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Le défi du samedi
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8 août 2020

Face à la mer par bongopinot

 

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Vaste étendue d’eau salée
Paysage aux mille effets
La mer et ses galets
Dans l’immensité

Une marche de fin d’après-midi
Sur cette plage désertée
Loin de l’affluence de l’été
Pour un défi du samedi

Cet homme connu des défiants
On l’admire sur la plage
Lors de ses nombreux voyages
Dans un endroit à l’air vivifiant

La mer à perte de vue
En admirateur de la dernière heure
Il aime observer toutes ses lueurs
Il respire à pleins poumons il est détendu

Il reste un long moment à regarder
On devine sa silhouette
Il explore les différentes facettes
De cet espace en cette fin de journée

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8 août 2020

Sole Bay (Walrus)


Lors de notre dernier séjour à Aldeburgh, nous occupions un appartement appelé "The Nest" au premier étage d'un petit commerce jouxtant la boulangerie du coin de la rue.

adnamsSur le coin opposé, Adnams, le célèbre brasseur de Southwold venait d'ouvrir un magasin.

Admirez au passage le ciel typiquement anglais le jour de la prise de vue réalisée par Sreet View.

Adnams dans son nouveau magasin faisait la promotion d'une "Solebay Celebratory Beer" dont les bouteilles étaient garnies de l'image d'un vaisseau de guerre du XVIIème siècle participant à un combat naval.

broadside

Intrigué par la chose je me suis donc renseigné sur l'événement (grâce au défi du samedi, j'emporte toujours un PC portable).

Solebay (aujourd'hui Sole Bay) est la baie au large de Southwold et de l'embouchure de la Blythe. Sur la berge de ce petit fleuve vous pouvez même voir les installations d'une pêcherie : The Sole Bay Fish Company.

sole-bay-fish-company-nick-eagles

C'est dans cette baie qu'a eu lieu un engagement sanglant entre la flotte anglo-française et celle des Hollandais au cours de la guerre de Hollande, celle-là même où d'Artagnan trouva la mort devant les murs de Maestricht.

Les Anglais et les Français alliés, ça me fait toujours bizarre (surtout quand on a fréquenté comme moi les pubs anglais). Dans le cas qui nous occupe, ils voulaient fermer la mer du Nord aux pauvres Keis. Ça a raté !

Quel rapport avec la photo-sujet ?

6231

Ben c'est moi, contemplant Sole Bay depuis la grève de Dunwich...

Et ne me dites pas que c'est tiré par les cheveux : j'ai pas de cheveux !

 

8 août 2020

Je n’avais jamais vu la MER (TOKYO)

 

. il faut aller à la vérité de toute son âme » : sans doute est-ce ainsi, et ainsi seulement, que l’on va à la mer, non comme un amateur, mais comme un être doué d’âme. D’un corps aussi, rassurez-vous (au demeurant, je ne sais pas très bien la différence entre les deux). Bref, je veux parler de cela qui est le plus intime en nous, et qui fait indissolublement corps et âme en nous, pour un certain amour. On va à la mer avec son corps, et le premier bain que l’on y prend, lorsque l’on y réfléchit, a bel et bien la profondeur d’un baptême, tant l’élément salé est aussi solennel. Et puis, ne se baignerait-on jamais (on dit que les marins ne se baignent pas), il y a le bain, l’incomparable bain que prend le regard : la mer tout entière comme un collyre, la mer belle, tout entière, pour se rincer l’œil. On va à la mer avec son âme, et la mer, à la longue, tourne à l’âme, je veux dire qu’elle tend à devenir elle-même une âme au plus intime de l’homme, qu’elle ne cesse d’étendre en lui son arrondissement et qu’elle lui fait une espèce d’avarie dont il demeure irréparable.

Il y avait longtemps, déjà, que j’allais à la mer. J’ai appris, assez récemment somme toute, que, du côté paternel, j’avais un ancêtre capitaine de brigantine qui trafiquait je ne sais trop quoi entre Malte et Marseille. Mais du côté maternel surtout, le virus de la mer était assez répandu : un oncle capitaine au long cours dont mes grands-parents recevaient et conservaient précieusement, je m’en souviens, des photos qui ressuscitent les morts .

v

 Un corsaire borgne sans doute que j’imaginais volontiers écumant les mers comme un vieux loup.

 Avaient-ils gagné dans leur salut la rédemption. La mer convoquait mes ancêtres à un examen de conscience, impossible de regarder son écume sans penser à ses colères.

Un jour la mer a rejeté à mes pieds une bouteille, à l’intérieur un mystérieux message de mes ancêtres corsaires.

Nous voulions être musiciens, nous ne sommes que des brigands de mer , nous te confions nos pauvres âmes .L e monde est tout droit sorti de l’imaginaire des hommes mon enfant  rêve le à ton tour .

v2

 

1 août 2020

Défi #623

 

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Le vieil homme et la mer ?

(à moins qu'il ne s'agisse d'une photo volée de Don Walrusleone?)

1 août 2020

Nous ont chanté les roses de Chine

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1 août 2020

Participation de JAK

 

Lorsque la  canicule  nous tient,

L’eau fraiche  nous procure un grand bien

Mais mille fois plus rafraichissant

L’hypocras  façon hibiscus  est glaçant

Alors,

profitez de mon humeur généreuse

céans,

je  vous exhibe cette recette mystérieuse.

 

j

 

Tout d’abord à la fontaine allez quérir 2 litres d'eau

Dans la réserve tisanière prenez 2 grosses poignées de fleurs d'hibiscus qu’antérieurement  vous aviez fait  sécher et stockées. (Vous pouvez les acheter en herboristerie) moins compliqué☺

A l’épicerie bio du coin,

Choisissez

- 2 citrons verts  que vous couperez en 4

&

-60 g de gingembre  que vous éplucherez et fractionnerez en petits morceaux.

 

Dans le sucrier en cristal, raflez 4 c. à s. de sucre de canne  en poudre

&

dans le placard à épices 5 ou 6 clous de girofle.

 

Un saut dans le jardin pour y cueillir 4 branches de menthe fraîche.

-si le soleil darde trop ses rayons prenez votre ombrelle, cela vous évitera une insolation-

 

Voici, vous avez en mains  vos ingrédients.

 

Alors aux fourneaux !

Mais sur plaque induction, cela ne fera pas monter la température de la cuisine !

vous  ferez alors  bouillir 1 litre d'eau, ajouterez les fleurs d’hibiscus, laisserez bouillonner doucement 10 minutes.

La vieille passoire de votre grand-mère servira à tout filtrer dans un pichet en terre

et  alors, vous ajouterez le deuxième litre d’eau,

Puis, le gingembre, le sucre, les clous de girofles et la menthe, les citrons.

Avec patience vous laisserez  refroidir et  réfrigérerez au moins 5 heures.

 

Alors avec amour décantez  ce breuvage,

 

Sans oublier, avant  de l’offrir de le  gouter et éventuellement ajouter du sucre

 

1 août 2020

Respirer une fleur...(maryline18)

 

Sur un chemin, respirer une fleur c'est faire une pause.

Avez-vous remarqué comme tout ce qui entoure celle-ci n'a plus alors aucune importance ? Le vent peut souffler, la pluie peut tomber, les gens peuvent parler, non, plus rien n'a d'importance.

Ce matin j'ai respiré cette rose, elle avait l'odeur des petites savonnettes que ma mère m'avait offertes en même temps que ma petite soeur ! Je les avais collées sur mon nez avant d'aller laver ma poupée.

Dans mon coeur, les roses sont fanées, le vent a cessé, les gens se sont tus, seule la pluie coule en continu...

Le bonheur nous balance ses bémols sans en avoir l'air et toujours, des soupirs accompagnent ses pauses...

Ce matin, j'ai respiré cette rose et maintenant plus rien n'a d'importance, non, plus rien.

Avez-vous remarqué comme l'air, si lourd hier, devient si léger quand vous n'attendez plus rien ? Enfin, tout est égal : le ciel, la mer, les nuits, les jours, les rides...Tout.

 

1 août 2020

L'été est un parfum (Kate)

 

"Ce que nous appelons une rose, sous tout autre nom donnerait une aussi douce odeur."

Shakespeare, Roméo et Juliette

0 2

Parfums de fruits

Fraîchement cueillis

Senteurs de fleurs

Réjouissent le coeur

 

L'été est dans le pré

Cours-y vite

L'été bien commencé

Déclinera ensuite

 

L'automne s'installera

Vents pluies et tracas

L'hiver le détrônera

De ses frimas nous comblera

IMGP1386 2

"À Noël je ne désire pas plus de rose que je ne souhaite la neige au retour des fêtes de mai."

Shakespeare, Peines d'amour perdues

(photos de l'auteur)

1 août 2020

H comme hibiscus (Adrienne)

 
La première fois que la petite voit des passiflores sur un treillage, sa mère lui explique:
- Tu vois? On appelle ça la fleur de la passion parce qu'il y a la couronne d'épines, les trois clous, les cinq plaies... Tu vois?
La petite voit et est fort impressionnée par cette merveille de la nature.
Alors depuis ce jour-là, elle observe bien les fleurs, toutes les fleurs, et très souvent elle y trouve les trois clous, les cinq plaies et la couronne d'épines... 
Regardez bien cet hibiscus :-)
 
1 août 2020

Pandémie en sous sol (Zigmund)

 
Nous  avions  installé  ce  petit  coin  de  bonheur au  sous  sol  de  la  maison dans  une  cave oubliée.
Certes  le  jardin  aurait été  assez grand pour  accueillir  une  serre en  dur,  mais  le  chauffage  aurait  posé  problème, or  notre  serre  se  devait  d'être  "assez  picale"   et  si possible  tropicale.
Une  structure  métallique  doublée  de  laine  de  verre,   des  néons  au  plafond, quelques  étagères : nous  avions  délimité un  petit  espace  au  milieu  de  cette  cave. L'éclairage  suffisait  à  maintenir la  température entre  25 et  30° et  l'hygrométrie  dépassait  les  90% . 
 Les  plantes furent introduites progressivement  pour  peupler  notre  micro  paradis quelque  peu  artificiel.
Chaque  orchidée  fut  choisie  avec  amour,  je  me  souviens  que  nous  traversâmes tout  Paris en  speed (et en  métro)  pour  aller  adopter la  dernière orchidée  vanille  d'une  boutique.
Quelques  plantes  carnivores, quelques  bégonias, et d'humbles "couvre  sol" s'ajoutèrent et  surtout 
une  petite  collection  de cycas assez  rares dont nous  étions  particulièrement  fiers. Même  les  jardiniers  des  serres   du  jardin  des  plantes  bavaient  d'envie quand  nous  décrivions   certains  de  nos  spécimens.
Nous  descendions à tour  de  rôle "pschitpschitter " les  feuillages ;  nous  prenions un bain  de  lumière  et  de  douce  chaleur, et  en  plein  hiver, ça  suffisait  pour  nous   remonter le  moral  en  rentrant  du  travail.
Il  m'arrivait  même de  parler à  certaines de  ces  beautés cachées  et  même  de  leur  lancer  un  "soyez  sages  les  filles " ou "dormez  bien "  en  fermant  la  porte  avant  de  remonter  dans  le  monde  réel !
Plus  besoin   de chercher  une idée de  cadeau  d'anniversaire :  un  tour  sur  les  sites super  spécialisés  en  cycas  rares (et  une  carte  bleue)  suffisaient...
Quand  la saloperie  de  cochenille  pointa  son nez, nous   crûmes  pouvoir  lutter contre  l'épidémie : nettoyage de   chaque  feuille, encore et  encore,  recherche  de  solutions non  conventionnelles  sur  le  Net, essai  de  produits divers ...
Inexorablement les  feuilles  se  desséchaient, nos  beautés étouffaient  une   à  une malgré  les  soins.


Nous  tentâmes  l'isolement et le  confinement pour  certaines  plantes ou  au  contraire   une  sortie  au  grand  air... Il fallut  se  rendre  à  l'évidence : rien  ne  fonctionnait  et  chaque   "descente  au  paradis" nous  déprimait.
La  serre  ne  fut  plus   qu'un  mouroir,  il  fallut  se  résoudre à  sortir  toutes  les  plantes et  les  entreposer  sur  un  coin  du  compost. Nous  n'avions  pas  le  courage  d'y  mettre  le  feu."Que  peut  on  déposer  sur  la  tombe  d'une  fleur ?"
Quelques cycas encore  un  peu vaillants eurent  l'autorisation  d'entrer  dans un  coin  reculé  de  la  maison après  nettoyage pour  y  recevoir  des  soins  palliatifs minimalistes.
Les  mois passèrent. Le  squelette de  la  serre, vide  nous   déprimait et nous  avions  condamné  cette cave.
Pourtant, récemment,  nous  avons  constaté  que  quelques uns  des  cycas sub-claquants confinés  dans  un  coin éloigné  de  la  maison  semblaient  reprendre   du  poil  de la  bête :  oh !  pas  bien  nombreux ,  et  aujourd'hui la  résurrection  se  résume  à  une ou  2  feuilles  par  ci  par  là.
Mais  ça  suffit à  nous  redonner  l'espoir  d'un repeuplement   de notre  petit  paradis... avec  masques  et  gestes  barrière bien  sûr  
à  suivre ...
1 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses V (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 5 :  Des nuits blanches, des migraines, des nervousses brékdones

Eh oui, L’Adrienne, Tatie flingueuse extraordinaire, embrassa la grenouille qui tenait de Lino Ventura, et s’en alla vivre en Italie avec lui, [je dis cela en résumé parce que certains parmi vous ne semblez pas avoir le courage de lire les résumés que je mets en lien chaque semaine, je dis ça, je dis rien, hein ?] ayant servi de personnage principal dans cette saga pendant tout le mois de juillet.

Ce fut bien normal alors qu’elle s’offre un peu de vacances bien méritées pour son aimable participation…et aussi qu’elle prenne, à partir du désormais, le thé tard.  [Non, même pas honte !]

Quand Don Walrusleone apprit qu’elle partit avec son prince, il ne s’affola pas. Il prit son pistolet…et en fit un sandwich pour prendre dans le Thalys en allant chercher autre flingueuse pour devenir le personnage central dans cette saga.

Malheureusement, à la gare du Midi [Brussel-Zuid pour les flinguophones...oups, pardon, je veux dire flamandophones], on annonça une irruption de service à cause du Covid – pas moyen d’aller en France afin de donner des ordres à la Flingueuse Kate, et tant pis, parce qu’elle était en ce moment dans l’Eurostar, allant à Londres pour son rôle de Hippolyte dans « Le Songe d’une nuit d’été [On est déjà après tout, le premier août, hein ? Mais ne nous affolons pas, il y aura encore quatre samedis ce mois…eh oui !].

Évidemment, la frontière belgo-albionne n'était pas fermée ! [Depuis le Brexit, ils se croient tous permis, ces perfides]

Mince ! Que faire ?

En sortant de la gare, il vit le fleuriste [À savoir Katia & Vonny, non, oui, vraiment Googlez-le si vous ne me croyez pas] et il eut une idée !

En même temps, dans un petit jardin fleuri en Normandie, la belle Tatie flingueuse Bongopinot s’occupa des vers…non, pas ceux qui mangeaient ses plantes, mais des vers poétiques qu’elle couvait avec soin afin de confectionner de jolis poèmes. Elle venait tout juste de terminer quand elle entendit sonner sa flinguefleur [okay, non, vous n’avez pas loupé un épisode, mais la flinguefleur est une sorte de télécommunication où le microphone est déguisé comme un hibiscus. Et non, vous n’avez jamais entendu parler d’une telle chose, parce que je viens de l’inventer, voilà pourquoi…]

 

microphone

 

-          Flingueflingue ! Flingueflingue ! sonna la flinguefleur . [ben non, elle ne fit pas drin, drin, non, quelle idée !]

-          Allô, coucou, que puis-je pour vous ? rimait la Tatiepoète.

