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Le défi du samedi
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9 mars 2013

Qui ose me déranger ? (Prudence Petitpas)

On a sonné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque la sonnette retentit soudainement, je tressaillis, mon corps alangui se  déplia d’une petite sieste au soleil. Qui pouvait bien oser me déranger dans un moment pareil ? Les mains en casquette devant mes prunelles, j’essayai d’apercevoir le vaurien qui contrariait mon programme, mais je savais bien que le mur d’enceinte du jardin ne me laisserait pas même voir son crâne. Je finis donc par accepter de léviter de ce bain de soleil et la position verticale me rappela  le désordre qui régnait sur ma petite personne : non seulement mes cheveux en bataille prouvaient mon laisser aller du moment, mais ma petite robe était bien  froissée et son quadrillage vichy  ressemblait  plus à des vagues qu’à des petits carreaux bien sages.  
Le carillon sonna à nouveau, mais que me voulait ce malfrat, il allait bien falloir que j’aille lui ouvrir, une main noyée dans mes cheveux, je remettais de l’ordre dans cette  bataille d’épis, pendant que l’autre nerveusement passait  et repassait  sur le chiffon qui me tenait lieu d’habit… je criai alors « j’arrive, j’arrive… » Et avançais dans l’allée prête à houspiller l’empoisonneur de l’après midi douceur que j’avais prévue. Je répétais tout en marchant nonchalamment  « j’arrive, j’arrive » ! Il ne fallait pas qu’en plus il s’impatiente ce brigand. Enfin devant la grille  je me retrouvai la main sur la poignée, en train d’entrouvrir la lourde porte de l’entrée.  Passant la tête pour voir  qui osait m’importuner de la sorte, Je clignais des yeux, faisant face au soleil qui m’obligeait à  voir,  dans un flou artistique, la silhouette plantée devant moi.  Un murmure me parvint de cet homme d’un âge incertain :

-          Prudence Petitpas ?

-          Oui, c’est pourquoi ?, répondis je un peu hargneuse, alors que petit à petit mes yeux s’habituaient à la vision plus nette et qu’il me semblait reconnaître un fantôme surgissant du passé.

Nous restions tous les deux bouches bées, nous dévisageant, n’osant interrompre le charme de cette rencontre impensable. Il fallut bien sortir de notre torpeur, et c’est en reconnaissant son sourire enjôleur que je l’embrassai sur les deux joues et laissai petit à petit mes esprits revenir doucement à moi.

-          Que fais-tu là ? je ne te savais pas dans le coin, je ne suis pas très présentable, mais entre !

Et joignant le geste à la parole, j’ouvris en grand la porte afin de faire entrer dans mon jardin l’homme qui avait vingt ans plus tôt bouleversé ma vie.  Allait-il par son intrusion envahir à nouveau mon présent et refleurir un peu mon jardin secret qui ces derniers temps, était plutôt en friche… ?

Je pense qu’à cet instant je n’en évaluais pas le risque mais je sais  depuis, que je ne regrette pas d’avoir pour mon verger caché, le meilleur des jardiniers….  

 

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9 mars 2013

Participation de Venise

La solitude qui m’étreignait ne m’avait jamais été indispensable pour écrire.

Cette simple éventualité de diner seule que se soit au restaurant, ou à l’hôtel en ville, ou dans ma chambre me désespérait.

Sauf qu’il était trop tard pour sortir et qu’il avait bien fallu tout ce temps d’écriture pour avancer la pièce de théâtre.

Et dopé par la perspective de me retrouver en compagnie de Proust je décidais de lire, jusqu’à ce que le sommeil s’empare de moi.

Mais comment peux-tu devenir un grand écrivain si tu t’exclus de l’humanité,

Cette voix dans mon demi-sommeil sonna si fort à la porte que je crus distinguer une jeune femme mon livre à la main.

Je suis votre lectrice dit elle et elle plongea sa main dans son sac pour y sortir un deuxième livre dont la couverture m’était familière

Je trépignais dans mon lit car en dehors d’écrire et de lire, je ne savais, pas mener une conversation.

Pourquoi écrire si ce n’est pour transmettre dit elle en se penchant sur mon visage ?

C’est la première fois que je croise quelqu’un qui lit mes pièces m’entendis je dire !!

