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Le défi du samedi

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28 mars 2009

Petite fleur (Kloelle)


Un souvenir heureux ?
Vous voulez que je vous raconte un souvenir heureux …
Les souvenirs heureux ont la couleur du lilas…Vous ne trouvez pas ?
L’arbre était assez gros, planté juste à côté du petit jardinet, celui qui était en toute saison envahi par les herbes folles. Je devrais me souvenir de l’odeur de ses fleurs, mais non, je ne garde en mémoire que la couleur de cette cascade de pétales mauves.
A peine arrivée dans la cour de la petite ferme, c’est le premier endroit que je visitais. Je courais de toutes mes forces vers ses branches chargées et je m’allongeais dessous, comme une princesse endormie. L’herbe était chaude, les fleurs avaient cette finesse, cette splendeur qui ne s’offre qu’aux esprits élégants. Je me souviens de la clarté qui crevait le feuillage et glissait lentement sur les perles violines.
Les yeux plein de ces ornements, je rêvais de toilettes somptueuses, de princes au discours policé. J’avais cinq ans, peut être six.
C’est fragile vous savez un sommeil de princesse, aussi fragile que peut l’être une fleur de lilas. Il suffisait de quelques mots pour tout briser.
- Ne fais pas attendre tes grands-parents, lave-toi les mains, nous passons à table.

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28 mars 2009

Un tiens vaut mieux que deux (shivaya-warduspor)

« C'est vrai qu'il est bien ce divan, docteur... je me demande même si ce n'est pas une des raisons majeures de mon assiduité à nos séances... Il est tout doux... comme une peau d'animal mort.... Quel est le programme ?... vous ne dites toujours rien, n’est-ce pas ?... bon... eh bien moi, j'ai envie de vous parler d'un souvenir.... un souvenir rond et chaud et doux comme une madeleine... je ne prétends pas être Proust, entendez-moi bien... mais ma grand-mère elle faisait de si bonnes des madeleines... quand j'étais petit... chez ma grand-mère, j'avais un hamster, quand il est mort, je n'ai pas été triste... non... J'étais curieux... je voulais voir si c'était doux aussi à l'intérieur, la peau d'un animal... c'est pour ça que je l'ai ouvert... En fait, c'était tout simplement émouvant, de douceur, de sensualité presque, oui... de sensualité... je l'ai mis dans une petite boîte... j'ai appelé ma grand-mère... elle est arrivée de sa cuisine toute enrobée des odeurs des madeleines au four... Elle a pris cet air qui me donnait envie de la découper elle, quand elle semblait se demander qui j'étais... à chaque fois qu'elle faisait ça, le soir, j'allais traquer les chats du quartier... C'est doux aussi, un chat... c'est rond et chaud et doux... comme une madeleine... La première fois que j'en ai goûté un, je crois qu'il était pas encore tout à fait mort... Je ne les aime pas avec trop de consistance, voyez-vous ?... mais denses quand même.... comme... comme... Le cœur... le cœur encore tout chaud, à peine prélevé, d'un chat à peine mort... Mais oui... vous voyez bien ce que je veux dire... toute mon enfance semble se résumer à ces simples moments de bonheur, chez ma grand-mère... après, tout s'est gâché trop vite... trop vite à mon goût... Quand j'ai mis le feu au garage.... je savais pas que ça ferait brûler toute la maison et mamy avec... j'en espérais pas tant... On m'a placé dans ce foyer, parmi d'autres que je traversais sans vraiment les voir, tant je me raccrochais à mon souvenir d'enfance... mais là-bas, on ne mangeait pas de madeleines, alors... Comme y avait pas trop de chats non plus dans le quartier, j'ai voulu découper Kevin... Et heureusement, il y eut ce Kevin... Kevin... peut-on raisonnablement porter ce prénom sans risquer d'en pâtir ?... Il était moins doux qu'un chat à l'extérieur mais à l'intérieur pareil, en plus gros... mais pas tellement, c'était quand même un maigrichon ce Kevin... 'faut dire que les autres lui piquaient son repas au réfectoire... moi je le défendais.... c'est pour ça qu'il a pas résisté plus qu'un gros chat... Nous étions assez proches, et puis... allez savoir, pourquoi ?... je ne l'ai plus jamais revu... en souvenir de lui, j'ai gardé un petit quelque chose.... un petit quelque chose qui me fait chaud au cœur, comme... comme de penser aux madeleines de ma grand-mère... Un rein... je le garde dans un bocal à part... c'était le premier de ma collection... Parce qu'il faut que je vous dise que je fais aussi collection de... pardon ?... c'est fini ?... ah bien... c'est toujours 53,80 ?... tenez... Et moi je paie pas?... pourquoi je paie pas, moi??!! »

