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Le défi du samedi
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8 mars 2014

LES BOTTES (Lorraine)

          L’ogre du petit Poucet avait de grandes et larges bottes de sept  liues. Mais quand Poucet les enfila, comme elles étaient magiques,  elles le chaussèrent exactement à sa taille et il put galoper vers son destin à son rythme. Nous, nous sommes des bottes roses beaucoup plus ordinaires. Quand c’est le moment de partir, nous allons d’un bon pas, bien cadencé. On se parle.

-         On allons-nous, tu le sais, toi ?

-    

-         Non, on ne m’a rien dit…

-          

        L’autre botte et moi sommes toujours de connivence.  Si elle piétine,  j’assure.  Si je dérape, elle glisse.  Si je chavire un peu, elle aussi. Nous essayons autant que possible d’être « la paire », nous nous sentons un peu jumelles et en tous cas, fort semblables.

         C’est rare que nous sortions le matin.  D’habitude, c’est surtout en soirée qu’on s’exhibe.  Des soirées fréquentées où l’on rencontre d’autres bottes roses ; on fait la causette, debout devant un whisky,  un pernod, un cocktail aux noms incendiaires, on trinque, on bavarde, on rit.  On rit beaucoup, de plus en plus, le 2éme coktail nous met du cœur au ventre, et le 3ème,  je ne vous dis pas…         L’orchestre nous connaît.  Il sait que nous aimons le slow, joue contre joue, le tango mais pas trop acrobatique quand même.  Lever la jambe gainée d’une botte rose, se renverser en arrière en équilibre sur le talon pointu de l’autre, ce n’est pas évident.

         Il m’arrive de me sentir serrée aux entournures, alors on s’assied dans un club bien profond, la lumière tamisée nous détend, nous poussons un soupir de soulagement, deux autres bottes roses viennent doucement se presser contre nous, caressantes,  et nous écoutons ce qu’on nous dit :

         - Mon chou, tu ne trouves pas qu’il fait une de ces chaleurs, ici ?  Et puis tout ce monde…

         - Oui, trésor, allez, je te suis.

         On soulève la tenture rouge qui voile la porte.  L’air frais nous surprend.  Nous ne sommes plus que quatre petites bottes roses qui trottinent dans la nuit.

         Henri et Guillaume rentrent à la maison.

 

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8 mars 2014

Les bottes de six Béries (EVP)

-          Ah ! Et vous êtes fiers de vous ?-          ….

-          Bon c’est ça, prenez-moi pour un jambon, c’était pas une allusion peut-être ?-          ….

-          Les bottes rouges…Comme l’armée là-bas…Comme de par hasard ?-          ….

-          Il faut s’es-crimée encore pour vous dire qu’on a compris ?-           ….

-          Bon, alors je vous chante ma petite chanson :

Petit cochon, cochon fripon
Prends garde, prends garde
Petit cochon, cochon fripon
Ferai de toi du saucisson.

Petit goret, goret de lait
Fais gaffe, fais gaffe
Petit goret, goret de lait
Le bon pâté que je ferai

Petit nourrain, petit malin
Méfiance, méfiance
Petit nourrain, petit malin
Des rillettes pour mon pain.

Quant à tes bottes de caoutchouc,
Alors là, mon petit chouchou
Tu peux bien les mettre au clou
Parce que j’en f’rai rien du tout !!

 -          Sinon, le goulag ? Ça vous dit ?-          ….

-          Défiants, dissident c’est bien du pareil au même !!!

8 mars 2014

Le petit cochon qui n'aimait pas se mouiller les pieds (Fairywen)

 

Assis dans la paille, le petit cochon rose pleurait toutes les larmes de son petit corps rose. Le chat de la ferme qui passait par là s’approcha et lui donna un petit coup de tête affectueux :

« Que t’arrive-t-il, petit cochon ? Pourquoi pleures-tu ?

-Parce que… parce que… parce qu’il n’arrête pas de pleuvoir dehors, hoqueta le petit cochon, tout est mouillé, et moi qui suis si petit, si je sors, je vais être tout mouillé, tout sale, et après, on va dire que les cochons sont sales, et ce n’est même pas vrai ! Je n’aime pas être sale, je n’aime pas être mouillé, mais il pleut tellement que je ne peux pas aller dehors voir mes amis des autres écuries.

-C’est un problème, admit le chat en s’asseyant à côté du petit cochon et en le réconfortant à coups de langue affectueux (c’était vraiment un très gentil chat).

-Toi, le chat, tu peux te déplacer sous les toits, en sautant d’une poutre à l’autre, et éviter de te mouiller, mais moi, je suis un petit cochon, je ne peux pas faire ça. Le poney ne se mouille que les sabots, et la vache et son veau aussi. Le chien saute pour éviter les flaques, les poules et le coq et les canards peuvent voler, mais moi, comment je fais ?

-Arrête de pleurer, nous allons trouver une solution. Je vais chercher les autres animaux pour en parler. »

Le chat s’élança vers les poutres du toit d’un bond gracieux, et, de saut en saut, passa dans toutes les écuries pour réunir les animaux de la ferme. Bientôt, tous se retrouvèrent autour du petit cochon rose, qui se blottit contre le chat pour se réconforter. Les idées ne tardèrent pas à fuser dans tous les sens :

« Il lui faudrait un parapluie !

-N’importe quoi ! Comment veux-tu qu’un cochon tienne un parapluie ?

-Un ciré, alors.

