Observant sa figure de papier mâché
Dans la glace de rosée pressée,
Elle se dit que trop se mirer
Dégrade le tain, use la psyché.
Trop occupée à lui en vouloir,
Et ne l'appelant plus "mon beau miroir",
Elle se prit les pieds sans ambages
Dans le tapis ondulé de vagues,
Recevant de plein fouet
Une rafale monumentale.
Se retenant au guéridon de lierre,
Elle s'accrocha alors dans ses entrelacs,
Comme captive d'un fouillis d'algues.
"Je vis ou je m'attache"
Lut-elle entre les lézardes.
Elle étouffait de surcroît,
Tandis que l'envahissait
Un goût de terreur et de vase.
"Gare à qui je me cramponne,
Malheur à qui s'agrippe à moi",
Vit-elle encore dans son effroi.
Lorsque soudain tout s'effondra
Dans un bref et affreux fracas.