28 mars 2009

Chez le psy (Joye)

Ah non, il y a erreur. Je ne vais pas chez le psy ! Vous pensez que je devrais ???

Installez-vous sur le divan, confortablement.

Ah non, il y a encore erreur. Divan et confortable ? Ben non, les deux mots sont antonymes !!!

Vous y êtes à l'aise ? Bien calé(e)s ?

Non, pas du tout, et puis il y a un mec avec un violon et une fille avec une harpe et ils essaient de me faire des chatouilles ! OH ! Et puis, la petite brune là, elle vient de me filer un coup de coude !!! OUILLE !!!

Respirez un grand coup...

Non, impossible, j’ai chopé une bronchite la semaine dernière, je tousse comme pas possible ! Et puis, je pense bien que je suis allergique à ce stupide divan, et … ATCHOUM ! HAK ! AHEUX !!! Dis, t’aurais pas un Kleenex ? Des pastilles au moins ? Un verre d’eau ? Ah, merci ! Glou, glou…

Encore plus profondément....

AAAAAAAAAAHAAAAAAAROUUUU ! Oh, désolée, oh non, j’ai craché tout mon eau sur le pauvre monsieur en chapeau de pirate ! Ça va, Monsieur ? Pardon ? OH ! C’est quoi comme juron, ça ? Et puis non, c’était pas exprès ! Monsieur ? Monsieur ?

Fermez les yeux...

Oui, il vaudrait mieux, parce que je pense que j’ai vu le monsieur en chapeau de pirate en train d’aller chercher un gros seau d’eau…

Complètement...

Euh, d’accord, mais vous êtes sûr qu’il n’est pas fâché ?

Parfait...

Puisque vous le dites, mais je vous assure que ce divan n’est guère confortable !

Vous êtes dans un endroit agréable, où ce qui se passe est bon.

Ah, d’accord, chez les Défiants du samedi ! Ah yes…

C'est sans doute hier…

Ah oui, leur premier anniversaire…

… la semaine dernière, il y a 3 mois, 2 ans, 20 ans... Vous vous en souvenez....

Eum, non, il y a 20 ans, j’imagine que Val et Janeczka jouaient encore dans leur bac à sable…

Où êtes-vous?

SPPPPPPPPPPPPPPPPPPPOUUUUUUUUUUUUUUCHE !

Euh, là, à présente, dans une grande flaque d’eau. Z’auriez pas de serviette au moinsse ?

Ah, merci. Alors, oui, j’allais vous raconter…

Pardon ?

L’heure est terminée ? Déjà ?

Alors, d’accord, tant pis, à la prochaine !

Pardon ?

Il y aura un supplément pour le nettoyage du divan ? Mais c’était pas moi, Docteur, c’était l’homme au chapeau de pirate…et la fille avec la harpe…et le mec avec le violon…et la petite brune…et les autres, tous les autres !!! Mais où sont-ils tous passés ?!?

Pardon ?

Ah bon ? Il n’y a eu que moi ? Mais vous ne les avez pas vus, vous ?

Non ?

Ah bon.

OK.

