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Le défi du samedi
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15 juin 2013

Peintre d'Automne (Djoe L'Indien)

L'été pointe son nez et déjà j'imagine
Qu'à septembre futur je vais devoir sortir
Ma palette à couleurs pour novembre bâtir ;
Le choix du matériel dès lors me turlupine,

D'être peintre d'automne il n'est pas si aisé !
Quelques coquelicots et un brin d'amarante,
Les pétales discrets d'une rose odorante
Caressée au violon d'un bourdon irisé,

Voici pour façonner mes carmines teintures.
Il me faudra cueillir un bouquet de bleuets,
Des violettes aussi, bercé des menuets
De papillons en fleur aux ailes d'argentures

Pour une touche avoir de pastel indigo.
Je prendrai le pollen sur l'abeille gourmande
Qui s'en est recouverte en flirtant la lavande
Et puis le romarin de son leste tango,

Je mettrai de côté quelques jaunes pétales
D'arnica, de jonquille et autres boutons-d'or
A ressortir au soir de l'été qui s'endort,
Dernier présent avant que l'hiver ne s'installe.

Et quand de ces trésors j'aurai sous mon pinceau,
Parmi le paysage, étalé les nuances,
J'irai dormir enfin d'une douce insouciance
Dès que décembre aura déposé son blanc sceau.

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15 juin 2013

Les 5 métiers que j’aurai voulu faire petite fille (KatyL)

Le premier métier : de tous je voulais être enchanteresse, passer mon temps à enchanter les gens, les voir heureux, les voir sourire, et les entendre dire : «  pourvu que notre enchanteresse passe ce jour pour  que je me sente mieux »

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Le deuxième métier : était fabriquer des boites (et des objets) à bisous, genre enveloppes avec envoi des bisous tout frais, boites avec tous les bisous que l’on a entreposés en attendant de les donner, oreiller avec des bisous rêvés imprimés, rubans avec des bisous dans les cheveux….

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Le troisième métier : Enfileuse de colliers de rêves, car les beaux rêves s’en vont aussi vite qu’ils sont arrivés, alors  en les enfilant à un fil d’or, et en les gardant accrochés nous  pourrions aller les rechercher si un cauchemar se profilait et en  accrochant au-dessus de notre lit un rêve gardé nous pourrions le revivre

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Le quatrième métier : Peinteresse de merveilles,en fait je voulais peindre toutes les fleurs et les merveilles du monde pour les offrir aux regards de ceux qui les ignorent ou qui demeurent trop loin ou qui n’ont pas accès au jardin du savoir.

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Le cinquième métier : faiseuse d’étoiles,car les nuits noires sont trop tristes et dangereuses, les nuits étoilées sont toujours un bonheur quel que soit l’endroit de la terre où on les aperçoit, j’en mettrais des millions partout, plus besoin de laisser des lumières sur terre la nuit, les étoiles éclaireraient le monde.

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J’espère vous avoir enchanté ce soir, je vous envoie à tous des boites remplies de bisous collectionnés parmi les meilleurs pour vous,  j’accroche sur les murs de votre vie les tableaux de merveilles de fleurs  avec l’esprit d’ouvrir encore vos regards déjà ébahis à la beauté du jardin fleuri de la terre, et,  j’enfile vos colliers de rêves les plus beaux depuis votre naissance pour les suspendre au-dessus de vos chères têtes, afin de peupler vos nuits étoilées.

15 juin 2013

Le sourceur –Chasseur d’essences naturelles– (Venise)

Il  avait toujours su que les parfums naturels régissaient le monde .

Et qu’on ne comprenait rien à la vie ,si on vivait dans cette ignorance.

         Car personne ne pouvait se soustraire aux odeurs, à ces molécules vivantes qui fécondaient l’univers.

Tel un savant tout droit sorti de son atelier, où d’authentiques encens fumaillaient dans de vieilles casseroles Jacques dit, le ‘NEZ ‘s’aventurait, sur les cotes méditerranéennes.

Muni de ses petits carnets il notait tout  les accords des genets volatiles qu’il suivait dans leur sillage.

Les accords venaient ensuite par petites touches des romarins accrochés au calcaire.

Les orges des vagues marines léchaient le crépuscule .tandis que jacques reprenait son souffle enrichi par la fragrance des résines des pins

Sous lui ,les toits plats des cabanons des pêcheurs d’où séchaient en se balançant les sardines.