Vous ne voulez pas savoir ce qu’il se passe dehors pendant que vous écrivez ?

Non je ne sais pas et je ne veux pas savoir !!

En tout cas ce n’est pas demain la veille que les gens vont ouvrir tes livres !!

Et si vous écriviez plutôt un polar ?

Certainement pas !

Ça ne doit pas être drôle d’être condamné à la résidence surveillée ?

Alors comment vous êtes arrivée jusqu’à moi ??

C’est votre inconscient qui m’y à invitée

J’ai sonné et vous avez dit « : entrez «  !!!!

Aung San Suu Kyi

9 mars 2013

Jeu de rêves (Cavalier)

Cling clong… et encore un autre…

Nous marchions main dans la main à l’ombre des grandes murailles grises. Des pierres posées par des géants sanguinaires, étranglantes. Des pierres sombres, ruisselantes, hérissées de feuilles arrondies comme des milliers de cœurs meurtris. Des pierres dressées, barrant le ciel, enserrant le soleil. À l’ombre de souterrains sans fond, de geôles oubliées, d’escaliers de cauchemar, emprisonnés par de grosses portes en bois. Closes à jamais.

Des vents marins glaciaux, salés, envoyés au front par des marais assiégeant la ville, entouraient les tours isolées, les meurtrières sans vie, puis se reflétaient au vide des douves vertes et profondes. Enfin, ils s’engouffraient par les larges portes, hurlant dans le labyrinthe des ruelles rétrécies en y tournoyant et en s’y lamentant sans fin.

Nous soufflions un peu. Soulevant de gros anneaux de fer scellés qui retenaient encore chaque nuit les fantômes de vieux chevaux éteints. Bruits mâts de cloches disparues. Mon petit frère m’imitait. Encore un autre bonbon. « Ça fera cinq ! » Souriais-je. Le rituel secret, sacré, durait sur notre chemin de ronde jusqu’à l’école, et nous engrangions ensemble des douceurs intimes, rêvées, sur chaque anneau tinté.

Le lendemain matin, avant de partir, notre mère nous donnait à chacun, juste un seul petit croissant de lune fruité. Coloré, translucide, tout poisseux du sucre fondu. Elle refermait aussitôt puis remontait, bien à sa place, en haut du grand buffet, le joli bocal de verre, Trésor de tous nos interdits…

cav

9 mars 2013

Participation de rsylvie

rs

9 mars 2013

Participation de Prunelles

HEURTS


 

Absurdités

 

"Mais qui donc a sonné à la porte d'entrée ?

Le son est dissonant, ce doit être un Wagner

- On dirait un jazzé ? … Du sériel ? … Pas très clair ! …

- Vérifie, veux-tu ? Suffit de regarder.

 

- Le son ressemblait à… celui d'une trompette.

- Je vais voir attends-moi… !!!! Devine qui est là ?

C'est un chat malsonnant …    - Non ? - Mais si, viens voir là :

Sa moustache est frisée et son poil en jupette.

 

- Alors il faut l'aider ! Où est le diapason ?

- Il faut la redresser ! C'est une queue d'oison !

- Quelle idée en hiver d'aller jusqu'à Venise ?

 

- Pauvre chat en chagrin !  D'amour, certainement !

- Quel blues il a dit donc ! Vite, au chaud pétillant !

Je vais te redonner de belles vocalises !"

 

Et toutes deux de lui donner un Bain, … doux

Dans la robe du chat, elles trouvèrent un Cœur, … brisé

… le réchauffèrent ;

La larme en coin à ôter, et le séchoir alla bon train ;

La moustache foudroyée par la flèche

fut lissée, le lisseur à portée, dérangé.

La malice paracheva le tout

et la jupe en tulipe disparu, redevenant toison.

Le chat se regarda, une fois bien peigné, bien lustré.

Il essaya un son.

Ce fut une symphonie maladroite classique

qui n'était pas assez déchiffonnée.

Décidément, il était fait pour la modernité.

 

pru1
Céline Messier, illustratrice
http://celinemeisser.blogspot.fr/

 

 

Très noir, très très noir mais pourrait être REEL …, allez savoir …

 

IL S'EST FRACASSE.

IL S'EST REVEILLE.

