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Le défi du samedi
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28 janvier 2012

L'ombre (Venise)

 

L’ombre : «  Alors, comme ça tu ne veux plus de moi ? »    
L’homme : »je te demande pardon ? »
L’ombre : »c’est pourtant simple comme bonjour !dis-moi de partir !!! »
L’homme : »allez !!je sais que tu es fauchée où veux tu aller ?
L’ombre : »c’est exact je suis fauchée, mais j’ai une âme ! »    
L’homme (tire une bouffée sur son cigare avant de répondre ): »tu n’as aucun brin de romantisme tout de suite tu prends un ton radical ! »
L’ombre : »je sais que tu es un chaud lapin et qu’un peu d’intimité t’irait mieux ! »
Mais elle n’est pas née l’ombre qui te reprochera de faire l’amour sous des lampions !!
L’homme : »je suis désolé ,je suis sûr que tu as raison ,mais tu vois ma chambre c’est sacré pour moi et ta présence sa frise la profanation dit il presque saoul !
 : »je te filerai deux cents dollars pour faire l’amour dans le noir !!
L’ombre : c’est vraiment tout ce qu’il ya de plus simple il suffit de s’armer de courage et de se jeter sur elle les yeux fermés.  

                  Venise178
L’homme : » et les préliminaires alors « ?
L’ombre : »facile ! »!
Tu lui jettes un filet dessus les yeux fermés !
L’homme : »bon d’accord comment je fais après ?
L’ombre : tu lui fais une piqûre dans l’arrière train
L’homme : je crois qu’il te reste beaucoup à apprendre pour finir en ombre chinoise pauvre âme !!!

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21 janvier 2012

Consigne #178

Dialogue avec mon OMBRE

DSCF9877

- toute autre forme d'écriture ou de présentation

 que le dialogue est également bienvenue 

c'est selon votre inspiration ! -

Envoyez vos participations en (n)ombre à

samedidefi@hotmail.fr

A bientôt le plaisir de vous lire !

21 janvier 2012

Ont déjà eu du mal à trouver le sommeil :

21 janvier 2012

Insomnia (Vegas sur sarthe)

 


Quand de l'autre côté de longues insomnies
de belles rimes en ''ni'' je cherche l'harmonie
des agnelles en chaleur sèment la zizanie
en sautant dans mon nid en nombre indéfini.

Je me vois en Bélier, séducteur de génie
les faisant chevroter en stéréophonie
pour finir en méchoui dans un cri d'agonie
mais je suis un Scorpion, comble de l'ironie.

De cornes je n'ai point mais un dard racorni,
pas de quoi rassasier cette nymphomanie,
cette nuée d'ovins transformés en ovnis.

Tapissant mon plafond en décalcomanies,
je crois les voir brûler tel papier d'Arménie
ou bien ce sont mes yeux lourds de monotonie
21 janvier 2012

Le sommeil (Venise)

        Le sommeil est un homme un peu jaloux
        Qui certaines nuits nous tourne le dos.
        Alors j’approche mon visage de la vitre et je contemple la trace
        De mes pas sur cette terre.
        Dans la neige mes pas chantent l’étincelante envie de vivre
        Alors je ris doucement et je parle à la Lune.
        Mes premiers mots vont vers elle pour qu’elle les prenne entre ses mains
        Et les remette à bien plus qu’elle.
        Sous les lambris du ciel étoilé au moment même où mon sommeil s’est retiré.
        Je ne cherche d’ailleurs plus à me faire entendre de lui sinon dans une présence douce et amusée.
Comme du temps où mon père me laissait seule face au grand livre de la vie .
Alors aussi lourd qu’une plume le sommeil s’abat sur moi d’un seul coup.
Il recouvre toute ma pensée comme une paix brutale.
    Poursuivons mon sommeil !!


        http://liveweb.arte.tv/fr/video/Blanche_Neige_a_la_Scene_Watteau/

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21 janvier 2012

L'évidence mêêêêêême (Joe Krapov)

La nuit, lorsque vous ne dormez pas, que faites-vous ?


- M'enfin, Joe Krapov, qu'est-ce que tu fiches sous le lit ? Il est quatre heures du matin !