L’huile chaude et le sel des chairs cuites au soleil remontaient de la falaise blanche.

 

Ici la terre de couleur fauve vivait à part comme prise dans une parenthèse d’odeurs sucrées salées. Humant l’air vif et chaud JACQUES semblait acquiescer  Dieu lui-même.

Soudain il s’interrompit et ouvrit son carnet saisi par une odeur inconnue.

L’odeur flottait comme une arche au-dessus de la mer. Il aurait bien aimé allumer un bâtonner d’encens pour purifier l’atmosphère .Il avait peur et cette peur on la reconnaissait sur son visage.

Jacques avait du mal à identifier le goudron des routes. L’index levé il menaça le ciel.

Il n’avait rien contre le progrès, mais cette odeur lui perçait le cœur.

Ve1

On raconte encore que JACQUES dit le NEZ  s’est endormi dans la garrigue et que les feuilles de son carnet sont montées par inclination naturelle jusqu’aux narines des puissants.

 

15 juin 2013

Observer est mon métier (MAP)

Le métier dont je veux vous parler est celui de Vérificatrice de Paysages autrement dit :

HUBLOTISTE !

Métier qui consiste à vérifier en observant le paysage par le hublot d'un avion que tout est bien à sa place : villes, montagnes, lacs, fleuves, mers et océans ... et raconter, à la demande, ce que l'on voit aux passagers situés au centre de l'avion et donc privés d'horizon (les pauvres !!!)

Voici quelques exemples de vérifications :

 

Vue d'avion Les U

 

 

DSCF7622

 

 

Champs

 

 

Ville

 

 

Evidemment là il est plus difficile d'observer !!!! A chaque métier ses aléas !!!

R A S Nuages

15 juin 2013

Inside (Stella No.)

Sur les deux écrans géants se jouait une scène digne du meilleur mélo :

 

« Ca fait des semaines qu’on fait semblant, Stella. Il est temps de  mettre un terme à cette mascarade.

Nous deux, c’est fini depuis longtemps, il faut qu’on mette les choses au clair. Que toi et moi, on sache où nous en sommes… »

 

L’alarme retentit alors, faisant sursauter les spectateurs.

 

-      Aller, les gars c’est le moment ! Hop hop hop, on s’active !, hurla le chef d’équipe.

 

Comme un ballet très souvent répété, chacun courut vers son poste.

 

-      Equipe 1, titiller moi la glande, faut qu’on ait suffisamment de jus !

Equipe 2, balancer le chlorure de sodium. Et cette fois, n’en mettez pas trop car la dernière fois, elle a eu les yeux irrités plusieurs heures.

Equipe 3, on a encore des protéines à refourguer ? Non ? Merde, ça ne va pas les gars !!! Bon des enzymes alors ? Ok, c’est bien les enzymes, mais je veux des protéines la prochaine fois !

 

Le chef d’équipe s’interrompit, le temps d’assister à la mise en place du mécanisme. Levant les yeux, il constata qu’une brume liquide avait envahi les écrans et que la scène n’en était que difficilement visible.

 

-      Bon ok, c’est parti. On balance la sauce une minute et on avise.

 

« Je comprends, Chéri, je t’assure, mais je ne peux pas m’empêcher de pleurer. Ce qu’on a vécu toi et moi, ça disparait pas comme ça… ».

 

-      On reprend les gars, ouvrez les vannes !, beugla de nouveau le chef.

 

« Stella, moi aussi ça m’attriste mais il faut se rendre à l’évidence. On s’adore tous les deux, mais on ne s’aime pas vraiment. Je ne t’apprends rien, tu le sais. »

 

-      C’est bon, ça se calme. Et dites aux autres d’y aller mollo sur les joues rouges.

Bon sang ! Trop de chlorure de sodium, Bob, fais gaffe !

 

« T’as raison… ça va être difficile mais je sais que tu as raison ».

 

-      Ouf, cette fois, j’ai bien l’impression qu’on va être d’astreinte moins longtemps les gars !

Equipe 4, surtout faites-moi bien le ménage après. Il restait trop de saleté la dernière fois. On a un contrôle qualité bientôt, je ne veux plus aucune trace de médoc !

 

Observant les écrans, il reprit :

 

-      Allez, on en remet un coup et ça devrait être bon.