IL A SURSAUTE.

IL A PANIQUE.

IL S'EST FRACASSE A NOUVEAU.

IL S'EST DESESPERE.

IL A DONC OUBLIE

ET IL S'EST EVADE.

JE SUIS DESESPERE AUSSI, JE L'AIME.

"Mais qui donc a frappé ?

Le réveil en sueur.

Mais quelle heure est-il donc ?

Dans le ventre, la peur.

Me suis-je échappé ?

Au diable les pilleurs

De rêve. L'abandon,

L'errance et les vapeurs

Nauséabondes, seront

Très bientôt dissipées.

… 

Oh ma tête éclatée …

Je crois bien que j'ai vu,

Mais je ne voulais pas,

Mon monstre du Loch Ness.

Et puis je n'ai pas pu …

La folie n'est pas loin,

Je la sens ce matin.

Le fil est si ténu.

Il suffisait d'un pas.

Mais quelle est cette pièce ?

Je ne reconnais rien,

Je ne me souviens pas."

Il alla droit devant

Et il tomba au fond.

Il n'est plus revenu.

Seul son corps est vivant.

Le reste est abandon.

Je l'ai vu ce matin

Étranger devenu

Aux autres et à lui-même,

"Mais tu m'entends ? Je t'aime.

Viens dans notre jardin.

Où as-tu mis ta tête ?

Attends, je t'aide à l'enfiler"

pru2
Aruna Zilys
http://www.com/art.asp?!=A&ID=700

 

"Optimisme-aventure", de salon : … Mais où est donc passé le thé ?

 

Qui a cogné ?

C'est peut-être le vent ? Le vent d'automne ou le vent de printemps ? Peu importe, j'aime les deux. Le premier me prépare aux frimas de l'hiver et le second tonifie mon écorce. Je te laisse choisir…

C'est peut être un pic vert ? Il mettra de la vie dans mon cou. Cela vaut bien une écorchure. Bientôt les oisillons tiendront compagnie aux petits de la pie qui vit déjà ici. Feront-ils bon ménage ? Arrange-toi au mieux avec eux.

Ou c'est peut être un homme ? Mon rêve, s'il doit me travailler, c'est de devenir fond, fond de violon ; pour résonner et t'emmener ballader ( si, si c'est comme cela que je veux l'écrire ici ) . Pas de machine, plutôt tes bras et ta cognée ; c'est beau un homme en plein effort.   

Qu'est-ce que cela peut bien être ?

Il est peut-être l'heure ? L'heure de me réveiller ? Il est vrai que je sens que ça monte. Oui, c'est ça, c'est ma sève qui monte. Je vais pouvoir me remplumer de larves et de fourmis. Secoue-moi, secoue-moi il est l'heure.

Enfin je me réveille et merci d'être là, d'être toi. 

Mon bois léger et blanc peut étirer ses bras et frémir son feuillu.

Sycomore est mon nom mais tu le sais déjà.

Il t'enchante, ô toi, n'est-ce pas ?  Tu trembles mon "i" grec et l'ouverture de mes deux "o" se penchant vers le "r" avec tant d'émotion, je le ressens tu sais.

Il te fait voyager : luminophore, messidor, anaphore … Allez, partons ensemble. Le veux-tu ? Partons en mythes et en légendes aussi, viens voir dans mes sillons.

 J'étais mûrier en toi quand tu m'as élagué.

Puis figuier, j'ai nourri ta croissance.  

J'ai grandi en érable un peu faux. Il faut me pardonner : c'est un petit écart qui m'a permis de m'enflammer parfois.

Tu es mûr maintenant. Ô toi que je sommeille en moi, ô toi qui me réveilles, ô toi…

J'ai été, j'ai été… chut, viens ô viens, je te dis à l'oreille …" … ".

