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Le défi du samedi

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14 mars 2009

SHAZAMMM (Papistache)

P’tit Riton, quinze ans, s’astiquait d’importance,  concentré par l’analyse sémantique du discours politique sous-jacent dans une copie pirate du dernier DVD de Zoli-Zola, star montante du X au Venezuela, quand,  “SHAZAMMMM”, surgi d’entre ses doigts, apparut un génie de carnaval.

— Bonne zoirée. Ze souis le zénie Dadi, tou peux, zeune hidalgo, faire quatre vœux avant minouit. Deux zentils et deux zautres, oun pou moins.

A peine remontée la fermeture zip de son baggy, P’tit Riton, s’étant fait répéter le message, disparut dans la cage d’escalier, abandonnant, sur la moquette souillée, le génie Dadi et une foultitude de kleenex sales.

—  Des gentils, ça va pas être facile dans l’quartier, mais des graves, faudra faire un tri.

*****

P’tit Riton se morfondait dans sa cellule quand Dadi — génie propulsé et, sinon collant, du moins un peu poisseux— se matérialisa à ses côtés.

— Oh, bouffon ! Pourquoi tu m’as j’té dans c’te galère. J’m’a fait pécho par les keufs. J’y ai fait tout comm’ tu m’as dit.
— Tou as fait tes quatre vœux ?
— Oui, j’m suis fait quat’ vieux comme tu m’as dit. Deux gentils, j’les ai soulagés d’leurs économies au distributeur en bas d’la gare et deux pas gentils, les deux clodos qui crèchent sous l’pont d’l'entrepôt. J’les ai fracassés d’la vie d’ta mère, y s‘auront besoin d‘un décodeur tout’ leur vie pour voir la lumière, eux, les zombis.
— Mais, Riton, qu’as-tou compris ? Yé né t’ai pas demandé de té faire des vieux, mais dé formouler des souhaits... faire quatre vœux.
— Oh, l’autre... l’empaffé. J’avais pas compris qu’tu parlais verlan. Quat’vœux ? Quat’ vœux ? VEU’CAT, alors ?  Ben, c’est maintenant qu’j’en aurais besoin d’la veucate.
SHAZAMMMM !

*****

Maryse, avocate émérite au barreau de Rémalard, ouvrit des yeux étonnés.
— Eh ! Dadi, t’aurais pas sa fille ou sa p’tite fille à la vioque ?
SHAZAMMMM !

*****

Léa, béate avocate stagiaire, se retrouva un brin écrasée entre un guignol en partance pour le carnaval de Rio et un adolescent boutonneux à l'odeur aigre.
— Wow, on dirait la frangine à Zoli-Zola. J’voudrais qu’é’ soye ma copine, là, su’l’tarmac d‘la zonzon !
SHAZAMMMM !

*****

— Eh, M’dame attention, fourrez pas vos paluches par là. Eh, mais c’est trop brutal. Y’a qu’ma mère quand j’étais p’tit et moi qui touche à mon joystick. Non, faisez pas ça.... C’est dégueulass'...  Pas avec la ... DADI ! ! ! Débarrasse-moi de c’te chaudass'...
SHAZAMMMM !

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14 mars 2009

UNE IDEE GENIALE (Martine27)

UNE IDEE GENIALE
Bon ce matin là je m'étais retrouvée, allez savoir pourquoi, à quatre pattes devant mon meuble de salle de bain en train de faire du tri dans tout le bazar amoncelé depuis un certain temps, pour ne pas dire un temps certain. J'étais donc à la bourre lorsque je tombai sur un bizarre flacon de parfum que je ne me souvenais pas avoir acheté ou reçu en cadeau.

