Les oiseaux de nuit (Laura)
Les oiseaux de nuit ne trouvent plus
d’appui
Pour distinguer hier, demain et aujourd’hui
Ils n’attendent plus grand-chose d’autrui
Leurs rêves et leurs désirs se sont enfuis
Ils boivent seulement pour noyer leur ennui.
Les oiseaux de nuit ne trouvent plus
l’étui
Qui contient leurs lunettes de pluie.
L’alcool a nui et tout le plaisir a fui.
Si le bar a un instant relui
Il ne reflète même plus celui
Qui confond le jour et la nuit.
Une nuit à tuer (shivaya-warduspor)
Encore une nuit à tuer. Et toujours chez
Charlie’s. 'Faudrait pas que je m'éternise, mais j'aime encore mieux
être ici. Pas mal servi. Et puis c’est calme, au moins… la bière est
fraîche, la musique d’ambiance discrète. Dur de se fondre dans la
foule, sûr, mais on n’a rien sans rien.
Bon, c'est pas les tourtereaux en fin de
parcours qui vont parasiter mon Chet Baker... ça rigole plus depuis
combien, pour eux ? Allez, six mois. Encore deux, et y en a un des deux
qui déjuque... si c'est pas déjà en cours.
Je leur dirais bien de pas insister et de
laisser pisser, que ça sera pas pire, mais vu sa tête, elle, elle doit
pas être prête à entendre ce genre de vérité. Puis lui il a pas l’air
tellement à l’aise non plus, en fait… et ça me regarde pas.
Si on était venu nous dire quoi que ce soit à
Mag' et moi, surtout dans les moments de grogne, pas sûr qu'on aurait
rien voulu entendre. Le secret de notre longévité, sans doute :
aveugles et sourds à tout ce qui nous entoure.
- Je vous le chauffe le lait, m'sieu ?
Il boit du lait ? En pleine nuit, sapé comme un milord avec sa femme habillée en vamp ? Du lait ?
- Oui, mais juste tiède s’il vous plaît.
- Tu vois, c’est ça aussi qui m’agace. Toujours à faire ton précieux, là…
Allez, c'est parti. Ils vont réussir à me la
gâcher ma nuit, ces deux-là. Qu'on leur file un mouchoir, et ciao
bambini ! allez donc voir ailleurs s'il y fait toujours nuit.
En même temps, qu’est-ce que ça peut lui
foutre, aussi, qu’il le boive tiède, son lait ? Ah les bonnes femmes…
ça me rappelle quand Mag’ me faisait suer parce que je buvais mon
bourbon avec deux glaçons… Bien sûr que ça changeait quelque chose si y
en avait trois !
- Tu veux du feu ?
Elle t'a rien demandé, couillon !
- Est-ce que je t'ai demandé quelque chose ?
- Non, bien sûr. Mais tu as sorti cette cigarette depuis...
- Oui, eh ben non. Je m'occupe les doigts, c'est tout.
Et voilà… il est pourtant pas si jeune, pour s’y prendre aussi mal… tu vas voir qu’il va lui demander…
- Tu es nerveuse ma chérie ?
Ah le con !
- D'après toi ? Tu crois quoi, sans blague ? ...
Et bla et bla et bla, cette fois, mon vieux tu
vas en prendre pour ton grade - vu comment elle est lancée, la vache
!... J'ai laissé la fenêtre ouverte ou fermée, tiens, au fait ? Sais
plus. C'est pas qu'on craigne la pluie, ces temps-ci, mais bon... pas
malin-malin.
- Arrête, je t'en prie, arrête-toi. On finit et on remettra tout ça au clair de retour à l'appart', tu veux bien ?
Cela dit, il peut bien s’échapper, le nouveau,
Mag’ en ferait pas une maladie… elle a pas l’air d’y être très
attachée… Quant à moi, c’est la chasse que je préfère, alors plus vite
on s’en débarrasse…
- Des clous ! J'en reprends une autre tasse.
Hé hé… pour ce qui est de la chasse… si ces
deux-là sont pas trop cons, ils vont pas rentrer ensemble et j’ai une
nouvelle proie toute trouvée, moi ! Je devrais p’t’être appeler Mag’,
lui dire de laisser partir l’autre, des fois qu’il se serait pas barré
tout seul…
- Et vous, m'sieu, je vous en sers aussi une autre ? Pareil, avec du lait tiède ?
- Moui ben, non, tenez. Mettez-moi plutôt un double.
- Bourbon ? Scotch ? Glenn ?
- Tu vas pas reprendre un scotch, après tout ce que tu t'es déjà enfilé chez eux ?
- ... Glenn... sans glace, merci.
- Bien, ms'ieu
- T'es gonflé !
Ah tiens… Finalement l’est peut-être pas si
couillon… elle va se barrer. Il va siroter son verre peinard. Et dès
qu’il sort… C’est Mag’ qui va être contente. Bien son type.
Lille : Eurostar que jamais (Zigmund)
![]()
Papistache : je ne sais pas ce que vous en pensez, mais on aurait pu choisir un endroit plus fun pour ce rendez vous avec Janeczka.
Walrus : c’est pas une raison pour bouder tout seul dans votre coin, rapprochez vous de nous !
Papistache : Je ne boude pas, je réfléchis, j’essaie de noter quelques idées pour les prochaines consignes et, dois-je vous le rappeler, pour la consigne #100 où nous devrons nous surpasser ; les défiants seront sans pitié si nous leur livrons une consignette comme çà à la va vite, c’est d’ailleurs pour mettre au point tout çà que nous sommes réunis, IRL…enfin quand l’Eurostar daignera nous amener notre Janeczka.
Valecrit : à propos d’Eurostar je crains que Zigmund ne fasse encore des calembours, reconnaissez que le mot s’y prête, il va carrément se lâcher, s’il a vent de cette rencontre, quant à Joe Krapov et Joye Dieu sait de quoi ils sont capables…
Papistache : nous sommes là pour discuter des consignes à venir, plusieurs à la suite jusqu’à la #100, histoire de prendre de l’avance et de se reposer un peu pendant qu’ils planchent. C’est vrai que Lille c’était central –je note (néanmoins) que Walrus est légèrement avantagé…
Walrus : Vous auriez préféré gare du nord ou l’aéroport de Beauvais ?