 

Le chef d’équipe osa enfin relâcher la pression. Tout s’était déroulé sans trop de problème cette fois.

Quel métier éprouvant que celui de faiseur de larmes, quand même !

 

***********

Ste

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8 juin 2013

Défi #250

 

Rémi Caritey exerce depuis trente ans l’un de ces métiers improbables

et méconnus dont la forêt a le secret :

"récolteur de graines d’arbres".

Et vous de quel métier improbable aimeriez-vous nous parler ?

Métier

Pour cela une seule adresse :

samedidefi@hotmail.fr

8 juin 2013

Ont surfé sur la vague du tapis

8 juin 2013

Poème Bretonnant (à la manière d'André Breton) (Vegas sur sarthe)

“Dans le salon de Madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d'un bras de lierre
Et le tapis meurt comme les vagues


Dans le salon de Madame des Ricochets
La pendule à queue de chat s'arrête au bout d'un moment
Et les lustres de guimauve répandent leur halo sucré
Sur des parquets d'eucalyptus fumants.


Dans le salon de Madame des Ricochets
Le piano girafe joue inlassablement des coudes
Pour mieux tutoyer un bonheur du jour


Quand Madame des Ricochets réclame son thé
On remonte à clé le majordome jusqu'au grand Clic


8 juin 2013

MA TANTE A MARRE, PIOU-PIOU, PIOU-PIOU PAR ANTON BREDOUILLE (joye)

Dans le salon de madame des Ricochets

Des cochers damnent selon le daim.

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

Et pressé, j’engraine les rois des mires.

La console est faite d’un bras dans du lierre

Et le hier dans mes bras, je consolais malheur.

Et le tapis meurt comme les vagues

Et les vagues rumeurs commentent ta pitié.

Dans le salon de madame des Ricochets

Cochés selon le daim sale, on danse.

Le thé de lune est servi dans des œufs d’engoulevent

Goulûment œuvrés et enlevés comme une lune d’été sévère.

Les rideaux amorcent la fonte des neiges         

N’ai-je ri, doré à mort, c’est de l’eau de la fonte, haine.

Et le piano en perspective perdue sombre d’un seul bloc dans la nacre

N’a que bloquer son sombréro perdu perspicace comme un pi (ah non !)

Dans le salon de madame des Ricochets

Qu’au Cheikh Richard, l’on sale les dons

Des lampes basses en dessous de feuilles de tremble

Trimballant bassement des sous, lampant la portefeuille

Lutinent la cheminée en écailles de pangolin

Où caille Pagnol, miné, luttant mi-chemin

Quand madame des Ricochets sonne

L’eau sonne, l’aure, l’eau sonne, donne, mais quand ?

Les portes se fendent pour livrer passage aux servantes en escarpolette

Escarpins portés comme des livres pas sages, et l’on se fendait les côtes,

Absurdement, l'absurde ment.

8 juin 2013

Dans le salon de madame des Ricochets (Prudence Petitpas)

Dans le salon de madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d’un bras dans du lierre
Et le tapis meurt comme les vagues.

Dans la cuisine de madame des Ricochets
La cafetière est couleur de la rage sauvage
La tasse fatiguée, n’est pas dans son assiette
Et le sucrier se poudre de sous-entendus.

Dans le couloir de madame des Ricochets
Le tableau de Magritte s’accroche aux yeux des visiteurs
Le perroquet en a par-dessus la tête de tous ces chapeaux
Et le chat, statufié, ne respire plus que d’une oreille.

Dans la véranda de madame des Ricochets
La grosse plante verte joue à saute mouton sur une treille
Le pouf éclate de rire des étincelles
Et la table s’agenouille en prière.

Dans le salon de madame des Ricochets
La pendule pousse les aiguilles hors du temps
La bouteille délivre des messages éthyliques
Et dans son coin, la desserte rigole en chantant : sois gai ! Ris donc !

8 juin 2013

Le Monde de René Char (EVP)

Heureusement il y a la télé !

