Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 615
Derniers commentaires
Archives
22 août 2020

Le diable est dans les détails (Walrus)


Ah, les anges !

Sans même me pencher sur celle de leur sexe, je me suis posé, et me pose encore d'ailleurs, bien des questions à leur égard.

Au premier plan : leur hiérarchie, classiquement, des plus élevés au vulgum pecus :

  • Séraphins
  • Chérubins
  • Trônes
  • Dominations
  • Vertus
  • Puissances
  • Principautés
  • Archanges
  • Anges

Allez donc me situer là-dedans le brave Lucifer, l'ange porteur de la lumière, victime de son orgueil !

Et ça rabat un peu le caquet à ce matamore de Saint Michel. Archange et Patron des Bruxellois, tu parles d'une gloire ! D'autant qu'il en est réduit à partager la place avec... Gudule !

Ensuite, leur organisation : on parle de légions (ça fait du monde une légion, chez les Romains ça contenait de cinq à huit mille hommes). Mais dans ce cas, les anges gardiens, ils sont "détachés" ? Hein ?

Bon, laissons tomber, on ne va pas se perdre dans les détails !

Sauf un :

Vous avez vu celui en bas à gauche de l'image ?

Il ne vous rappelle rien ?

Regardez bien :

w6251

Mieux !

w6252

Ouiii !

C'est un thuriféraire !

Ça vous aurait bien aidé à l'époque, hein ?

Comment ça, vous n'étiez pas là, fin 2017 ?

N'essayez pas de m'enfumer !

 

 

Publicité
15 août 2020

Défi #625

 

6251

15 août 2020

Ont fêté la sainte barbe

15 août 2020

Barbe à poux (Lilou)


Un léger sourire, lui étirait les lèvres…. Il revenait pour la première fois devant cette bâtisse où il avait fait les quatre cents coups avec les autres de la colo…plus loin, la chapelle avec la sculpture d’un dieu barbu inconnu lui faisait comme un clin d’œil !
Puis il était revenu comme mono ; il avait fait le pitre avec son béret noir mimant le sketch de Raymond Devos… d’ailleurs à mi-voix pour lui-même il se surprit à dire
C’est vrai au fait cela n’a pas de sens un béret…
Par la suite il était revenu comme directeur de la colo. Là ce matin, les pieds dans la vieille pelouse encore humide de rosée, une chanson lui revint en mémoire… Dans sa tête, un air résonna. Il perçut les voix cristallines et malicieuses des gamins  

Il y avait dans mon village,
Un homme qu’y avait des poux
Barbe à poux
Il portait une barbe qui était pleine de poux
Barbe à poux barbe à poux barbe à poux
Barbe à poux barbe à poux barbe à poux

15 août 2020

Le vieux sage (Lecrilibriste)


Le géant à la barbe fleurie a résisté au temps
chauffé par le soleil, rafraîchi par les embruns
son regard se perd  au loin, sonde les apparences
impassible et indifférent
Depuis huit siècles, il jauge la vie qui va
les croyants et les mécréants
sans sourciller,
sans s'offusquer,
sans juger
Au sommet de la chapelle romane
détruite, puis reconstruite
à nouveau détruite,
à nouveau reconstruite
Il  écoute depuis tout ce temps le chant des sirènes
qui le tressent et caressent sa barbe fleurie.
Figé sur sa colonne de pierre, tel Ulysse à son mât
il résiste, et son regard ne faiblit pas
attaché et lié à jamais pour ne pas succomber
Parfois il voudrait avoir péri avec les ruines
pour capituler et vivre la liberté
Il rêve de routard, d'auberge de jeunesse
quand il les voit passer sac à dos insouciants,
 partir à l'aventure et faire la fête
mais il n'en a pas le droit
Son créateur a figé à jamais son existence
il est né ainsi et reste le vieux sage

Publicité
15 août 2020

La Sainte-Barbe (Laura)

 