     Bref, erreur fatale, je le débouchai et alors flooouf un nuage quasi asphyxiant de parfum se répandit dans la salle de bain, les yeux larmoyants, je réussis à me traîner dehors et en me retournant je vis, à ma grande stupéfaction, un truc, une chose, un bidule, enfin quelque chose qui paraissait humain au dessus de la ceinture et qui ressemblait à un culbuto en dessous, tranquillement installé sur le rebord de ma baignoire.
     "Bien le     bonjour gente dame" me dit le, la, enfin bon l'individu ?
     Je réussis à croasser "Z'êt ki ?"
     Ce qu'il réussit à traduire par "Qui êtes-vous"
     "Votre génie personnel, Chère, très Chère sauveteuse qui m'avez extirpé de ce flaçon dans lequel je marinais à mon grand dam depuis fort longtemps"
     "Un g'nie" bredouillai-je pas trop rassurée.
     "Mais oui, un génie pur jus, prêt à vous servir"
     'C'ta dire" je sais mon vocabulaire et mon élocution ne s'arrangeaient     pas.
     "Je vais Très Chère petite Madame rester attaché à vos charmants pas jusqu'à ce que vous ayiez fait 4 voeux, deux gentils, deux moins gentils".
     J'aspirai un grand coup d'air et réussi enfin à reprendre le contrôle de ma voix.
     "Comment ça deux gentils et deux moins gentils, je croyais que le tarif syndical     c'était trois voeux".
     "Les temps changent que voulez-vous. Bien que puis-je pour     vous ?"
     "Désolée, on verra ça ce soir, parce que là je suis en     retard".
     Je pris la poudre d'escampette, grimpai dans ma voiture et manquai d'emboutir le premier réverbère lorsque discernant du coin de l'oeil un mouvement à côté de moi, je m'aperçus que le génie était installé près de moi.
     "Je crains, Chère petite Madame que vous n'ayiez pas bien compris la situation, je dois rester près de vous jusqu'à l'accomplissement de vos voeux"
     Ahurie, sans piper mot, je repris le contrôle de ma voiture, plus ou moins celui de mes nerfs et mon chemin     jusqu'au boulot.
     Bien sûr étant plus tard que d'habitude, la circulation était fortement ralentie.
     "Et zut " m'exclamai-je fort imprudemment "ils ne pourraient pas être déjà arrivés tout ceux-là ?"
     "Mais pas de problème" sussura mon génie.
     Et hop, le chemin se retrouva dégagé devant moi.
     "Vous voyez Chère Petite Madame, en voilà déjà un d'accompli, grâce à vous tous ces braves gens sont déjà arrivés à leur destination, plus que trois !"
     Une idée machiavélique me traversa l'esprit.
     "Hem, vous pourriez-vous arranger pour que ma chef reste coincée dans sa salle de     bains toute la matinée ?"
     J'eus le droit à un sourire rayonnant.
     "Pas de problème, la clenche de la porte vient de casser, pas de chance pour elle     !"
     Eh, mais en fin de compte ce n'était peut-être pas si mal que ça d'avoir un génie dans les     pattes.
     La matinée se passa tranquillement, pas d'interférences hiérarchiques  ce qui me permit d'abattre bien plus de travail que prévu. Mais je me méfiais et tournais 7 fois ma langue dans ma bouche avant de parler, le génie m'épiant du coin de l'oeil.
     Ceci étant, ce n'était pas facile de se concentrer avec ce culbutos dans les parages.
     Que souhaiter, pas évident du tout !
     Il me restait un gentil et un moins gentil voeu à formuler. Et franchement je ne savais pas trop quoi demander. Bon, un peu d'argent à la banque ne serait pas de trop, mais allez savoir ce que les impôts penseraient d'un compte qui grossit sans prévenir.
     En fin de compte je me décidai.
     En rentrant à la maison, toujours encombrée de mon culbutos génial, je lui demandai de repeindre tous les murs intérieurs et d'installer un parcours de santé le long des murs pour Mademoiselle Thalis ma chatoune.
     Ce fut fait dans la seconde à mon grand plaisir, et hop un paquet de corvées en moins.
     Bon dommage plus qu'un vilain voeu à trouver.
     La soirée se passa, je ne dirai pas tranquillement, il faut dire qu'il commençait à me chauffer les oreilles ce génie à me regarder avec des yeux de merlan frit.
     "Vous ne pourriez pas me laisser un peu tranquille ?"
     "Hélas non, j'attends votre dernier voeu"
     "Vous savez que vous êtes un tantinet fatigant ?"
     "C'est ce qui fait tout mon charme non ?"
     J'allai me coucher remettant au lendemain la formulation du dernier voeu, comme on dit la nuit porte     conseil.
     Le lendemain matin, mon génie était toujours là solide au poste.
     "Pas moyen que vous me laissiez hein ?" demandai-je ?
     "Eh non, Chère Petite Madame, eh non !"
     "Bon tant pis pour vous alors, voilà mon dernier voeu"
     Je le lui murmurai à l'oreille et le vis pâlir avec un plaisir indicible.
     Sereine, je repartis au travail. Je savais que ma chef resterait bloquée toute la journée dans ses toilettes, encore une clenche en carafe ! Dommage ! Et en rentrant, ma pelouse et mes arbres seraient nickels ainsi que le ménage fait.
     Pour tout vous dire, j'avais décidé d'enquiquiner un peu mon génie. Mon dernier voeu pas gentil consistait en 2 voeux gentils supplémentaires et deux voeux moins gentils en prime !
     Le pauvre était bien marri, parce qu'il n'avait pas trouvé le moyen de tourner la difficulté et mon voeu qui il faut le reconnaître n'était pas sympa pour lui puisqu'il le gardait prisonnier au moins un jour de plus.
     Je pense que je vais continuer encore comme ça quelques temps, quand toutes mes petites corvées seront terminées et que toutes les clenches de chez ma chef seront changées, je me ferais un plaisir de lui souhaiter bon vent avec comme dernière condition pas gentille qu'il arrête d'embêter les gens !

14 mars 2009

Du bruit dans ma salle de bain (MAP)

Du bruit dans ma salle de bain !!!!

Serait-ce un léger oiseau-mouche

butinant la pomme de douche ?

que nenni,

aucun colibri !


Douche

J’observe ensuite l’étagère

où il m’a plu de disposer

des objets qui me sont bien chers !

 

Voilà ma fine chaîne en « or » …

……………………………..

Seulement, là aussi tout dort !


Etag_re

Mais là, devant le miroir, le gazouillis

devient plus fort …

Que vois-je ?

 Un tout petit génie

encore au biberon

gros comme un puceron !!!

Vaguement je devine

dans ses balbutiements

qu’il est à la recherche

de sa douce Maman !

…………………

Vite, vite je frotte

sa lampe voyageuse

et depuis très, très loin

j’entends un doux soupir :

« Te voilà chérubin

il est encore trop tôt pour toi

d’exaucer  les vœux des humains !

Ton tour bientôt viendra

…………………

un tout petit peu de patience !


