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Le défi du samedi

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17 mars 2018

Va donc eh couillon ! (Walrus)

 

Écouvillon ! À quoi il pense ce mec !

N'a rien d'autre à faire que de se curer les oreilles ?

Si encore il l'avait mis au pluriel : écouvillons, ça aurait eu l'air d'un verbe à la première personne du pluriel de l'indicatif présent (tu parles d'un cadeau !).

Peine perdue, le verbe existe, mais c'est écouvillonnons (si, si, je suis allé vérifier à Nancy)

Il pouvait pas dire Q-tips, comme tout le monde ?

 

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17 mars 2018

Escoveillon belle équation (Kate)

 

En effet, belle équation : Bâton + Linge = Ecouvillon !

IMG_2563

"Bâton", vers 1100, bastun "long morceau de bois servant à frapper, se déplacer..." (Chanson de Roland...)

+ "linge", 1er quart XIIème s., "voile de lin, morceau de toile"

= écouvillon très utile car sans chercher, j'en ai trouvé plusieurs...

IMG_2560

 On remonte au Moyen Age et j'aime ça... si loin, si proche !

"Li escoveillons a un fornier" : nous voilà donc à la boulangerie !

Celle-ci dont le nom m'intrigue ?

Unknown 

Le sieur Gaffiot (en ligne, s'il vous plaît !) nous en indique ses belles origines latines...

IMG_2564

 Déjà des "forniers" avec une organisation du travail bien "huilée" : les uns pilant dans un mortier et les autres vannant (travail de meunerie). Sans doute devaient-ils aussi avoir le bâton entouré d'un chiffon afin de nettoyer le four qu'on appelait au Moyen-Age "escoveillon" puisque ce mot vient du latin classique "scōpa" (balai)...

17 mars 2018

Absence (petitmoulin)


Il ne reste à la nuit
Que ses insomnies
Et l'écouvillon de l'absence
Qui gratte jusqu'au sang
Les souvenirs
Restés collés
Sur les parois de la mémoire
Le corps se dissout
Dans sa brûlure
La pensée divague
Jusqu'au vertige de sa douleur
Combien de temps
Faudra-t-il à la rose
Pour oser sa fragilité

 

17 mars 2018

Le Coup Villa Lyon (Nana Fafo)

 

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Chapitre 03 : Les indices


 

Episode 09 : Opération Le Coup Villa Lyon

 

Quelque part dans la Sarthe

Dangeul - Hameau Le Couvillon.

 

“Tu t’es bien caché”

“Tu me connais, je sais brouiller les pistes”

“As-tu vu des supers héros ?”

“Non, toujours pas, pourtant je laisse des indices”

“Je comprends pas, cette mission n’est pas plus difficile que les autres, quels indices as-tu laissés ?”

“J’ai été voir des Zébus trop bizarres, Un hibou super chouette, des phoques qui se lamentent, j’ai même été chez des grosses fourmis et des ours polaires”

“ah quand même”

“faudrait peut-être revoir le plan ?”

“tu sais cette opération de Coup Villa Lyon, c’est Davis Rieux qui l’a mise en place, le gars qui a inventé la brosse à reluire. Elle n’est pas faite pour ceux qui ont du vent entre les 2 oreilles, si on peut y passer l’goupillon, je peux rien faire pour eux ”

“on fait quoi alors ?”

“on attend”

“pfff, je vais me laper du lait t’en veux ?”

“non merci... je voulais te demander, pourquoi t’as pas choisi Elincourt et la rue l’écouvillon, c’est bien aussi comme planque ?”

“oui, je sais, il y avait aussi Couville en Normandie dans la Manche, mais bon, yen a deux qui sont passés au Mans, je pensais qu’ils me trouveraient, tu te rends compte ils n’ont même pas cherché, même pas vu les signes”

“c’était qui ?”

“un Pingouin et un Cochon”

“un Cochon ? j’ai jamais fait appel à un Cochon… hum ça doit être un acolyte “

“Bizarre comme choix d’acolyte”

“Tu sais, l’Pingouin c’est un nouveau, il a pas encore l’habitude des signes, si tu le revois dans tes parages, sois plus clair”

“Je crois qu’il s’est fait avoir par la boussole du Yéti”

“ne me dis pas que c’est l’Pingouin qui a Zéba ?”