«  Dans le salon de Madame des ricochets, Les miroirs sont en grain de rosée pressés.
La console est faite d’un bras de lierre et le tapis meurt comme les vagues … »
Sur une grève inachevée.
Les rideaux, en peau de chagrin des mots imprononcés,
Occultent des fenêtres de possibles avortés.
Sur la table de multiplication, des pains et des poissons de Tibériade, qu’on a oubliés.
Les fauteuils constrictors en plumes de serpent inca, trépignent leur histoire tronquée.
Le sofa de strato-cumulus avale un Don Quichotte sans destinée.
Des coussins d’écume de vanité garnissent le silence des idées.

Mais, heureusement, il y a la télé !

8 juin 2013

Au salon des échos (Cavalier)

Dans le salon de madame des Ricochets,
Les miroirs sont en grains de rosée pressés,
La console est faite d’un bras dans du lierre
Et le tapis meurt comme les vagues…

Dans la maison de madame des Ricochets,
Le mur redescend du tronc caréné,
Les fenêtres roulent en cent frondaisons
Sur des portes ouvertes aux angles d’épines…

Du beau pays de madame des Ricochets,
Les routes s’envolent aux bords des brasiers,
Traversent les champs en chemins amers
Et passent la ville de feuilles d’absinthe…

Sur la planète de madame des Ricochets,
La forêt s’étend en bulles fangeuses,
Les montagnes pleurent de toucher le fond,
Les mers tristement vibrent à nos cauchemars…

Alors, oui, madame des Ricochets,
Cette chanson glauque,
Nous la savons…

Alors, oui,
Ne soyez pas si affirmative
Dans le flou inconsistant
De vos mots dits…

 

gaïaGaïa blues

 

8 juin 2013

ricochets‏ (titisoorts)

Dans le salon de Madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d'un bras de lierre
Et le tapis meurt comme les vagues.
 
Dans le salon de Madame des Ricochets
Je me mire pressé, d'un grain de folie
Entouré d'un bras qui me console
Et je meurs sur un tapis de vagues.
 
Dans le salon de Madame des Ricochets
Pressé, grain de miroirs rosés
Lis, erre, fête au bras qui console  
De vagues tapies et meurtries.
8 juin 2013

Une toute belle fin de semaine (Sandrine)

De l'invention du galet de bain effervescent et du cachet soluble

"Dans le salon de Madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d'un bras de lierre
Et le tapis meurt comme les vagues"
Sur le fauteuil em
barquée, les cheveux laqués en voile, madame tanguait.
Un petit coup de sirocco avait frappé au carreau.
Monsieur Seltzer lui avait ouvert,
PA
            TA
                              TRAS
Madame sa promise par la bourrasque emportée  S'échoua sur le parquet.
Une foule en effervescence
Invitée à se sustenter de thé et de gâteaux anglais
La vit y faire trois bonds et
PLOUF
Se dissoudre dans un verre d'eau.
Sous l'oeil hagard d'une brigade d'éléphants en Tutus venus pour l'archi bal de printemps, aussitôt Annulé pour cause de tempête dans un salon.

8 juin 2013

Effondrement général - Naufrage (Anémone)

Observant sa figure de papier mâché
Dans la glace de rosée pressée,
Elle se dit que trop se mirer
Dégrade le tain, use la psyché.
Trop occupée à lui en vouloir,
Et ne l'appelant plus "mon beau miroir",
Elle se prit les pieds sans ambages
Dans le tapis ondulé de vagues,
Recevant de plein fouet
Une rafale monumentale.
Se retenant au guéridon de lierre,
Elle s'accrocha alors dans ses entrelacs,
Comme captive d'un fouillis d'algues.
"Je vis ou je m'attache"
Lut-elle entre les lézardes.
Elle étouffait de surcroît,
Tandis que l'envahissait
Un goût de terreur et de vase.
"Gare à qui je me cramponne,
Malheur à qui s'agrippe à moi",
Vit-elle encore dans son effroi.
Lorsque soudain tout s'effondra
Dans un bref et affreux fracas.
8 juin 2013

Participation de Peggy Bee

Dans le salon de Madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d'un bras de lierre
Et le tapis meurt comme les vagues.

Dans le salon de Madame des Ricochets,
Les murs,  pète-sec et méfiants,
S’endurcissent  contre clous  et autres objets d’attache muraux.
Les fenêtres, aigris de vieillesse,
Font de l’ombre au soleil.
Les portes  d’un air renfrogné,
Empêchent l’accès à tout intrus indésirable.