G_niemap

14 mars 2009

Un génie ingénu (Poupoune)

-          Aaah ! T’es qui toi ?
-          Un génie.
-          Ah ?
-          Ouais.
-          Et tu sors d’où ?
-          De ton ordinateur.
-          Ah ? Je l’avais pas éteint ?
-          Si. Mais je suis un génie.
-          Ah.
-          Ouais.
-          Et qu’est-ce que tu fais là ?
-          Tu veux dire dans ta salle de bain ?
-          Euh… aussi, ouais.
-          Je voulais pas risquer de te réveiller en venant plus tôt.
-          Mais me cueillir à poil au sortir de la douche ça te gêne pas ?
-          Hin hin… non.
-          Et sinon, qu’est-ce que tu fais là ?
-          Ben tu m’as libéré.
-          Ah ?
-          Ouais.
-          Comment ?
-          En lisant et en aimant tous mes poèmes…
-          Hein ?
-          T’es toujours fourrée sur mon blog.
-          Ah… ? Ah ?!!! Tu es… ?
-          Je suis, oui. C’est moi.
-          Non ?
-          Si.
-          Et t’es un génie ?
-          Ouais.
-          Ben merde alors…
-          …
-          Et c’est parce que tes vers sont magiques que je les trouve tellement beaux ?
-          Ah non, ça, c’est parce que tu les lis avec le cœur ouvert et les yeux amoureux.
-          Ah ?
-          Et tu t’en rends même pas compte. C’est encore plus beau.
-          Ah… Et qu’est-ce que tu veux, à part mater mes seins ?
-          Je mate pas !
-          …
-          Bon, OK. Je mate… Sinon je viens exaucer tes vœux.
-          Mes vœux ?
-          Ben oui. Je suis un génie.
-          Ah ben oui. Mais c’est que là faut que j’aille bosser, moi.
-          Ben je t’accompagne alors.
-          Hein ?
-          Ouais. Je reste avec toi jusqu’à ce que tes vœux soient exaucés.
-          Ah ? C’est obligé ça ?
-          Ben c’est la règle.
-          Ah. Elle est con cette règle.
-          Ouais. Mais c’est la règle.
-          Et je dois en faire combien des vœux ?
-          Quatre.
-          Quatre ?
-          Ouais. Deux gentils et deux moins gentils.
-          Hein ?
-          Deux gentils…
-          Ouais c’est bon, j’ai compris. C’est quoi cette connerie ?
-          C’est la règle.
-          Elle est…
-          … con cette règle, oui. Mais c’est …
-          … la règle, OK. Compris. Et il se passe quoi après ?
-          Ben je deviens humain et je suis libre.
-          Cool. Et sinon ?
-          Je deviens aigri et je te harcèle.
-          Ah ouais… Bon, ben les vœux, hein…
-          Ouais, c’est mieux.
-          Bon… alors… euh…
-          Prends ton temps, hein ?
-          hm hm…
-          …
-          ’vais commencer par les moins gentils.
-          D’ac…
-          Euh… ben fais qu’on soit dimanche, tiens.
-          C’est moins gentil, ça ?
-          Ben ça fait chier les gosses que les parents traînent à la messe, ça frustre les accros du shoping, ça fait bosser les curés et Michel Drucker,…
-          OK OK… ça devrait être bon.
-          A y est ?
-          A y est.
-          Cool… Alors ensuite, euh…
-          …
-          Hmm… colle ma fille devant l’intégrale des Winx avec assez de bonbons pour tenir toute la journée.
-          Et ça c’est pas gentil parce que… ?
-          T’es con ou quoi ? Depuis quand l’abrutissement télévisuel et le gavage sucré des enfants est-il une bonne chose ?
-          Ah ouais… vu comme ça…
-          A y est ?
-          A y est.
-          Cool… Maintenant les gentils… zou, dans ma chambre. Fais-moi une ambiance tamisée, un fond sonore tout joli et un grand plateau avec des tas de madeleines toutes chaudes et de l’eau bien fraîche.
-          T’es sûre ?
-          Oui.
-          Bon… Ben voilà.
-          Ouais ! Trop bien… M’en reste un ?
-          Oui, un gentil.
-          Alors je veux que tu te déshabilles. Maintenant on a toute la journée devant nous pour faire connaissance, mon poète de génie…
-          …
-          …
-          Tout ça pour ça ?
-          Tout ça pour ça.
-          Tu veux pas plutôt la fortune ?
-          Nan.
-          La gloire ?
-          Nan.
-          Faire trébucher Sarkozy le nez dans une bouse au salon de l’agriculture ?
-          Hmmm… tentant mais nan.
-          Que moi ?
-          Que toi.
-          Mais tu sais que t’avais qu’à demander, j’aurais dit oui…
-          Je sais. Mais comme ça tu sais à quel point je te veux.

14 mars 2009

Que voulez-vous… (tiniak)

« - Oui, bonjour. C’est pour quoi ? je grogne poliment. »

Un hurluberlu, fagoté à la ridicule façon stagiaire échappé de Disneyland, les bras en croix sur un thorax digne d’un péplum des fifties, se tient dans l’encadrement de ma porte d’entrée.

 

Que voulez-vous, il y a des jours comme ça…

 

Quand il a sonné, j’étais à la bourre dans la salle de bain, la bouche pleine de dentifrice, un mouton de mousse à raser sous l’oreille gauche en train de gargouiller des « magnez-vous, les filles » à mes deux écolières. Je suis allé ouvrir en m’étant vaguement rincé, un peigne dans les cheveux et un pied sans chaussette.

 

« - Ordonne Maître, et que ta parole soit exaucée.

- Hein ?

- Ordonne Maître, et que…

- Oui ? Ben, je souhaite que tu disparaisses de ma vue, mon vieux. Et plus vite que…

 

Pouf ! Disparu, aussi sec !