Papistache : ne le prenez pas mal, mais ce décor sinistre me file le bourdon, par contre le foyer où vous nous avez retenu des chambres est bien sympa et j’y ai repéré une petite salle de réunion fort agréable. Nous y serons bien pour travailler.
Valecrit : les buffets de gare, tard la nuit, ne sont pas des endroits drôles, mais nous ne voulions pas rater Janeczka. C’est sinistre et il fait froid.
Le garçon de café : dites là, les oiseaux de nuit, c’est pas un peu fini ces critiques ? vous vous attendiez à quoi si tard, encore heureux que le train fasse un arrêt pour déposer votre copine…
Walrus : puisque nous sommes les seuls clients soyez chic, mettez nous une musique sympa et gaie qui nous remonte à tous le moral…et faites nous du café avant d’éteindre le percolateur.
Le garçon de café : est ce que ceci vous conviendra messires pour accompagner vos « croque » ?
http://www.deezer.com/track/1622391
Valecrit : avec ce genre d’intervention, je vous verrais bien comme défiant… mais il était question de café…
Le garçon de café : d’accord ! mais d’abord reculez tous au fond de la salle car ce percolateur tousse et crache, le patron est fumace, il se l’est fait refiler par une certaine dame Tilleul qui lui a assuré qu’il était « comme neuf ».
Valecrit : Regardez, Janeczka là bas, (au garçon) SVP, continuez dans ce style de musique pour l’accueillir, elle va adorer …
http://www.deezer.com/track/1668768
PS sur la photo vous reconnaitrez aisément et de gauche à droite Janeczka (qui va bientôt arriver mais je sais pas photographier quelqu’un qui va arriver alors je la mets quand même sur la photo), Papistache,Walrus, Valecrit, le garçon de café, et le percolateur.
Alone in the dark (Walrus)
Quelle coïncidence pour ce cinquante-neuvième défi : la cinquième séquence du jeu culte mentionné dans le titre se passe dans la 59ème rue, laquelle traverse Manhattan. Cette rue aboutit sur le pont de Queensboro bien connu des fans de Spiderman.
La peinture de Hopper, exécutée en 1942, représente un restaurant. Les européens que nous sommes en majorité y verraient plutôt un bar, mais il s'agit bien d'un restaurant aujourd'hui disparu, situé sur Greenwich Avenue, également à Manhattan. Voilà pourquoi je parlais de coïncidence. Coïncidence toute relative, Greenwich Avenue se situe quand-même à environ quatre kilomètres à vol d'oiseau (de nuit) de la cinquante-neuvième laquelle ferme le côté sud de Central Park. Elle s'intitule (la peinture, pas la cinquante-neuvième) "Les oiseaux de nuit" traduction approximative du titre anglais (ou américain, c'est comme il vous plaira) "Nighthawks" et est actuellement la propriété du Art Institute of Chicago.
Tout cela, bien entendu, vous laisse froids. Moi aussi ! Mais c'est pas moi qui dis souvent que je devrais faire plus long, hein ! Et de toute manière, je devais placer la phrase de Janeczka. Je sais, je sais, je n'ai pas, jusqu'à présent, spécialement brillé par le respect des consignes, mais il faut un début à tout.
Revenons donc à ce que m'inspire la toile proposée par l'administratrice de blogs la plus déjantée de la blogosphère.
Tout ce que je hais est dans cette toile : le contraste violent entre les ténèbres extérieures et la lumière crue de ces endroits qui se veulent "clean", comme on dit là-bas. Ombres tranchées, pas de relief, pas de chaleur, pas d'intimité. Chaque personnage est bien distinct, séparé comme à la hache de son voisin. Comme par ces frontières rectilignes des états de l'Union.
Seuls ! Ils sont seuls. "Alone in the dark", malgré la lumière éblouissante de ce froid décor de série noire. Ces oiseaux de nuit, de nuit intérieure où ils sombrent, sombres.
Vous savez à quoi ça me fait penser (outre à Philip Marlowe) ? À ces paroles du grand Jacques :
On est deux à vieillir
Contre le temps qui cogne
Mais lorsqu'on voit venir
En riant la charogne
On se retrouve seul.
Voilà pourquoi je préfère Brassens.
(Edward si tu m'entends, Pardon de t'avoir laissé traiter de barbouilleur) Vegas sur sarthe
"T'es certain qu'il sera là ce soir ?"
"J'vous l'ai dit miss... y vient toujours à minuit l'samedi"
"En tout cas, il a intérêt à venir avec sa palette de couleurs; je ne supporterai pas plus longtemps cette robe rouge!"
"Nous
casse pas les burnes Maguy! T'es qu'un modèle, alors fais l'modèle et
arrête de tripoter ce bifeton; si tu crois qu'ça m'amuse de porter une
cravate... et pourtant j'la ramène pas moi, je sais respecter
l'artiste, surtout quand il est généreux"
"Murphy, me dis pas que pour un dollar j'peux pas échanger ce Martini de m.... contre un baby-on-the-rocks ?"
"Oh! Je sens que j'vais m'la faire, la miss Maguy! Mais déloque toi! ça doit pas te déranger beaucoup et ça
f'ra p't'être bouger l'Autre avec son costard à trente cents".
L'Autre
n'a toujours pas bougé mais à voir son regard perdu dans le décolleté
de la rousse, on sent bien qu'il est partant pour un strip-tease gratos.
"Shit!
shit!" Le barman en échappant son shaker vient de prendre un ton
verdâtre du plus bel effet, déclenchant successivement le rire de
crécelle de miss Maguy, le sursaut du décolleté et l'irritation
ophtalmique de l'Autre.