-Les cirés ne sont pas faits pour les petits cochons… »

Et ainsi pendant une bonne heure. Puis soudain le poney s’exclama :

« Je sais ! Il lui faut des bottes. »

Un grand silence suivit cette proposition. Tous les animaux réfléchissaient, réfléchissaient, avant de se dire que c’était la meilleure des idées. Ainsi, le petit cochon pourrait sortir sans se mouiller les pieds et n’aurait pas froid (car quand on a froid aux pieds, on a froid partout, tout le monde le sait).

« Mais comment allons-nous faire pour lui faire des bottes ? »

C’était le veau qui avait lancé la question à la cantonade. Il y eut un nouveau silence, puis le chat se leva et s’étira comme savent le faire les chats : d’abord les pattes avant, puis, l’une après l’autre, les pattes arrière.

« Je vais chercher la petite fille. »

Quelques minutes plus tard, il était de retour avec la petite fille de la ferme, qui écouta gravement le récit des animaux. Comme c’était une petite fille très décidée et qui n’avait pas froid aux yeux, elle retourna à la maison chercher une grande cape imperméable, prit le petit cochon dans ses bras, bien enveloppé avec elle dans la grande cape, sauta sur le dos de son poney et galopa vers le village.

Celui qui fut bien surpris de voir arriver un aussi étrange équipage fut le cordonnier… Mais comme il savait –comme tout un chacun dans le village- que la petite fille parlait aux animaux, il n’hésita pas, et entreprit de prendre les mesures du petit cochon pour lui fabriquer des bottes. C’était un très bon cordonnier, très consciencieux, et quelques heures plus tard, le petit cochon repartit en trottinant à côté du poney, exhibant fièrement ses petites bottes rouges.

 

Dorénavant, il pourrait sortir sous la pluie sans craindre de se mouiller les pieds.

Les amis du petit cochon (défi 288 du samedi 1er mars)

8 mars 2014

Le petit cochon botté. (Mamido)

Il était une fois un fermier qui avait trois fils. Trois vauriens qui ne savaient rien faire de leurs dix doigts et qui vivaient à ses crochets. Comme le capitaine.
Un jour, le fermier décida de se débarrasser de ces trois paresseux.

Au premier, il donna sa vieille camionnette. Le garçon partit au bord de l’océan pour surfer. Pour manger, il cuisinait des pizzas. Tous les gens de la plage adoraient ça. Il aménagea sa camionnette et fit fortune en  vendant des pizzas à tour de bras.

Au second, il donna une vieille épinette. Le garçon partit pour la capitale. Il y poussa la chansonnette, un producteur qui passait par là fit de lui une star, en un instant.

Au dernier, le fermier eut beau chercher, il n’avait plus rien à donner. Il lui demanda de choisir parmi la portée de la truie Manon, l’un de ses petits cochons. Jeannot, c’était le nom du fiston, choisit le dernier né, un tout chétif, un gringalet.
« - Qu’est-ce que je vais faire de toi ? » demanda-t-il au goret.
« - Tu as bien fait de me choisir, t’as fait un bon pari sur l’avenir.  Fais-moi confiance et je ferai ta fortune ! » s’exclama le petit animal.
« - T’as intérêt à me servir de tirelire si tu ne veux pas terminer en jambon ! » menaça le méchant garçon.

Mais le cochon avait un don : il attirait les picaillons. Quiconque apercevait sa jolie frimousse ne pouvait s’empêcher de lui faire un cadeau.
Le petit chaperon rouge lui donna deux belles paires de bottes rouges, Blanche-Neige une tarte aux pommes, Boucler d’or son bouquet, la petite souris un collier de perles fines. Un vieux pêcheur lui refila un bon coin où chaque jour, on pouvait pêcher des poissons d’or.

Il hérita des bottes du chat, des cailloux du petit Poucet. Cendrillon lui céda un carrosse tiré par six magnifiques alezans.
« - Si tu le vends sur le « Bon Coin » avant minuit, t’en tireras sûrement un bon prix ! » suggéra la belle.
Et c’est ce qu’il fit, ainsi que de tous les autres cadeaux. De ce petit commerce, lui et Jeannot vivaient fort aise quand ils finirent par rencontrer la fée Clochette et le génie de la lampe qui rivalisèrent pour réaliser le moindre de leurs vœux.
Le petit cochon et son compagnon vécurent alors dans l’opulence jusqu’à la fin de leur existence.

Moralité : Il n’y en a aucune sauf peut-être vérifier l’adage au sujet du petit cochon :
« Tirez-lui la queue, il pondra des œufs, tirez-là plus fort il pondra de l’or. »
Franchement, à quelle histoire vous attendiez-vous avec une pareille illustration ?
Affubler un charmant petit goret de bottes rouges et vouloir en tirer des merveilles de la littérature ?
Encore heureux que je ne vous dénonce pas à la SPA !!!

 

8 mars 2014

Fratrie ( petitmoulin )

Mon aîné fut pendu
Aux nues d'un casino
Mais les bandits manchots
Avaient été pipés
Il ne pondit
Ni œufs ni or.
Triste sort.

On fit des trois suivants
De nobles bâtisseurs
De masures en palais
Les affaires florissaient
Quand un vent de l'usure
Les a désargentés.
Calamité.

Moi on me fit poser
Pour magazines branchés
Hier, complet veston
Chapeau melon,
Aujourd'hui nu,
Cuissardes vermillon.
Extravagance.

Quant au petit dernier
Le pauvret
On le fit charcutier !

