent du plus profond des âges
D'un pays de nuit au cœur de guimauve.
Et sortent de notre imaginaire
Lorsque nos paupières se ferment
Fouillant au fond de notre mémoire
Nous découvrons la clé si précieuse
Nous permettant de revoir les personnes
Qui nous manquent dans l'existence
Pendant ces quelques heures l'on frisonne
Et l'on retrouve les images de l'enfance
L'on s’envole vers de belles intrigues
Avec des génies des bandits épieurs
Des héros qui nous subjuguent
Pour un temps oubliant nos peurs
Pour un voyage au bout de nos songes
Qui nous attire et nous charme
Une fenêtre ouverte sur des mirages
Où le possible et la fiction gentiment flirtent
Ces personnages qui hantent nos rêves
S’alimentent de nos vies de nos lectures
Attendant que le marchand de sable se lève
Pour nous retrouver dans de nouvelles aventures