"Hé ben! Y viendra pas pour rien, le
barbouilleur" ricane la crécelle qui finit par s'arrêter dans un hoquet
vertigineux alors que le barman croyant réparer les dégâts, étale
largement son Mojito en vagues poisseuses.
"Si j'peux m'permettre,
mademoiselle, j'vous offre un baby..."; l'Autre a réussi à ouvrir la
bouche en plus des yeux. Incroyable! Miss Maguy en avale son MAC
carmin... Plutôt téméraire, le défraîchi!
On voit bien qu'il connait pas Murphy, et à voir Maguy se
reculer le valseur on sent bien que ça va barder.
Le
teint de Murphy a viré au sombre, comme son costard et comme le
cendrier où son mégot rend brutalement le dernier soupir... L'Autre
ravalerait bien ce qu'il a osé dire mais c'est trop tard; le gorille
endimanché est sur lui, les naseaux encore fumants et avant que le coup
ne parte, l'Autre perçoit déjà le goût de sang dans sa bouche... ça va
pisser vermillon, c'est toujours comme ça la loi de Murphy.
"Qu'est
ce que c'est que ce b.....? Je peux pas laisser le travail une journée
sans devoir réparer les dégâts?". IL est entré, sa petite mallette à la
main et balaie le tableau.
Les quatre modèles se sont figés aussi
raides que les aiguilles à minuit, grotesques et décolorés sous l'oeil
furibard du maitre.
"M'en fiche... Vous s'rez pas payés! C'est pas les oiseaux de nuit qui manquent dans Manhattan"
Les Oiseaux du nuit (Joye)
Les Oiseaux du nuit
![]()
Lui : T’as eu quand même dix com’s.
Elle : Oui, mais t’as pas vu tous les autres qui en ont eu davantage ?
Lui : Quelle importance ?
Elle : T’as raison, cela ne veut rien dire.
Lui : Wala.
Elle : Et puis si tu n’en avais que dix ?
Lui : Dix ? Dix] quoi ?
Elle : Dix com’s ?
Lui : Quelle importance ?
Elle : T’as raison, cela ne veut rien dire.
Lui : Parfaitement. Mais puisque tu demandes…dix-sept.
Elle : Dix-sept quoi ?
Lui : Dix-sept com’s. J’en ai eu dix-sept.
E lle : Non, vraiment ?
Lui : Vraiment.
Elle : Je veux plus te voir !!!
Lui : Hein ?
Elle : Non ! Même pas en peinture !!!
Lui : Tu rigoles, oui ?
Surprise!!!
Alléluia!!!
Le recueil du premier anniversaire est prêt à être livré dans les
chaumières.
Vous pouvez l'acquérir là:
Poésie à la puissance défi du samedi
Nos deux gagnantes, Caro et MAP, devront patienter un peu plus que les
autres à cause du "tour du monde" que les exemplaires vont devoir
effectuer pour recueillir les précieux paraphes des 4 G.O.
L'opération ne rapporte pas d'argent (sinon à lulu).
On peut en
commander autant qu'on veut pour faire des cadeaux à l'occasion de : la
fête des mères, des pères, du 14 Juillet, du 15 Août, du solstice, de
l'équinoxe, Noël, baptêmes, anniversaires, entretien des 15 000 km,
ablations en tous genres, orgasmes, éternuements, desserts, ruptures,
rencontres, créneaux réussis, etc...
Ont déjà Hoppéré
A TOUS
Chers tous,
Il
faut qu'on dise combien nous sommes, chaque semaine, heureux de
la qualité de vos participations. Depuis un an et plus, ce blog se
gonfle de petits bijoux. Rien ne vous rebute, on vous demanderait de
réécrire l'Ancien Testament , vous le feriez.
Bien
sûr, au travers des commentaires, on ne manque pas de souligner notre
plaisir de vous lire mais, collectivement, vous méritez un ban
d'honneur. Hip, hip, hip, hourra aux "défiants du samedi"
et mention spéciale aussi à tous ceux qui prennent de leur temps pour
déposer des commentaires sous les textes des autres joueurs.
Cette
convivialité, que nous avons voulue et que vous entretenez, est une
fierté sans cesse renouvelée.
Vous faites du défi du samedi une île aux trésors.
Les quatre co-administrateurs du blog
Consigne #59
Consigne picturale, cette semaine!
Cette fois-ci, il faut s'inspirer d'un tableau d'Edward Hopper:
Laissez aller votre imagination... vous pouvez detourner le tableau en couverture de livre, vous mettre a la place d'un des personnages, faire mention de la scene en passant, bref les possibilites restent ouvertes, du moment que l'on retrouve la scene, meme de maniere fugace.
La seule contrainte: utiliser au moins une fois le titre: 'Les Oiseaux de Nuit'.
Envoyez vos oeuvres comme d'hab a 
ou nous nous ferons un plaisir de les accrocher.
Quand je serai grand, je veux faire adulte comme métier (Stipe)
Quand je serai grand,
je veux faire adulte comme métier
4eme de couv:
A cet âge on se pose
énormément de questions. Parfois parce que l'on découvre, parfois parce que
l'on est déçu voire trahi et qu'on aimerait comprendre, parfois parce que l'on
pensait savoir mais que l'on se rend
compte que ce n'est pas le cas.
Théolasque (7 ans) et son papa s'adonnent au petit jeu des questions-réponses.
- "Je peux te poser une
question ?
- Je suis un peu occupé, mais je
t'écoute.
- Pourquoi on est obligé de
travailler quand on est adulte ?
- Et bien il faut gagner de
l'argent pour acheter à manger et des habits et de l'essence pour mettre dans
la voiture pour aller au travail…
- Si on n'a pas d'argent on est
malheureux ?
- Non. Enfin si… Tu sais
l'argent c'est bien d'en avoir pour acheter des jouets et des gâteaux, mais si
on n'en a pas et qu'on n'a pas de jouets et de gâteaux ben on peut être heureux
quand même. Il paraît. Moi je crois que c'est pas vrai mais bon…
- Et pourquoi les patrons sont
toujours méchants ?
- Ils ne sont pas méchants. Mais
c'est comme le maître à l'école, il faut de l'autorité pour que tout le monde
travaille bien et si quelqu'un fait n'importe quoi il se fait gronder et alors
on le trouve méchant alors qu'en vrai il est gentil quand même.
- Oui, c'est vrai…
- Mais tu le sais tout ça, tu as
déjà oublié?
- Non mais c'est parce que des
fois je suis plus très sûr, je croyais que ça se passait comme ci mais ça se
passe comme ça.
- C'est pas grave. Bon, je vais
retourner …
- Non attends, je voulais savoir
aussi pourquoi les gens font la guerre. Et pourquoi ils ont souvent l'air
triste. Et divorcer, c'est mal ? Et si Dieu existe, alors pourquoi il a pris ma
sœur alors qu'elle croyait en lui ? Pourquoi c'est si difficile d'aimer ?
- Écoute… Il y a des questions
qu'on se pose mais qu'on n'a pas envie d'avoir les réponses. Les adultes sont
parfois bizarres. Ils font des choses bêtes, soit parce qu'ils sont méchants,
soit parce qu'ils sont malheureux, soit parce qu'ils sont maladroits, soit
parce qu'ils sont égoïstes.
- Oui, c'est pour ça que des
fois on croit qu'on sait en truc et après on se rend compte que c'est pas
exactement comme ça alors on pose des questions.
- Tout à fait. Alors il faut que
tu arrêtes de te poser toutes ces questions et que tu essaies de trouver
certaines réponses tout seul.
- C'est nul d'être un adulte !
- Mais non, faut pas dire ça.
C'est aussi bien que d'être un enfant. La différence c'est que l'enfant a des
questions mais n'a pas les réponses. Alors que l'adulte a des réponses, alors
il s'invente des questions.
- Tu sais, on dit qu'un adulte
c'est un enfant qui a acquis des choses. Mais c'est l'inverse, un adulte c'est
un enfant qui a oublié des choses.
- Je ne comprends pas ce que ça
veut dire, tu m'expliques?
- Non, pas grave…
- Ça y est, tu as fini avec
toutes tes questions?
- Oui, j'ai fini.
- Tu te sens mieux?
- Oui.
- Bon alors je peux retourner
jouer dans ma chambre?
- Oui. Merci de m'avoir écouté.
- De rien, Papa. Et n'hésite pas, si tu as d'autres questions…"
Le pays de l'oubli (Tiphaine)
Editions « Défi du Samedi »
Collection « Yeux grands ouverts »
Le Pays De l’Oubli
Le pitch de Val : Antoine est un petit garçon dont le grand-père perd progressivement la mémoire. Nous le suivons pas à pas dans sa découverte de la maladie de celui qu’il aime.
L’avis de Papistache : On ne peut qu’être séduit par un jeune homme qui non seulement maîtrise l’usage de la négation mais en plus connaît le sens du mot « conscience »…
Le point de vue de Janeczka : Le travail d’illustration me semble particulièrement symbolique. Comment ne pas être sensible à ce qu’évoquent les confettis, sorte de trame figurative de tout l’ouvrage ? Et que dire du halo grisâtre qui entoure le vieillard et qui semble diminuer pour finir par disparaître à la dernière page ? Le lecteur lui-même est comme plongé dans une certaine amnésie puisque l’auteur joue avec sa mémoire visuelle en introduisant à chaque nouvelle illustration une référence plus ou moins marquée à des artistes tels Van Gogh ou Modigliani… Encore faut il retrouver les huit ! Vous êtes déstabilisé ? Alors laissez-moi vous poser encore deux questions : pourquoi la chambre bleue n’est-elle pas bleue ? Pourquoi le grand-père a-t-il des vêtements différents et ne porte-t-il pas de barbe sur la dernière illustration ? Ce dont vous pouvez être sûrs, c’est qu’il y a une réponse… Mais saurez-vous la trouver ? !
Le conseil de Papirate : Quoi ? Il vous plaît pas mon nouveau pseudo ? Vous croyez qu’il n’y a que Papistache ici à être Papy ? Vous croyez que ça m’amuse, moi, vos plaisanteries douteuses du genre « ouah le russe » ? ! Pas du tout ! Quoi ? Vous voulez que je vous parle du livre ? Vous n’avez pas un truc plus intelligent à me demander ?
La maison de tous les plaisirs…DANGER ! (shivaya-warduspor)
<p><p>La maison de tous les plaisirs…DANGER</p></p>
La maison de tous les
plaisirs…DANGER !
4ème de couverture :
![]()
LA MAISON DE TOUS LES PLAISIRS…
DANGER !!
shivaya-warduspor
Un album pédagogique et
ludique
de la collection LES YEUX GRANDS
OUVERTS
promu dans le cadre de la semaine de la
sécurité domestique
avec le soutien du Ministère de la
Santé Publique
et des Eboueurs de
Paris.
Ta maison, ce doux foyer où nous
t’élevons dans le respect de ton développement le plus harmonieux, ce lieu
recèle des dangers que ton innocence est à mille lieues d’imaginer. C’est
pourquoi, nous te destinons cet ouvrage, qui te guidera, nous l’espérons, sur la
voie de la sagesse éclairée.
Ne mets pas les doigts dans la
prise !
Sinon : ouille, ouille, ouille, ça
pique !!
C’est même pire avec une
fourchette !
Cet excellent conducteur, plus
efficace que tes doigts, te délivrera une décharge dont tu ne te souviendras
même pas. Tu seras atrocement grillé(e) de l’intérieur, tes cheveux seront tout
raides sur ta tête, ton cerveau fondra, tes yeux quitteront leurs orbites… et,
ce qui est pire, conviens-en, ta mère ne te reconnaîtra même
pas !
La cuisine ? le domaine de ta maman !
Sinon :
catastrophe !!
Une casserole sur le feu ne
contient pas seulement de la purée ou ton petit déjeuner. Il pourrait s’y
trouver de l’eau, du lait, ou pire de l’huile bouillante ! Cela pourrait te
défigurer à vie, et te donner l’horrible apparence d’un monstre des films de ton
grand frère.
Ce grand couteau rigolo peut te
crever un œil, te trancher un doigt, voire t’éventrer… Imagines-tu tes boyaux
sur le carrelage tout propre de la cuisine de ta maman ? Quelle
horreur !!!
Ne te penche pas par la
fenêtre !
L’ivresse des hauteurs, c’est pour
les paras !!
Dès le premier étage, c’est
dangereux.
Alors, si tu habites encore plus
haut… tu n’as pas idée des dégâts que causerait ta chute vertigineuse jusqu’au
bitume sur ton petit corps.
As-tu déjà vu un vomi de
ratatouille ?
Tu aurais de la chance si tu avais
encore si bel aspect.
Les ambulanciers n’auraient plus
qu’à te ramasser à la louche dans de grands sacs poubelle. Encore qu’un
moto-crotte ferait tout aussi bien l’affaire !
La salle de bain, l’endroit le plus
dangereux de tous !
Mille et un dangers t’y
attendent !!
Ne fais pas d’acrobaties dans la
baignoire, ce tapis n’est pas un tapis de gymnastique. Ne joue pas avec le tuyau
de douche, il est pire qu’un boa constrictor. Tu pourrais t’étrangler avec, te
fracasser le crâne contre le robinet et
finir par mourir noyé(e) dans ton propre sang.
La présence de ta maman à tes côtés
n’y pourra rien changer.
C’est toi qui dois faire
attention.
A ton âge, on est à même de
comprendre ce genre de recommandations.
Allez, maintenant fais bien
attention à toi et à tout ce qui t’entoure.
Ces conseils sont précieux. Sache
les partager avec tes amis.
Fais de beaux rêves, maintenant. Tu
peux dormir sur tes deux oreilles.
Un weekend chez Grand-Père (Papistache)
Titre : Un weekend chez Grand-Père
Auteur : Papistache
Edition : Le défi du samedi
Collection : Yeux grands ouverts
4e de couverture : Papa et Maman s’offrent un voyage en amoureux à Amsterdam. Joris, sept ans, va devoir passer un weekend entier chez son papi.
Seulement, le papi du garçon s’est enfermé dans le silence depuis la mort de sa femme. Sans la parole, ce papi désespéré réussira-t-il à communiquer avec son petit-fils ? A moins que la présence de Joris dans la maison ne lui redonne le gout des mots ?
Joris est dans sa chambre. Il boude.
En fait, ce n’est pas vraiment sa chambre, c’est celle de sa maman quand elle était petite. En revanche, c’est vrai qu’il boude.
Il est deux heures de l’après-midi et Grand-Père — c’est comme ça qu’on appelle son papi dans la famille — n’est pas venu le chercher pour le déjeuner. Il l’a oublié. Il faut dire que c’est lui qui s’est enfermé dans la chambre de sa mère, à l‘étage.
Un weekend entier chez son papi. Joris a bien essayé de faire céder sa maman et son papa : “Ça sera pas la peine de venir me rechercher, je vais mourir là-bas.” Le papa de Joris a rigolé en disant que ce serait moche pour Cindy parce qu’elle devrait se chercher un autre amoureux.
Quand Joris était petit, il croyait que son papi était muet. C’est vrai, on n’entendait jamais le son de sa voix. Le petit garçon ne l’entend d’ailleurs toujours pas. Il se demande quand il va l’appeler pour passer à table. Il aurait préféré passer le weekend chez Cindy ; son frère, Allan, a un lit à deux places. Allan, c’est un grand de douze ans mais super sympa.
Les parents de Joris sont partis pour un voyage “romantique” à Amsterdam. Joris boude, dans une chambre de fille, chez un papi qui ne possède ni ordinateur, ni console de jeux, ni téléviseur. Quand il a dit ça à l’école, les autres ne l’ont pas cru. Même Cindy. Ici, la seule distraction, ce sont des livres. Son papi en a dans toutes les pièces, même dans les toilettes. Heureusement le garçon a emporté sa gameboy, mais son ventre gargouille.
“ Pourquoi Grand-Père ne dit jamais rien, Maman ? ” avait-il demandé dans la voiture ? Sa mère lui a répondu qu’autrefois il aimait raconter des histoires mais que depuis la mort de Grand-Mère — c’est la manière de dire Mamie dans cette famille — il s‘était comme enfermé dans le silence.
Avant de monter bouder dans sa chambre, Joris avait bien tenté de s’intéresser aux livres. Il lui avait semblé avoir aperçu une série de BD en haut d’un rayonnage. Quand toute la bibliothèque était tombée dans un nuage de poussière, Grand-Père n’avait rien dit. Il avait quitté son fauteuil, près de la fenêtre, et avait entrepris de ranger l’horrible pagaille.
Ce n’était pas la première boulette de Joris. Le matin même, au petit déjeuner, il avait lancé : " Grand-Père, c’est vrai qu’avant que Grand-Mère soit morte tu racontais des histoires ?" Le papi de Joris avait ouvert la bouche et laissé tomber sa tartine de pain grillé sur la table. Il s’était levé sans rien débarrasser et comme Joris ignorait où ranger la vaisselle sale, il l’avait imité et était allé s’assoir sur un banc, dehors, avec sa gameboy, mais il s’était mis à pleuvoir.
A deux heures et demie, n’y tenant plus, Joris sort de la chambre. Son papi n’a pas terminé de remonter la bibliothèque. Il s’est assis sur un tabouret bas et lit un livre à couverture rouge, au milieu de tous les autres, aux couvertures rouges ou pas, étalés sur le carrelage.
Joris se rend à la cuisine et ouvre le frigo. Il est vide. Enfin, vide de ce que Joris aime : pas de pizza, ni de cordon bleu, ni nuggets et pas la plus petite canette de coca. Déjà, au petit déjeuner, il avait dû se passer de Nutella. Il n’y avait que des confitures, de celles que sa maman ramène de temps en temps après ses visites à son papa : Grand-Père, donc ! Ces confitures que le papa de Joris donne pour la kermesse de l’école et dont personne ne veut et que la directrice finit par brader à cinquante centimes les trois pots.
Joris décide de s’approcher de son papi. Il se dit qu’il serait bien de donner un coup de main pour le rangement mais il a trop faim.
— "Grand-Père, j’ai faim !"
Le papi du garçon regarde sa montre et lève les yeux vers lui.
— "Il n’est pas encore quatre heures."
C’est au tour de Joris d’ouvrir la bouche, pas parce que son papi vient de parler. Il sait, depuis longtemps, qu’il n’est pas muet, mais la réponse lui coupe la parole. Son papi a carrément zappé le déjeuner ! ! !
Il ne pensait pas si bien dire dans la voiture, il va mourir... de faim. Il retourne à la cuisine et comme la table du petit déjeuner n’a toujours pas été débarrassée, Joris tartine une épaisse couche de confiture sur une large tranche de pain. C’est mangeable. Surtout quand on a faim. Le garçon remonte dans sa chambre et allume sa gameboy.
Vers dix-huit heures, sa maman appelle au téléphone. Grand-Père possède un téléphone, comme ceux qu’on voit dans les films de Louis de Funès. Joris a envie de crier : "Au secours, viens me chercher, je vais mourir de faim." Il ment :
— "Tout va bien... non, je ne m’ennuie pas... il fait beau... j’ai joué dehors..."
Au bout du fil, sa maman a l’air heureuse. Joris retient ses larmes et promet d’embrasser Grand-Père pour elle. Il ne le fait pas.
A dix-neuf heures, Joris sent une odeur de cuisine lui chatouiller les narines. Il quitte son jeu et se dirige vers le rez-de-chaussée. Son papi prépare une omelette avec de la salade. Joris déteste les œufs et la salade cuite. La salade, en fait, c’est du persil, mais Joris ne connait pas bien les herbes aromatiques. L’odeur des œufs lui soulève un peu le cœur mais il demande où sont les assiettes pour mettre le couvert. A la maison, cela lui arrive parfois. Sa maman apprécie. Son papi lui désigne une porte du buffet d’un mouvement du menton.
Le repas se déroule en silence. Grand-Père essuie son assiette avec le dernier morceau de pain, il faut dire que Joris ne s‘en est pas privé, à la fois avec la confiture et pour faire passer l‘omelette. Joris laisse la moitié de son omelette, mais il en a mangé une moitié quand même. Tout à l’heure, il a semblé à Joris que son papi avait voulu lui dire quelque chose. Sa poitrine s’était gonflée, il avait eu un mouvement vers l’avant puis il avait baissé les yeux et avait attrapé un morceau d‘omelette avec sa fourchette.
La pluie ne tombe plus. Joris sort. Dans la cour, le banc est mouillé. Les feuilles des arbres s’égouttent. Une odeur indéfinissable monte du sol. Le soleil peint le ciel en rouge et de longs nuages s’étirent à l’horizon. Joris remonte dans sa chambre, enfin celle de sa mère, quand elle était petite.
Sur son lit, le livre à la couverture rouge que Grand-Père lisait tout à l’heure est posé à côté de sa gameboy. Ce n’est pas un livre, c’est un gros cahier relié. Toutes les pages sont remplies d’une écriture fine. Sur la première, le garçon déchiffre lentement — il n‘a que sept ans, est en CE1 dans la même classe que Cindy— : Exemplaire destiné à Isabelle. Isabelle, c’est la maman de Joris.
La journée de dimanche semble durer une semaine. Joris ne sort guère de sa chambre. Il joue à Super Mario III. Les parents de Joris arrivent tard, vers vingt-deux heures, le dimanche soir. C’était prévu ainsi. Au pied de l’escalier, le garçon surprend une conversation entre sa maman et son papi :
— Alors, papa, comment ça s’est passé ?
— Je n’ai pas pu, ma grande, je crois qu...
Le reste de la phrase, Joris ne l’a pas bien comprise.
Le mari d’Isabelle conduit. Joris se blottit contre sa maman, autant que la ceinture de sécurité le lui permet. La maman du garçonnet est montée à l’arrière pour être près de son fils. Joris s’endort. Sous son bras, il serre un gros cahier entoilé. Isabelle sourit ; elle a reconnu la couverture rouge...
Dis papa, pourquoi on n'a pas de chien ? (Sebarjo)
Dis papa, pourquoi on
n'a pas de chien ?
L'action se déroule chez Maxime, un petit garçon de
sept ans. Son papa est en train de lire une bande dessinée quand Maxime
l'interrompt pour lui poser une question très importante...
-Papa ?
-Hmm...
-Papa ? Dis papa, pourquoi on n'a pas de chien ?
-Euh...
-Non parce que moi j'aimerais bien avoir un chien.
-Euh...oui mais...
-Je veux un chien !
-Tu veux un chien ? Mais tu sais, ça fait beaucoup de bruit ça !
Surtout dans un appartement. Encore plus fort que quand tu joues en criant !
-Ben justement, c'est super !
-Oui mais... un chien c'est plein de puces aussi. Il va en mettre
partout.
-Génial ! J'adore tous les animaux moi.
-Ah... bon. Mais, quand on partira tous en vacances, qu'est-ce qu'on va
en faire de ce pauvre chien ?
-Ben on l'emmène avec nous et puis c'est tout !
-Ce n'est pas si simple que ça, Maxime, tu sais.
-Ben non c'est pas compliqué, il suffit de lui acheter une laisse.
-Une laisse ???
-Ben oui une laisse quoi, pour pas qu'on le perde
-D'accord, mais dans la voiture ?
-Ben quoi dans la voiture ?
-Il va prendre toute la place ! Tu ne pourras plus emmener tous tes
livres, tes coloriages, tes feutres, tes doudous, tes legos...
-On n'a qu'à en prendre un petit. Comme un caniche par exemple...
-Ah non ! Pas un caniche ! C'est collant et ça aboie tout le temps pour
un rien ! Ah non ! Tout mais pas ça !