Voici le petit résumé de ce qu'il m'a raconté,

en deux paragraphes agrafés ( à compléter ) :

 

 

Petit hommage à Monsieur Ponti

 

 

pru3
Allaitement-Thoutmosis-III--Mekhitarian

 

pru4

 

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9 mars 2013

Qui a sonné? (Célestine)

Mes exercices de style vous avaient plu? 
Je vous en propose une nouvelle mouture.
Toujours en hommage à Raymond Queneau.

cel

L’autobus  F est bondé. C’est l’heure de pointe. Marie Kievaskaïa se tient à la barre, le bras en l’air, un gros monsieur au crâne luisant de graisse louchant dans son décolleté. Quand soudain, la jeune femme aperçoit sur le trottoir un jeune homme d’une grande beauté, avec un chapeau vert orné d’une plume. Pour sortir, elle se précipite et tire sur le signal d’alarme. Le bus freine tellement sec que tous les voyageurs se retrouvent par terre. Le gros monsieur termine sa course le nez sur les fesses d’une énorme  dame, et se prend un coup de parapluie.  -Qui a sonné ? demande le chauffeur.

 –C’est l’Amour…répond un monsieur rêveur à petites lunettes rondes…

 

 

***

 

 

Géographique

Une gamine russe dans un autobus parisien au moteur fabriqué à Taïwan et roulant à l‘ordinaire raffiné à Grandpuits (Seine et Marne) aperçoit un jeune homme, visiblement un Tyrolien si l’on en croit son chapeau à plume. Elle compte l’épouser à las Vegas ou à Hong Kong (c’est la mode en France). Un sumo japonais atterrit sur une mamma italienne qui l’assomme avec son parapluie anglais. La sonnette d’alarme et les freins du bus sont aux normes européennes.Un homme myope de type caucasien assiste à la scène.

 

***

Cuisinier

Prenez un autobus bien plein. Ajoutez-y une petite paire de lunettes spirituelles, deux grosses paires de fesses, une sonnette d’alarme, un chauffeur ahuri et un parapluie. Réservez à part un joli chapeau de Robin des Bois. Agitez le tout avec une jeune romanesque aux pommettes saillantes. Saupoudrez d’un zeste d’amour fou.

 

***

 

Lyrique

Ô Cupidon, il me plut que vous décochassiez encore, en ce matin divin, vos flèches assassines dans le cœur d’une jeune pucelle slave, celle-là même  qui, en sonnant son olifant, sema le chaos dans un char de mortels sur la ligne de Charybde à Scylla en passant pas la place Clichy … Ô combien de comptables, combien de ménagères, se trouvèrent soudain assis le cul par terre…

 

***

 

 

Mathématiques

Soit un autobus roulant à 60 km/h sur la ligne 12. Une fille d’1 m 70, pesant 52 kg et faisant 90 cm de tour de poitrine (au bas mot)  au grand dam d’un monsieur qui pèse le triple de sa masse, soit 208 livres,  déclenche la sonnette d’alarme à 12 h 18 précises. Les 45 voyageurs étant projetés sur le sol à la vitesse relative de l’énergie multipliée par leur masse au carré, sachant que E=MC2 (mon amour) , et que  le choc du parapluie occasionne sur le périmètre crânien du monsieur, qui est de 58 cm,  une bosse de 4 cm et demi de diamètre, calculez le nombre d’enfants que la jeune fille aura avec le jeune homme, en supposant que la distance affective qui les sépare soit inversement proportionnelle au trajet Paris-Las Vegas en classe économique.

 

 ***

 

Langue de bois

Mes chers concitoyens

Moi, président de la République, il fera toujours beau, ni froid, ni chaud, ni sec, ni humide, vous n'aurez plus besoin de parapluie, ni de chapeau, les myopes n’auront plus besoin de lunettes, les personnes à audition réduite entendront sonner les alarmes, mais celles-ci ne sonneront plus, car les problèmes auront disparu,  les non-voyants recouvreront la vue, les bus seront silencieux, l’essence sera gratuite,  et surtout, surtout, les personnes en léger surpoids, les personnes en carence pondérale, les personnes en manque d'expérience, et les seniors, tout le monde s’aimera ! Votez pour moi !

 

***

 

Argot

Ho dis donc, t’aurais vu aujourd’hui, dans le F, rue de Pigalle ! Ca valait le coup d’œil ! Un adipeux (dans le genre Beru) était en train de r'luquer les  rotoplos d’une gisquette dans le genre ruskoff, tu vois l’tableau…Pour arrêter les frais, la mignonne a stoppé le bus en tirant la sonnette d’alarme. Soi-disant qu’elle avait retapé un gigolo dans la rue, un loufiat au galurin carrément craignosse,dans le genre robin des Bois, tu vois,  avec l'intention de se maquer avec  lui…Toujours est-il que, au coup d'frein,  l' gros tas se r'trouve parterre, le blaire coincé entre les miches d’une matronne, des miches comacs, mon vieux.