“ben, oui c’est lui”

“tu connais Yeti il est pas très causant comme gars, il a pas dû lui expliquer”

“le pauvre, il va se galérer…”

“jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il faut la dégoupiller… ou pas”

 

Conversion entre le gars au brodequins vraiment rouge et JP le chat jaune poilu

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 498 - Ecouvillon - thème de la semaine

17 mars 2018

Rince-bouteille (Vegas sur sarthe)

 

Au bourg tout le monde l'appelait Rince-bouteille à cause que son nom c'était Goupillon, Ernest Goupillon de la dynastie des Goupillon, une grosse famille de viticulteurs qui refoulait du goulot et crachait à dix pas mais pétait dans la soie les jours de la saint Vincent tournante. 

Fallait le voir l'Ernest sauter sur le cheptel féminin, frémissant du hérisson et jamais avare de flatteries; pourtant certaines disaient qu'il s' y prenait comme un manche et que son bidule tenait plus de la queue-de-renard que de la tête-de-loup.
Personnellement je n'en savais rien car je n'avais fréquenté l'Ernest qu'à l'école primaire à l'heure où on joue à celui qui pissera le plus haut mais sans jamais montrer la Chose à l'adversaire. 

L'affaire avait fait grand bruit quand il avait engrossé la Jeanne, la fille du maire – nous on disait la dame-Jeanne à cause qu'elle était dix fois plus dodue que les autres – et les Goupillon réunis en commission extraordinaire avaient dû négocier le "torpillage" du futur batard auprès du maire qui depuis ce jour roulait avec madame le maire en cabriolet Citroën DS !
La dame-Jeanne était restée en carafe quelque temps histoire de décanter son amertume pour entrer finalement chez les petites soeurs de la Providence où elle aurait tout loisir de maudire l'Ernest et son hérisson fouineur. 

Et puis un beau jour elle a débarqué, celle qui allait le soumettre, le dompter, lui faire traîner la langue par terre et embobiner dans son sillage capiteux toute la dynastie Goupillon.
Certains disaient qu'elle avait perverti le père, l'oncle et même la mère, mais ce sont les jaloux qui disent ça, tous ceux qui auraient aimé avoir chez eux cette callipyge beauté sortie d'on ne sait où, capable de créer un embouteillage dans un village où il n'y a que cinq voitures dont le cabriolet du maire, capable de faire sonner trois fois l'angelus au bedeau rien qu'en passant devant l'église mais surtout capable de dilapider tout un patrimoine ...
On n'avait jamais rien vu ici d'aussi bien carrossé depuis cette "Sugar" dans Certains l'aiment chaud projeté en 65 à la salle paroissiale, d'ailleurs elle se prénommait Marylin sans le 'e' comme aux Amériques! 

Rince-bouteille avait pris un teint rubicond et l'air idiot des amoureux éperdus jusqu'à ce qu'ils officialisent leur union et que la callipyge beauté devienne Marylin Goupillon de la dynastie Goupillon; là, il devint encore plus cramoisi et plus idiot tandis que la cave commençait à se vider de ses meilleurs crus.
Non pas que la belle eut le gosier en pente autant que sa chute de reins mais à cause de cette camionnette qui partait la nuit pour Paris avec des caisses de précieux nectars, des Vosne Romanée, des Corton, des Chambertin et autres petits-Jesus-en-culotte-de-velours... mais ce sont les jaloux qui disent ça, ceux qui n'en ont jamais eu et n'en auront jamais dans leur cave. 

Pourtant à mesure que les caves se vidaient, Rince-bouteille pâlissait et chacun comprit que pour la bagatelle, l'Ernest devait se brosser.
Il s'en était ouvert en confession au jeune curé qui l'avait chuchoté aux bigottes qui l'avaient claironné au café des Sports et ainsi dans chaque oreille que comptait notre bourg.
Rince-bouteille dépérissait et ni les ventouses ni les cataplasmes de moutarde Grey Poupon et moût de raisin du Docteur Rougeot ne lui rendirent son teint d'amoureux transi.
Les mêmes bigottes racontaient que "la sorcière" – comme elles l'appelaient – avait envoûté le presbytère et son jeune curé, mais ce sont les jalouses qui disent ça, celles qui n'ont pas connu le loup et qui mouillent leurs dessous à l'eau bénite. 

L'Ernest eut des funérailles nationales enfin... cantonales avec procession, ostensoirs et des cierges gros comme... comme il aurait rêvé d'en avoir un mais ce sont les jaloux, les peine-à-jouir qui disent ça.
Dans le cortège certains crurent reconnaître soeur Jeanne, sortie de son couvent de la Providence pour la circonstance, marmonnant et maudissant feu l'Ernest et son hérisson désormais en deuil. 

Sur le caveau familial au devant de la plaque d'Ernest Goupillon, un petit malin ou une friponne avait déposé un pot de Callistemon citrinus aux fleurets d'un rouge flamboyant – comme qui dirait chez nous un rince-biberon – mais faute d'arrosage cette métaphore vivace se dessécha avant l'automne.

 

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17 mars 2018

Présentations 2 (Joe Krapov)

- Ecouvillon ? François Ecouvillon ? Le célèbre poète ?
- Et voyou ! Lui-même !
- Enchanté de vous rencontrer ! Je me présente : Arthur Ecourimbaud, poète et voyant !

coquetier rimbaud delcampe

17 mars 2018

Ecouvillon (Laura)

 

Comment relier le nom de cet instrument très pratique, l'écouvillon
Mais ni très poétique, ni très artistique avec par exemple François Villon?
Comment commencer un texte ou un poème avec un écouvillon?
Comment le poursuivre , le mener et le conclure avec un autre nom que Villon? 

Un véritable aiguillon
Pour un écrivaillon
Ne pas boire le bouillon
Avant de creuser un sillon 

Je voue une grande admiration
Aux divers Amphitryon
Qui méritent la béatification
Pour leurs compilations 

Je ne ferais pas de brouillon
Et ne mettrais pas de bâillon
Je mettrais un ardillon
Pour attraper des carpillons 

Peu importe la cohésion
Pour écrire une composition
Vive l'approximation
Bien loin de "Bénédiction[1]" 

Comment relier le nom de cet instrument très pratique, l'écouvillon
Mais ni très poétique, ni très artistique avec par exemple François Villon?
Comment commencer un texte ou un poème avec un écouvillon?
Comment le poursuivre , le mener et le conclure avec un autre nom que Villon?

 



[1] de Baudelaire

10 mars 2018

Défi #498

 

Écouvillon

 

4981

 

Mais vous n'êtes pas obligés
de nous la jouer "Grand bleu", hein !

10 mars 2018

Se sont assis aux marches du palais

10 mars 2018

Participation de Venise

 

Un soir je me suis barrée.

J’ai descendu les escaliers du grand palais sans faire le moindre bruit.

Le pacte familial m’avait exclue du trône tant qu’un garçon pouvait y prétendre.

Une fois dehors j’ai mis mes vieilles pompes de princesse en déroute, j’ai escaladé le grand portail du palais et j’ai marché dans la neige.

Les cheveux en bataille et sans fard aux joues, je ruminais ma colère. Un jour je tuerai cette dynastie de mâles me suis-je jurée cette nuit-là.

J’ai pensé badigeonner le cul de mon frère à l’arsenic, pendant son sommeil, mais c’était compliqué.

Il était évident que ma présence au palais en amusait plus d’un.

Vous êtes magnifique me murmuraient aux oreilles les prétendants invités par mon père le Roi.

Personne ne se méfiez de moi, déshéritée dès ma naissance. Aussi je me suis débrouillée seule à la force de mes bras pour arriver en tête du peloton.

C’est curieux comme souvent c’est au plus profond d’une dynastie que vont se mettre à miroiter les idées les plus sombres.

D’où venait ce coup de poing qui me cueillait à l’estomac chaque fois que mon frère se moquait de mes prétentions à régenter le royaume de France ?