Never mind…

28 mars 2009

Ca sent le fauve (Vegas sur sarthe)

Ca sent le fauve, c'est sauvage et chaud, le grain irrégulier, un toucher exceptionnel, double piqure à l'anglaise, du buffle sans doute ? mais à son mouvement d'impatience je comprends que mes commentaires sur la qualité du divan, ce n'est pas ce qu'il attend de moi.
Dommage, alors je raconte ma petite enfance dans les rangs de vigne bourguignons... il en a retiré ses lunettes ce connaisseur ! Du coup, ça sent moins le buffle et plus le bois de chêne et la moisissure, mes odeurs de gosse qui remontent des caves de Gevrey comme autant de souvenirs enfouis.
Ensuite ça sent moins bon même si le mot pollution n'a pas encore été inventé, l'Ile de France et les déménagements au hasard des mutations d'un père gendarme; il a remis ses lunettes avec lassitude: les casernes c'est pas son truc.
Alors j'abrège les études et mai 68 qui doit pas être son truc non plus !
J'embraye sur la musique, les groupes de hard rock avec les copains Jacky, JC, Eric et les soirées M.J.C; et la vie en communauté et l'Olympia et Bercy et Las Vegas!  Là il a franchement tiqué, alors je rembobine... jusqu'à l'Olympia j'avais bon; après j'ai dû me laisser emporter, l'odeur du buffle qui revient avec un relent de patchouly.
Je sens bien qu'il se méfie, aussi je le fais plus classique au risque de l'ennuyer: la guitare est au clou, la bague au doigt, les enfants à l'école, la maison construite, auto, boulot, dodo; il a dû entendre ça tant de fois. Bon alors avions, expositions, commissions, ça fait déjà plus class.
Je voudrais bien qu'il accroche quelque chose d'interessant, de magique, d'extraordinaire dans mon épopée.  Quoi ? Recommencer, nom, prénom, date de naissance ? On n'est pas au Quai des Orfèvres! Pas de buffle là-bas, quelques ronds-de-cuir tout au plus.
J'ai dû rêver, moi qui m'attendais à un tir nourri de questions compliquées, façon 'Qui veut gagner des millions', il a fallu que je tombe sur un discret, un sournois masqué en Ray-Ban fumées, un faux-cul quoi !
J'ai dormi ? J'en suis déjà aux enfants partis faire leur vie aux States et puis la retraite et puis le divorce après trente trois ans de mariage... pourquoi il enlève encore ses lunettes ? Il voudrait des preuves ? l'acte de vente de la maison, la photo de mon amie ? Si je suis heureux ?
Tiens, là je viens de prendre une question en pleine figure et machinalement, je fais celui qui n'a pas entendu.   
Je triture la double piqure à l'anglaise, un toucher exceptionnel, un grain incomparable, c'est sauvage et chaud, ça sent le buffle, mais ça, il s'en fout...

28 mars 2009

DIVAN DEVIANT (tiniak)

Avant-propos :

 

Dans mon sous-marin sous les toits

y pas d' divan, y a un sofa !

Entrez, pensées me demander :

- vasistas, mon vieux ?

Je réponds d’eux

- pas mieux…

 

J'y vais naviguant à loisir

entre l'un ou l'autre, délires

où je me vautre en mien plaisir avéré

 

Dans mon sous-marin sous les toits

il y a de quoi embrasser

des ciels de nuit aux vents légers ;

les nuages sont des îlots

qui me font signe de là-haut, à la surface

que je soupçonne dégueulasse

 

J'y entreprends un lent voyage

cherchant un continent perdu

sur l'océan, vers les rivages de Mû

 

Dans mon sous-marin sous les toits

œuvre un équipage fidèle

qui sait démêler les ficelles

des ces ablutions oniriques

amarrées à mes dialectiques fantasques

mariant Thésée à la Tarasque

 

J'y ramènerai la sirène

dont le chant courant par le monde

guide et vient calmer sur les ondes ma peine

 

Dans mon sous-marin sous les toits

baignés d'une lumière orange

flottent des appétits étranges

qui se nourrissent peu à peu

au rythme libre et hasardeux de mon dit

célébrant le bel aujourd'hui

 

J'y épouserai de mes yeux

tes yeux amoureux, ma sirène

et nous ferons de notre haleine un feu de dieu !