Début décembre, Saint-Etienne, la ville que j'ai choisie il y a dix ans, commémore, Sainte-Barbe, la patronne des mineurs qui ont été le centre de la vie économique de cette ville jusque dans les années 1980 où le dernier puits a été fermé puis a été transformé en musée que j'ai visité plusieurs fois avec la famille venue nous voir , à deux ou celle il y a quelques mois pour la nouvelle exposition.
Il y a quelques années nous sommes allés assister à la fête qui commence place Jean Jaurès, le centre de la vie sociale de St Etienne. La statue, entourée par des mineurs et portée par eux s'arrête devant la cathédrale St Charles. Il fait nuit et froid , ce froid(temps) sec que j'ai tant aimé(la première fois où j'y ai vécu), une des raisons de mon choix de la ville. Il y avait beaucoup de monde pour le spectacle musical(type fanfare) et les discours de ce genre de cérémonie. Les élèves de l'Ecole des mines nous faisaient froid avec leur uniforme peu épais sans grand chose en dessous et au dessous alors qu'avec nos vêtements chauds surtout sans bouger.
Ensuite, une bonne partie du public a suivi la procession à travers la ville vers le musée de la Mine, dernier puits(il y en avait partout dans la ville ) à avoir été en service à St Etienne. Malgré le froid piquant, j'appréciais ce monde de communion avec mon mari et les autres , moi qui suis solitaire et sociable.

Tout a bien été jusqu'au moment où j'ai eu une brusque et lancinante envie de faire pipi. Pour la fête des lumières à Lyon(lorsque c'était à taille humaine et sur un soir), le froid avait avivé cette envie et bien sûr c'est là qu'on ne trouve pas d'endroit pour... A Lyon, il y avait tant de monde que ce fut difficile de trouver un endroit où se poser. L'envie satisfaite, je profitais de la fin de la procession et de l'arrivée, fervente à l'ancienne mine. Ce fut un moment mémorable mais je fus contente de me rentrer au chaud et je ne réitérerais tout de même pas l'expérience, une de celle qui doit rester unique.

 

15 août 2020

L'été est un prénom (Kate)

 

"Il faut toujours craindre de changer de visage."

Shakespeare, Macbeth

 

Pierre disait déjà

À Hélène

Que l'âge est un bât

Un combat

Qu'on livre à grand peine

 

Pierre s'en inspira

Et à la Marquise

Le répéta

Pour qu'elle acceptât

De lui offrir une heure exquise

 

Mais elle se refusa

À ce barbon

Et son frère Thomas

Récolta

Aussi un non

 

Jean-Baptiste remarqua

Cette comédienne

La désira

La courtisa

Et la fit sienne

 

Jean la lui souffla

Cette Du Parc

Tant l'aima

Que pour elle imagina

Le rôle d'Andromaque

 

Tristan lui donna

La parole

Georges la chanta

 

 

Véra filma

Sa vie frivole

 

"Les hommes sont ce qu'est l'instant."

Shakespeare, Le roi Lear

15 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses VII (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 7 : Quand ça change, ça change

Tatie Bongo fut tellement vexée qu’elle dût confectionner une belle douzaine de jolis poèmes pour se calmer.

Quelques minutes plus tard [parce qu’elles travaillent vite, les Flingueuses poètes], elle revint sur la question du boss kidnappé.

-          Bon, on a enlevé Don Walrusleone, où pourrait-il être ? se demanda-t-elle.

Tout d’un coup, son ordi fit bip ! elle le regarda et sur l’écran, elle vit…

VIGNETTE

-          Oh ! Sacré nom d’un chapiteau !  Qu’a-ton fait à ses occipitaux ? s’écria-t-elle.  [bah oui, hein, elle était encore en mode poétique]  La personne qui a fait cela, on lui fera payer ! Les yeux de la tête !

Trois minutes plus tard, Tatie Bongo monta dans le flinguecoptère, envoyé par la Tatie Tokyo [oui, elle aurait pu l’envoyer plus tôt, mais elle s’en servait pour aller de Venise jusqu’à Tokyo et puis retourner en Normandie, c’est loin, hein ? Même les faibles en géo savent cela !]

Elle [Tatie Bongo, pas Tatie Tokyo, êtes-vous sûr·e·s de bien suivre ?] salua la flinguepilote.

-          Tiens, c’est vous ? Où est votre jumelle silencieuse ?

-          Ma jumelle ? demanda la pilote. Je n’ai pas de jumelle ! Silencieuse ou non !

-          Eh oui, ricana Tatie Bongo. Après tout, on sait bien qu’un Tiens vaut deux tues, Laura…

En réponse, la tatie Laura [tellement stoïque qu'elle ne grommela même pas] fit tourner le moteur et le flinguecoptère décolla.

À suivre…

15 août 2020

Les barbiches. (maryline18)

 

Tout tout tout, j'vous dirai tout sur ...les barbiches !