- Je n'arrive pas à dormir alors je compte les moutons !


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21 janvier 2012

Insomnie (EVP)


Quand Morphée, fils de Nyx et d’Hypnos
Part gigoter ses douces ailes de papillon
Et faire une teuf d’enfer, à Ibiza ou Mykonos,
En tout cas bien trop loin de mon édredon.

Je commence par le traiter de tous les noms :
Freluquet, paltoquet, tête de limace,
Petit foutriquet et même histrion,
Cela n’est, bien sûr, pas très efficace.

Cela soulage au moins et apaise ma rage.
Après, je prends quelques lambeaux de rêve,
Des copeaux de mots, des bouts de nuage,
Dans ma boîte à merveilles qui cogite sans trêve.

Je tisse une jolie toile sur ma nuit blanche,
Je pose le décor et distribue chaque rôle,
Dans mon théâtre intérieur, pas besoin de planches,
Pour y jouer la scène, inédite, d’une Antigone drôle.

Hamlet, Elvire, Mère courage et Ubu lui-même,
Rien ne résiste à mon talent vainqueur,
Et quand, épuisée, j’aborde enfin Chimène,
Le public, à mes pieds, dépose mille fleurs.

Alors, au sommet de la gloire, dans un dernier effort….
Bzzzz...Bzzzz…Bzzzz…Bzzzz...

JE DORS !!

21 janvier 2012

La nuit quand je ne dors pas, (Walrus)

 je me retourne sur mon autre côté et... je me rendors !

21 janvier 2012

Défi 177 (Lise)

Il fut un temps

 

Il fut un temps où les jours étaient courts
Et naturellement les nuits longues.

 

La tête dans les nuages de mes idées
Je tentais d’avancer à  pas pressés,

 

Alors dès le jour couché
Je recommençais ma journée.

 

Jonglant entre tout que n’avais pas fait
Et tout ce que j’aurais dû faire,

 

Pour avoir le temps de respirer
Enfin un instant me poser.

Le sommeil  attendait, léger,
Que j’arrête de le chercher,

 

Pour tranquillement  s’installer
Dès que  j’avais  le dos tourné.

 

La plus grande joie pour moi
Est d’écrire ce texte à l’imparfait.

21 janvier 2012

Ensevelie (Papistache)

   Étaient-ce les huîtres ou le foie gras ? Cette nuit-là, je sortis de mon sommeil. Celui de mon épouse était profond —elle n‘avait bu que de l’eau et peut-être léché au bout de son index une goutte de citron—, toutefois, en quête de la tiédeur apaisante de mon flanc, elle se tourna sur le côté et chuta au creux de mon sommeil délaissé. Il se referma sur elle.

    Je ne dors plus ; mon sommeil a pris mon épouse. Je n’en avais qu’un, je n’en eus jamais qu’Une. L’Une est dans l’un ; et moi, pour avoir quitté l’un et sans l’avoir abandonnée, Elle, je me retourne les ongles à tenter, en vain, et de jour et de nuit, à l’arracher à mon sommeil. Sommeil qui s’empara d’Elle, un soir où trois huîtres et deux canapés m’avaient tiré hors de lui.


21 janvier 2012

DORMIR SUR LES DEUX YEUX (Joye)

La nuit, lorsque je ne dors pas, je fais des films...

 

21 janvier 2012

And my night is a day (Sebarjo)

 

DES NUITS

SANS VOIR TES JOURS

 

 

La nuit je vis, la nuit je meurs,
La nuit je ris, la nuit je pleure.
La nuit, quand je ne dors pas,
Je fume, je veille et puis je bois.

La nuit me nuit et me fait plonger
dans des ennuis annihilés.
Je m'évanouis sur les trottoirs
Qui longent tous tes boulevards.

Je m'accroche sans espoir
A ta porte et son heurtoir.
Je tombe comme une masse,
Ta rue est une vilaine impasse.

Puis tu t'enfuis dans le matin
Aux heures de la vérité,
Moi je niche comme un mâtin
Au pied de tes escaliers.

La nuit me prend, je fais semblant,
Et tout le jour je reste lent,
Le temps de me retrouver,
Le soleil est déjà couché.