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28 mars 2009

On a tous nos petits soucis (Poupoune)

« Finalement, j'aimais assez bien la cave. C'est vrai qu'il y faisait froid et humide. Et parfois j'y restais presque deux jours sans manger. Et puis y avait les rats, qui me faisaient peur, surtout au début quand je savais pas trop ce que c'était. Mais finalement... j'étais tranquille, à la cave. Il y traînait plein de trucs avec lesquels j'arrivais toujours bien à m'amuser. Bon, la nuit, il faisait trop sombre, mais la journée ça allait, le soleil passait un peu par le soupirail. Et comme c'était à la cave que Papa enterrait les femmes qui voulaient partir, y avait toujours de la terre fraîchement retournée et je faisais des châteaux et des tas de trucs chouettes. D'ailleurs j'ai toujours le goût pour le travail de la terre. Y a pas de mystère, hein, ça vient de là mes sculptures en argile. Et puis pendant que j'étais à la cave, je l'entendais pas crier. Enfin si, je l'entendais un peu, quand même, mais c'était pas après moi, alors j'arrivais à faire comme si je l'entendais pas. En plus, j'ai toujours pensé qu'elle était probablement là aussi, ma mère. Y avait pas de raison qu'elle y soit pas. Elle avait sûrement dû vouloir partir, elle aussi. Forcément. Alors elle devait bien être là aussi... Du coup, quand il me mettait à la cave, ben j'en profitais pour lui parler, à ma mère. C'était obligé qu'elle soit là. Elle aurait pas pu me laisser avec lui. Non. Elle aurait pas pu. Quand j'ai commencé à grandir, à... changer, il a commencé à moins me faire descendre. Et puis y a eu cette femme, là, qu'a pas duré longtemps, et puis plus rien. De moins en moins de bonne terre à la cave. Au début, j'ai cru que c'était une bonne chose. J'avais pas trop l'habitude des relations normales entre un père et une fille, hein, alors je savais pas trop quoi penser, non plus. Maintenant, je me rends bien compte que j'aurais pu comprendre plus tôt, mais après coup c'est toujours plus facile, n'est-ce pas? C'est étrange, mais vous savez, il m'arrive parfois encore aujourd'hui de la regretter, la cave. Finalement, j'y ai passé les moments paisibles de mon enfance. Et puis ma sortie de l'enfance a été un peu brutale, pour le coup, alors tout ce qui me rappelle avant... Oui, non, je sais, c'est stupide. Je me dis parfois que s'il n'avait jamais voulu me toucher j'y serais peut-être encore, dans cette cave. Avec toutes ces femmes, celles d'alors, celles qui auraient suivi, ma mère, peut-être. Sans doute. Mais il a voulu me toucher. C'est étonnant comme je l'ai laissé me frapper des années sans opposer la moindre résistance, et à la première caresse... Un coup. Un seul. J'étais pas encore bien épaisse, mais la rage... Les ciseaux. Dans son oeil. Je l'ai regardé mourir et vous savez quoi? Je n'ai strictement rien éprouvé du tout. Et je suis descendue attendre à la cave. Mais bon: le passé c'est le passé, hein? Assez parlé de ça. Comme je vous disais, j'ai donc aménagé la cave en salle de sport, j'ai pris un coach, une diététicienne, mais ce foutu régime, je crois bien que j'y arriverai jamais sans un bon suivi psychologique, docteur. »

 

28 mars 2009

Chez le psy (Plume Dame)

Regarder et retourner en arrière
Essayer de se souvenir de son passé
La mémoire de vieille sorcière
Retrouve ses émotions malaxées
 

Lentement décrire ses émotions
Dans l’attente d’une édition
Pour avancer, affirmer son avenir
Parler du passé sans trop le ternir
 

Se lover au fond d’un divan
Décrire les mots dans un volcan
Des pleurs, des rires, des cris
C’était juste une séance chez le psy

 

Plume Dame

 

28 mars 2009

psy-o-logis (Zigmund)

«le psy : -Vous avez rendez vous ?

Moi : -Oui bien sûr

Le psy : -Alors entrez c’est votre tour. »

Le cabinet du psy est un véritable paradis. Situé au cœur de l’ancienne cité, non loin du centre ville dans une petite rue pavée. Je suis d’abord assis face à lui, c’est un homme âgé, digne, ni chaleureux, ni glacial, plutôt bienveillant ;  mon regard balaye la pièce : derrière lui une grande baie vitrée triangulaire permet de voir, luxe* inoui en centre ville, un jardin. Dans le fond du jardin, on devine la maison d’habitation, de bonne taille mais sans prétention. Mais surtout, il y a cette bibliothèque, sur deux des murs de la salle, les livres couvrent les murs, et montent jusqu’au plafond, une échelle-escalier, permet d’atteindre les ouvrages haut placés.