Les p'tites, les loooooooongues, les fines, les grosses, les filandreuses et les soyeuses, les grisonnantes, les verdoyantes qui ont un goût de Vittel menthe !

Un jour que j'me promenais sur la plage, oh yé oh yé... j'en vis une, entre deux âges, oh hé, oh hé ! Vous m'croirez si vous voulez, mais j'suis restée toute hébétée, quand je l'ai vu papoter avec un coquillage...Elle n'appartenait pourtant pas à un Roi Ma..age, mais j'l'ai prise en photo pour conserver l'ima...age !

Tout tout tout, j'vous direz tout sur les barbiches !

Les trop sérieuses, les désinvoltes, et celles branchées sur le mille volts ! Y'a celles qui traînent dans les couloirs, si bien taillées, just'au d'ssus des costards...Y'a celles qui embaument son homme, trop parfumées à étouffer, les défraîchies des sales bonhommes, les mal lavées qui font l'aumone !

Tout tout tout, vous saurez tout sur les barbiches...!

Un jour que j'me promenais en forêt, oh yé oh yé, y'en a une qui m'a interpelée, O hé, O hé ! pour vous dire la vérité, elle était restée coincée, le nez dans un nid d'abeilles, espérant filer avec le miel ! J'en ai même vu une sur la Tour Eiffel, très belle, qui clignotait et remuait, agitant des sauterelles !

Tout tout tout vous saurez tout sur les barbiches !

Mais moi celle que je préfère rime en vers comme Jacques Prévert et raconte des histoires qu'il me plait de croire. Elle habille mes rêves de volupté. Quand la nuit me chuchote ses secrets, ma joue imagine sa douceur, si bien, que je m'envole pour un merveilleux voyage... sans nulle autre fin que le matin.

15 août 2020

Un détail (Walrus)


Ce barbu est-il chauve, comme moi ?

C'est l'impression qu'il donne en tout cas.

En examinant la photo pour confirmer cette opinion, un détail m'a frappé :

w6241

Ces membres inférieurs me donnent l'impression d'être palmés.

Pour tout dire, ils m'évoquent ceux d'un pinnipède...

Un pinnipède comme un morse, en anglais : walrus ! Ou un lion (de mer) en italien : leone !

Walrus, leone, ça ne vous rappelle pas quelque-chose ?

Est-ce que ce colosse barbu serait le gardien séquestrant l'otage Walrusleone évoqué par joye ?

Faut que j'arrête de lire ce roman-feuilleton, je finis par ne plus penser qu'à ça !
 

15 août 2020

Barbara par bongopinot


Barbe ou Barbara
Un même prénom
Fort mignon
Qu’on acclamera

Une sainte patronne
Pour tous les pompiers
Les mineurs et artificiers
Une protectrice de renom

Avec cette tradition
Où l’on plantera du blé
De diverse variété
Mis dans des poêlons

Le quatre décembre
On réunit petits et grands
Pour passer un bon moment
Et éloigner les minutes sombres

 

b

15 août 2020

la BARBE (TOKYO)


J’habitais une mezzanine au-dessus d’un bar
C’était la bonne planque. Je me disais qu’ainsi je me rapprocherais de ma cible.
 J’écoutais ainsi à sa porte sans qu’il le sache.
De l’autre coté de la porte me parvenaient des bruits, étranges des gargouillis de hamsters, de mulots et de musaraignes. Ainsi j’avais des visions étranges qui défilaient toute la nuit dans mes rêves à la suite de ces écoutes discrètes ;
Que pouvait-il bien faire de son temps quand il s’absentait.
Un jour la porte s’ouvrit j’ai à peine eu le temps de m’esquiver dans la cage d’escalier.
Une femme pas plus grande qu’une quille de bowling en sortit.
 Je la trouvais vraiment petite et de surcroit laide.
 J’avais la tête d’un pharaon ressuscité. Je voulais la vérité mais maintenant qu’elle était devant moi j’avais du mal.
 Le simple fait d’être devant cette vérité me faisait rougir.
 Pendant que la naine s’éloignait je ronchonnais dans ma barbe .

v

J’étais en train de tourner le dos à cette histoire, la déception et le soulagement amoureusement enlacés sur le lit défait de mon cœur s’inscrivaient sur mon visage.
 Pendant qu’il jouait au bowling avec sa quille j’énumérais les expressions que je voulais lui jeter en pleine gueule/ tu me fais suer , non c’était trop tendre
 La barbe ça/ ça en jetait.
En tête de la division sa quille et lui devaient être jetés aux ordures ménagères. J’avais hérité de ma mère sa radicalité enfantine.
 Heureusement je ne l’ai jamais plus croisé sur ma route.
 L’expression la barbe est restée inusitée.
 Je suis rentée chez moi je me suis douchée comme après un rapport sexuel qui ‘n’avait pas eu lieu.
 L’intérieur de mon moi était en pagaille .je consultais l’annuaire et je découvris que je n’habitais pas loin d’un bowling.
Depuis je démonte toutes les quilles sur le tapis histoire de me faire la main.