-          Bongo, c’est moi, Don Walrusleone, j’ai besoin de votre aide !

-          Oui, chef, à la gare SNCF ? [oui, elle l’appelle « chef » et non pas « don », vous avez une petite idée de ce qui rime avec « don » ? Hein ? et vous pensez que la belle Tatie flingueuse bongo s’en servirait ? Alors, non, pardi !]

-          Oui, c’est ça. Je vous attends.

-          À bientôt en stilettos ! répondit-elle. [ben quoi ? baskets ne rime pas]

Soulagé, Don Walrusleone décida d’attaquer son pistolet-sandwich. [mais oui, il a oublié que si lui ne pouvait pas prendre le Thalys, elle non plus, mais tout cela sera à résoudre la semaine prochaine !]

À suivre…

1 août 2020

Le Temps des fleurs (Joe Krapov)

DDS 622 127304495- Elles nous en font voir de toutes les couleurs !

- Qui ça ? Les femmes ou les fleurs ?

- Elles sont partout ! Du Roman de la rose au Dahlia noir, de Fanfan la Tulipe au Lys dans la vallée !

- L’amour est un bouquet de violettes… impériales et impérieuses !


- Elles vous disent d’aller siffler là-haut sur la colline, de les attendre avec un petit bouquet d’églantine… et elles ne viennent pas !


- Moi je ne marche plus dans la combine ! J’ai décidé une fois pour toutes : pas d’orchidées pour Miss Blandish !


- La petite marguerite est tombée, singulière, du bréviaire de l’abbé !


- Gentil coquelicot ! Fleur de Paris ! Roses blanches de Corfou !


- Quand refleuriront les lilas blancs ? Au temps du muguet ? A celui des cerises ?


- Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite, donne-moi ton cœur !


- On est bien peu de choses et mon amie la rose me l’a dit ce matin.


- La Rose pourpre du Caire ! Le Rosier de Madame Husson ! Le Chevalier à la rose ! La Tulipe noire ! Les roses blanches («C’est aujourd’hui dddiman-cheuh») ! Petite fleur, P’tite fleur fanée, Magnolias for ever, les glycines de Serge Lama (quand lui fâché, lui toujours cracher !). Les Rhododendrons de Sim ! L’important c’est la rose !


- Violetta ! La Traviata ! La Dame aux camélias ! Le Lotus bleu ! La Rose et le réséda !


- En tout cas si tu crains la canicule et que tu ne veux pas rencontrer une jolie vache déguisée en fleur, ne te réfugie pas là, oncle Walrus ?


- Où ça, là ?


- Là où l’on fait catleya : à l’ombre des jeunes filles en fleur !



P.S.

- Eh ! Ne m’oubliez pas !

- C’est qui, lui ?


- Le myosotis !
 

1 août 2020

Les fleurs dans la ville (Laura)


J'aime la ville
J'aime les fleurs
J'aime la nature
Mais ce que je préfère
Ce sont les fleurs et la nature
Dans la ville
J'aime la foule
Et ma solitude
Dans la foule
Je me fonds dans elle
Et j'aime me dire
Qu'à chaque minute
Je me peux dissoudre
Ma solitude dans la ville
Avec la foule
Les transports
Pour aller d'un bout à l'autre
Y voir de l'architecture
Et la nature
Et les fleurs dans la ville
Comme les oeuvres
Dans le champ du musée
Et les immeubles dans le champ de la ville

1 août 2020

J'veux des fleurs (Lecrilibriste)


J'veux des fleurs
sur mes tee shirts et sur mes murs
sur mes draps et sur mes chaussures
et sur mes serviettes en boubou
J'veux des fleurs  partout!

J'veux des fleurs
du mois d'avril jusqu'au mois d'août
des perce neiges aux hibiscus
des crocus aux eucalyptus
J'veux des fleurs  partout !

J'veux des fleurs
des capucines dans la salade
des reines des prés dans les tisanes
dans les recettes aux marabout
J'veux des fleurs  partout!

J'veux des fleurs
la fleur bleue et la fleur des pois
à fleur de l'âge, à fleur de peau
mais j'veux pas, j'veux surtout pas
voir les jeunes partir,  la fleur au fusil

1 août 2020

T'as vu mon pistil ? (Walrus)


Vous avez lu la description des hibiscus ?

J'adore les vocabulaires "spécialisés"!

Vous avez observé comme moi, dès que vos yeux se sont posés sur la photo, la symétrie régnant sur la Rose de Chine et  ses étamines soudées à une sorte de tube dont surgit le pistil.

Mais auriez-vous pour autant parlé de l'androcée monadelphe pentamère de cette fleur actinomorphe ? Sans doute pas...

Je le répète, j'adore les vocabulaires spécialisés !

C'est marrant la présence de ces symétries axiales à cinq parties dans le monde vivant. Dans le monde minéral, elle n'existe pas, croyez-en mon ex-activité cristallographique temporaire.

Mais revenons à l'androcée qui enrobe étroitement (oserais-je amoureusement?) la tige du pistil. Une sorte d'image lascive de l'union des sexes.

Mais ne nous emballons pas !

Comme son nom l'indique, l'androcée fait partie des organes mâles de la fleur et le pistil de la partie femelle.

Ce qui nous permet de constater une fois encore l'illogisme de notre langue qui accorde au pistil le genre masculin et à l'étamine le féminin.

Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve ?
 

1 août 2020

Un hibiscus par bongopinot

6221


De juin à octobre
Tu te renouvèles
Et tu nous révèles
Tes feuilles d’un vert-sombre

Tes fleurs en entonnoir
S’ouvrant en trompette
Comme un air de fête
Nous redonnent l’espoir

En appartement
Tu te plais si bien
Ou dans un jardin
Mais à l’abri du vent

Jolie fleur des îles
Ma rose de Chine
Fragile et si fine
Battement de cils

Qui en un instant
Offre ses couleurs
Ses parfums ses odeurs
Au soleil non brûlant

1 août 2020

Les fleurs sont pour tous les vivants (TOKYO)

 

« Cette nuit j’ai fait un rêve étrange : je suppose que c’est parce que je commençais aujourd’hui ici, mais je ne comprends rien du tout. C’était une fête foraine, nous montions une montagne jusqu’à une petite église qui était au sommet. Je descends de la charrette chercher un foulard qui était tombé, et je perds le groupe. Je suis seule à les chercher dans la forêt, mais je ne trouve pas le chemin. Alors je trouve des hommes qui étaient en train de couvrir de terre un fossé. Je m’approche, et je vois qu’il y a dedans le cadavre d’une petite fille. Il y a très longtemps qu’elle est là, et les hommes me disent qu’elle est morte il y a seize ans à peu près. Malgré le temps passé, elle est intacte. Ils allaient la couvrir de terre de nouveau, et alors je vois que c’est moi et je leur dis non ! Il ne faut pas, parce que, s’ils l’enterrent de nouveau, dans beaucoup d’années elle continuera à être pareil, qu’il vaut mieux faire tout ce qui est possible pour l’enterrer comme il faut, mais pas comme ça. Les hommes ne voulaient pas me prêter attention, ils me disaient que c’était une bêtise. Alors une femme approche du groupe et elle leur dit que non, que c’est moi qui ai raison, qu’il faut donner à cette petite fille une nouvelle possibilité. Pendant ce temps, la petite fille est sortie du fossé et me regarde. »

v

 

Elle me tend une fleur. elle me dit les fleurs sont pour les vivants .Tu es vivante depuis ta naissance et tu n’as pas fini de fleurir de tes milles printemps .

Foule encore de tes pieds nus, l’herbe qui chante sous la roue des saisons.

v2

Ne t’absentes jamais de ta vie me murmure -telle en me prenant la main . tu n’es pas qu’une visiteuse aux yeux d’étoile .

Aime passionnément, ne crains pas de souffrir

Avance dans la vie comme une jeune pluie de printemps.

Vous me croirez ou pas depuis chaque fleur que je croise recèle un songe en attente de prendre forme dans ma vie .

Ce matin mes amis je vous envoie un bouquet de fleurs.

v3


 

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