-C'est vrai ? tout ? Tout ce que je veux ?
-Euh... non c'est une façon de parler ça.
-Bon ben un autre comme tu veux toi...
-Ecoute Maxime, tu sais le chien, il faut le sortir tous les jours
dehors pour qu'il aille faire ces besoins. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il
tempête !
-Je le ferai moi. Ca m'est égal du temps... De toute façon j'ai un
super coupe-vent alors...
-Et aussi, il faut lui donner à manger matin et soir. Des boîtes qui
sentent mauvais...pire que le pâté Hénaff tu vois...
-Ah bon ? T'exagères pas un peu ?
-Et non Maxime, c'est la triste réalité.
-Ben on lui donnera des croquettes, je le ferai moi.
-Mais elles puent aussi ! Tiens pire que les petites granules que tu ne
veux même pas donner à ton poisson rouge et que je dois moi-même donner !
-Ah...quand même...
-Et oui Maxime quand même ! Ce n'est pas si simple d'avoir un animal.
Il faut s'en occuper.
-Mais je le ferai, quand même ! Tant pis, je me boucherai le nez et me
laverai les mains, c'est pas grave. Je le ferai ! Allez, mon petit papa, s'il
te plaît, allez...
-Bon écoute Maxime, on en reparle demain, la nuit porte conseil.
D'accord ?
-Bon ! D'accord... pffff...
Et le papa de Maxime reprend tranquillement la lecture
de sa bande dessinée qui, curieux hasard, s'intitule Envie de chien...
Le lendemain soir.
Le papa de Maxime rentre à la maison après une longue
et harassante journée de travail. Il est tout joyeux de retrouver son petit
chez soi douillet.
-Maxime ?
-Papa !
-Tu vas être content. J'ai une surprise pour toi.
-Un cadeau ?
-Et oui.
-Un chien ? Un chien ! Un chien !
-Gagné ! Tiens le voilà...
-Mais... C'est pas un chien ça...
-Comment ça c'est pas un chien ça ? Et là, ce n'est pas une truffe, et
là encore des oreilles poilues et tombantes... Et ça des pattes ? Y'en a même
quatre, regarde !
-Oui mais c'est pas un vrai chien ! C'est une peluche, papa !
-Oui et ben... il y a un début à tout hein...ET puis, je te promets que
tu pourras l'emmener avec nous en vacances !
Et depuis, Maxime promène son chien partout. Il est
devenu son doudou préféré. Et finalement, il est bien content de ne pas être
obligé de l'emmener tous les jours dehors et de lui donner à manger des pâtés
aux odeurs nauséabondes !
On ne peut pas tout avoir, toi comme Maxime. Il faut savoir s'amuser avec ce que l'on a déjà, ce qui est souvent bien assez.
Calamity Jane (rsylvie)
Calamity Jane
ou la conquête de l'ouest normand.....
par rsylvie
et son cèlébre "atelier bricolage"....
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châpitre
1
Calamity Jane (née le 1er mai 1852 dans le Val d’Orne), est une héroïne réputée du far-West. De son véritable nom Martha Jane Canary, c'est une figure emblématique de la conquête de l’Ouest. Elevée
avec ses deux frères et trois sœurs dont elle est l’aînée, elle se
trouve très vite livrée à elle-même. Elle aime beaucoup s’amuser à
l’extérieur et apprend trés tôt à monter à cheval, arrivant ainsi à dresser les plus têtus d’entre eux.
En 1956, sa famille part pour les Alpes Mancelles, Elle a alors 13 ans et pendant le voyage qui dure cinq mois jusqu'aux chemins vallonnés de la Suisse Normande, elle participe à la chasse avec les hommes du convoi et s’occupe de la fratrie suite au décès de sa mère Charlotte Canary pendant le périlleux voyage, (tout cela, peu de temps avant la mort accidentelle de son père en 1868). Commence alors pour elle, devenue libre de toute entrave familiale, une vie d’aventure.
Deux ans plus tard, habillée en homme
elle rejoint les troupes de l’abbé Custer en qualité de scout (guide, éclaireur)
et fait ainsi campagne sous les pommiers contre
les Indiens.
Toujours grimée d’habits masculins, elle exécute de dangereuses missions,
au cours desquelles elle devient plus qu'habile au tir aux pigeons.
D’après ses mémoires
(elle qui semble-t-il était analphabète), ce serait pendant sa période scout qu’elle gagne le surnom de Calamity Jane. Ce qui (en vieux françois normand) veut dire « catastrophe en vue ».
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Au cours de ses multiples périples, elle est la première femme blanche à oser pénétrer sur les terres sauvages des terribles gaulois, au péril de sa vie. Par exemple, lors d’une étape qui permettait de relier la haute de la basse Normandie, elle est contrainte de traverser à la nage la grande Orne sauvage. A la suite de quoi, elle tombe malade et doit garder le repos jusqu’à parfaite guérison.C’est là, confortablement installée dans une des chambres du célèbre hôtel-épicerie-saloon de Caligny, (où vous étiez accueilli par l'avenante tenancière au doux prénom de MaryRose), qu’elle rencontre la septième cavalerie commandée
par le non moins fameux Lucky luke, espion du coin, au servie de sa gracieuse majesté l’archiduchesse Rs..... .
Remise sur pieds, elle quitte le département en 1877, et décide de faire un peu de prospection dans la région voisine Mortagne. Territoire où sont dressés et élevés les plus courageux percherons de toute la contrée. Elle fait des navettes entre différents forts et villes avec un attelage de chevaux, qui attire l’admiration et la convoitise. Elle n’a de cesse de changer d’activités et de voyager, allant du Wyoming de rien vers l’Orégon Dol de Bretagne, ou encore la Californie pense pas !… Mais toujours en quête du port où elle pourrait accostérHoguet et enfin poser ses valises.
Car dans son fort apache, elle ne
demandait qu’à vivre sa vie de femme et monter sa propre boite. Il
semble que celle qui avait toute sa vie guerroyer avec le bonheur, allait
enfin pouvoir laisser parler son cœur. En 1885, elle rencontre Charley
Burke un texan fin cuisinier, avec lequel elle se marie et deux ans
plus tard met au monde une fille. La petite famille part alors pour
Saint Philbert où ils ouvrent un restaurant qui surplombe le grand Canyon des roches d'Oëtre. D’où sont organisés de nombreux parcours d’accro branches.
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Châpitre 3
& Atelier bricolage
Gagnée par le goût du bizness, elle ouvre une mercerie et se lance dans la confection d’articles
Comme l’héroïne de notre histoire,
devient créatrice de mode
et toi même
tes propres vêtements.
En voici quelques uns,
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Châpitre 4
& fin
Entre temps, son mari la quitte. Elle est alors engagée au Palace
Muséum en 1896. Puis participe à plusieurs spectacles locaux au Forum
de Flers où elle commence une carrière de série télévisée française créée par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff d'après leur spectacle La Famille Deschiens avec comme acteur vedette, le non moins cèlèbre Monsieur François Morel.
Une tournée mondiale qui passera par le fameux club de l’Albatros de Saint Georges des Groseillers, est programmée. Sa carrière normande, centrée sur le mythe de la conquête de l’Ouest, est lancée.
Elle meurt le 1er août 1903. deux de ses amis transportent son corps de la ville de Clécy à Deadwood, où les membres de la Société des Pionniers des Black Hills organisent
ses funérailles. Habillé de blanc, placé dans un cercueil capitonné,
son corps est exposé dans l’arrière-salle du saloon, où tous les
habitants peuvent venir lui faire un dernier adieu. Elle est enterrée à
côté d’ Alfred Hitchcock selon sa dernière volonté. (dont certains avanceraient qu’elle aurait figuré dans le générique du film « les oiseaux »)

sur ce, je vous souhaite un doux Wend et si le temps vous dit,
v'nez faire votre conquête de l'ouest dans le 61...
(n'ayez crainte, il n'y a plus d'indien !!!!
,,,,,Ya EEEEEEEEEIIII
Calamity Jane
ou la conquête de l'ouest normand.....
par rsylvie
Par une froide soirée d’avril, la petite demoiselle écoute avec beaucoup d’attention
sa mère grand JANE, lui compter l’histoire de la conquête de l’ouest normand,
à travers la vie rocambolesque d’une héroïne connue de tous : Calamity Jane.
Hypnotisée par la mise en scène de son ailleule et
les frasques du personnage, la petite fille devenue maman à son tour,
a voulu conter à sa façon (en mélant histoire locale et travaux pratiques),
les aventures de cette figure emblématique du Far West
A propos de l’auteur :
Le 8 mai 1941, R.S..... 47 ans, invitée de l'émission '"We the people"
sur la radioCBS de New York, à l'occasion de la fête des Mères,
déclare publiquement être la petitepetitePETITEfille de Calamity Jane.
Bonne mine ! (Val)
Pour lire la participation de Val, vous avez besoin d'Adobe Reader.
Vous pouvez le télécharger ici :
Haïku de Noël (Joe Krapov)
Les petits écoliers japonais ont bien de la chance !
Pour leur leçon de récitation, les poèmes ne font que trois lignes !
Trois tout petits vers de rien du tout : cinq syllabes, sept syllabes, puis encore cinq syllabes !
Ce poème japonais très court s’appelle un haïku ou un haïkaï.
Cela ne veut pas dire qu’il fait froid au Japon ni que le petit garçon prénommé Ha se fabrique une petite laine avec des peaux de phoque (Ha y caille ! Ha y coud !).
Cela veut dire que les étrangers sont de drôles de gens qui ne parlent pas comme nous et ne font rien comme les autres ! Mais toi es-tu bien sûr de n’être pas un étranger pour celui qui habite au Japon ? Tu ne parles pas comme Yoko Ono-Tsuno et tu manges des hamburgers avec du ketchup sans utiliser de baguettes !
« Il fait bien plus froid
En Iowa qu’à Hiro-
Shima mon amour »
(Ceci est un haïku écrit par Alain Resnais !)
Des étrangers, tu vas en rencontrer plein dans ce recueil de poèmes.
Il y est question de Noël, la fête d’anniversaire du petit Jésus né dans une étable à Bethléem (une ville de Judée).
Le père Noël, dont le vrai nom est Santa Claus, est né, lui, aux Etats-Unis d’Amérique au XIXe siècle.
Les photos de ce livret ont été prises à Rennes en Bretagne (une région du Barluskozyland).
Ces poèmes japonais sont écrits par Joe Krapov qui porte un nom russe, boit de la vodka polonaise et de la bière belge mais est né dans le Pas-de-Calais (une région du BienvenuechezlesCh’tisland).
Tu va croiser ici les fifis du Québec (une région vive et libre du Canada), les Leprechauns d’Irlande, et même Isaure Chassériau, citoyenne du monde.
Mais j’ai trop parlé. A toi maintenant d’avoir les yeux grand(s) ouverts devant la poésie internationaliste poétarienne de M. Krapov.
Bon voyage ! Bonne lecture ! Joyeux Noël !
N.B.
Afin de sauvegarder l’avenir de la planète, ce livret de poésie est édité sur
du PdF recyclé. Il s’autodétruira sur le serveur de M. Free sous un mois si on
ne le télécharge pas. Tu peux aussi l’offrir à ta grand-mère ou à ton oncle
d’Amérique si tu en as un. Eux aussi aimeront bien ces haïkus s’ils ont gardé
leur âme d’enfant.
Déjà parus dans la même collection :
Ethérées d’Albion / par Janeczka
Minute et Papillon Belges d’honneur / par Iowagirl
Rimbaud à New-York / par Virgibri
La véritable histoire du roi Gambrinus / par Walrus
La malédiction de l’épenthèse rose / par Papistache
Poèmes d’amour et vaches sacrées / par Poupoune



