La nuit revient et je chavire,
Ô Mon amour, une fois seulement,
Attends que je te respire,
Ressens comme je te sens.

La nuit s'étire et je soupire,
Sous les ponts, plus un sourire,
La nuit soupire et je m'étire
Sans savoir où je vais atterrir.


Notre fleuve est un seul lit
Je me suis perdu dans ses draps
Ô mon amour, sors-moi de sa lie
Tire-moi de là et embrasse-moi !

 

 et voici la version chanson :

 

21 janvier 2012

Reflet (Brigou)

 

 

Parfois, sortant d’un rêve, j’ouvre les yeux. Je me lève sans déranger le sommeil de celui qui partage mon lit. A tâtons je me dirige vers la salle de bains. Je pousse la porte, allume la lampe au-dessus du lavabo. Délicatement je prends un verre en opaline blanche et le place sous le robinet d’eau froide.

J’aime ce verre il appartenait à ma mère. Je ne sais plus à quelle occasion mon père lui avait offert. On y voit dessus, écrit en rond, le mot AMOUR.

Quand j’ai fini de boire, je m’attarde, m’approche du miroir et j’observe mon reflet. Avec mes mains je me couvre les joues et la bouche et je ne vois plus que mes yeux. C’est alors le regard tendre et bleu de maman que j’aperçois !

21 janvier 2012

préhistoire du Net (Zigmund)


Longtemps je me suis couché à point d'heure, regardant des films à la télé, lisant, ou tapotant l'ordinateur.
Il fut un temps où les ordinateurs n'existaient pas...
Puis, quand ils ont existé,  ils occupaient une pièce...
Et Internet ? Dis Tonton Zigmund ça existait Internet quand même ? ...
Pas vraiment....
Du temps où la poste et les télécommunications  appartenaient à tous,  il y avait un truc qui s'appelait Minitel. Ça ressemblait à un ordinateur très moche, pas plat du tout , avec un clavier pourri et avec deux couleurs : noir pour l'écran, et blanc pour les lettres. C'était fait pour remplacer l'annuaire papier mais après quelque temps certains journaux ont ouvert des messageries. Il  y en avait de toutes sortes  mais ça pouvait coûter cher...
A cette époque, je me retrouvais célibataire, et avec des copains on avait trouvé les codes pour entrer sans payer  sur la messagerie du journal libération.
C'était comme un fesse bouque mais en bien plus lent,  pas question d'images, et on y rencontrait le pire comme le meilleur. Sur la page d'accueil, s'affichait la liste des "connectés" où je repérais mon  propre pseudo  "Wolfgang" suivi de mon numéro de département  XY.
J'y passais des soirées entières...
Une nuit, vers 4 heures du matin,  je me suis réveillé en sursaut. La maison était vide,  très vide, même le chat  (Wolfgang) était parti en vadrouille...
J'ai d'abord tenté de me recoucher et de me rendormir...impossible
Puis j'ai allumé la télé...bof ! , mis un film dans le magnétoscope mais impossible de me concentrer...j'en tremblais de rage.
Pour la première fois de ma vie je testais l'insomnie, la vraie, celle pour laquelle les patients mendient un traitement. Moi qui avais toujours traité  ce type de demande par un mépris ou une incompréhension (sans l'exprimer bien sûr), moi qui pensais sans pitié des trucs comme "yzonka", c'est pas grave, c'est du temps gagné pour lire, yaka s'occuper et le sommeil reviendra, je comprenais enfin  et je tombais de haut ...
Alors après plusieurs tentatives, j'ai allumé le Minitel et j'ai fait le code du serveur à la recherche d'une voix amie dans la nuit.
Sur la page de garde s'affichait un seul et unique nom : Wolfgang XY et mon message qui tenait en ce seul mot : "insomnie".
 J'ai attendu un peu, puis j'ai écrit comme on lance une bouteille à la mer : "ben alors où vous êtes passés ??? "
Dans mes pires cauchemars,la  fin du monde ressemble à ça ...
 