Et vlà pas qu’i s’prend un coup d’pébroc sur la cafetière ! Chuis p’têt miro, mais j’me suis jamais autant marré, dis donc, derrière mes carreaux ! 

 

***

 

Bilan comptable

Bien, alors, nous avons donc dit,  pour l’incident de l’autobus F ... :

Une paire de plaquettes de freins,  deux tympans percés, quinze dents cassées, un parapluie brisé, une fracture du crâne, un bras dans le plâtre, deux chevilles foulées et deux crises de tachycardie.

-Ah bon, on compte aussi la tachycardie ? Mais c’était juste deux amoureux...

-On m’a dit de faire le  bilan, moi je fais le bilan.

 
9 mars 2013

Participation de KatyL

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9 mars 2013

Deux courtes histoires ... (MAP)

Deux images et une "chute" à la manière québécoise :

Qui a sonné - Copie

Mais enfin qui a sonné - Copie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est ta blonde - Copie

 

#

 

Et puis une petite musicale qui rappellera peut-être des souvenirs

à quelques ami(e)s défiant(e)s :

 

- J'ai cru entendre une cloche ...

- Mais non, c'est un canon !

 #

 

 

 

2 mars 2013

Défi #236

Qui donc a sonné ????

On a sonné

Ne nous laissez pas trop longtemps dans l'ignorance !!!

Vite, vite, donnez-nous la réponse à

samedidefi@hotmail.fr 

à tout bientôt !

2 mars 2013

Ben y en a du monde en cabane !

Ceci n'est pas la consigne mais la liste des participants

cabane

Cavalier ; Venise ; Vegas sur sarthe ; Prunelles ;

Ristretto ; Sandrine ; Prudence Petitpas ; EVP ;

Flo ; Walrus ; Vanina ; KatyLJoye ; MAP ;

titisoorts ; tiniak ; Joe Krapov ; Anémone ;

Célestine ;

2 mars 2013

Participation de Venise

http://www.musicme.com/#/Johannes-Brahms/albums/Sleep:-111-Musiques-Pour-Aller-Dormir-0028948074181.html

 

Avant le grand voyage, j’avais joué à rejouer dans ma tête le scénario de mon voyage.

Je tachais d’anticiper tous les risques potentiels, toutes les situations requérant l’emploi de mes instruments de mesure et tous les spécimens de papillons que je voulais capturer ainsi que les sons, les images, les odeurs.

Mon filet à papillons je l’avais enveloppé  dans du papier à bulle et scotché pour éviter qu’il ne s’abîme.

Le bocal à insecte, le sextant, la lunette grandissante x4 que j’avais failli oublier et mon sismographe pour effectuer des relevés des coups de bec du pivert dans le tronc d’arbre étaient bien calés dans le gros panier d’osier.

Ce voyage ce départ pour la Mecque des amateurs de sciences me transportait de joie.

Telle une vague d’excitation devant l’immanence de mon départ et à la fois la nécessité de le garder secret je ne fermai pas l’œil de la nuit.

Sur la pointe des pieds je suis sorti de la cuisine, je me suis planqué façon commando contre le mur de l’escalier pour gravir les marches grinçantes qui menaient sur le toit. Là j’ai commencé à me ronger le sang .puis je me suis souvenu que je m’étais mis en tenue d’athlète avec grenouillères et bandeaux d’éponge au front et aux poignets.

Porté par la brise du soir je me suis jeté dans la balancelle et le ballon d’hydrogène s’est élevé doucement.

J’ai tout de suit penser à mètre du Brahms sur mon tourne-disque pour me calmer les nerfs.

Porté par les accents de l’orchestre je me voyais traverser  les capitales Européennes quand je vis un tas de vélo et un petit garçon qui jouait de l’accordéon tout en bas en miniature.

Presque huit heures plus tard à quatre heures du matin j’avais fini de faire l’inventaire de mes provisions pour le grand voyage.

Seize paquets de    chewing-gum trident à la cannelle

Des slips à profusion

Un seul télescope

Deux sextants

Mon papier à dessin

Ma loupe frontale

Un mouchoir

Trois barre de céréales deux pommes quatre gâteaux

Une brosse à dents et du dentifrice

Je regardais la panse ballonnée et triomphante du dirigeable ; maintenant je pouvais envisager d’aller jusqu’à la maison blanche !!!

 

2 mars 2013

Mes cabanes (Vegas sur sarthe)

Ma cabane en allumettes
je l'ai faite avec Suzette
Cré vain Diou qu'elle était chouette
sa risette
Mais on a frotté trop fort
aujourd'hui j'en “soufre” encore
...dans ma cabane en cigarettes
Ma cabane aux pilotis
prenait l'eau, de l'eau de pluie
qu'on écopait jour et nuit
sapristi
En guise de serpillières
les jupons de ma rosière
...dans ma cabane au clapotis
Ma cabane au safari
résonnait de bien des cris
d'étourneaux et de loris
Mallaurie
On les mangeait en brochettes
et à la bonne franquette
...dans ma cabane au canari
Ma cabane au radada
j'y emmenais Natacha
pour goûter sa langue au chat
corrida
A sa porte, pas de clé
elle était pourtant bouclée (Alors j'y ai pénétré)
...dans ma cabane au radada
Ma cabane moscovite
échappera à Bercy
j'y vais puisqu'on m'y invite
en Russie
Là-bas m'attend Ivanna
ma slave, mon nirvâna
...dans ma cabane de magnat
Ma cabane au cadenas
J'y reviendrai avec toi
sans Céline ou Natacha
ça va d'soi
Le grand Nord est pas pour nous
on rêv'ra du Lavandou
...dans ma cabane au caribou
2 mars 2013

Cabane (Ristretto)

C’est un nid biscornu

Un bateau dans les nues

C’est une île cerf volant

Un bi- plan cahotant

C’est une tour farfelue

Un château tout moussu

 

C’est un n’importe quoi

Habillé tout de bois,

Des feuilles, quatre branches

Et puis des bouts de planches

 

De là haut je m’envole

Fille folle, caracole.

Même pas peur, je terrasse

La panthère qui passe.

Naufragée, Robinsonne

Je divague, m’abandonne.

A l’abri, gente dame

M’enrubanne et me pâme.

 

Je suis, je rêve, je plane

Et enfin je cabane.

2 mars 2013

Participation de Sandrine

Mais c'est le monde à l'envers !

2 mars 2013

Le cas BANE (Vanina)

Il était une fois, le pays de la confusion. Certains l’appelaient tête-bêche, d’autres sens dessus dessous tout en pensant « sans » dessus-dessous. Bref, un pays où différencier le haut du bas, le ciel de la mer, les nuages de l’écume, la lune du soleil était presque impossible. Seul repère, l’horizon était toujours plan, ou bien était-ce la planète qui était plate !

235_ciel-mer


La maison de monsieur Bane, ou était-ce un temple volait ou tombait, on ne pouvait le dire. Suspendue aux branches d’un arbre et accrochée à ses racines – à moins que ce ne fût à leurs reflets dans l’eau…-. Bref, c’est de là que monsieur Bane aimait faire rire les enfants.

235_BrancheRacine


L’air grimaçant, les cheveux ébouriffés, un joli nœud de foulard au cou, la tête basculée en arrière, monsieur Bane faisait l’âne. Ses singeries lui valaient, de la part des enfants qui esquissaient un large sourire, le surnom de monsieur Bane-Ane.

235_BANE-ane

d’après un dessin de James Hodges

A l’entrée, ou était-ce la sortie de sa maison monsieur Bane hier avait placé un étendard : il était fier car même son nom n’avait ni endroit ni envers !

235_BANE


Le cas Bane n’est pas isolé. Un jour peut-être couchera-t-on sur le papier l’insolite histoire de MAP et Walrus se souciant de monsieur Bane alité…

235_MAP-Walrus_2

 

2 mars 2013

L’école buissonnière et la cabane secrète (KatyL)

J’avais à peine 8 ans , mes parents venaient d’acheter à Triel (dans le 78) la mercerie des parents de Dany SAVAL, c’était une belle boutique avec beaucoup de trésors, rubans, dentelles, fils et tissus, coton à broder…. j’adorai ce magasin.