Le divan c’est pas mon truc, je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir trouver pour prolonger   mon incursion dans cette pièce.

L’idéal serait d’obtenir du psy qu’il aille me chercher un rafraichissement, style cocktail coloré avec plein de fruits en déco, j’incline à ce que ce divan le soit – inclinable- (ce  sera mieux pour déguster le cocktail), le regret c’est que ce psy vieux jeu n’aie pas équipé ce fauteuil d’un système de massage du dos  comme on en trouve chez les coiffeurs…

-dites docteur, pendant que vous allez me préparer un drink,  je peux jeter un coup d’œil aux livres, allez soyez chic dites oui ! vous ne seriez pas assez cruel pour me laisser plus de dix minutes dans une telle bibliothèque et me refuser de feuilleter, de toucher, de caresser les ouvrages ?

 Maintenant que je suis dans la place, je dois  trouver le moyen de m’y incruster. Avant de venir, j’ai bien révisé mes vieux cours de psychiatrie, pour lui mijoter aux petits oignons un beau syndrome qui le questionne, pour qu’il me laisse plonger dans son univers de livres bien rangés. Eviter aussi bien sûr de trop bien faire, ce serait l’internement garanti et  la bibliothèque de l’HP **est consternante  (la collection harlequin ou les SAS sont ce qu’ils ont de plus intello, c’est vous dire !).

 Long silence

Je suis sur le divan

 Il attend

Alors je décide la franchise, je lui avoue que mon seul but en prenant rendez vous avec lui, c’est de me prélasser dans son divan, en feuilletant quelques livres de sa bibliothèque, dans ce bureau éclairé en sirotant un énorme verre de  jus de fruit avec ou sans alcool… que je veux bien payer pour çà…

Ah ! pour la musique, si ce n’est pas abuser,  ma version préférée de la flûte enchantée c’est celle de Nikolaus Harnoncourt de 1987.

Merci à tout à l’heure…  

Zigmund

 

   *luxe : ceux qui ont ajouté mentalement Skywalker sont aussi gravement atteints que moi

**HP = hôpital psychiatrique

25 mars 2009

Nouvelle bannière

Amis graphistes,
supposons que vous vous ennuyiez,

vous sortiriez vos crayons et pinceaux
et vous réaliseriez une nouvelle bannière*
pour le défi du samedi.

Si on en recevait trente, (samedidefi@hotmail.fr)
on en changerait comme de chemise.




Canalblog recommande : 801 pixels x 150 pixels, mais on peut faire un peu plus haut

Quelque chose comme ça, cinq minutes de boulot pas plus. S'il vous plait !

kpg

Ou un peu plus grand, comme ça.

richelieu

22 mars 2009

Se sont allongés sur le divan

psyZigmund ; Plume Dame ; Walrus; Poupoune ; tiniak ; Vegas sur sarthe ; Joye ; shivaya-warduspor ; Kloelle ; MAP ; Tiphaine ; Val ; Virgibri ; Papistache ; Laura ; Sebarjo ; Captaine Lili ; rsylvie ; Tilu ; Joe Krapov ; Caro Carito; Alice ; Cartoonita ;

22 mars 2009

Consigne #53

Chez le psy, cette semaine!

Installez vous sur le divan, confortablement.
Vous y êtes à l'aise ? Bien calé(e)s ?
...
Respirez un grand coup...
Encore plus profondément....
Fermez les yeux...
Complètement...
Parfait...
Vous êtes dans un endroit agréable, où ce qui se passe est bon. C'est sans doute hier, la semaine dernière, il y a 3 mois, 2 ans, 20 ans... Vous vous en souvenez....
Où êtes-vous?
Décrivez le lieu, l'entourage ce que vous y faites...

Bonne détente!

Et toujours:

divo

22 mars 2009

Pub même pas cachée, copinage éhonté, racolage actif (Berthoise)

Venez-y au défi du samedi.

C'est sympa, ça rigole. Y'a des gens, tous différents, qui s'amusent à plancher sur tout un tas de sujets souvent très farfelus. L'accueil est chaleureux, l'ambiance amicale. Ce n'est pas prétentieux, ceux qui mènent l'histoire, ils sont trois, je crois, ou bien quatre, je ne sais pas, enfin ces gens-là ne se prennent pas au sérieux et ne comptent pas leur temps.

Et puis y'a ceux qui participent. Ce sont aussi des gentils. Ils ont un mot pour ce que chacun a pondu. C'est même une espèce de règle. T'as écrit, tu commentes.

Non, faut y venir au défi du samedi. Ça commence à durer leur machin. Ça fait un an que ça dure, un an qu'ils ont commencé.

Moi, j'aime bien, quand j'ai le temps, participer au défi, mais des fois, j'ai pas le temps, et des fois pas le courage, ou encore pas d'idées.

Mais sinon, moi, je vous le dis, faut y aller, c'est sympa, au défi du samedi.

21 mars 2009

Parler d’eux ? (Captaine Lili)


Val(érie), Janeczka, Walrus et Papistache entament la deuxième année des Défis du samedi et mon étrange pudeur m’a fait parler de moi pour parler d’eux. Je les découvre depuis si peu…

Filant discrètement Pandora, un jour, un défi m’a happée. Quelques mots de Jules Renard : les femmes sont toujours décrites avec des mots de bijoutiers…

C’était un dimanche, les défis publient le samedi. J’ai laissé mes mots s’écrire, parce qu’il faut toujours libérer des mots qui viennent comme s’ils ne pouvaient faire autrement. Et j’ai doucement frappé à leur porte pour dire, juste dire, que le vent avait semé leur graine d’écriture jusqu’à moi.

Janeczka (dont j’ai toujours peur d’écorcher le nom en mélangeant deux lettres) est venue et m’a dit « il y a toujours une place pour les retardataires ». Alors mes mots sont allés se promener chez eux, et l’accueil a été si doux…

C’est ainsi que j’ai mis un pied chez les Défiants. C’était le 20 octobre 2008. Le 1er novembre, j’y laissais une main, retravaillant avec plaisir un devoir de français datant de 1995. Le 14 février, j’y posais mon cœur. Normal, me direz-vous, c’était la Saint-Valentin. Le 1er mars, je m’allongeais sur leur divan parfait : c’était psychanalyse à base de verbes anciens et rares ! Mais c’est le 8 mars que j’ai perdu la tête, pour leur cinquantième, volant tout ce que je pouvais au temps pour partager leur déluge de folie… euh de défis !

Depuis, j’apprivoise lentement les personnages qui s’y trouvent. Je ne peux décrire chacun d’une phrase, j’aurais aimé pourtant, mais je vous l’ai dit, je les découvre depuis peu et j’apprivoise lentement. Et puis, ce genre de jolis blogs, c’est comme les poupées russes : à chaque fois qu’on ouvre, on trouve un autre univers.

Dans la première poupée, j’ai trouvé humour, liberté, diversité, échange. Et je pense à cet atelier d’écriture « en vrai », où j’ai confronté mes 17, mes 18, mes 19 ans, à d’autres écritures, d’autres voix, d’autres vies. Compagnons de mots pour un temps… avec qui j’ai passé mon week-end d’avant – bac et c’était délicieux.

Délicieux comme le gâteau de mots offert chaque samedi par les Défiants…

_g_teau

21 mars 2009

Carte d'anniversaire (Tilu)

21 mars 2009

Ai-je bien entendu? (Tilleul)

Tu ne connais pas les défis ?

C’est le bébé de Janeczka et Valérie…

Dès neuf heures, c’est mon passe-temps favori…

Les admin. acceptent tous les écrits…

D’Iowa, de Rennes ou de Nancy…

Fables, contes ou poésies…

Parfois des vidéos et des photos réussies…

Papistache et Walrus aussi,

Aident nos deux amies…

L’accueil est chaleureux ici,

On oublie ses soucis…

Et souvent, on rit.

Au défi du samedi !

Alors, pour ses un an, je dis

A tous un grand merci !


21 mars 2009

Vous avez un nouveau message - Janeczka

Bonjour! vous etes bien sur le repondeur du Defi du Samedi. Veuillez laisser un message apres le bip. Merci!

21 mars 2009

Jingle - JK, Hom & Caro

Encore un défi

Ni grand, ni petit

Histoires teintées de nos vies

Demain au matin

Ecrire le mot fin

Mes mots seront aussi les tiens

 

Samedi pour défier, samedi pour rêver

Pour pleurer ou pour s’amuser

Samedi pas sérieux, rendez-vous 9 heures

Pour quelques grammes de bonheur


Encore un matin

Qui se joue du sort

Nos phrases prennent enfin corps

Encore un matin

Au bout de la toile

Et ensemble mettre les voiles


Un matin, un défi de rien

Sans destin

Sans aller plus loin

Ce défi

C'est le mien, c'est le tien
Un défi de rien

Juste un rêve

Entre des gamins


Aujourd’hui c’est dit 

Nous serons tous là

Pour des comm’ et des hourra

Un autre défi, une joute amie

Entre douceur et folie

Pour lecteur muet ou fidèle assistance

Des rimes et quelques stances


Défi insolence, un peu d’indécence

Tempo d’une coquine cadence

Ce matin, il ne rime à rien

Un matin
Sans le mot fin

Sans aller plus loin

Ce défi

C'est le mien, c'est le tien
Un défi de rien

Juste un rêve

Entre des copains



Jingle
Uploaded by JaneczkaD

21 mars 2009

Le génie du samedi (Joe Krapov et Pierre Perret)

Le génie du samedi (Joe Krapov et Pierre Perret)

 

Se chante sur l’air du « Plombier »


1

Je suis l’génie ni ni ni ni

Qui vient le sam’di

J’fais mon turbin bin bin bin bin

Dans les salles de bain

 

Je fournis des rêves

Quand l’soleil se lève

Je permets 4 vœux

A qui qui n’en veut

Et va-z-y mon n’veu mets y le feu !

 

On m'attend pendant des mois

On m’réclame on m'apitoie

Et on insiste à genoux

Venez donc chez nous

Venez donc chez nous

 

On m'appelle d'urgence au-dessus

On m'supplie de venir en-dessous

Y a des immeubles cossus

Sens dessus dessous

Sens dessous dessus

 

2

Je suis l’génie ni ni ni ni

Qui r’lève les défis

J’fais mon turbin bin bin bin bin

Chez les écrivains

 

Je promets la Lune

Aux blondes et aux brunes

Quelle que soit l’envie

Je transforme la vie

En petits écrits c’est ça l’génie

 

Y’en a qui attendent le vendredi

Et qui y passent toute la nuit

A ces r’tardataires

Je donne du Balzac

Par caf’tières entières

 

C’est une autre pair’ de manches

Pour ceux qui sont prêts dès l’dimanche

J’ai pas l’temps d’passer

C’est déjà posté

Et ça n’empêche pas la qualité

 

3

Je suis l’génie ni ni ni ni

Qui secoue les nerfs

Et qui titille à l’infini

Les imaginaires

 

Comme la Terre est ronde

Je sers tout le monde

Depuis le Jura jusqu’en Iowa

Tout l’monde en aura ce s’ra la joie

 

Quand une belle cliente me dit

Ma chaudière s'est refroidie

Mon mari est en voyage

C'est lui d'habitude

qui m’ réglait le chauffage

 

Je déballe tous mes outils

Mon label de garantie

On échange nos group’s sanguins

Et c'est le seul cas

Où j’ reviens le lendemain

 

Je suis l’génie ni ni ni

Qui vient le samedi

 

La la la la la la la la la la la la la

 

N.B. Le fichier MP3 et le texte illustré pour faire karaoké d’anniversaire se trouve ici :

http://joekrapov.free.fr/genie_du_samedi.htm

21 mars 2009

où l'on découvre comment Joye relève the défi's birthday

- Raconter la fête des 1 an du blog.

C’était juste un repas pour des intimes. Onca Krapov a joué du violon, il a récité un très long poème, et puis il a même jonglé. C’était un jour de soleil, que des sourires à table. On a pris du gazpacho fait avec tant d’amour par Tatie Caro Carito. Papibébé, Valbébé, Janeckzabébé et Walrusbébé ont eu chacun un petit cadeau, et maintenant ils font tous un gros dodo après avoir mangé du gâteau. Oui, on voit bien quelques traces du glaçage sur leurs petits sourires angéliques. Ils ont tous dit leur premier mot il y a longtemps, et cela fait plusieurs semaines qu’ils marchent tous seuls. Alors, plus rien à leur souhaiter, à part encore un an de bonheur, de sourires. Non, non, je m’occuperai de la vaisselle demain, allez vous reposer pendant que je vous chante une petite bénédiction irlandaise que j’ai traduite pour tous les Défiants samediens :

Que le bienfait de la pluie soit sur vous –

La gentille pluie douce.

Qu’elle tombe sur votre âme

Afin que toutes les petites fleurs bondissent,

Et répandent leur douceur sur l’air.

Que le privilège des grandes pluies soit sur vous,

Qu’elles battent contre votre âme

Pour la laver, claire et propre,

Et y laisser plusieurs flaques brillantes

Où luit le bleu des cieux,

Et parfois une étoile.


- Présenter le blog à qqn qui ne le connait pas.

Monsieur le Président de la République, je tiens à vous présenter un forum qui fait l’honneur de tout votre pays ainsi que les autres parties de l’Europe francophone. Il existe dans nul autre point sur la planète et dans la blogosphère un tel endroit – de spiritualité, de partage, d’échange, d’encouragement, d’élan, de joie, de plaisir. Les quatre administrateurs font leur tout pour accueillir les participants qui prennent plaisir à s’exprimer dans la plus belle langue de l’univers. C’est vraiment un honneur d’y faire part, surtout pour moi, une humble (d’accord, parfois pas trop, z’avez raison) Étazunienne francophile. Je vous félicite, Monsieur le Président, vous et tous les autres francophones de la planète, pour ce phénomène qui s’appelle Défi du samedi. Merci de votre attention, et dites bonjour à Obama pour moi quand il sera chez vous le mois prochain.


- Lui faire un hommage.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/92/11/96/api-boeurse-d-.mp3


- Imaginer que vous êtes admin: que changeriez-vous?

Mais si l’on changeait quelque chose, ce ne serait plus le Défi du samedi !!! OH !!!


- Les admins partent un an. Ils ne veulent pas fermer le blog et cherchent leurs remplaçants. Écrivez-leur une lettre de recommandation pour les inciter à désigner la/les personne(s) de votre choix.

Champfleury, le 20 mars 2009

À qui de droit :

J’ai l’honneur de vous proposer des remplacements pour les administrateurs du Défi du samedi et qui prendront des vacances bien méritées.

Pour remplacer Papistache, irremplaçable qu’il soit, je choisirais Roland, oui, celui de la chanson, car lui aussi est sage et preux.

Pour Val, hmm, difficile, elle est si jeune et si tendre, mais sage et perspicace, alors personne d’autre que Dora l’Exploratrice.

Pour remplacer Janeczka, il faudrait toute un bataillon pour égaler son énergie, sa créativité, sa verve. Alors, prenons Jeanne d’Arc, pour ses voix d’inspiration.

Et pour remplacer Walrus, mon compatriote d’honneur, il faut trouver quelqu’un qui peut avoir l’air sévère mais qui est vraiment sympa…Achilles de Flandres ? Non…Hercule Poirot ? Non, non…ah oui, okaaaay, j’ai trouvé : le Capitaine Haddock !!! Ouiiiiiiiiiiiiii !!! Nom de cloche à fromage de diable de zouave ! C’est ça !

Voilà une équipe avec moins d’atouts que celle que nous adorons tous, mais qui risquerait de faire l’affaire pendant l’absence de notre équipe chérie.

Merci de votre attention, et passe une excellente soirée sur TF1.

Joye

21 mars 2009

Désintéressement, s. m., oubli, détachement de tout intérêt propre : faire preuve de — (Papistache)

ibizac

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Le défi du samedi
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