 

21 janvier 2012

Moutons dodo (titisoorts)

21 janvier 2012

extrait du journal de Monsieur Mon-Lapin-Pour-Dormir (Sable du temps)

 

La nuit, lorsque Elle ne dort pas, Elle rêve … qu'Elle dort, d'un sommeil empli de rêves ...
Ses insomnies sont plus sereines, ce qui n'a pas toujours été le cas !
Elle a longtemps compté les moutons :
- «  C'est d'un fastidieux, d'un ennuyeux  - m'avait-Elle dit  -  nul et répétitif ! Faut dire que pour pimenter l'affaire, je compte les pattes ! S'ensuivent alors, des opérations arithmétiques assommantes. Et puis tu as toujours le benêt de service qui a oublié son portable ( si si, les nuits de campagne pleine de moutons, c'est possible, parfaitement ) qui fait demi-tour et repasse la barrière … et hop moins quatre ! ... Enfin benêt, peut-être pas tant que ça, moins Panurge que les autres, dirons-nous, un original, ou simplement l'exception qui confirme la règle . Pendant ce temps-là, passe l'handicapé, victime d'une mine antipersonnel ( si si les nuits de campagne pleine de moutons c'est possible, parfaitement ) avec une patte et demie en moins et alors là, le problème se corse … on tombe dans le décimal et le cauchemar … éveillé  ( humour, ah ben oui !) »
Une histoire à dormir debout ? Que nenni
Adieu veau vache cochon mouton, barrière et prothèse de hanches.
Elle a ensuite troqué la gent ovine pour un sablier (allez savoir pourquoi!!!) et décidé de compter les grains de sable, au passage du haut vers le bas. Oui, parce que dans l'autre sens, convenons que l'exercice n'est pas évident et pas nécessairement propice au sommeil. Comme somnifère on a trouvé plus efficace :
 - « Le problème, avec les grains de sable  - m'avait-Elle expliqué -  c'est qu'ils se ressemblent tous, ils se grimpent les uns sur les autres, se bousculent et se précipitent  dans le vide à une vitesse folle comme si le temps leur était compté , zut y' a pas le feu au lac quand même ! En fait, ils sont suicidaires et moi, nulle en maths, voilà ! »
L'expérience a tourné court et il était temps d'envisager une solution plus … enfin moins … !
Elle a parlé de grand ménage de printemps, repeindre la maison et tomber quelques murs, j'ai proposé, lecture, yoga et méditation transcendantale.
Puis lorsqu'Elle a sérieusement envisagé de s'essayer au somnambulisme  -  c'est une idée rigolote, non ?  - pour « voir comment ça fait, et s'occuper un moment », j'ai dû menacer de la quitter.
Je devenais inutile, bon à rien, moi, censé être l'ami qui calme, qui comprend, qui endort, le faiseur de rêves, l'envoyé de Morphée.
Et  depuis  …
… La nuit, lorsque Elle ne dort pas, Elle rêve … qu'Elle dort d'un sommeil empli de rêves … éveillés ! Paradoxal non ?.

21 janvier 2012

La nuit je suis vraie‏ (Anémone)