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Nous étions situés pas loin de la gendarmerie où mes parents avaient des amis, et moi, dans cette famille j’avais Roland mon grand complice/admirateur et mon 1er amoureux.

Attenant au magasin la maison et un grand jardin, et tout au fond, une cabane, que mon père avait aménagée en chambre d’amis pour l’été, nous avions le droit de jouer sur la terrasse, sous l'auvent, mais pas de rentrer dedans et de salir cette belle cabane. D’ailleurs la clé avec porte-clés à fleurs était suspendue dans le magasin sous l’œil vigilant de ma mère et du nounours gardien. k4

 

Avec Roland sa sœur et son frère nous jouions  mon frère, ma sœur et moi chez eux, mais plus souvent dans le jardin de chez nous, car jouer dans une gendarmerie n’est pas facile, et surveillés par les gendarmes, des gosses ne peuvent pas faire des bêtises !! C’est navrant !

Un jeudi après-midi Roland et moi complotions tous les deux : « et si demain nous n’allions pas à l’école, nous ferions semblant d’y aller et nous reviendrions  dans mon jardin en passant par derrière, pour aller dans la cabane (je prendrais la clé la veille sans me faire voir) et nous nous cacherions dedans sans rien dire aux grands, surtout tu ne dis rien à ton père je ne veux pas aller en prison » ! « Oh mais non me dit-il » !

Le lendemain tous les deux, en passant devant le cinéma de quartier pour faire le grand tour nous vîmes que cette semaine-là, ils jouaient : « Parlez-moi d’amour » avec DALIDA. Tout un programme ! Nous espérions bien aller voir ce film.

Nous arrivâmes à la cabane sans nous faire voir de quiconque, et j’ouvris la porte qui nous était toujours interdite.

Et je fus très surprise de voir combien elle était belle et bien aménagée.

Roland et moi nous installâmes sur le lit à côté d’un nounours qui était en déco « il s’appelle Barnabé » dis-je. Je suis si contente de le revoir.

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La cabane             la chambre d’amis           un coin de balcon       la Terrasse

Nous passâmes notre journée tranquillement, à rire, à dessiner, à papoter, à rêver, j’avais dans mon cartable des biscuits des bonbons et du chocolat et lui deux pommes et un casse-croûte, une bouteille d’eau, un vrai dîner d’amoureux !! Nous étions ravis, aux anges, comme chez nous ! Nous ne pensions pas un seul instant que tout le monde nous cherchait et l’école et les parents, nous étions bien installés tous les deux au secret.

Il me prit la main j’en fus toute chavirée, il trouvait ma main adorable et il y compta 5 doigts les plus jolis de la terre, et là il me dit : «  Plus tard tu voudras bien te marier avec moi, on aura 3 enfants et on sera heureux ? » je dis «  Oui » !

Lorsque tout à coup un brouhaha et des cris se firent entendre, on nous cherchait, je pris peur.

Nous rendant compte de notre bêtise, il me dit : « t’en fais pas je dirai que c’est moi et tu n’iras pas en prison » je me sentais tout à coup très mal, mon père entra le premier, me saisit par le col de mon corsage et les parents de Roland arrivèrent derrière pour lui attraper les oreilles !

Il se défendit en disant : « de me laisser tranquille que c’était lui qui avait eu l’idée » je dis : « non c’est moi qui ai  eu l’idée la première il ne faut pas le mettre en prison » ! Chaque parent remporta son bien en furie et nous nous regardions en sachant qu’on allait passer un sale quart d’heure ! Le gendarme (son père)  nous fît un sermon et dit à Roland la honte d’avoir un fils qui le montrait  en mauvais père à la gendarmerie devant ses collègues ! Quant à moi n’en parlons pas !! « Petite dévergondée et tout le toutim !! » Mon père me mit une fessée au martinet ! Mais je regardais mes doigts et je me disais dans ma tête : «  ne pleure pas tes doigts sont les plus beaux de la terre et tu te marieras avec Roland ! » mais le martinet laissa quelques traces quelques jours.

Le chat vint me consoler et se blottir contre moi toute la nuit.