Oui, non mais, comme je vous le dis : dans un pouf! nuageux et tintinnabulant, là, sous mes yeux incrédules.

 

Que voulez-vous, il y a des jours comme ça…

 

Tant que j’y suis, j’ouvre la boîte aux lettres d’où j’ai omis de relever le courrier de la veille.

Les plis dûment consultés, rassemblés sur le clavier fermé du piano droit, et repartis distinctement selon leurs destinataires dans la maisonnée, je remarque les petits billets qui tapissent le fond de la boîte.

Je suis sûr que vous avez les mêmes, déposés avec une assiduité déconcertante par un marabout sévissant dans le voisinage.

Sauf qu’à y regarder de plus près, il y en a un qui se distingue des autres, par sa couleur d’abord, sa texture cartonnée ensuite, et enfin par ce qui est écrit dessus en lettres scintillantes :

 

Né(e) un vendredi 13 ?

CE BILLET EST POUR VOUS !

Un génie se présentera bientôt à vous pour réaliser quatre de vos vœux les plus chers.

Accueillez-le comme il se doit.

Ordonnez et soyez exaucé(e) !

 

Que voulez-vous, il y a des jours comme ça…

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14 mars 2009

Cuba libre (Vegas sur sarthe)

Bonjour,
On m'a enfin autorisé à vous faire parvenir les 4 voeux que m'a arraché le p'tit génie!
J'espère qu'on me fera paarvenir vos commentaires s'il y en a...
Vegas sur sarthe (actuellement à Cuba)

Je sais pas pour vous, mais moi, quand je suis un tantinet à la bourre, c'est là qu'arrivent les emmerdes... et la tondeuse à barbe qui me crame la joue gauche au troisième degré et se met à faire un bruit bizarre, forcément ça sent le cochon grillé et aussi le remontage de bretelles en arrivant au bureau !
J'arrache le fil secteur de la tondeuse et la prise murale avec, mais ça n'arrête pas ce bruit et même on dirait que ça parle ! Bon Dieu, j'connaissais pas la fonction radio-réveil de ma tondeuse; "Salut, moi c'est Genius, et t'as deux minutes pour faire 4 voeux mon pote".
Comme je reconnais pas la voix d'Arthur, ni de Foucault, j'attends la suite... Aïe! J'aurais pas dû car ça répète "T'as deux minutes pour faire 4 voeux mon pote !" et ça chauffe dur dans ma pogne; c'est devenu collant ce machin, ça me lâche plus !
La joue en feu, je m'interroge dans la glace mais je ne me réponds pas... ça commence mal.
Vite, un voeu, mais le matin, j'suis pas très voeu ou alors frit et au bacon!
ça y est ! J'en ai un... moi et mon esprit pratique, je pare au plus pressé pour éviter  le remontage de bretelles: "J'aimerais que toutes les pendules reculent d'une heure !"; ça me laissera le temps de digérer tout ce tintouin. Apparemment, ça a marché car la tondeuse chauffe moins et ça répond "T'as une minute et demie pour faire 3 voeux mon pote !".
Il a de la suite dans les idées, Genius, et y me faut un voeu rapidos, parce qu'il a pas retardé son chronomètre d'une heure, le p'tit génie !
Accoucher d'un voeu, ça parait facile, mais j'aimerais vous y voir, assis à poil sur le carrelage avec un radiateur dans la pogne... J'ai envie de lui demander un dictionnaire de voeux, mais y doit pas avoir beaucoup d'humour, alors je cherche encore et ça vient, minable, mais ça vient "Je voudrais un chouette costard, un truc en lin bien coupé".
C'est arrivé dans la seconde sur un cintre... Ah oui ! Bien coupé, du Torrente ou Armani; il s'est fendu le p'tit génie, mais pour la couleur j'aurais pas choisi fuschia ! Pas l'temps de râler, il continue: "T'as une minute pour faire 2 voeux mon pote !"         
J'sais pas si c'est le costume fuschia qui me fait cet effet , mais j'ai soudain plus envie d'être seul, alors j'vais lui demander une superbe créature avec tous les détails pour pas me faire arnaquer, non mais ! Blonde avec les numéros qui vont bien... 85-60-85; ben quoi ? puisque j'ai l'choix.
Le p'tit génie a dû trouver ma blonde de rêve à en croire la vibration de la tondeuse et un bruit venant de ma chambre me fait bondir de la salle de bains, la langue par terre.
Elle est là, à plat ventre sur le lit, une masse de cheveux blonds jusqu'au creux des reins, des jambes interminables et tout ce que je ne vois pas puisqu'elle est occupée à pianoter sur mon Mac Intosh... intellectuelle en plus ! Elle pianote d'une main et joue avec un truc dans l'autre, on dirait une carte de crédit. C'est quand je reconnais ma Gold que je m'évanouis...
ça gueule dans la tondeuse et du coup, je sors du coma "T'as trente secondes pour faire le dernier voeu mon pote !"
J'émerge sur le lit où ça empeste Chanel à plein nez; la blonde s'est enfermée dans la salle de bains et soudain, j'aime moins les blondes et beaucoup moins les p'tis génies !
A moins de vouloir vivre avec une tondeuse greffée dans la main, je dois trouver ce p.... de 4ième voeu dans les trente secondes.
Aidez-moi, au lieu de lire bêtement ce qui m'passe par la tête ! Y faut que tout ça s'arrête vite, la blonde, le costard fuschia, quitte à me faire engueuler par le boss et hypothéquer mes augmentations, y faut que je m'arrache de tout ça... 15 secondes ! Je jure de plus me raser jusqu'à ma mort, alors je lui dis, je lui hurle mon dernier voeu "Je ne veux plus jamais voir cette fille, ni ce costard ridicule, ni cette tondeuse de malheur !".
C'est plutôt calme ici et il y a un grand soleil: pas de blonde à l'horizon, ma joue me fait moins mal et en guise de costard, j'ai une combinaison orange; je suis devant un grand porche avec une inscription dessus... on dirait une colonie de vacances ou une maison de repos, j'arrive à lire "Bienvenue à Guantanamo".

14 mars 2009

Un matin comme à l’ordinaire (rsylvie)

"Un matin comme à l’ordinaire" par rsylvie

je me lève,….

Quand soudain un éclair m’aveugle.


-« ...Tiens, va plutôt t’coiffer ! T’as vu ta tête » !

Les yeux encore éblouis, j’avance une main malAdroite vers le rasoir

« et merde, j’me suis coupé »

Vite trouver un pansement pour ne pas repeindre toute la pièce en rouge.

« L’est où cette putain d’boite à pans’ments » ?

L’est là » ! me répond une toute petite voix en me tendant le dernier.

« vous moquez pas. … soyez cool koi….

J’vois bien dans la glace que vous êtes pétés d’rire devant ma tête d’ahuri, mes cernes de lendemain de fête et l’étonnement de ma découverte.

A6A Dw6wI E9D

C’est bon, vous avez assez ri de moi, j’peux continuer ?

Merci »..


L’est pas bien grande ma p’tite voix,

Mais qu’est-c’qu’elle est belle,

....Et qui plus est, d’une gentillesse.

Que ça m’change de ma diablesse ! 

Beaujour Michel, veux-tu que je soigne ta coupure » ?

Intimidé par tant de douceur, j’acquiesce d’un haussement de tête et lui tend la main. Qu’elle prend aussitôt pour y poser délicatement ses lèvres.

Je suis au paradis.

 

4 petits vœux pour toi, pour moi

4 petits souhaits pour moi, pour toi,

2 pour toi, pour moi

2 pour moi, pour toi »
susurre-t-elle à mon oreille

L’est pas bien grande ma p’tite voix,

avec elle, loin ... faire rien que ce que je veux

Serait merveilleux…

et me voilà rêvant d’île paradisiaque,

d’un lagon azuré où nous nagerions nus, sous le soleil…

tandis que la radio donnerait les chiffres gagnants pour le tirage du vendredi 13. Et cette fois je n’aurai pas égaré le reçu de loto.

L’auto !! ??? !!! ?? !!!

Houlala, 7heures 38, et je ne suis toujours pas lavé, habillé… ne parlons pas de petit déjeuner !Et le voisin qui doit faire les 100 pas devant sa sortie de garage. J’suis sur qu’un d’ces matins, je vais retrouver ma voiture à la fourrière. Il m’a déjà prévenu plus d’une fois « Vous verrez un jour. Ma bonté a des limites ». Maudit bonhomme, j’suis sure qu’il déteste les jeunes. D’ailleurs je n’l’aime pas non plus. Avec ses airs de s’croire plus important que chacun. Un jour, il se fera prendre à son propre jeu et c’est lui qui sera dans le besoin.

Sans plus attendre, j’me glisse dans mon costume trop sérieux pour un jeune diplômé du cirque et pas assez chique pour un futur candidat sur la liste des demandeurs d’emploi. Songeur et quelque peu rêveur (c’est pas tous les matins qu’un génie vous accompagne dès le réveil) je dévale l’escalier.........

 

Je cris, Sous la douleur du choc. C’est sur, vaut mieux regarder où l’on met les pieds quand on habite en pleine ville ....L’eurodateur ne semble pas avoir souffert, mais moi je suis dans un bien triste état. Les lunettes de travers, j’ai un verre de brisé et le front me fait beaucoup souffrir. « maudit soit le maire qui nous taxe tout l’temps. Qu’il aille au diable avec tous ses impôts indirects » pensais-je et puis autour de moi tous ces yeux illares

 

Un peu d’émoclar  ? me dit mon p’tit doigt pansementé.

Tu sais bien qu’il ne faut pas mettre n’importe quoi, quand le corps saigne ».

Que j’ai de chance d’avoir ma p’tite infirmière de poche.

Pas plus grande qu’un pansement. Elle ne me quitte pas d’un.. .

pousses-toi dont » ? fait une voix familière.

C’est monsieur Minet, qui semble d’assez mauvaise humeur, à en deviner son impatience à me voir chercher ma clé de voiture.

« C’est bon Monsieur Minet, je l’ai … vous inquiétez pas, Je suis déjà parti.

Aur’voir Monsieur Minet, et encore merci ».

Quelle plaie pensais-je, en appuyant sur la pédale d’accélérateur.




8heures 30 le périphérique est bondé.
....D’un mouvement ferme et décidé, je tourne le volant et prend la bande d’arrêt d’urgence. Que j’enfile à une vitesse qui me laisse scotché au siège tandis que la voiture avale le bitume. ....Après deux ou trois slaloms et quelques têtes à queue, je me hisse à la hauteur de l’embranchement d’une déviation qui me libère de la cohue, et arrive sans encombre au parking de l’agence d’intérim.

Blanc comme un linge, je descends de la voiture en nage. Transpirant autant de peur que d’effroi devant l’ampleur de ce que je viens de faire. ....au détriment de toute notion de sécurité.

4 petits vœux pour toi, pour moi

4 petits souhaits pour moi, pour toi,

2 pour toi, pour moi

2 pour moi, pour toi » chante une petite voix à mon oreille


alors que je franchis la porte de l’agence.

Monsieur Michel ? prenez un ticket et allez vous asseoir dans la salle d’attente » ! .... je m’assois et m’empare brutalement d’un magazine. Sur lequel je découvre, embarrassé, que le maire de notre bonne ville est mis en cause dans une sombre histoire de malversations et d’appel d’offres tronqués pour le marché de la mise en circulation des nouveaux eurodateurs de la municipalité.

 4 petits vœux pour toi,..... pour moi  » chante une petite voix à mon oreille

Perdu dans l’étrangeté de mes pensées, je ne la vois pas arriver. Quand une femme m’interpelle pour me signaler qu’il n’est plus possible de me recevoir ce matin. Ni une ni deux m’en faut, pour être sur pieds ..... Et de me diriger vers la porte, d’humeur massacrante.

Quelle plaie cette ritournelle, pensais-je en moi même. Aussi collante que du sparadra.

Me voilà dehors, quand je me trouve face à Monsieur Minet.

-‘Monsieur minet ? vous ici, mais

Y a pas d’mais. J’ai été licencié ce matin, et je viens sans perdre de temps, m’inscrire afin de retrouver au plus vite un travail.

-« Vous aussi ! alors on est devenu collègue ?

Certainement pas », me répond-il quelque peu froissé par l’insolence de mes propos.



....

Au fait, mon doigt ne saigne plus,,, alors oust, à la poubelle l’urgo.

Vous me croirez si vous voulez.

Mais depuis, tout a repris son cours tranquille

Etrange, mais un de ces 4 faudra que j'aille faire un tour à la pharmacie du quartier, on ne sait jamais qu'il me faille une nouvelle boite de pansements !

14 mars 2009

It puzzles me (Joye)

Surprise! You've just received a JigZone Puzzle Postcard
from 'joye' (jojofrance2004@hotmail.com)

To solve this puzzle postcard, click on the following
Web address at any time within the next 60 days.

http://www.jigzone.com/mpc/view.php?003EQED.042

Enjoy!
14 mars 2009

L'hallucination (Adi)

8 heures du matin : je suis à la bourre ma patronne va encore gueuler ! Depuis qu’elle s’est mise au régime pour perdre 2 malheureux kilos pour entrer dans un bikini tout moche, elle est super désagréable. Et bien sur qui prend ? Moi ! Son assistante !

8 heures et 2 minutes : plus de dentifrice dans le tube ! Mer** ! Julien a pas fait les courses ! Et c’est pas avec ma journée d’enfer que je vais pouvoir y aller ! Il doit manquer tout un état de choses en plus… Ce que c’est agaçant un homme parfois !

8 heures et 3 minutes : j’ai fait comme j’ai pu pour avoir un peu de dentifrice à mettre sur ma brosse. Mais j’arrive pas à reboucher le tube !

8 heures et 4 minutes : « Je suis Génie, bonjour »

« HEIN ??? » Y a un mec « vaporeux » est sorti de mon tube de dentifrice ! J’y crois pas, c’est quoi cette conn**ie ?!

« Vous avez beaucoup râlé ce matin, alors je suis là pour vous offrir quatre vœux, cependant étant moi-même assez pressé, vous êtes priée de vous décider tout de suite ».

8 heures et 6 minutes : je suis dans la voiture, j’ai laissé mon hallucination dans la salle de bain, j’ai pas de temps à perdre, je lui parlerai ce soir au machin truc… Tiens, le téléphone sonne… Mon ex meilleure amie « Lulu la folle du c*l » qui a voulu mettre MON Julien dans son lit… Et si je lui raccrochais au nez, tiens dans ta face grognasse !

8 heures 7 minutes : Voilà que mon hallucination est là, assise sur le siège passager.  « J’attends vos vœux !! Allez vite ! »

Mais il me gonfle celui là… Je l’ignore et puis c’est tout. Je me concentre sur ce que je dois faire en arrivant au travail. Et mince ! J’ai oublié mon déjeuner dans le frigo ! Et j’ai pas de monnaie, j’aurai pas le temps de retirer de l’argent, d’aller acheter à manger et manger… Mer**

8 heures et 10 minutes : l’hallucination est toujours là, mais comme j’arrive sur le périph – bouché – je ne fais attention qu’à la circulation. Il répète sans cesse « J’attends ! Donnez moi vos vœux, j’ai pas que ça à faire ! ».

Je me demande quand même ce que j’ai bien pu avaler (manger ou boire) pour avoir une hallucination comme celle-ci. Je n’ai pas fumé de pétard depuis la terminale. Je bois pas d’alcool au pti déj. Je vois pas d’où ça vient.

8 heures et 45 minutes : je suis toujours sur le périph, qui est toujours bouché, l’autre là, le machin truc est toujours assis à côté de moi, il répète toujours la même chose. Y a 5 minutes pour ne plus l’attendre j’ai sorti mon téléphone portable qui fait lecteur MP3. J’ai mis les écouteurs dans mes oreilles et comme ça, je l’entends plus l’autre gus. Il peut parler tant qu’il veut… !!

9 heures et 20 minutes : j’arrive enfin au travail. Elle va gueuler la patronne !!

L’hallucination est toujours là, mais c’est bizarre, il a changé de couleur. Enfin de couleur… de luminescence… il vire rouge, cramoisi…

On dirait qu’il s’énerve… Ah ben oui il hurle « VOS VŒUX !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Bon, elle est pénible l’hallu là !

« Je suis sensée dire quoi ? Une formule magique ? »

« Ah ben quand même, elle parle, bon 4 vœux, mais que deux vœux positifs, je vous écoute »

« Bon alors je veux que ma patronne prenne 10 kilos, ça c’est un vœu bien méchant !

Je veux qu’on me paye à manger ce midi et que les courses – toutes les courses – soient faites quand je rentre ce soir, ça se sont les vœux positifs, et le dernier vœu… Que Lulu, enfin Lucie M. , ait à vous supporter pendant… 2 mois non stop… jour ET nuit ! »

L’espèce de génie halluciné a disparu comme il était arrivé…

Les courses étaient faites quand je suis rentrée le soir, mais j’avais tellement mangé au resto le midi que je n’ai pas profité du frigo plein…

Ma patronne a pris plus de 10 kilos durant la semaine, et aux dernières nouvelles Lulu a été internée… parce qu’elle voit un génie…

Que la vie est belle !!

14 mars 2009

JENNY (Le Zeph')

Nous sommes tous le bon génie de quelqu’un. J’en ai pris conscience ce matin alors que j’étais en retard pour me rendre au bureau.

Comme tous les matins.

 Chéri, ma voiture a des problèmes de démarrage, peux-tu la déposer au garage en allant au bureau ?

 Mais bien sûr, mon amour.

 Et rapporte du pain, ce soir.

 Pas de problème.

 Ah ! Et n’oublie pas de me laisser de l’argent, je n’ai plus de liquide.

 Ok.

 Bon, dépêche-toi. Tu es en retard.

 Je file.

 A ce soir, chéri, tu es génial.

C’est à ce moment là que je me suis rendu compte qu’elle avait tout à fait raison. J’étais génial parce que j’étais un génie. Enfin, je veux dire « son bon génie ». Mine de rien, je venais de réaliser quatre de ses vœux. Et ma modestie dût-elle en souffrir, je suis en mesure d’affirmer que je renouvelle cet exploit presque tous les jours. Pourtant, je ne passe pas le reste du temps enfermé dans une lampe à huile. Pas du tout.

J’ai bien réfléchi à la question : Ce sont les histoires de Monsieur Aladin qui ont créé la confusion. Cet homme avait certainement des visions quand il voyait des bonhommes bleus ou roses sortir de sa lampe de poche.

J’arrive donc au bureau, et après avoir salué une cinquantaine de personnes qui ne s’étonnent nullement de l’heure avancée, j’arrive dans le mien et décroche le téléphone.

 Jenny, je suis venu avec la voiture de ma femme. Vous verrez, elle tousse un peu au démarrage. Il faudrait la déposer au garage Martin. En revenant, passez chez le boulanger et rapportez deux pains. Ensuite, venez dans mon bureau avec le dossier « Défi du Samedi » et trouvez-moi quelques idées.

 Bien, Monsieur le Directeur.

Jenny est ma secrétaire.

Elle a toujours des idées frappées au coin du génie.

14 mars 2009

Sans me faire mousser (Walrus)

Et zut ! Plus de dentifrice.

J'ouvre le tiroir supérieur du petit meuble de salle de bain : rien !

Enfin, rien... je veux dire pas le moindre tube de dentifrice, parce que pour le reste, il y a de tout, même là, au fond à gauche, une boîte poussiéreuse (et pour qu'une boîte soit poussiéreuse au fond d'un tiroir fermé...)

Que je vous montre :

G_nie2
Sans doute un souvenir d'un séjour en France, il y a des lustres de ça.

Je me dis qu'avec le temps les persels ont dû se déglinguer et que tout Génie qu'elle soit, elle ne doit plus être très efficace et je l'empoigne pour la jeter en m'exclamant "Génie, mon cul, oui !"

C'est alors que ça s'est produit : un monstre effrayant et verdasse est surgi de la boîte dans un nuage de poussière. On était un brin à l'étroit dans la petite salle d'eau, mais sous ses aspects d'abominable Hulk, il était plutôt impalpable.

G_nie3

– Tu connais la formule, Seigneur Walrus, je suis donc ton esclave... momentanément, bien sûr. Juste le temps de réaliser quatre de tes vœux. Choisis les soigneusement et... magne-toi un peu, j'ai pas que ça à faire !
– Accorde-moi au moins un temps de réflexion, que je sache ce que je veux, comme vœux...
– Commence déjà pas à m'embrouiller, mortel, quand je dis esclave, c'est façon de parler et fais gaffe, plus on m'énerve, plus je grandis, je suis un djinn tonique, si tu vois ce que je veux dire ! Je t'accorde une semaine de réflexion et t'as perdu un vœu, pour t'apprendre à m'appeler pour rien. Et tant que j'y suis, ça sert à rien non plus de me demander de disparaître : ce vœu-là, je ne peux pas le réaliser !

Et il s'évapora, laissant derrière lui une irritante odeur de lessive caustique.

La scène m'a poursuivi toute la journée et j'ai fini par mettre ça sur l'abus de Gin Tonic. Mais durant la nuit, il m'est réapparu :

– Plus que six jours ! Grouille-toi, j'ai pas que toi comme défi !

Nuit suivante, même topo.

Nuit suivante, même topo.

Moi, je ne parvenais pas à me concentrer sur ce que je pourrais lui demander, tout mon esprit n'avait plus qu'un désir : le voir disparaître. Et chaque jour, ça allait croissant et embellissant.

Le dernier jour du délai qu'il m'avait accordé, regardant la boîte pour la centième fois peut-être, une idée lumineuse m'est venue : "sans bouillir" était-il écrit !

J'ai empoigné une casserole d'eau et l'ai mise à chauffer. Lorsque l'ébullition fut bien régulière, j'y ai précipité le contenu de la boîte et là, parmi les bulles, j'ai vu :

Fin2

J'ai ouvert grande la porte de la cuisine et il s'est envolé, faisant dans sa bulle des gestes menaçants.

"Bon vent !" lui ai-je crié. Et j'ai refermé l'huis.

9 mars 2009

Ont déjà prononcé leurs vœux

G_nieWalrus ; Le Zeph' ; Adi ; Joye ; rsylvie ; MAP ; Vegas sur sarthe ; tiniak ; Poupoune ; Martine27 ; Papistache ; Tilleul ; Captaine Lili ; Caro_Carito ; Joe Krapov ; Val ; Tiphaine ;

8 mars 2009

Bravo à tous!!!!!


On avait promis un cadeau mais y'en aura pour tous !

Figurez-vous qu'on va éditer la totalité des textes chez un éditeur en ligne
et qu'on vous tiendra au courant de l'avancée du projet.

Cependant, on l'avait promis, alors on s'y tient :

On voulait offrir le premier exemplaire dédicacé par tous les admins au vainqueur du jeu
eh bien, on en offrira deux ! ! !

Aux deux plus pugnaces d'entre nous
:

Map et Caro-carito

Les autres, s'ils voulaient une dédicace, il faudrait qu'ils fassent leur tour d'Europe, avec leur petit (?) livre sous le bras pour nous rencontrer, un par un, mais s'ils ne sont pas pressés. Hum ?!!



PS: Si quelqu'un refusait que l'on publie ses textes, il peut nous envoyer un courriel à l'adresse habituelle.



8 mars 2009

Consignes # 51

Bonjours amis défiants,

Quelle belle journée, hier, n'est-ce pas? Que de réjouissances!

Merci à tous!

Bon, je ne vous fais pas attendre plus longtemps.

La consigne de cette semaine nous a été soufflée par Adi.

La voici:


Un matin, alors que vous êtes déjà en retard pour vaquer à vos occupations, vous trouvez dans la salle de bain,  dans la douche, la baignoire, le placard, la boite à coton-tiges, peu importe - un génie.

Ce génie, en plus d'être courtois (il vous offre 4 vœux), est très collant. Il ne vous lâchera pas tant que vous n'avez pas fait ces quatre vœux.

De plus il ne peut exaucer que deux vœux "gentils" et que deux vœux "moins gentils".

Le but du défi est de narrer - sous quelque forme que ce soit - tout ce qui passe depuis la rencontre avec le génie jusqu'à son "départ".

Bonne semaine à tous! Et toujours : samedidefi@hotmail.fr

8 mars 2009

Patience...

Pour la proclamation des résultats, ça vient, ça vient...

8 mars 2009

Il en vient encore, c'est pour du beurre, mais on est dimanche, alors, certains mettent bien du beurre sur les croissants

"Cicéron, ce n'est pas carré", se dit-elle en terminant rapidement un gâteau vite fait et bon. "Wagner ou fromage en apéritif ?" C'est une question aussi essentielle que "quelle est la femelle du crapaud" et il faudra y répondre avant l'arrivée de la femme avec poil sur le ventre qu'elle a invité à déjeuner.
Son mari n'est pas rentré, à quoi servent les hommes s'ils sont absents lorsqu'il y a de l'eau dans la cave et qu'il continue à pleuvoir ? Heureusement que la bouteille avait du culot et que ça lui a permis de surnager car dehors, les perpendiculaires et parallèles sont aussi floues à travers les rideaux pour fenêtres arrondies que les tripotages de la politique vers 40°5 de fièvre.
Même si elle est en retard pour le défi n°50, elle écrit tôt aujourd'hui et elle n'est pas touchée (heureusement) par la maladie du blog-en-bois.

Cinderela

8 mars 2009

Fiers de leur bébé, de vous, d'eux...

viparse

8 mars 2009

Mots manquants (Captaine Lili)

Thème : La peinture n'avait qu'un défaut
Genre : Poème libre

Les ombres opales
D'un ciel d'ambre
S'élongeaient inégales
Dans la sombre chambre

Les voyageurs du
vent
Etalaient leurs
souvenirs
Sur la table ; montait le chant
De l'enfance et des plaisirs

La peinture n'avait qu'un défaut,
Elle était sans aucun mot.

8 mars 2009

Exotique (captaine lili)‏

Thème : Gâteau vite fait et bon
Genre : Quatrain

Pour voyager exotique
Un tiramisu kiwi cola
C'est savoureux et pratique,
Pas besoin de visa !

8 mars 2009

Blog en bois (Tilleul)

Thème : Blog en bois
Genre :sonnet

Il est minuit, c’est la fin des défis…

Les administrateurs fatigués

Vont rejoindre leur lit

Les dés sont joués…

 

Certains, devant l’écran

Sont restés des heures durant,

Pour cette belle consigne, merci !

On s’est bien amusé ici !

 

Sonnets, alexandrins

Nouvelles ou quatrains

Ecrits dès le matin…

 

Beaucoup de savoir-faire

Pour cet anniversaire

De nos admin. Nous sommes fiers !

 

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