Dans le salon de madame des Ricochets

Des cochers damnent selon le daim.

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

Et pressé, j’engraine les rois des mires.

La console est faite d’un bras dans du lierre

Et le hier dans mes bras, je consolais malheur.

Et le tapis meurt comme les vagues

Et les vagues rumeurs commentent ta pitié.

Dans le salon de madame des Ricochets

Cochés selon le daim sale, on danse.

Le thé de lune est servi dans des œufs d’engoulevent

Goulûment œuvrés et enlevés comme une lune d’été sévère.

Les rideaux amorcent la fonte des neiges         

N’ai-je ri, doré à mort, c’est de l’eau de la fonte, haine.

Et le piano en perspective perdue sombre d’un seul bloc dans la nacre

N’a que bloquer son sombréro perdu perspicace comme un pi (ah non !)

Dans le salon de madame des Ricochets

Qu’au Cheikh Richard, l’on sale les dons

Des lampes basses en dessous de feuilles de tremble

Trimballant bassement des sous, lampant la portefeuille

Lutinent la cheminée en écailles de pangolin

Où caille Pagnol, miné, luttant mi-chemin

Quand madame des Ricochets sonne

L’eau sonne, l’aure, l’eau sonne, donne, mais quand ?

Les portes se fendent pour livrer passage aux servantes en escarpolette

Escarpins portés comme des livres pas sages, et l’on se fendait les côtes,

Absurdement, l'absurde ment.