8 août 2020

Défi #624

 

6241

Et ne me dites pas
"Oh, la barbe hein !"

8 août 2020

Ont rêvé au bord de la mer

8 août 2020

Lorsque... (Laura)


Lorsque je marchais sur la plage
Tu étais là, marchant vite
Pour m'éviter les chutes
Lorsque je mettais les pieds dans l'eau
Tu étais là à me regarder, belle de ton regard
Lorsque je plongeais mes cuisses dans l'eau
Tu les ouvrais pour y pénétrer
Peu  m'importe si une veuve
Ne doit pas dire ça, tu m'avais dit
Que je devrais être celle
Je t'avais dit que je ne serais pas celle
Pardonne-moi si je suis celle
Qui a perdu ton ombre
Mais je suis toujours celle
Qui cherchait ton regard
Sur la plage, tes baisers sur mes seins
Tu ne voulais pas être le vieil homme
Et la mer, tu ne seras, serais jamais
Ce viel homme car je sens encore le sexe
Et la main et je vois tes pas
Lorsque la mer revient
Je ne suis plus veuve
Mais toi et moi qui marchions
L'été dernier sur la plage
Et moi qui pars vers l'eau

Et toi qui prends le large

8 août 2020

Face à la mer : (maryline18)

 

Conduite de survie :

Pour ne (plus) jamais être une "pauvre chose échouée" .

 

1 . En cas de submersion, serrer les dents et continuer de nager.

(...Face à la mer, les golfs sont clairs mais les pensées sont parfois amères. Peu importe les "vague à l'âme" qui emportent les rêves... Je ne sais pas ce qu'il se trame la haut, j'ai peur. Donnez-moi mes crayons de couleurs, du bleu pour le ciel, du rose pour les coeurs...)

2 . Oublier les problèmes insolubles.

3 . Recracher les notes trop salées du destin.

4 . Essuyer le sel resté sur les lèvres, respirer !

5 . Sans boussole, mouiller son voilier et laisser le vent décider.

6 . Dans la tourmente, si des projets prennent l'eau, les laisser couler.

7 . Noyer les regrets, plusieurs fois si nécessaire.

8 . Apprendre à avoir le pied marin. Après chaque chute, se relever.

9 . Se jeter à l'eau, toujours, parce que c'est la meilleure façon d'apprendre à nager.

10 . Prendre des cours de chant.

 

 

 

8 août 2020

L'été est un déclic (Kate)

 

"Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans votre philosophie."

Shakespeare, Hamlet

0-3 2

L'été est un déclic

Photographique

Autobiographique

Et numérique

 

Bord de mer

Espoir de voir

Le rayon vert

Un film de Rohmer

Bonheur

Et candeur

Un peu amer

0 2

Qu'on voit

Des aurores boréales

Qu'on soit

Au soleil du Sénégal

À pied à cheval en voiture et en bateau à voiles

0-2 2

L'été est un déclic

Partir

Revenir

Rester

Demeurer

Qui s'y frotte s'y pique

Mais qui a donc l'As de Pique ?

0-1 2

"Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut, qui gouvernent notre existence."

Shakespeare, Le roi Lear

 

(photos de l'auteur)

8 août 2020

tiniak... et l'âme erre

 
L
à, veille homme ! où l'âme erre...

