Mes groles (Venise)
Mes groles m’ont souvent donné envie de tout planter là ,de détacher les amarres.
C’est alors que je me suis mise à penser aux neuf vies proverbiales du Chat.*
J’avais l’impression qu’avec ,elles, j’entrais dans ma deuxième vie.
Les étoiles étaient brillantes, en clocharde méthodique j’étendis mon sac sur le sol et me couchai toute habillée.
Il m’est alors venu à l’esprit que fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations.
Quoi qu’il en soit j’avais décidé de profiter de ma paire de groles toute neuve pour traverser la grande arche du pont de Save et la jonction du Danube
Il parait raisonnable quand on entreprend un long voyage d’éviter que le soleil d’aout nous troue les paupières.. J’enfonçai mon chapeau en peau de chèvre jusqu’à ce qu’il me protège.
Au départ quand on rencontre des étrangers sympathiques loin de chez soi. On partage des chansons et du fromage de chèvre.
Pourtant j’avais le sentiment qu’il me manquait quelque chose. Mais quoi ?
Je n’ai mis le doigt dessus qu’à mon retour les pieds bien cachés dans mes pantoufles, alors que je sentais encore la cendre de mes godillots.
Mes tranquillisants !!
Je pouvais faire n’importe quoi sous l’emprise de l’enthousiasme, mais pas sur la durée.
Très vite sous l’emprise de la peur de l’immensité d’évènements inattendus je rebroussais chemin vers mon logis.
En fait la réalité est toujours bien différente .E t ce que tu fais a pas forcément quelque chose à voir avec ce que tu imaginais faire.
Je me disais que ces groles étaient maintenait un part de moi drôle et émouvante mais très bien dans mon armoire.
A l’aube mon corps était un bloc je ne voyais plus comment j’allais pouvoir faire un kilomètre à pied. Bref allongé sur mon tapis de sol je me demandais si j’allais me réconcilier avec la marche à pied. Tout ce que je voulais c’était un professionnel pour me tirer de là.
J’avais honte de téléphoner à ce podologue, mais ça m’est venu com’ça !!
Quand il a vu mes pieds il a crié doux Jésus, d’où sortez-vous ????Quelle injustice me suis-je dit : faire tout ce voyage avec aux pieds des groles pas à ma taille !!!
C’était à cause des soldes.
Ce n’était pas du tout ça que je comptai dire.
C’est fini me répondit il c’est bientôt fini.

Participation d'Adrienne
Nous l’avions trouvé grâce à une amie de ma mère qui l’appelait saint Antoine sous prétexte qu’il en avait une effigie sur sa cheminée. Il habitait notre rue et pourtant jamais nous n’avions soupçonné qu’il y avait là, derrière ces petites fenêtres voilées de blanc, l’échoppe d’un cordonnier.
Dès qu’on poussait la porte, l’odeur de vieux cuir et de pieds nous prenait. Par terre, toutes les chaussures étaient alignées dans un ordre connu de lui seul, sans distinction visible pour nous entre les réparées et celles à réparer. Jamais il ne devait chercher, il repérait avant nous celles que nous lui avions apportées trois jours plus tôt.
Trois jours, c’est tout ce qu’il lui fallait pour remettre à neuf, coller, clouer, cirer, lustrer. Il nous les rendait comme neuves pour seulement trois francs six sous. Quand j’ai voulu recoller moi-même un bout de semelle, j’ai payé plus cher le petit tube de colle que si j’avais confié le tout à saint Antoine. Mais il venait de fermer sa boutique pour toujours.
Je le regrette encore aujourd’hui : pour la qualité de son travail, pour son infinie gentillesse et pour sa sagesse. Un jour que je poussais sa porte avec la troisième paire de chaussures à ressemeler en trois semaines, je lui ai dit en riant:
- Hé oui, c’est encore moi ! Mon mari use vraiment beaucoup ses chaussures !
- Ce serait bien pire, m’a-t-il répondu, s’il ne les usait plus.
Inventaire cordonnier. (Mamido)
Les « Babybottes » que je portais bébé.
Chaque matin, ma mère les blanchissait pour qu’elles soient immaculées, impeccables. Je garde encore le souvenir olfactif du produit dont elle se servait.
Les sandalettes qu’on m’achetait chaque printemps, enfant.
Toujours de forme identique, seule la couleur changeait : cuir naturel, bleu marine, vert criard, jaune « caca d’oie » et mes préférées, rouge.
Les « Clark’s » en vachette de mon adolescence. 
Je complétais ma tenue avec un jean « pattes d’éph » et un pull de laine ultra court et très moulant, pour ressembler aux copains de ma génération, me fondre dans la masse des ados du début des années soixante-dix.
A peu près à la même époque, les chaussures à semelles compensées, aux larges talons carrés.
Elles allongeaient mes jambes, tout comme la minijupe, ou le short que je portais avec un chemisier aux manches et au col largement volantés. Les yeux cachés derrière de larges hublots carrés, aux verres légèrement bleutés et les cheveux relevés en un charmant chignon mille neuf cent, dont s’échappaient quelques boucles savamment tirebouchonnées au Babyliss. Coiffure quelque peu branlante, sur laquelle je passais des heures en prenant modèle sur un cliché de Bardot en couverture de « Match » ou « Elle » pour la promotion du film « Les pétroleuses» avec Claudia Cardinale.
Les fins escarpins en vernis noir de mes fiançailles.
Ils brillent de mille feux sur la photo « officielle », où l’on se tient gauchement, côte à côte et main dans la main, ce 25 Décembre 1974.
Les sandales blanches de mon mariage.
On n’en voyait que la pointe dépassant de ma longue robe blanche. Je n’ai jamais remis la robe mais j’ai porté les chaussures plusieurs étés de suite… Le long voile de tulle a terminé en moustiquaire sur le petit lit cage familial, protégeant le sommeil estival de mes deux enfants.
Les talons aiguilles de dix centimètres, eux aussi en vernis noir, en tout point identiques à ceux de ma meilleure amie.
Nous nous les étions offerts dans une boutique chic du Cap d’Agde. Puis nous avions fait tout le chemin, le long du port, sur les larges dalles grises, haut perchées sur nos chaussures neuves, jusqu’au camping municipal où nous attendaient nos deux maris énervés gardant nos quatre enfants en bas âge. Tous néanmoins béats d’admiration devant les si radieuses jeunes femmes que nous étions alors. Nous nous sommes pavanées devant eux à l’arrivée. Je ne voulais pas que ça soit le dit mais j’avais les pieds en sang et je souffrais le martyr.
Je n’ai jamais reporté ces talons par la suite. Mais je les ai gardé… longtemps.
Au fil des années, mes goûts se sont assagis. Désormais le confort prime sur la mode et l’élégance. J’aime porter des chaussures souples et légères avec des talons les plus plats possible. J’ai de la chance, de nos jours, les progrès technologiques permettent aux fabricants d’exaucer mes souhaits. La dernière paire que je me suis acheté est légère comme deux plumes et lorsque je marche, j’ai l’impression d’être sur un nuage.
C’est l’avantage de prendre de l’âge… on a enfin le privilège d’être à l’aise dans ses charentaises !
défi les souliers (Ristretto)
Noir et gris en damier,
Du plomb dans les souliers.
La marelle a perdu son ciel et puis son arc
Aux couleurs parfumées d'anis, de genièvre, d'herbes folles des sentiers.
Demain s'effaceront les lignes et les traits,
Le jeu ne sera plus.
Amours à la craie
Noir et gris en damier
Du plomb dans les souliers.
LE PETIT BONHEUR (Lorraine)
J’ai laissé ma voiture juste avant le pont, mon bureau d’architecte est de l’autre côté et je porte mes souliers bruns en veau fin, souple, des souliers d’homme élégant. Je chantonne aussi à bouche close :
« C’est un petit bonheur que j’avais ramassé, il était tout en pleurs sur le bord d’un fossé.
Ca tourne dans ma tête. Il fait un de ces soleils d’automne à vous coller l’envie de tout plaquer, de vous envoler par-dessus les arbres et de planer, loin. Alors, j’ai bifurqué, oui, d’un coup, comme ça sans me consulter vraiment, j’ai quitté le trottoir et coupant à travers une prairie, je suis parti vers le sous-bois dont je vois la cime se balancer. Une envie folle d’odeurs humides, de sentiers détrempés, une envie d’étang boueux et verdi. Et toujours cette rengaine du « P’tit bonheur ». Je marche. C’est vrai, j’aurais dû mettre mes basketts., ou mes vieux cloutés de randonnée. Mais non, voyons, j’allais au bureau, j’ai donc enfilé mes souliers bruns en veau fin. Oui, je me répète, mais je me sens bien, comme cela ne m’était plus arrivé depuis longtemps. J’entends le rare appel d’un corbeau, le doux grésillement d’un écureuil discret, la voix plaintive d’une fleur. Une fleur ?... Une fleur d’automne comme je n’en ai jamais vu. Assise au bord de l’eau, sa corolle de pétales jaunes humides de brume, elle a les larmes aux yeux. Enfin, c’est incroyable, une fleur ne parle pas ! Mais elle insiste, elle dit :
« Monsieur, emmenez-moi, chez vous emportez-moi »...
Je me secoue : impossible, ce sont les mots de la chanson, elle ne peut pas savoir que je la fredonnais, elle est sorcière, cette fleur ! Une fleur ?..
Alors, j’ai bien regardé. Non, c’est une toute petite femme triste, haute comme une tige, qui tend vers moi des bras de verdure, des yeux de myosotis. Agenouillé près d’elle, dans le chemin détrempé, je l’ai prise dans ma main. Elle a souri, s’est assise dans ma paume, puis, couchée en rond, comme un chat, elle s’est endormie.
Je l’ai emportée dans la poche de mon veston. Nous allons nous marier. Demain, je la présente à ma mère. Elle sera contente.
Vite vite, je suis en retard !! (Djoe L'Indien)
Moi aussi j'avais, un temps passé, des "chaussures fontaines à sable" !
Elles sont quelque part là-bas au bout, sous le gros tas qu'on aperçoit.
Parfois on trouve encore quelques personnes qui les cherchent
Personnellement, j'ai abandonné...
Mais avouez qu'elles ont bien fonctionné, n'est-ce pas !
Je serai plus ou moins absent un certains temps, peut-être un petit passage à l'occasion si l'occasion se présente, alors à bientôt tout le monde :-)
PS : pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit de la dune du Pyla.
Sans sous liés (Anémone)
Si je vous dis que je rêve d'une société
Les pieds nus dans l'herbe
Et sans sous liés,
Croirez-vous que je suis folle - ą lier -,
Ou que je vous fais marcher?
Ou bien me direz-vous: j'accours!
Et arriverez-vous ą grands pas,
Déchaussés de vos bottes
Comme un superbe mille-pattes?
Individus articulés
Solidaires et selon les moments ensemble
À leur gré.
En attente… (trainmusical)
Sept heures :
Les pompes sont en éveil,
Il ne manque que les pieds,
Attendons que se lève le soleil,
Et que le réveil ait résonné.
Huit heures :
Les pompes espèrent,
Le réveil a retenti,
Toutefois Marcel se retourne,
Il s’est rendormi.
Neuf heures :
Les pompes sont au garde à vous,
Marcel joue au mort.
C’est tout de même fou,
De ne pas avoir plus de remord.
Dix heures :
Les pompes sont cocues,
Marcel ne pointe pas le bout de ses pieds,
Il reste étendu
Il préfère son lit que ses souliers.
Onze heures :
Les pompes vont être mises à l’épreuve,
Le téléphone sonne,
Le temps est comme un fleuve
Cette fois la sortie est la bonne.
Le reste de la journée :
Les pompes sont sur la chaussée,
Elles chaussent Marcel au pied,
Tous deux ont fait la grasse matinée,
Ce fut le pied.
Participation de Lilou
Une paire de croquenots pour les pieds bots
Deux godasses qui délassent
Une paire de sabots pour danser le mambo
Deux chaussons pour enfiler les ripatons
Une paire de sandalettes pour les galipettes
Des souliers de satins pour danser sans fin
Deux galoches pas si moches
Une paire de grolles un peu molles
Des escarpins pour faire valser les lutins
Et une paire de brodequins en maroquin
Deux bottines pour les mutines coquines
Quelques tatanes qui sentent la banane
Des charentaises un peu niaises
Une paire de péniche pour l’aguiche
Et des savates pour l’épate.
Ouf quelles pompes !
Après les portugaises ensablées (Walrus)
J'en ai ras les godasses du sable chaud et des légionnaires !
Avancer, toujours avancer. (Droufn)
Hier soir une envie folle d'aller me perdre au milieu des rayons gaiement achalandés de ma Grande Surface en prévision du magnifique mois de septembre qui sonne à la porte pour nous annoncer l'automne, le froid, les feuilles mortes, etc.. Me pris. J'étais dans un état pâteux, accroché à mon chariot comme le débutant à son tire-fesse, l'œil aussi vide qu'une boite de nuit le jour. Soudain, une petite étincelle de mon cerveau capte un truc au coin de l'allée des liquides. Des bouteilles de vins chaud.. Ôo Tiens ? Trop compliqué pour essayer de comprendre, je continue à me laisser traîner par mon chariot. Au rayon suivant on me propose des galettes des rois, avec la fève, la couronne.. Bon ! On est au mois d'août, enfin je crois.. Râ ! merde j'ai un doute du coup. Je regarde autour de moi, personne équipé comme en décembre, pas de pull, encore moins de manteau de laine, ni aucun bonnet. Allez, c'est pas grave, je file vite acheter mon camembert et je me casse sans regarder en arrière au risque de tomber sur le père Noël.
DAD (Joye)
Je vois cette paire de chaussures usées et je pense à toi, papa.
Je me souviens de tes Redwings, je me souviens que tu avais une nouvelle paire chaque année.
Je me souviens que leur prix était ruineux, mais que tu devais les avoir, en dépit de tout, même quand il n'y avait pas d'argent, parce que tu boîtais à cause du trou dans ta jambe, laissé par un éclat d'obus japonais. Quand les semelles étaient trop usées, tu ne pouvais plus marcher correctement, et tu avais affreusement mal au dos, je m'en souviens.
Je me souviens que c'était à moi de défaire les lacets chaque soir quand tu rentrais de la traite et de te les enlever.
Je me souviens du parfum de leur cuir marron.
Je me souviens que ce cuir était d'abord un peu raide, je me demandais comment tu faisais pour porter des chaussures si raides. Mais peu à peu, le cuir s'adoucissait.
Je me souviens que parfois, je devais tirer très, très fort sur tes chaussures pour les enlever, je n'aimais pas ça parce que parfois, je tombais sur mon derrière et cela faisait mal, et que même si tu portais des chaussettes de laine épaisses, même en hiver, tes chaussures ne voulaient jamais te quitter facilement.
Comme je les comprends, maintenant, papa.
Défi #206 -Défi de l'été-
Sixième photo proposée pour le défi de l'été :
A bientôt le plaisir de suivre vos pas !
Vos démarches seront accueillies à l'adresse habituelle :
Photo extraite de l'oeuvre d'un Etudiant en ART pour une exposition à la Médiathèque de Nancy.
Ont retrouvé la clef
Par le trou de la serrure (Venise)
Derrière la porte fermée à clef de Pétrarque coule une rivière cristalline. L’œil au creux de la serrure j’ai vu :
Ses cheveux noirs en désordre, il monte les escaliers de cette vieille demeure pour rejoindre Laure, sa muse qui dort près de la cascade.
Il est toujours désarçonné quand il pénètre dans ce lieu. Le bras du Seigneur devait être merveilleusement inspiré pour créer un tel paysage se dit Pétrarque
Laura est l’incarnation de la beauté ; elle se tient de dos au moment où Pétrarque referme la porte de sa chambre.
Maintenant ils se tiennent tous deux par la main pour plonger au sommet de la cascade.
C’est une forêt nomade qui leur offre à chaque fois la chance de rester des enfants.
Cette vielle maison de briques, Pétrarque la partage avec une usine à papier
Elle a sur sa face ouest un immense moulin à eau qui aspire la cascade qui dévale le vallon.
Le soir ils rentrent tous deux nus pieds sur l’herbe encore chaude
La maison semble froncer les sourcils quand ils tardent trop.
On peut avoir une chance insensée longtemps, sans pour autant grandir et du même coup éviter ainsi de s’encombrer des soucis des grands
Pétrarque aime partir dans sa vie réelle à lui celle qui ne rentre en collision avec personne
Il y rejoint les fougères qui se noient dans la rivière et la mousse que préfèrent ses pieds.
Laura l’enchante, il a appris à nager avec elle au milieu des flots tumultueux de la cascade.
Les rosiers qui bordent l’eau sont là pour éloigner les curieux qui se seraient introduits par erreur dans sa chambre .
Le soleil comme une fine poudre d’or se fraie un passage entre la densité du feuillage des tilleuls.
Pétrarque embrasse Laure, celle-ci se sert de jasmin pour en faire des boucles d’oreilles, elle a cousu sur le gilet de soie de Pétrarque un coquelicot qui songe à la nuit.
Il faudra fonder la confrérie du jasmin et habiller toutes les jeunes filles les soirs d’été de la délicate odeur blanche de ces merveilleuses fleurs, filles des anges.
C’est ici la gloire de la jeunesse du printemps qu’on fête. Au vingt ans de Laure se mêle la jeunesse
De la cascade.
Même maltraitée par l’hiver la cascade irradie de lumière transportée par de fines gouttelettes d’eau que le vent ramène sur le visage de Pétrarque.
Pétrarque à choisi de vivre derrière la porte de sa chambre où coule une rivière.
Ce qui est invisible pour tous a une telle densité pour lui que Laure est née de ce paysage
Elle est arrivée une nuit alors que la neige était tombée encore fraîche sur le sol
Depuis ils ne se quittent plus.
C’est un savant mélange d’écorce d’arbre et de miel des abeilles qui bourdonnent dans leurs oreilles
Un violent orage d’été les pousse à se retrancher sur un rocher habité par une libellule.
L’insecte a tenté à plusieurs reprises de passer le pas de la porte de la chambre de Pétrarque en vain.
Elle voulait être dédommagée du chagrin causé par Laure et Pétrarque
On ne pénètre pas ici sans cadeau en retour, la libellule continuait à battre des ailes comme une prière.
Les deux enfants ne prêtaient pas attention à la beauté de l’animal. Ils grelottaient assis sur cette grande paroi.
La forêt les enveloppait avec bienveillance.
Devrais-je errer comme une âme perdue toute ma vie dit la libellule ?
Je voudrais vous suivre de l’autre côté de la porte. Qu'y a-t-il là-bas pour que vous vous absentiez longtemps sans moi ?
Il te faudrait affronter la mort qui maraude et qui prend souvent d’étranges allures dit Pétrarque
Tu devrais te défaire de tes ailes et ramper comme un ver de terre dit Laura en riant.
En quelques minutes la libellule s’était blottie dans le châle de lin de laure
Elle grelottait de peur, un lys pas étranger à la conversation se pencha vers la libellule
Tu ne connais pas le code des hommes, reste ici ils viendront souvent te voir.
Nous aussi nous ne voulons pas partir du paradis, tous les jours nous négocions avec les anges notre passage
Laure et Pétrarque, Pétrarque et laure, une simple libellule s’est infiltrée dans le jeu de l’enfance c’est la brèche de l’âge qui vous fait perdre la clef de la porte et regarder au creux de la serrure
Si vous les croisez en remontant la cascade bordée de roses trémières
Prenez quelques galets et griffonnez un poème sur le bord de l’un d’entre eux.
Ne négligez rien lors de cette rencontre soyez attentif à tout. Le chant du rossignol, le cou penché d’une aigrette
Et le soleil ... Griffonnez attrapez le zeste du vent
la promesse( Zigmund)
Défi 205 (KatyL)
Que vois-je par le trou de la serrure ??

Je vois le ciel, la lumière, le jardin.

Puis je vois un monde de peinture.

Cette femme que j’étais il y a quelques temps !
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Mais je me retourne je regarde dans le miroir de la semaine
Passée et je me dis :
« Rien à regretter je suis bien là avec eux je suis sereine.
Le temps passe, mais chaque jour de vie est une richesse
A quoi bon regarder par cette serrure, elle ne t’apprendra rien
de nouveau, le trou de la serrure est le temps qui passe »….
Chanson pour Olivia Ruiz (Célestine)
(Qui veut la mettre en musique ?)
J’ai laissé la clé sous le paillasson
Pour le cas où tu aurais des remords
J’t’ai laissé la clé de mon petit corps
Te rappelles-tu mon goût de bonbon
Où es-tu allé mon p’tit cœur d’amour
Tu m’as plantée là, seul’ dans le salon
Où es-tu allé mon p’tit cœur d’amour
Pour des cigarett’s je trouve ça long
J’ai laissé la clé sous le paillasson
Pour le cas où tu aurais des remords
J’t’ai laissé la clé de mon petit corps
Te rappelles-tu mon goût de bonbon
Je t’attends depuis un jour, bientôt deux
J’ai fané les fleurs de mon pyjama
Je t’attends à m’en arracher les yeux
Et cette serrur’ qui ne bronche pas
J’ai laissé la clé sous le paillasson
Pour le cas où tu aurais des remords
J’t’ai laissé la clé de mon petit corps
Te rappelles-tu mon goût de bonbon
Sur mon canapé si j’entends la clé
Tu vas découvrir le goût du savon
Tu vas découvrir mon goût de citron
T’avais pas le droit de m’abandonner
T’avais pas le droit de m’abandonner
Si j’entends la clé, sur mon canapé
Tu vas découvrir le goût du savon
Tu vas regretter mon goût de bonbon
Tu vas découvrir mon goût de citron
Ad lib

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