 
La nuit je mens, dit la chanson.
Eh bien non!
La nuit je suis vraie.
Non que je me dissimule le jour.
Mais la nuit je suis vraie aussi.
Encore plus, si possible.
La nuit je grappille tous les morceaux de moi
un peu abandonnés pendant la journée.
Ce n'est pas à cause d'insomnies que je veille.
Je ne cherche pas une occupation pour faire venir la torpeur.
C'est l'activité qui me tient en éveil.
Tiens, ce soir par exemple ça fait 1 heure
exactement que je me dis:
Ce soir je  me couche tôt, ça me fera du bien!
Eh bien non!
Tous mes amis m'appelent, me font signe.
Encore un petit mail, un petit commentaire.
Un petit texto, un petit texte.
Plus rien? Vite, que je ferme l'ordinateur. Et vlan!
6 messages en cascade qui arrivent.
Si je ne réponds pas, tout à l'heure ce sera 10.
Demain 40...
Ah il faut effacer aussi, effectuer un nettoyage.
Non ce n'est pas de l'esclavage!
C'est un choix. Un plaisir.
Bon, je vous l'accorde: l'inspiration me tyrannise.
Elle m'instigue, elle me titille à exprimer qui je suis.
A ne rien négliger.
A profiter de la moindre occasion pour faire passer un message.
Pour dire à mes amis: je vous entends, merci d'être là, je vous aime.
Je m'habitue, ô joie, à avoir besoin d'un peu moins de sommeil.
Remettre à demain?
Eh bien non!
Vivre au rythme du soleil?
Non! Non! non!
De mon soleil intérieur, alors.
De celui de mon coeur, et du coeur de ceux que j'aime.
Bon, je vais prendre le chemin de mon lit tout de même.
Et je vais m'endormir la tête pleine de livres lus jusqu'au petit jour.
La tête pleine de notes prises au vol,de réflexions, de musique.
Et de coupures de journaux (à classer: petit a petit b).
La nuit je suis vraie tout comme le jour, fidèle à moi-même.
A mes passions, à mes engagements.
La nuit je croque la vie.
Fille du soleil tout comme de la lune.
Je veux à la fois l'or et l'argent.
La lumière et l'ombre.
Le réel et le virtuel.
La nuit je suis vraie, n'en déplaise.
Comme le jour.
Et j'aimerais devenir capable sans être insomniaque
D'un éveil perpétuel.

21 janvier 2012

À demain, mon amour (Berthoise)

La nuit quand tout le monde dort, je ne dors pas. J'attends. J'attends que l'agitation s'apaise, que les respirations se calment, que les rêves s'éveillent. Alors, quand tout se fige, quand plus rien ne bouge que les poitrines qui montent et descendent au rythme du souffle, alors je me lève sans bruit. Je quitte la chambre à pas légers. Je me vêts avec soin, je me pare de mes plus beaux atours. Je sors. Je rejoins mes amants. Je rejoins celui du moment.

Sous la lune complice, dans la fraîcheur qui pince mon visage, je vole à travers les rues, la ville, la campagne pour retrouver celui du moment.

J'offre mon corps à ses caresses, j'offre mes caresses à son corps. Je soupire, je geins et me pâme sous ses baisers. Quand nos jeux se tarissent, je rentre au château. Je me glisse sans un bruit dans le lit conjugal. Il est chaud, doux, accueillant. Je me colle contre le corps paisible de mon mari endormi. Il pousse un soupir et m'enlace. Je m'endors enfin rassasiée dans la tiédeur sereine de notre couche, tout en haut de la tour. En me dévêtant, j'ai laissé au pied du lit, ma paire de souliers aux semelles usées par ma course nocturne.

21 janvier 2012

Défi 177 (Droufn)

Je me suis calé dans le petit coin de la fenêtre, entre le rideau et le radiateur. La rue était blanche et givrée, immobile, vide. Petit à petit mon esprit s'est vidé de ses pensées, la réalité s'est figée, les atomes sont devenus silencieux, la matière inerte, je n'osais plus bouger. J'avais froid et peur mais j'étais bien. Une peur agréable, douce et anesthésiante. Au bout d'un long moment, une de mes paupières trop légères en ce milieu de nuit a bougé, mon cœur s'est remis à battre, les atomes à circuler. Je suis retourné me coucher, l'âme en paix, mais les pieds froids. J'ai dormi.

21 janvier 2012

Participation de Teb

2 h 12 : satané bouquin enfin terminé.

2 h 17 : les bras de morphée sont accueillants ;-)

3 h 45 : réveillée par une envie pressante. exécution…

3 h 50 : retour sous la couette… il fait bon ;-)

3 h 55 : se laisser glisser…

3 h 59 : se laisser glisser…

4 h      :  ↑ → ↓  …

4 h 02 :  ↓ ← ↑  …

4 h 04 :  ↑ → ↓  … la crèpe ! … jusqu’à

4 h 18 : des lunettes. un autre bouquin.

4 h 42 : pas raisonnable.

4 h 52 : pas raisonnable.

5 h 22 : auto administration de somnifère mécanique naturel.

5 h 28 : retour dans les bras de morphée

8 h 32 : réveil en retard...

purée, quelle nuit !

 

10jan2009 (14)

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