"Dans le salon de Madame des Ricochets

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

La console est faite d'un bras de lierre

Et le tapis meurt comme les vagues.

Mais ce qu’il y avait de plus étrange c’était cette pénombre bleutée dans laquelle toute la maison baignée qui me guinchait avec son œil  de pythonisse

Sur la terrasse jonchée de monnaie d’or d’un frêne qu’un coup de vent aura vite éparpillée je peinais à voir calfeutrée la haut dans la chambre de la vielle tour pentagonale Viviane et sa sœur Morgan La maison me souriait comme dans un sommeil sans rêve.

Le sol de Mica du salon scintillait sous mes yeux, pendant que le brouillard pénétrait par les fenêtres mis closes.

C’est sur la pointe des pieds que je constatais consternée ma découverte.

Une partie du toit s’était effondrée entrainant les plafonds à l’étage

Un vestige de tonnelle et de pergolas avait fini l’étrange mutation organique de la maison

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Trois pétales de lis ou de glaïeul recouvraient les fesses de Madame des ricochets qui hurlait de rire dans le salon. La théière flottait dans une mer de Chine et son portable captait les derniers messages des cormorans.

Dans l’escalier sous le mur de la mezzanine un grand miroir captait le soleil et illuminait le vestibule du bas.

Une marche après l’autre n’y tenant plus je m’approchais du miroir

Sur un tapis d’aiguille de pin gisait un cœur pris dans la neige.