Dans le salon de Madame des Ricochets,
Le plafonnier, de son œil sournois et vicieux,
Fait le guet à l’affut de tout changement.
La table immobile et soupçonneuse,
Surveille du coin de l’œil ses chaises-sujet placées autour d’elle.
Quand à ces chaises, le regard apeuré,
Gardent  leur distance pour ne pas dévoiler leur amitié commune.

Seules les fleurs, mourantes dans leur eau vaseuse,
Ont leur cœur plein d’espoir  tourné vers l’est.

Depuis sa mort, ils règnent impitoyablement, sans vergogne sur le royaume.
Seulement, en ce jour de vendredi 6 mai, un fort vent d’ouest souffle,
Et force fenêtres et portes à s’ouvrir.
Celles-ci s’exécutent en grimaçant.
Tous se tournent vers l’imposteur.

Un enfant tout souriant et plein d’innocence pénètre dans le salon.

Leur regard est rempli d’inquiétude.
Rien ne sera plus comme avant…
La roue tourne…
Une ère nouvelle s’ouvre…

8 juin 2013

Participation de Venise

"Dans le salon de Madame des Ricochets

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

La console est faite d'un bras de lierre

Et le tapis meurt comme les vagues.

Mais ce qu’il y avait de plus étrange c’était cette pénombre bleutée dans laquelle toute la maison baignée qui me guinchait avec son œil  de pythonisse

Sur la terrasse jonchée de monnaie d’or d’un frêne qu’un coup de vent aura vite éparpillée je peinais à voir calfeutrée la haut dans la chambre de la vielle tour pentagonale Viviane et sa sœur Morgan La maison me souriait comme dans un sommeil sans rêve.

Le sol de Mica du salon scintillait sous mes yeux, pendant que le brouillard pénétrait par les fenêtres mis closes.

C’est sur la pointe des pieds que je constatais consternée ma découverte.

Une partie du toit s’était effondrée entrainant les plafonds à l’étage

Un vestige de tonnelle et de pergolas avait fini l’étrange mutation organique de la maison

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Trois pétales de lis ou de glaïeul recouvraient les fesses de Madame des ricochets qui hurlait de rire dans le salon. La théière flottait dans une mer de Chine et son portable captait les derniers messages des cormorans.

Dans l’escalier sous le mur de la mezzanine un grand miroir captait le soleil et illuminait le vestibule du bas.

Une marche après l’autre n’y tenant plus je m’approchais du miroir

Sur un tapis d’aiguille de pin gisait un cœur pris dans la neige.

 

8 juin 2013

Façon coquine : (Stella No.)

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L'Apollonide - Souvenirs de la maison close

 

"Dans le salon de Madame des Ricochets

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

La console est faite d'un bras de lierre

Et le tapis meurt comme les vagues.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Les gentlemen sirotent un vieux bourbon

Les dames minaudent et séduisent

Tandis qu’un pianiste joue en sourdine une étrange mélopée.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Un homme saisit une dame par la main

Et l’allonge sur lui, ventre contre ses genoux

Lui soulevant les jupons, il lui assène une fessée.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Certains exultent à regarder l'excitant spectacle

Tandis que d’autres débutent cette antique danse

Corps contre corps, langueur et soupirs, transe érotique.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

L’odeur de l’alcool et du désir excite ces hommes si soignés

Ils ont le contrôle, ils ont le pouvoir, ils ont payé

Ils peuvent choisir de gratifier ou bien de punir.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Avec violence ou tendresse, les gentlemen prennent leur pied

Et Quand sonne Madame des Ricochets

Le rituel est clair: les gentlemen suivent les prostituées.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Il ne reste plus personne, les dames assouvissent tous les fantasmes

A l’étage, les soupirs et les cris sont feutrés

Et nul ne doute que les gentlemen obtiennent ce pour quoi ils ont payé."

8 juin 2013

Délire chez Madame Des Ricochets (KatyL)

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8 juin 2013

Mystère (MAP)

 

 

"Dans le salon de Madame des Ricochets

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

La console est faite d'un bras de lierre

Et le tapis meurt comme les vagues. »

.....................

Dans l'écume neigeuse caressant le sol

un visage apparaît, puis soudain se retire

brève et douce apparition

mystérieux regard

venu de l'infini ….

Quelle est donc ton histoire ?

Quel message viens-tu nous délivrer 

Petite âme errante ?

 

Visage

 

 

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