Malgré les punitions nous gardions tous les deux un souvenir inouï de notre escapade. Bien des années après j’y repense avec plaisir et serais prête à le refaire, mais je ne sais plus où est Roland. Depuis longtemps il a disparu de ma vie à cause de divers déménagements, mes parents et eux se sont perdus de vue,  il doit être un jeune papy et ne plus penser à cet épisode de la cabane secrète !

Mais qui sait un jour en voyant une cabane il repensera à la petite Katy aux nattes blondes ??

                                               katyL et l’école buissonnière

2 mars 2013

Il ya de la rhum-bar dans l'air (Joye)

la cabane samoane

de Paco Rabanne

sentait la banane

(la cabane)

(pas Rabanne)

(quoique…)

a mis noséane...

sur le tapis de raban(n)e

pour l’odeur d’banane

(pas de Rabanne)

(banane !)

(quoique…)

 

2 mars 2013

La cabane au plafond (EVP)


J’ai mis ma cabane tout au bout de la terre,
Je l’ai vraiment mise la tête à l’envers,
Me suis fait un palais des mystères.
Tout en bas, tout en bas…
Palais mongol aux couleurs bayadères,
Où lanternon chinois, ce n’est pas bien clair,
J’y range à l’aise  toutes mes petites affaires.
Tout en bas, tout en bas…
Je vais à la cueillette sur le balcon,
J’attrape avec un filet à papillon,
De jolis fruits et aussi des bonbons.
Tout en haut, tout en haut…
Ils tombent d’un ciel couleur potiron,
Pour finir, joyeux, dans mon p’tit bedon,
Vous croyez que ça ne tourne pas rond.
Tout en haut, tout en haut…
Dans ma caboche de p’tite fofolle
Mais si je rêve autant pendant l’école,
C’est que l’ennui bien trop me colle,
Au plafond, au plafond…

2 mars 2013

jardin des delices‏ (titisoorts)

C'est un endroit à l'envers
est-il en liberté ou prisonnier
y a t' il décidé des idées ?
son paradis ou son enfer

une cabane en suspend
ou avant ou pendant
en l'air ! cela surprend
et qui se détend,un géant

une vie sans gravité
et sans austérité
comme l'aide end
dans le jardin d'aide haine

2 mars 2013

L’Enfant-Sage (tiniak)


Ecoulé de la nuit aqueuse, orange et douce
où tu suçais ton pouce à l'abri des regards
te rêvais-tu déjà sage et humble vieillard
choyant de ton jardin les arbres et les pousses ?

Nourri de floralies sanguines et charnelles
encore ivre du miel de ton premier séjour
tu t'offres comme un fruit gorgé de bel amour
dont tu tiens fermement le fanal éternel

Feras-tu basculer le monde sur ses bases
par cette vive extase où tu nous as plongés ?
Soyeuse pandémie, ton cri de nouveau-né
saura-t-il inspirer de symphoniques jazz ?

Avec toi rejaillit des forces oubliées
cette vitalité que renferment les pierres
la valse des marées, les orgues du désert
et le puissant mystère agitant les sommets

Ni la peur, ni la mort ne te sont étrangères
mais volent, papillons aux frêles coloris
que le simple revers de ta main sans souci
égayera, nuées aux reflets parcellaires

Tu es, possiblement, le prochain bâtisseur
du Rêve confondant l'esprit et la nature
s'y fera d'aujourd'hui la nouvelle aventure
dans un règne de joie, d'amour et de bonheur

S'il se peut que ton nom soit la somme de tous
(ceux qui furent gâchés, ceux qui furent meurtris)
le premier qui l'entende ait aussitôt compris
qu'enfin raison prévaut que signe ta frimousse

Aucune fée sur toi, ni prodige, ni sort
que l'ample densité de ton pas sur la terre
que la mélodie née du souffle salutaire
à quoi se rallieront les vents de tous les bords

Garant d'aucun autel, sans maître sur le dos
pour la légèreté d'être sans avantage
l'ombre de la sagesse étalant son partage
et de rive en rivage apaisant l'air et l'eau

Défi du samediEnfant, vois comme dort à tes pieds le futur
aussi timidement que ton sourire aux anges
retourne au vieux Chaos ses pelures d'orange
avant d'y ajouter son carré de vert pur

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Le défi du samedi
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