Je souffrais du pouvoir que cette dynastie attribuait aux hommes et aux commerces qu’ils faisaient des femmes.

 Une équation maudite, un incubateur à des meurtres fratricides.

Je suis coupable, je sais de mon gout pour la liberté, je suis coupable de m’affranchir de mon destin de femme .

Mon père s’est alors approché de moi /

N’oublie jamais ton nom, ma fille il ne t’a pas été donné par ta mère.

Mais tu pleures ma fille ?

Non-père j’ai la cornée fragile, et j’ai envie de voir ma mère.

C’est quand même Elles qui vous mettent au monde.

Mon père le Roi s’est redressé il avait l’air emmerdé.

Ça m’étonnerait qu’elle se déplace jusqu’ici a -t-il répondu.

C’était l’époque où je n’étais pas encore un assassin. Les conditions n’étaient pas réunies pour que la dynastie des femmes advienne.

Pour me hisser sur ce trône il m’a fallu comme les culs-de-jatte m’y trainer la gueule en sang.

Ce n’était pas une couronne c’était un casque de chantier qui m’attendait.

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10 mars 2018

Billet d'adieu (maryline18)

 

Décidée je reprends le large

Yéti et bonne humeur en poche

Naviguer c'est rester en marge

Asociale je sautille en croche

Symphonie jouée par la foule

Teintée d'amitiés virtuelles

Idéaliste je déboule

Effrontée je me fais la belle...

 

10 mars 2018

Même pas gênée aux emmanchures (Cavalier)

"Même sans que ça nous mène, Chimène
Du désespoir à la haine
Même Chimène si tu m'aimes
Il faut que tu te souviennes

Aux amours bien nées, Chimène
Le bonheur n'attend pas
Le nombre des années, Chimène
Comprends-tu ça ?"
R. Joly G. Manset 

δυναστεία, ha ces dirigeants sans Gêne d'une Même famille !
 
Il était une fois deux puissantes dynasties d'essaims de génies ailés, les Gènes et les Mèmes, qui vivaient heureux au doux royaume géminé d’Hominidia. Le royaume dual se développait grâce aux Gènes besogneux, pendant que les Mèmes imaginatifs prospéraient harmonieusement grâce aux gigantesques possibilités mises à leur disposition.
 
Les Gènes bossaient les maths, la biologie, l’informatique et toutes sortes de techniques. La partie sinistre, énorme, de leur crâne chauve bourdonnant nuit et jour.
Les Mèmes, eux, exultaient, friands de légendes, de chansonnettes, d’idées nouvelles, d’histoires drôles et de jeux de mots. Tous les soirs, leur tête était brûlante, un peu maladroite. Ils ne dormaient jamais de ce côté-là, pour mieux ventiler leur folle chevelure.
 
Chimène, la fille du roi des Gènes, aimait Jaimes, alias Side-car des neiges, prince des Mèmes. Malheureusement pour les amoureux, un soir, le roi des Gènes, un peu halogéné, gifla sans vergogne la reine-mère, mégère des Mèmes. Ce qui revient à dire qu’elle commença à gémir puis, se ressaisissant, à mugir. Elle entreprit alors de vouer aux gémonies le royaume des Gènes, et se creusa fort les méninges pour appeler Némésis à la rescousse.

Chimène, qui de la dernière pluie n’était née et avait étudié moult écrits bien amenés sur la fabrication du cidre à Burgos, a clos l'affaire, en offrant un gemme magnifique à la matrone phénoménale.
 
Si à ce stade dynastique vous êtes gênés et sans plaisir aucun, on prend les mêmes et on recommence...



Cid_comedie

 


Pour les plus courageux, voir sur les Mèmes https://fr.wikipedia.org/wiki/Mème

 

10 mars 2018

Shang contre Zhou (vegas sur sarthe)


"T'es de laquelle, toi ?"
"Je suis de celle des Shang"
"Les Shang de Zhengzhou ?"
"Non, y'a trop de 'z' et de 'h' dans Zhengzhou ... on est les Shang de Yin près d'Anyang dans la province de Henan"
"Ah... moi j'aime pas la province"
"Et toi, t'es de laquelle ?"
"J'suis de celle des Zhou... mais de l'Ouest"
"Parce qu'il y a aussi des Zhou à l'Est ?"
"Non mais on a toujours dit les Zhou de l'Ouest"
"Et pourquoi ça ?"
"J'en sais rien, on m'a dit que c'était les mystères de l'Ouest"
"Et vous êtes dans quoi, les Shang de Yin ?"
"On est dans la roue et dans les chars de combat et aussi les récipients en bronze pour le pinard... faut s'diversifier ! De nos jours, la roue a vite fait de tourner. Et vous les Zhou vous êtes dans quoi ?"
"On est dans la reconstruction de palais"
"Ah... orthodontistes ?"
"Non"
"Les métiers de bouche, alors ?"
"Non, la reconstruction de palais comme des cités dortoirs, des administrations, tout le toutim"
"Bof... tout ça c'est du chinois pour moi"
"Mais nous les Zhou on a aussi inventé la fonte et comme on avait fait un four on s'est reconvertis dans les tables de multiplication"
"Ah ouais! C'est vous qu'avez inventé ce tube bizarre : deux fois deux truc, na na na na nère, six fois huit quarante douze..."
"Euh... l'air ça va mais pas les paroles, et puis ça ne se chante pas, ça s'écrit! D'ailleurs vous devez vous en servir pour vos roues"
"Euh... pour nos roues on fait ça au pif; vu que la Terre est carrée il a bien fallu qu'on improvise"
"Au pif ? Chez les Zhou on écrit, au moins ça reste"
"C'est quoi un écrit ?"
"Vous connaissez pas l'écriture chez les Shang ?"
"Euh... non. On peut savoir ?"
"Hein ? Mais tout ce qui s'passe dans la dynastie reste dans la dynastie !"
"Bon, j'disais ça histoire de faire avancer..."
"Faire avancer quoi ?"
"Le schmilblick"
"C'est quoi ça ?"
"On pourrait envisager d'échanger mon schmilblick contre ton écriture mais je dois en référer à ma dir..."

(Haut-parleur) "Monsieur Chung Shang de Yin près d'Anyang dans la province de Henan ! Bureau N°3 !"

"Bon, ben salut... et bonne chance pour le poste"
"Merci. Tu sais, faire du porte à porte pour placer des boîtes de mahjong, c'est pas trop ma spécialité"
(Soupir)

 

10 mars 2018

Chez les Walrus

 

... nous sommes tous fous*, de père en fils !

Mais est-ce que cela suffit pour faire une dynastie ?

 

*Pour le moment, par exemple,mon fils visite Tchernobyl en fauteuil roulant

 

10 mars 2018

Ma dynastie par bongopinot


Je fais partie d’une dynastie
D’une noblesse sans pareille
Qui de tout temps a fait merveille
Sans titre sans fortune mais avec des outils

D’abord de père en fils ils travaillaient le bois
Ce matériau naturel et vivant
Qui a fait la joie de tous même des enfants
Lorsqu’ils découvraient leurs jouets en bois

Descendante de sabotier
Et aussi de nombreux ébénistes
De luthiers j’admire ces artistes
De chaisiers de charpentiers

Certains métiers se sont perdus
Pour d’autres les machines peu à peu aident l’homme
Mais l’amour du travail lui reste
Et leurs œuvres portent leur histoire leur vécu

Métier de passionné
Je me souviens de mon grand-père, de mon père
Passant des heures sur une pièce ou une sculpture
Dans notre famille ce don s’est perpétué

Et même les filles s’y mettent
Elles scient elles rabotent elles poncent
Et jamais elles ne renoncent
Grâce à l’échange aux partages

Je fais partie d’une dynastie
D’une noblesse sans pareille
Qui de tout temps à fait merveille
Sans titre sans fortune avec du bois et de la minutie

 

10 mars 2018

Si tu as reçu (petitmoulin)

 

Si tu as reçu en lignée
Un regard
Sur le jour à son aube
Chaque couleur sera précieuse
À tes ciels d'épuisement
Si tu a reçu
Une oasis pour la soif
Elle sera fruit mûr
À la croisée de tes déserts
Si tu as reçu
L'étendue des mots
Affirme ta révolte
Chante la poésie
Si tu a reçu
Le cri qui pulvérise le silence
Le silence qui ferme le cri
Si tu as reçu
L'élan de ton libre choix
Transmets sans retenue
À tes suivants

10 mars 2018

La mousse qui descend des cyprès (Pascal)

 

La table sur laquelle j’écris est celle-là même qui servait à nos grands repas de famille, il y a longtemps, à Saint-Bardoux. C’est peut-être pour cela que mes meilleurs souvenirs se bousculent, cherchant la faveur de mon clavier, quand je m’y attable.  
Lorsque le silence du quartier me le permet, j’entends les conversations du passé, les rires des uns, les blagues des autres, les paroles enchantées de ma mère et les tentatives de solennité de mon père, pour servir tout le monde (pendant que c’est chaud).
En fermant les yeux, je nous vois tous présents au banquet de la Vie, nous n’avons pas une ride, nous sommes jeunes à jamais. Le dimanche, c’est encore plus flagrant ; dans la bonne humeur générale, les chaises s’approchent de la table en raclant le sol, les assiettes se tendent, les verres tintent, les exclamations fusent, les fourchettes piquent de bon cœur, le vin coule à flot, le pain croustille et les miettes multicolores sont les confettis de la table… 

L’été, à l’heure chaude de midi, le soleil éblouissant traversait allègrement les fenêtres et il dardait ses rayons aux quatre coins de la salle à manger ; nous étions obligés d’entrecroiser les volets pour apporter un peu d’ombre au repas. L’hiver, c’est la cheminée qui crépitait dans la grande pièce ; quelquefois, une escarbille incandescente claquait dans l’âtre et tout le monde se taisait comme si le feu allait parler…  
On avait des discussions animées mais elles ne s’engageaient jamais vraiment ; la politique, le sport, les faits divers, le cours de la bourse, tout ce qui peut promouvoir l’ambition, la jalousie et la cupidité, c’était proscrit à cette table. Si l’on débordait, mon père remettait vite les choses en place…  
Naturellement, on racontait nos exploits, les bonnes notes de nos enfants, la future augmentation, etc. Je crois qu’on ne parlait pas de nos emmerdes parce qu’ici, elles n’auraient pas trouvé l’écho de nos lamentations ; ce n’était ni le moment, ni l’endroit, c’était seulement le temps heureux des retrouvailles.
Selon les saisons, on parlait encore des futurs légumes du jardin, de la fraîcheur du vent du Nord, des premières fleurs sur le cerisier, du manteau blanc qui avait accaparé le pré de Cinq Sous ou de la sécheresse préoccupante, des orages annoncés et du voisin, un peu laxiste, qui n’avait pas encore rentré ses ballots de paille…   

Toi, tu étais au centre de la famille, dans le cocon aimant de nous tous, entre cousins et cousines, entre oncles, tantes et grands-parents. Papy surveillait personnellement ton assiette pour que tu manges toutes les bonnes choses qui se posaient sur les dessous de plat. Il te servait la première comme l’invitée de marque à sa table.
Petite princesse, on mettait ta serviette autour du cou, on coupait ta viande, on te servait à boire, on s’inquiétait quand tu rechignais devant telle ou telle victuaille. Mamy avait toujours de quoi à pallier un petit caprice ; quand on amenait le plateau de fromages, avec ses fortes odeurs, elle t’apportait un yaourt parfumé. Avant la fin du repas, on te permettait même de descendre de table, pour te dégourdir les jambes.
Parfois, au milieu de tout ce grand dépaysement, tu avais un petit coup de chagrin et tu réclamais ta maman. Vite, mamy te mettait sur son genou ; pendant qu’elle essuyait tes quelques larmes, elle te racontait des secrets que seules les petites filles peuvent comprendre ; elle t’emmenait dans sa cuisine et, en cachette de tous, vous prépariez ensemble la salade de fruits du dessert. 

Le brouhaha autour de la table n’en finissait pas ; il était comme le passage d’un train rapide dans lequel on pouvait entendre tous les voyageurs. On se trouvait encore des ressemblances, on parlait chiffons et dentelles, on parlait chasse et pêche, on parlait de l’avenir en se gorgeant de ce présent extraordinaire.
Pour faire durer ce plaisir, on se resservait à boire d’une soif qu’on n’avait plus, on mangeait encore d’une faim qu’on n’avait plus…   

Puis, c’était l’heure du champagne ; le bouchon, quand il était sur le départ, envoyait vite toutes les cousines se cacher en criant sous la table ! Les femmes rentraient la tête, fermaient les yeux, bouchaient les oreilles et les hommes, curieux, calculaient la trajectoire du projectile entre les ampoules du lustre, les hauteurs du buffet et les bibelots sur le manteau de la cheminée…
Tout à coup, dans un panache de mousse débordante, le champagne coulait à flot, les flûtes tintinnabulaient au diapason de la joie collective et on trinquait à la nouvelle année, à Pâques ou l’anniversaire du moment. 

Fier sans le paraître, mon père contemplait sa lignée ; du nourrisson de l’année, bien à l’abri dans son couffin, à l’aînée de ses petits-enfants, préparant une énième bêtise, jusqu’à toi, occupée à rhabiller une poupée, il allait de l’un à l’autre et je suis sûr qu’il y décelait toute la joie d’être qui coulait dans vos veines ; c’était aussi la sienne…   

A la fin d’un de ces repas gargantuesques, à chacun et chacune, il avait réclamé trois vers d’une récitation, un bout de lecture, une petite chanson, une ligne d’écriture, pour les avoir un instant dans la ligne de sa mire la plus admirative.
Après les espiègleries de tes cousins et les minauderies de tes cousines, quand vint ton tour, toute menue devant sa haute stature et devant l’attroupement de tes oncles et tantes attentifs, sans te faire prier, tu entonnas la chanson « Les Grenouilles » de Steve Waring, que j’avais en cassette dans la voiture et que tu me réclamais tout le temps.
Avec tes bras le long du corps, ta petite voix fluette et tes yeux cherchant dans le ciel les paroles, tu ne te trompas pas une seule fois !  Confiante, tu rajoutas même les gestes à ta chanson, les onomatopées aux bons moments et l’œil maussade à « la mousse qui descend des cyprès !... » Nous, on les voyait toutes, ces petites grenouilles, coassant et discutant au bord de la mare ! A la fin de ta chanson, il y eut plein d’applaudissements ! J’étais si fier de te tenir dans mes bras et de te soulever jusqu’au plafond ! Hé bien, ma fille, je peux te dire que les larmichettes, elles avaient changé de camp…

 

10 mars 2018

Dynastie, dites-vous ? (Kate)

Dynastie, dites-vous ?

Pas celle qui se bat pour une guitare, une moto, un disque dédicacé en hurlant un requiem ? Non !

Qui dit dynastie me ramène au temps où j'étais lycéenne et où j'étudiais le soir dans ma chambre mais qu'à travers la mince cloison la télé hurlait : "Da-llas !"... Et les conversations allaient bon train entre adultes : "vous êtes plutôt Dallas ou Dynastie (autre feuilleton culte de l'époque) ?"... Pour ma part, j'étais plutôt Beatles et Bach, enfin... 

Ma mère était tout à fait "Dallas", oui, avec son univers impitoyable sur fond de puits de pétrole, je crois, ça plaisait plutôt bien aux français moyens (et moi, qui n'étais rien, qu'une petite fille de français moyens, ça ne me plaisait pas du tout)... Enfin...

UnknownAutre flash back. Elève de CM2, ma maîtresse m'avait dit, sur un ton de confidence, que je lui évoquais Fleur Forsyte, de la "Dynastie des Forsyte", ça m'avait fait plaisir mais je ne voyais pas du tout pourquoi, enfin...

En classe de 6ème, ma jeune et enthousiaste professeur de français, qui me prêtait ses livres ("Le lion", "L'enfant noir", "La gloire de mon père", "Le vieil homme et la mer", "Le moulin sur la Floss"...), m'avait écrit à la suite de ses vacances en Iran pendant l'été où elle avait assisté aux fêtes de Persépolis : célébration du 2500 ème anniversaire de la fondation de l'empire perse. Depuis, je me suis toujours intéressée au Shah, à Farah, leur fils et à la suite de l'histoire jusqu'à aujourd'hui... Enfin...

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Bien sûr, j'ai plusieurs fois eu l'occasion d'aller à Monaco et je connais la dynastie Grimaldi, accrochée à son rocher. Un choc tout de même en voyant jeudi soir à La Grande Librairie Charlotte Casiraghi qui ressemble tant à sa mère... Enfin, comme Caroline, j'ai eu étant bébé une jolie layette jaune (et non pas rose)...

 

Enfin, une pensée spéciale à (a special thought to...) Lady Diana, car qui dit dynastie dit Lady Di. Le jour de son mariage, à l'agence de pub où je travaillais à l'époque, on n'avait pas vraiment cessé le travail mais on avait regardé toute la cérémonie et son faste, l'évènement !

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Ce 31 août 1997, je repassais tranquillement en écoutant la radio quand soudain j'ai entendu la tragique nouvelle de son accident de voiture. Même âge que ma soeur, j'ai pensé.

Oui, qui dit dynastie me renvoie aux autres... et donc à moi. Enfin...

10 mars 2018

Un chat dans la gorge (Nana Fafo)

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Episode 08 : Comme un Monsieur Chat … dans la gorge

 

Gatineau - Québec

 

Karlybout s’entraînait beaucoup, cet ancien policier avait rejoint depuis peu, le Carrousel de la Gendarmerie royale du Canada, pour donner des représentations cavalières, qui tournaient en rond, c’était la tradition.

Il préférait habiter Gatineau plutôt qu’Ottawa, son côté chauvin de québécois.

Pour ses loisirs, il aimait se rendre au stade Pierre Lafontaine voir un match de hockey, ce n’était plus la belle époque de la Dynastie des canadiens, mais qu’importe le hockey restait le hockey, violent, viril, fort en émotions. Et c’était toujours mieux que de rester devant sa télé à regarder Dynastie et son univers impitoyable.

 

La rencontre fut brève et instructive.

Pingouinnot et Ronchonchon se regardèrent, surpris de la ressemblance avec leur amie reporter Bidule Chouette.

En effet Karlybout et Bidule Chouette étaient cousins. Ils appartenaient tous les deux à une grande lignée de Grands Ducs, La Dynastie des Rapaces Nocturnes aux parcours exceptionnels.

Karlybout n’avait pas le temps de s’embêter avec des mondanités et des tours de manège illusoires et gnan-gnan.

 

“Celui que vous cherchez, JP, est un chat Jaune Poilu, il ne reste jamais très longtemps au même endroit car les énigmes qu’ils gardent, valent de l’or et ne peuvent être dévoilées qu’aux initiés. C’est tout ce que je sais. Bon séjour au Québec”

Il s’en alla vaquer à ses occupations.

 

Kamélia-Kamélius décida d’aider Pingouinnot et Ronchonchon pour cette quête, à la recherche de JP.

L’équipe était au complet.

Nos 3 cerveaux, l’intello, le juge, l’adaptable allaient pouvoir embrasser leur destin de supers héros.

En attendant, comment retrouver un Monsieur Chat qui ne veut pas qu’on le trouve… ?

Vont-ils donner leur langue au chat ?

Jouer au chat et à la souris ?

 

L’auteure signale qu’elle est en retard pour cause de  “Comme un chat dans la gorge” … ?

 

10 mars 2018

D comme dynastie (Adrienne)

 

- Dommage que ce ne soit pas un fils! dit la mère de l'Adrienne en apprenant qu'une de ses cousines est devenue grand-mère d'une deuxième petite-fille. 

- Ben... pourquoi ça? demande l'Adrienne, pour qui ce sujet est particulièrement sensible. 

- Et bien! pour la continuation du nom de famille! 

- Ah bon? Tu trouves que ça manque de V*C*? 

V*C* est le nom de famille le plus répandu dans la ville et toute la région autour. Tellement répandu qu'ils se retrouvent parfois à deux dans la même classe, sans avoir un seul lien entre eux. 

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