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8 mars 2014

Participation de bongopinot

C’est Maxou le petit cochon

Il est content et fait des bonds

Fou de joie, car aujourd’hui il pleut

Il aime l’eau, ça le rend heureux

 

Quand il sort il met ses bottes

Il adore les jours de flotte

Et il chante à tue-tête

Pour lui c’est jour de fête

 

Il patauge dans la  gadoue

Il en rêvait le petit Maxou

Et comme tous les enfants sages

Il s’invente des voyages

 

Il s’imagine sur un radeau

Et devient le petit matelot

Mais Maxou suit les consignes

Et jamais il ne s’éloigne

 

Car Maxou est raisonnable

Et même si ça n’est qu’une fable

Faite comme lui, soyez obéissant

Et écoutez bien vos parents

 

8 mars 2014

Pippa Porcelet et les bottes rouges (par joye)

8 mars 2014

Participation de Venise

               Et si pour l’essentiel  la civilisation nous avait été apportée par une bande de petits cochons roses, venus d’une planète du système Sirius pour être plus précise.

Cela pourrait être merveilleusement rafraîchissant si ces cochons bottés devaient revenir et nous initier à nous accroupir sereins  et sages.

Ils ont inventé des technologies plus avancées que les nôtres. Tu vois pas qu’ils ressemblent à des dauphins avec des mains et des pieds.

S’ils sont venus bottés c’est pour secouer notre humanité et la sortir de cette transe où ne comptent que les besoins matériels.

Et toi tu veux appeler la brigade des mœurs et tu t’assures que ton chemisier soit bien boutonné !!!!

Comment peut-on craindre quoi que ce soit de celui qui vient de l’étoile du chien !!!

La plus brillante dans tout le ciel.

Alors ces petits animaux roses seraient les surveillants de l’univers ?

Mais qu’est ce qu’ils fabriquent à finir en nœud de boudin !!!

Ils partagent leur corps pour nourrir les hommes là où jésus et Marx ont échoué.

Alors quelque chose se prépare dans le monde ?

Oui une grande mutation et beaucoup  resteront au bord de la route ;

Alors il va falloir que je mette ce putain de cochon dans le coffre de ma voiture en attendant qu’il me sauve du déluge ???

 

8 mars 2014

Quésaco encore ? (Vegas sur sarthe)

Blanche prend donc le chemin de la chaumière des nains, un peu inquiète car l'autre jour ils n'avaient pas bonne mine, une histoire d'indigestion de sésame avec une quarantaine de voleurs...
Et que ne retrouve t-elle pas trois pages plus loin?
(Il y a souvent des pages dans les contes)
Pigs, du fameux trio Three, Little and Pigs!
“Toi ici Pigs? Je te croyais parti avec tes frérots chez le roi Merlin pour chercher de quoi ignifuger votre dernière baraque?”
“Si fait Blanche! Mais en cheminant - car il y a beaucoup de chemins dans ce conte - nous avons croisé un poucet”.
“Ca existe encore les poucets?”
“Ben faut croire que oui, depuis que les ogres n'ont plus de bottes... en tout cas le nôtre était petit et comme il m'a proposé une bonne affaire, j'ai laissé filer mes frangins”.
“T'aurais pas dû les laisser filer! Une meuf au bois dormant s'est faite planter avec une saloperie de quenouille pas plus tard que la semaine dernière! Sinon c'était quoi cette bonne affaire, mon cochon?”
“T'es bigleuse? Vise ces bottes de sept lieues... C'est pas des Boulutins mais je les tiens de ce petit poucet qui les a fauchées à deux ogres pendant leur sieste”.
“Et ça marche comment?”
“Comme des bottes - l'une devant l'autre - mais il parait qu'elles sont magiques, elles s'adaptent aux pieds qui les portent et font des enjambées de sept lieues!! Avec ça j'aurai tôt fait de les rattraper”
“J'ai entendu dire qu'il vaut mieux partir à point!” réplique Blanche.
“Sauf que ça n'a rien à voir avec ce conte” pouffe Pigs.
 
“Et t'es sûr que ça marche aussi avec des pieds de porc?” demande Blanche sur un ton emprunté.
Dans les contes, on ne sait jamais à qui rendre les tons empruntés, mais c'est ainsi...
Pigs n'est pas à une vexation près et fait mine de ne pas comprendre.
“Qu'est-ce qu'ils ont mes pieds, mis à part que Dame nature m'en a donné deux de plus que toi?”
Blanche insiste: “Tu ne connais donc pas le dicton Pieds fendus, bottes foutues?”
Pigs est à point se dit-elle et elle ajoute:
“Je te les échange contre ces pantoufles de verre que ma great-mother avait achetées à une petite sirène qui voulait échanger ses jambes à une sorcière contre une voix mélodieuse et une peau d'âne!”
Flairant le coup foireux, Pigs dévisage les pieds de Blanche.
“Mais elles ne sont pas pareilles!”
Blanche ne se démonte pas, elle ne se remonte pas non plus:
“Evidemment, c'est pour distinguer la droite de la gauche... la droite est en verre et l'autre est en vair. Si tu m'crois pas, demande à ma great-mother”
 
L'incrédulité de Pigs fait peine à voir, alors on ne la dépeindra pas.
“Comment tu fais la différence si les deux sont en verre et puis d'abord la gauche ressemble vachement à un écureuil gris” s'étonne Pigs.
Blanche sent le deal lui échapper.
“Tu chipotes! Toi qui es si malin, montre moi à quoi te servent ces quatre bottes de sept lieues”
Tandis que Pigs fait quelques pas, on entend un grand fracas au fond du bois.
 
“Quésaco?” grouine Pigs.
“C'est rien” rassure Blanche “le loup vient encore de se viander en mobylette”.
“Qu'est ce que je disais déjà?” s'interroge Pigs.
Blanche aimerait bien conclure.
Si elle pouvait rapporter à sa marâtre ces deux paires de bottes magiques en plus d'ingrédient ou deux, elle serait le Phénix des hôtes de ces bois ou un truc comme ça.
“Allez! Tape m'en cinq... enfin j'veux dire, tape m'en deux” rectifie Blanche.
Dans les contes, les petites capes rouges ont toujours eu le dernier mot face aux cochons.
Pigs lui en tape deux et reprend bientôt son chemin, cahin-caha, gauche-droite, écureuil-cristal... tandis que Blanche se dirige vers la chaumière des nains.
8 mars 2014

Conte à l'usage des enfants sages qui à l'instar des frères Grimm montre qu'il faut punir le crime (Walrus)

"Le porc c'est laid...
C'est pas vrai !
Le porcelet n'est pas laid,
C'est du petit cochon de lait
Et le cochon, ça me botte,
Surtout avec des carottes..."

C'est en chantant ce refrain à tue-tête (pressée) que Cochonou, le chouchou de sa nounou, pataugeait dans la gadoue. De la boue, il s'en était mis partout, depuis les fesses jusqu'aux joues.

Elle l'avait pourtant prévenu sa nounou : "Mets tes bottes en caoutchouc, mais ne saute pas dans les flaques car un petit cochon pas net, ne sera plus mon cochonnet, il ramassera des claques et sera privé de sein doux."

Mais qui peut résister aux flaques surtout en portant des bottes ? C'est l'excuse que Cochonou invoqua pour sa défense.

Mais la Nounou, intraitable,
lui fit un sort misérable :
elle le rebaptisa "Leitão"
et te l'expédia "no Forno"
.

 

 

Comment ça, "Quelle horreur !" ?
Je l'ai bien aimé moi, Leitão, sur l'aire d'Anthuã entre Porto et Coimbra...

8 mars 2014

Tout est sous contrôle (Célestine)

Bottes rouges

-Désolé, Célestine, j’ai été choisi pour le défi, mais ce n’est vraiment pas de mon fait. Je t’assure ! Tu crois que je n’aurais pas préféré courir en liberté plutôt que d’être affublé de ces bottes idiotes …

-Mais qui me parle ?

-Remarque, elles me sont bien utiles ces bottes, il fait vraiment un temps d’homme aujourd’hui! J’ai la goutte au groin et la chair de truie.

-Maîtresse, maîtresse ! Dans la cour, là ! Regardez !

-Je ne vois rien…

-Mais si, là, sous le banc …dans la flaque, regardez, maîtresse, un cochon ! Avec des bottes, rouges en plus !

Ce doit être le surmenage de fin de trimestre.  Je ne verrais même pas une aiguille dans une botte de groin…euh…de foin... Alors un cochon avec des bottes… Pourquoi pas une araignée dans un grenier ou un limaçon avec une culotte, tant qu’on y est ?

Il faudrait peut-être que je consulte…Le défi du samedi a gravement envahi ma vie depuis quelque temps. Je me retourne: mais non,  mes élèves sont sages, ils s’appliquent sur leurs copies, la langue en tire-bouchon. Sur mon bureau, mon petit Walrus en peluche clignote doucement. Mon porte-clé Map en plastique de Carrare double face est suspendu à la clé de l’armoire. Tout a l’air sous contrôle.

D'où me vient cette désagréable impression de partir en saucisse ?

8 mars 2014

Histoire pour enfants sages (Prudence Petitpas)

sa1

« Qu’est-ce qu’un enfant sage ? Cela existe-il ? N’est-ce pas le propre de l’enfant de faire des bêtises ? Si l’enfant sage comme une image passe les années sans lever le petit pouce sur une ânerie quelconque, n’est-ce pas un enfant formaté par le monde des grands… dommage pour lui et pour son entourage, parce qu’en grandissant cette lacune risque de lui couter sa vie d’adulte… ».

Ce discours devenait pour moi de plus en plus lointain, et confortablement installée dans mon strapontin, mon esprit avait quitté la salle pour se retrouver des années lumières en arrière… on aurait pu m’appeler Sophie, l’héroïne de cette chère comtesse, tant mon imagination débordait de sottises en tout genre. Comme elle, j’avais le gout de la justice très développée, et n’avais pas compris, pourquoi j’étais née toute frisée, avec des cheveux crépus noirs, alors que ma voisine de classe avait une chevelure de Barbie et jouait constamment avec ses mèches blondes. Il m’avait fallu quelques secondes seulement, pour lui couper cette queue de cheval qui me narguait depuis trop de temps le soir dans le dortoir des grands. J’avais tout juste six ans, et ce n’était ni la première, ni la dernière bêtise que je commettrais dans ma petite vie d’enfant. L’évasion de mon esprit continuait et c’est à peine si je captais le ronronnement de la conférencière… J’étais de nouveau propulsée dans le passé et me revoyais, tête baissée, l’air honteux que j’essayais de prendre devant papa qui me sermonnait sérieusement pour mon dernier forfait : Notre pauvre canari  s’ennuyait dans sa cage et semblait pour moi  bien terne avec sa couleur jaune et son air de ne jamais s’en faire, alors un jour, seule avec lui, j’entrepris de le peindre en fuchsia et sortis le matériel de mon cartable… un bon pinceau, un tube de peinture rose en main, j’ouvris la cage et attrapai la future victime. Après quelques couches bien étalées sur son plumage blond, je transformais petit à petit ce gentil serin en danseuse de franche-cancan. Il  n’apprécia pas vraiment ce changement, mais rien n’arrêtait mon œuvre : j’allais faire de lui le premier canari rose… Bien absorbée par mon coloriage, je n’entendis pas arriver mon père qui me surprit en pleine action. La suite me laissa quelques traces sur mon postérieur, quelques larmes pour la forme, et la fureur de ne pas être comprise.
La conférencière terminait son exposé, les applaudissements fusaient et me sortirent de ma rêverie. Je frappais des mains par réflexe pas mécontente de voir la fin de cette soirée se rapprocher. Qu’étais-je venu écouter cette oratrice alors qu’une petite histoire de cochon qui portait des bottes rouges m’attendait sur mon ordinateur et me permettrait de parler des enfants sages bien mieux que Mme Bourcier dont on ne savait même pas si elle avait des enfants. Et quel étonnement tout de même de la voir quitter l’estrade attifée de bottes rouges en caoutchouc sur de longues jambes qui nous révélaient sa plastique personnelle…  comme un certain petit cochon qui m’attendait sagement à la maison.

8 mars 2014

ça me botte (en touche ?) (Sandrine)

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- Mais où vas-tu donc avec tes petites bottes rouges mon mignon petit cochon ?
- Ben, au concert de MSSR*, pourquoi ?

* Euh, non, non, ce n'est pas Aimé Césaire en langage SMS.

8 mars 2014

L’artiste SNOB et les 3 petits cochons (KatyL)

J’ai une amie qui peint aussi comme moi, mais elle c’est une « vraie » artiste, un peu snob il est vrai ! Mais si rigolote ! Je vais vous raconter son histoire.

Sa dernière trouvaille avoir des petits cochons chez elle dans une maison 19 ième siècle « école de Nancy » (pour disait-elle les peindre) !!

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Les cochons racontent :

A peine sevrés, elle est venue nous chercher à la ferme où nous étions si heureux avec notre bonne maman,  pour nous faire entrer dans sa belle limousine, il a fallu se laver les pattes au savon ! Et enfiler une robe de chambre !! Dieu que nous avions l’air bêtes! Mais une fois installés dans la voiture sur des coussins moelleux, nous nous sommes regardés et avons pensé ! Après tout la vie de riche a du bon !

Arrivés chez elle nous avons été accueillis par une troupe de folles endimanchées qui poussaient des cris :

-« oh les beaux petits cochons ! »

­-"qu’ils sont adorâaaaablessssss !! »

-« que vas-tu en faire ? »

-«  On pourra les habiller ? »

De vraies folasses avec des bijoux plein les doigts !! Et qui passaient leur temps à nous caresser !

Bon ça nous étions friands!

Elle avait décidé de nous peindre pour une expo de la plus « haute volée » dans une galerie qui montrait de la peinture animalière et nous devions dès le lendemain prendre la pose.

k01 Nous étions tous les 3 dans des bacs sans pouvoir bouger pendant quelques heures, finalement nous nous sommes endormis sur l’ouvrage… le résultat était grotesque !! Aucun goût !

Pour nous venger de ce ridicule tableau et du temps passé, nous avons décidé de faire un « charivari » aussi avec ses restes de peinture profitant d’un moment où elles papotaient toutes ensemble, et, sommes entrés dans son atelier.

k02 A cœur joie dans les couleurs !!

k03 Nous étions ravis de la bonne farce et pataugions sur une toile qui était au sol, l’un se roulait, l’autre marchait, le troisième fit des viroles avec sa queue !! Que c’était drôle !!!! Mais nous étions couverts de peinture et nous allions sûrement passer un mauvais moment !

 

k04 Notre travail, un travail de cochon !

Lorsqu’elle arriva dans son atelier après nous avoir cherchés dans tout le jardin

Elle hurla devant nos mines colorées !!

-« Mon Dieu dit-elle quelle horreur regardez les filles ce qu’ils ont fait de Mônnn  atelier ! »

Les autres arrivèrent en courant et toutes s’exclamèrent en voyant la toile au sol remplie de nos errements artistiques

-« Regarde ce qu’ils ont fait, c’est trop beau, on dirait du PIC­-à-seau » !

-« Non dit l’autre on dirait du Dalle-lit »

-« c’est trop ! Quel talent, quels artistes dit la troisième tu devrais montrer cela à ta galerie, tes cochons ont un sacré sens artistique ! »

Nous étions dans un coin de la pièce médusés ! Nous des talents ????Ça alors !

Notre maîtresse nous félicita et dit à ses chères amies,

-«  Je savais que j’avais fait le bon choix avec ces 3 là! Ils m’ont vu peindre une fois et regardez le résultat ! Des zamôuuuurs !!!!

Le lendemain la galerie vendit le tableau (12000 euros) sur le champ à un américain et bien entendu ce fut notre maîtresse qui signa l’œuvre.

Puis pour me punir moi le « meneur » elle me fit mettre des bottes pour aller au jardin et ne pas salir mes pattes d’artistes qui étaient assurées d’or, car elle vendait tous nos tableaux !

k05  Allez comprendre quelque chose à « l’art du lard » !

katyL

8 mars 2014

Où on retrouve Paulo & Azor ! (Sergio)

Le capitaine Anglada arriva sur les lieux du crime, ce lundi matin pluvieux aussi sombre que son moral .Sept heures sonnant son adjoint Gérard l’avait tiré de sa contemplation matinale. Anglada avait acheté une bicoque délabrée au bord du Dorlay une petite rivière à truite en amont de Doizieux charmant village médiéval sur le versant nord du Mont Pilat. Il l’avait retapée à son idée et depuis une large varangue, souvenir ramené de sa première affectation sur l’ile de la Réunion il contemplait sa rivière. En toute mauvaise foi, dans une absence totale de légalité assumée & en qualité de Capitaine de gendarmerie il avait interdit la pêche sur la portion de rivière qui traversait son terrain ? Ce sur environ huit cent metres. Lui-même grand taquineur de Farios devant l’éternel, cela avait fait sourire tout le comté, mais il faut bien l’avouer personne ne l’avait vu pêcher SA rivière. Beaucoup l’avaient vu, dans le petit matin ou au crépuscule, entre chiens & loups assis sur un petit rocher, banc naturel scruter  toujours le même calme créé par un éboulis naturel. Il guettait les gobages de deux grosses Farios qui résidaient en ces lieux. Cette simple vue était son plaisir, sa connexion à la beauté du monde avant de replonger dans la merde qui constituait l‘essentiel de son boulot.

Et ce matin dans la merde il sentait qu’il allait y plonger jusqu’au cou.

On venait de découvrir le cadavre du Préfet chargé du SEPIR (Service de l’Environnement & de la Protection Impérative des Rivières). Une énième entité créée par des énarques pour planquer un ou plusieurs des leurs, avec  laquelle Anglada s’était déjà souvent  accroché. Il ne supportait pas ces KHMERS VERTS qui donnaient des leçons d’écologie aux paysans poly-activités qui survivaient dans ces montages inhospitalières depuis des générations.  Il ne supportait pas leur condescendance & leur façon d’apporter la parole divine .Pour lui c’était des nouveaux Jésuites. Il franchit les rubalises posées par les premiers arrivés sur les lieux, en se retournant pour voir Azor son chien qui avait naturellement pris sa place au volant. Son chien ,depuis qu’il l’avait trouvé un soir au bord de la route & l’avait appelé ‘ Azor  viens, monte » .Azor était monté, s’était assis droit sur le siège passager& lui avait fait un clin d’œil. Depuis ils étaient inséparables. Pourquoi Azor ? Il ne pouvait répondre. Son adjoint l’attendait. Le préfet baignait dans une mare de sang. Ce con dormait au niveau du sol sur une natte tressée qui semblait japonaise. Sa grosse carcasse d’obèse livide, blanchâtre sur ce lac vermillon lui leva le cœur. Pourtant il en avait l’habitude, mais la … Le médecin légiste & ses clones étaient arrivés. Bizarrement le cadavre ne présentait aucunes plaies expliquant autant de sang & fait plus étrange encore, on aurait dit que deux enfants marchant l’un derrière l’autre s’étaient approchés du corps puis étaient repartis, par la baie vitrée restée ouverte, tranquillement vers la route .Les traces sanguinolentes des petits pas s’évanouissaient au bord de la route. Anglada pris une mesure approximative  de l’empreinte avec ses doigts et se dit que cela devait être du 28.Il n’avait pas d’enfants.  Il demanda donc à Gérard qui en se grattant le crane répondit

« Je dirai trois ans. Mais patron deux bambins de trois ans, marchant , l’un derrière l’autre, comme pour un jeu  sans s’affoler devant un cadavre de  cent trente kilos pissant le sang, cadavre sans blessures apparentes puis remontant tranquillement vers la voiture de leur maman qui attend sur la route à vingt mètres & qui donc voit le corps derrière la baie vitrée ouverte  puis s’en va ,ses chérubins les chaussures ensanglantées sur le siège arrière ???  Je me demande même si elle n’a pas pris le temps de boucler leurs harnais de sécurité ?... patron cela ne tient pas debout l’histoire qu’on nous raconte !! »

OUI tu as raison, on essaie de nous faire tricoter une histoire mais on nous donne les mauvaises aiguilles & la mauvaise laine !!!!

Anglada donna l’autorisation après moult photos, prélèvements, prises de côtes, croquis  d’enlever le corps.

 Juste avant il demanda au médecin son sentiment sur ce qui semblait enduire le corps.

Ce mec était diabétique & plutôt mal en point .Comme en plus il se bourrait de bonbons et de tout un tas de cochonneries sucrées  il souffrait de sudations sucrées, phénomène classique, mais pour un écolo  il ne bouffait que des « merdes ».Remarque, on ne pèse pas cent trente kilos en suçant des graines de gojy ,bio de surcroit.  En levant les yeux il vit Anglada & son quintal bien sonné et soupira «excuse-moi ».Le capitaine sourit. Ce n’était pas sa journée.

…………………………………………

AH Anglada !j’ai tenu à t’apporter moi-même les résultats des analyses menées sur ton cadavre.

Ce n’est pas mon cadavre !!

Oui OK je te livre les faits bruts de décoffrage & à toi d’en tirer des conclusions mais on nage dans l’incompréhensible. Ton ….client a été tué par une succession d’hémorragies internes. C’était tellement important que j’ai pensé à une fièvre hémorragique, tu vois type Ebola. Mais il n’avait pas quitté nos montagnes depuis au moins une année cette hypothèse tombait toute seule. Apres analyses ce qui a provoqué ce phénomène c’est une substance toxique, la batrachotoxine.

Peux-tu développer ? 

J’y viens. C’est un poison très violent, deux cent fois plus puissant que le curare. Qui combiné à son diabète a abouti  à ces hémorragies dévastatrices. Il suffit d’un contact cutané. 

??????

Attend, le plus bizarre arrive. Cette toxine est secrétée par une seule espèce de grenouille qui vit uniquement dans une jungle inextricable en Colombie, dont le nom charmant est « Kokoi de Colombie »

Penses-tu que cette grenouille pourrait vivre ici, s’être acclimatée après un rejet ou une perte ? Avec tous ces fêlés de la calebasse & leurs N-A-C.

Impossible ! Son biotope est très restreint & ici, franchement le climat n’est pas très amazonien.

Et dans un vivarium ?

Il te faudrait un spécialiste très pointu & même comme cela cette bestiole ne produirait pas la toxine, car cette substance provient de la digestion dans l’estomac de cette grenouille, pas une autre, d’un cocktail d’insectes du cru. Et franchement il n’y a aucune chance pour que tu en trouves un seul ici. J’ai contacté un collègue d’internat qui officie maintenant à l’Université de Montpellier 2, qui travaille dans un laboratoire de recherche sur ces bébêtes la, justement dans ce coin de paradis, qui m’a affirmé que personne ne connait la nature exacte du cocktail .Ce qu’il peut affirmer par contre c’est que ta toxine fait partie du groupe des alcaloïdes stéroïdes & qu’elle intéresse beaucoup les labos pharmaceutiques.

Ce n’est pas clair, mais la première expérience semble avoir été funeste au patient.

La dose de ton patient aurait tué un troupeau de chevaux et les cow-boys avec.

Bon Anglada !j’ai fini, voilà le rapport & bonne chance .Pour le cocktail je préfère le Cuba-libre.

Anglada , le soir en remontant chez lui s’arrêtât vers la maison du préfet. Il aimait bien faire reposer les informations ingérées et une visite concentrique des lieux, tout en s’éloignant lui donnait quelquefois un éclairage nouveau, & souvent inattendu & de surcroit la marche ordonnait ses pensées. En contrebas de la maison, qu’il constata fort isolée coulait le Dorlay , beaucoup plus large  que chez lui . Il rencontra le fils Borne qui essayait de poser  près d’un rocher surplombant une Darktiger .Il ne l’avait pas vu dans sa tenue camouflage. Il n’avait distingué que la soie de sa canne à mouche qui se déployait à l’horizontale &donc interférait avec la lumière quand elle sortait de l’ombre. En amateur éclairé, Anglada appréciait la beauté du geste .Le posé sur l’eau de la mouche fut parfait, mais Borne du coin de l’œil avait vu la gendarme et n’était déjà plus à sa pêche. Il s’approcha et dit :

Il y a eu un accident la haut ?

Accident, pas si sûr mais c’est inexplicable. Le Préfet s’est vidé de son sang.

La baleine est morte !! Cela lui avait échappé.

Vous ne sembliez pas bien l’aimer avec tes potes ? la : comment as-tu dit ?

La baleine, c’est un surnom qu’on lui a donné. Peu de gens l’appréciait, même vous il me semble.

Nous n’étions pas du même bois.

OH un écologiste qui magouille en douce pour supprimer le Parc du Pilat pour envisager, sous couvert de création d’emploi d’autoriser l’extraction du gaz de schiste sur le plateau de St Genest malifaux, nous n’allions tout de même pas l’épargner. D’autant plus que ces graines de faux-cul je ne les supporte plus. Alors oui le fumier sur sa voiture puis déversé dans son entrée c’est nous, mais nos relations en sont restées là.

Es-tu sur de ce que tu avances sur le gaz de schiste ? C’est une bonne façon de se créer une cohorte d’inimitié.

A priori oui !

Je vais chercher de ce côté-là .Allez salut Borne & laisse-moi quelques truites.

Je les relâche toute. NO KILL CHEF !

De retour dans l’ombre des arbres bordant la rivière, Borne regardait Anglada s’éloigner & pensait « sympa ce gendarme mais comment pourrait-il imaginer que l’idiot de la vallée, Paulo Docteur en génétique, autiste Asperger  & écologiste jusqu’auboutiste avait réussi à introduire avec l’aide de Verts allemands et brésiliens très organisés & très bien équipés des gènes de « Phylobate terribilis »dans la séquence d’ADN d’un porcinet .Le cochon sécrétait maintenant dans sa salive le même poison que la funeste grenouille. Affublé de bottes de pluie pour enfant et irrésistiblement attiré par la sueur sucrée de l’énarque félon ce fut une arme redoutable.

ser01

8 mars 2014

Un tour de (p'tit) cochon (MAP)

Et vous n'voyez pas

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Et un tour de cochon

Photos en provenance d'INTERNET

1 mars 2014

Défi #288

Quelle est donc l'histoire pour enfants sages

qui va avec cette illustration ?

 

Bottes rouges

En espérant que ce défi vous "botte" !

A tout bientôt le plaisir de vous lire !

samedidefi@gmail.com

 

1 mars 2014

Ont découvert quelque chose

1 mars 2014

Trois garçons en Amazonie (par joye)

La pirogue glissait rapidement sur l'eau. Ils entrèrent dans un canal qui débouchait de l'autre côté de la rivière. Il était très étroit et l'embarcation y passait de justesse. Ils pointèrent la pirogue vers le canal. Ils avançaient lentement, tête baissée, à cause des branches qui pendaient au-dessus de l'eau. Après avoir fait une centaine de mètres, ils aperçurent…

…trois crocodiles.

Le premier était vieux et gravé de cicatrices. Le deuxième, gros et luisant. Le troisième était chétif. Il traînait par derrière.

Le premier s’approcha de la pirogue.

-    Bonjour ! héla-t-il les trois garçons.  Je m’appelle Bébert. Je suis né en Louisiane et je vous préviens que j’adore manger les pirogues !

Et il repartit pour nager autour de la pirogue. Les remous firent balancer férocement la pirogue.

Le deuxième crocodile sourit aux trois gars.

-    Bienvenue, les gars !  Je suis Hector et je suis né en Colombie et je suis doux comme une colombe. J’aime peindre et jouer de la guitare la nuit sous la pleine lune. Vous n’avez rien à craindre de moi.

Hector fit un tour subite et frappa la surface de l’eau avec sa grande queue. De nouveau, les trois garçons sentirent les remous forts qui suivirent ce mouvement et ils avaient du mal pour encore se tenir debout.

Le troisième crocodile arriva enfin et les regarda d’un air de compassion.

-    Hello, les gars, c’est moi Clément. Ils ne vous ont pas fait trop peur, j’espère, mes deux copains ?

-    Non ! répondit Guilherme, le capitão de la petite pirogue. Il tremblait nerveusement.

-    Eh ben, tant mieux, tant mieux, sourit Clément.  Bonne journée, les gars !

Sur ce,  Clément repartit doucement vers la rive où Hector et Bébert somnolaient aux ombres voluptueuses de la canopée.

La pirogue continua alors son parcours avec Guilherme et ses camarades, Bruno et Mateus, tous poussant un soupir de soulagement.

Plus tard dans la nuit, sous la lune, on pouvait entendre les notes d’une guitare, et la voix profonde d’Hector qui chantait une plainte pour un amour perdu. Bébert, lui, ronflait de nouveau, et puis se réveilla en sursautant. Il rota.

-    Bon sang, que c’était bon, cette pirogue, mais les trois gars un peu maigres, j’ai encore faim, moi ! La prochaine fois que tu fais couler une pirogue, Clément, faudra que tu en prennes une avec une équipe plus substantielle, tu veux ?

Clément regarda ses deux compagnons, et sourit tendrement, des larmes plein les yeux.

1 mars 2014

Participation de Fairywen

 

 

Le roi de la forêt.

La pirogue glissait rapidement sur l'eau. Ils entrèrent dans un canal qui débouchait de l'autre côté de la rivière. Il était très étroit et l'embarcation y passait de justesse. Ils pointèrent la pirogue vers le canal. Ils avançaient lentement, tête baissée, à cause des branches qui pendaient au-dessus de l'eau. Après avoir fait une centaine de mètres, ils aperçurent, perché sur un arbre, une silhouette qui les regardait de ses yeux d’or. Les garçons se figèrent respectueusement, conscients d’avoir la chance rare d’être en présence du roi de la forêt amazonienne. Il se leva avec une grâce nonchalante, ses muscles puissants roulant sous sa fourrure tachetée. Ses griffes jaillirent, se plantant dans l’écorce de la branche sur laquelle il avait élu domicile. Tel un gros chat, le jaguar s’étira voluptueusement, fermant à demi les paupières. Il n’avait pas encore décidé s’il allait ou non laisser passer ces inconnus qui osaient s’aventurer dans son domaine.

Dans la pirogue, les garçons, serrés les uns contre les autres, ne quittaient pas des yeux le roi de l’Amazonie, parfaitement conscients que de lui dépendait leur vie ou leur mort. Le grand jaguar, à présent dressé de toute sa taille, fouetta l’air de sa queue. Autour de lui, la forêt retenait son souffle, attendant la décision de leur monarque. Un rayon de soleil se faufila à travers les frondaisons, éclaboussant d’or la fourrure soyeuse de l’animal, qui s’avançait majestueusement au-dessus de la rivière, jusqu’à surplomber la pirogue. Sans un mot, les garçons s’inclinèrent avec déférence devant lui, reconnaissant ainsi sa souveraineté. Ils avaient bien compris que ce n’était pas un simple félin qui les jugeait, mais qu’ils avaient devant eux l’esprit tutélaire de la forêt, qui pouvait frapper et tuer sans avertissement qui contrevenait à ses lois. Ils tressaillirent mais ne bougèrent pas quand le jaguar sauta sur leur embarcation et se mit à tourner autour d’eux. Il les effleura de ses moustaches sensibles, s’enroula autour de leurs jambes, conscient de leur peur et appréciant leur courage et le respect qu’ils lui manifestaient. Il avait perdu le compte de ceux qui avaient saisi leur fusil en le voyant, ne pensant qu’à s’approprier sa magnifique fourrure, et qui avaient fini sous ses griffes et ses crocs, la forêt se chargeant de faire disparaître définitivement les corps.

Mais ces garçons ne lui voulaient pas de mal, et ne voulaient pas non plus de mal à sa forêt. D’un bond souple, le jaguar regagna sa branche et poussa un rugissement qui retentit dans toute la forêt. Le message était clair : les garçons pouvaient passer. Souriants, ils relevèrent les yeux, s’inclinèrent une dernière fois devant le roi et poursuivirent leur route. Le rideau de lianes se referma lentement derrière eux tandis que la pirogue disparaissait dans la végétation.

 

Ce qu’ils devinrent, nul ne le sut vraiment. On ne retrouva que leur pirogue, qui dérivait lentement sur le fleuve, leurs affaires bien rangées au fond. La légende, elle, dit que depuis ce jour, trois jaguars aux yeux bleus patrouillent avec le roi de l’Amazonie…

 

Défi 287 du samedi 22 février 2014 : le roi de la forêt

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