Nulle raison de s'amarrer
pas même aux féminins mystères
N'est que va-et-vient des marées

Il reparaît toujours, Ulysse
quand le long cours arrive à terme
au seuil que jamais ne dévisse
la tempête sous l'épiderme

Bienheureuse, la rêverie
le regard pris dans le lointain
qui s'invente des paradis
avec un fantôme à la main

Et comme il fait bon respirer
à pleins poumons, l'aire marine
avec son rivage à nos pieds
clapotant mieux qu'une comptine

Rappelle-toi au dernier vent
qui t'a rameuté un sourire
d'avoir aimé, intensément
au point d'en goûter le soupir

Ah ! Cette douleur à l'épaule...
Ce trouble confus au bas-ventre...
C'est là qu'il faut tenir ton rôle
et replacer ta joie au centre

C'est dans le cri des goélands
et ce qui grouille sous le sable
et chaque pli se déroulant
que tu te sais enfin capable

Toi ! Oui, toi... d'aimer sans conteste
le jour qu'il t'est donné de vivre
Le ciel peut bien tourner sa veste
l'âme t'es chère autant qu'un livre

Il reparaît toujours, Ulysse
quand le long cours arrive à terme
au seuil que jamais ne dévisse
la tempête sous l'épiderme

Offerte à aucun dieu, la crainte
a déserté, depuis longtemps
la nostalgie de tes complaintes
Restent tes cheveux dans le vent

Nuées changeantes à ton front
s'apaisent aux coins de tes lèvres
La mer se marre à l'horizon...
Tu n'en es rien moins que l'orfèvre

 

8 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses VI (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 6 :  Bougez pas !

Non, en effet, Bongo, la célèbre Tatie flingueuse normande, ne pouvait pas prendre la SNCF à cause du Covid.  Et pire, sa flinguemobile [une superbe Peugeot Proxima rouge] était chez le mécano [eh oui, encore c't' histoire des défauts du concept du design, quoi], alors, pas moyen de griller l’A29 jusqu’à Bruxelles [en tout cas, il y avait des travaux sur le tunnel Léopold et le détour en passant par Lille, pas question, Lille, c’est toujours le cirque, toutes directions, on finit toujours à Roubaix] !

Elle ne pouvait même pas flinguephoner au patron, le flinguecombiné étant tout fané. Oh !

Que faire ? Que faire ?

Juste à l’instant, le petit facteur passa. [mais non, il n’était pas mort, vous écoutez trop de Moustaki, vous]

Bongo alla vérifier son flinguecourrier : une pub Carrefour, une carte postale de Tatie Kate à Londres, une lettre de remerciement de la part de Tatie L’Adrienne la nouvelle mariée en Italie, [non, non, rien de Tatie Tokyo, elle boudait parce que son rôle n’était pas très grand dans l’autre épisode] et une enveloppe mystérieuse.

Bongo saisit l’enveloppe et l’examina soigneusement. Le papier vert-bleu sentait les algues et le cachet de la poste était délavé. Elle l’ouvrit d’un doigt élégant [ou sans les gants, c'est selon] et parfaitement manucuré [eh oui, hein, une pandémie n’est pas une raison de se laisser aller, hein, surtout lorsqu’on est Flingueuse].

Ses beaux yeux grandirent d’horreur en regardant le contenu de ladite enveloppe :

ransom note

il pleut

-          Prudence ?  cria Tatie Bongo, furieuse.  Je ne m’appelle pas Prudence !!!

 À suivre…

8 août 2020

Evasion (Lecrilibriste)


Face à l'océan, le vieil homme
prend le temps et s'émerveille
Devant cette immensité
dans la fraîcheur du soir
 le champ est libre au rêve.
Il capte le précieux de l'instant liberté
enveloppé d' odeurs d'iode et de marée
qu'attisent l'air du large.
Son regard affuté se perd à l'horizon
Il songe aux grands navigateurs
qui ont bravé tant de tempêtes
subi tant de naufrages
pour aller chercher d'autres rives
pour aller découvrir l' ailleurs
de l'autre côté de cette étendue
à perte de vue
Il songe aux corsaires et aux flibustiers
qui écumaient les mers
Il songe à l'aventure ...
à  toutes ces gouttes d'eau
en osmose dans l'océan gris vert
inombrables et mêlées
comme la somme des vies
disparues à jamais dans une éternité

Sondant cet infini, il oublie
les effets du déclin de l'âge
Plus rien à choisir, ou si peu
c'est vieillir ….
Plus  de projets lointains à réaliser
Il n'en a plus le temps
ni peut-être le courage...

Il s'est résigné, mais pas tout à fait …
il résiste ….Tient le coup,
respirant de grandes goulées de cet air  tonifiant
 Il s'ancre et se ressource
et songe à finir ce qui reste encore inachevé
avant de partir...

Publicité
<< < 1 2 3 > >>
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité