Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, j’ai mis un pied devant l’autre, sans me poser de question. Ce
matin, pour la première fois, je suis sortie de la salle de bain, en
jetant un coup d’œil furtif au reflet de mon image dans le miroir. Et
j’ai pleuré. Pas des larmes de colère, ni de désespoir ! Non, des
larmes de joie. Ce
matin, pour la première fois, je n’ai pas mis de foulard. Malgré le
froid, j’avais envi de sentir à nouveau la caresse du vent sur ma peau…
et puis je n’avais plus rien à cacher. Ce
matin, pour la première fois, j’ai préparé les petits-déjeuners sans
inquiétude. Sans vérifier une énième fois si les bols étaient bien
disposés comme tu le désirais. Sur les lignes qui se croisent, en
partant de la 5ème après la grosse ligne noire qui vient juste après la
petite rouge. Ce matin, pour la première fois, quand j’ai débarrassé la table, J’ai
osé porter à mes lèvres la rondelle de citron que tu mets toujours de
coté, pour une éventuelle deuxième tasse de thé. L’aigreur du fruit
acide m’a glacé le sang. D’un geste, j’ai chassé toutes les idées
noires qui pourrissaient ma vie.
Ce
matin pour la première fois, je me suis surprise à fredonner un air
d’autrefois… cela à bien fait rire petit Pierre. Après avoir habillé
les garçons, je les ai conduit à l’école sans porter d’horribles
lunettes noires. J’ai regardé le monde avec mes yeux. Ceux que tu
voulais garder, rien que pour toi « tant les étoiles qui se reflétaient sont lumineuses » disais-tu la 1ère fois que tu m’as abordée.
Ce
matin, pour la première fois depuis que je te connais, je n’ai pas de
bleu au cœur. Seule la couleur azurée de mon pull-over, tranche avec le
gris du ciel. Dehors rien ne semble avoir changé, et pourtant ! Cela fait maintenant
8 heures et 43 minutes exactement, que la police est entrée dans
l’appartement, alertée par des voisins qui n’en pouvaient plus des
nuisances sonores de notre poste de télévision et de tes éclats de voix
toujours plus forts, toujours plus violents.
Ce matin pour la première fois, je suis sereine, fini l’angoisse de tes pas dans le couloir. Ce matin pour la première fois, je suis libre de penser, de parler, d'avoir des projets. Ce matin pour la première fois, je sais que plus rien ne pourra me faire changer d’avis. Ce
matin pour la première fois, après avoir accompagné les enfants, je ne
vais pas rentrer directement, comme tu me l’ordonnais toujours. Quand
tu sortiras de la cellule de dégrisement je serai partie avec les
gosses. Ce matin, au commissariat, je vais signer ma déposition ….
Alcide était décidément une buse en orthographe. Tout
le reste tenait la route honorablement, mais, malgré un entrainement intensif,
il lui était impossible de descendre en dessous des cinq fautes fatidiques qui
lui plomberaient sa note au brevet. C’est donc avec aigreur qu’il
répétait : « las ! Si dictée n’était comptée ! »
Plus tard, nul ne sait ce qui poussa Alcide, à se
lancer dans la fabrication d’un alcool à partir de sa vigne. Ceux qui avaient
essayé avant lui, n’obtenaient qu’une chose innommable, imbuvable, sucrée,
pétillante et rigoureusement invendable. Mais Alcide était du genre obstiné, et
faisant fi des conseils de ses copains écolos, il s’enferma dans son labo, pour
ajouter divers produits chimiques, issus de flacons marqués d’une tête de mort,
et ne lésina pas sur les acides variés, dans l’espoir de fabriquer un alcool
intéressant. Prudent, il chercha un cobaye, pour goûter la chose encore
fumante, et fit appel à Igor, russe exilé, et grand buveur. Il lui remit donc
sa première bouteille prototype, en lui demandant de tester avec ses compatriotes.
Quelques jours plus tard, Igor rendit son verdict : « intérrressant,
trrrès forrt, mais il y a petit
prrroblème : quand moi pisser, çà trrrouer bottes ! »
L'action se
déroule dans le salon de la famille Hitté. Le père, Placide (Hitté), lit le
journal installé dans son fauteuil, avec son chien Al (Hitté) couché à ses
pieds. La porte d'entrée qui donne directement sur la salle de séjour s'ouvre.
C'est la mère, qui rentre, Félice (Hitté).
Félice : Bonsoir !
Placide : Bonsoir,
chérie.
Félice : Clémence
n'est pas rentrée ?
Placide : Ah non
elle n'est pas là ce soir. Elle va à un concert avec un copain... Eric Khol je
crois...
Félice : Khol Eric
??? Ce petit nerveux ? J'parie qu'il ne l'a pas emmené à la salle Pleyel !
Placide : C'est sûr
! Je crois qu'ils sont allé au Blaff' Hard
Félice : Je vois !
Et ils vont voir quoi ? Roll over Beethoven ?
Placide : Ah ah !!!
Ouais un groupe de rock dans le style certainement... Acidité qu'elle
m'a dit... Tu sais ceux qui chantent (il se met à chanter un peu à la
Guetary) Ah ouais t'es belle... quelque chose comme ça...
Félice : En un peu
plus rock à mon avis...
Placide : Ca... il
y a des chances ! Chacun son style hein ! L'accordéon est resté au placard et
je suis au placard...
La
porte d'entrée s'ouvre. Entre Clémence.
Félice : Tiens
Clémence c'est toi ? Je croyais que tu allais au concert...
Clémence : Pfff...
j'suis véner' ils l'ont annulé au dernier moment...
Placide : Bon c'est
pas grave, ne sois pas si amère même si tu as raté Acidité (il éclate de
rire tout seul)
Clémence, effarée
et regardant sa mère : Il est ouf' le pater ! Il a fumé quoi là ??? J''comprends
rien d'c'qu'il dit...
Félice : Il
essayait de faire une blague...
Placide : Ben oui
quoi... l'amertume... Comme tu devais voir le groupe Acidité... Ceux qui
chantent Ah ouais t'es belle..., ben voilà quoi... Tu vois...jeux de
mots...
Clémence : Acidité
!!! Nan mais n'importe nawaq ! C'est pas Acidité c'est AC/DC ! Et
c'est Highway to hell qu'ils chantent. L'autre eh ! Faut arrêter de
croire que tout le monde chante des niaiseries dans le style de ton Luis Parano
ou de ton Dario Moribond... Ouah l'autre eh, comment qu'il confond tout...
Grav' le dad'...
Sur
ces bonnes paroles, Clémence monte les escaliers pour se rendre dans sa
chambre.
Placide, admiratif
: Ouah ! Comme elle est Goethique ma fille !
Félice : Et surtout
un peut trop hardie-rock à mon goût.
Placide : Oui
bon... Je ne sais pas ce que ça donne au niveau du QI, mais côté PH c'est clair
que c'est pas neutre !
Félice : c'est
clair...
Placide : Grav'...
Le rideau tombe
sur les rires en cascade de Placide Hitté et de Félice Hitté
J’ai appris
quelque chose, ce midi, et ainsi je me coucherai moins bête ce soir. A dix-huit
ans, tout le monde devrait savoir cela, vous croyez ? Et ben pas moi. Scientifiquement,
je ne suis pas une lumière.
Hier
j’étais accoudée à la rambarde du balcon, occupée à ne rien faire et à
alimenter mon spleen, quand mon père m’a proposé de l’accompagner sur la côte
pour ses affaires. Fanny, demain on va à la mer, il a dit, ça te changera les
idées. Il vend des maisons de schtroumpfs, mon père. J’ai horreur des
schtroumpfs. Et j’ai horreur des lotissements. J’ai même horreur de la
campagne. Je suis une fille de la ville, j’aime la rumeur de la ville, c’est
pour ça que j’aime bien glander sur le balcon au lieu de réviser mon bac. Sans
trop savoir pourquoi, j’ai dit OK à mon père, et j’ai ainsi passé la matinée à
arpenter une plage de galets gris enchâssée au pied d’une falaise pendant qu’il
vaquait à ses occupations professionnelles.
Présentement,
nous sommes assis face à face dans la salle vieillotte d’un restaurant hors
d’âge. On se croirait dans un film de Tati. Perso, j’ai choisi des maquereaux
un peu au hasard, parce qu’on est à la mer et que ça m’a rappelé les groseilles
à maquereaux que je boulottais autrefois, pas mûres, dans le fond du jardin de
Mémère Henriette. Je grignote du bout des lèvres pour faire plaisir à mon père.
C’est alors que la corne de brume de son téléphone mobile se met à retentir, et
tu voulais de la rumeur, ma fille, te voilà servie, après le raffut du ressac
sur les galets de la plage, c’est plutôt pas mal. Je l’ai entendu déblatérer avec
son client sans trop y prêter attention, je ne suis pas du genre à écouter les
conversations des autres, et voilà qu’une phrase s’est détachée du lot et s’est
égarée du côté de mes tympans, sans doute parce qu’elle n’avait pas de rapport
évident avec le commerce des maisonnettes. J’ai compris qu’il n’était pas
possible de planter des camélias je ne sais où parce que vous comprenez, il
faut un terrain acide et que voilà.
Un terrain
acide. Merde. On était là à bouffer des maquereaux, et lui, il dégoisait sur
l’acidité de la terre. Je me suis demandé si ça leur prenait souvent, l’idée de
goûter de la terre, parce que ce n’est vraiment pas un truc d’adulte. Quand tu
es gosse, à la rigueur, et encore, quand tu as essayé une fois (et je l’ai
fait, évidemment, chez Mémère Henriette), je te garantis que tu ne récidive pas
le lendemain. Surtout s’il y a des lombrics. J’ai vaguement pensé à aller
vomir, mais je me suis abstenue. Il a coupé la communication et il s’est remis
à jouer de la fourchette comme si de rien était. Je n’ai posé aucune question à
propos de l’acidité du terrain et des camélias parce que j’ai craint d’avoir
l’air plus cruche que nature. Bon je me doute bien qu’il ne s’agit pas de
manger de la terre à pleines poignées, et qu’il y a là-dessous je ne sais
quelle explication chimique ennuyeuse dont je me fous éperdument. N’empêche que
je suis bien contente de savoir que les terrains peuvent être acides, que ça
convient aux camélias, que je ne sais pas encore à quoi ça ressemble, un
camélia, on pourrait peut-être faire un tour chez un fleuriste après manger,
pour voir, et oui, je me coucherai moins bête ce soir.
« Tout doit
disparaître » qu’il avait dit, le patron… On s’est pas trop posé de
questions, au départ, mais pour finir ça nous a donné bien du souci.
Déjà, il a fallu qu’on
ramène le paquet. Lucien et moi on est du genre parigots pur jus,
voyez, on n’est pas motorisé, comme y disent. Et c’est pas le genre de
colis que tu trimbales en taxi ou en bus. Alors l’a fallu qu’on le
charrie à pinces et vu le morceau… ben on a fait des lots. Rien que ça,
découpage, empaquetage et trajet, ça nous a pris deux jours et ça nous
a vidés. On s’est tout crotté, Lucien il a bousillé un costard tout
neuf et moi j’y ai laissé une paire de pompes italiennes qui m’avait
coûté une fortune.
On saura pour la prochaine fois.
Après, s’est posé le
problème du stockage. Lucien, avec le dragon qui lui sert de bonne
femme, il a tout de suite dit que chez lui c’était pas possible. Alors
on a tout monté dans mon salon. Cinq étages sans ascenseur. Et l’a
fallu embrouiller le gardien, qui croyait qu’on trafiquait du pas net.
Avec ça, on a salopé mon tapis de laine qu’était du vrai gazon sous le
pied.
Ensuite, on a dû décider
comment faire disparaître le bazar. Vu que c’était en morceaux, on a
pensé à une solution de type dissémination discrète, mais pour peu que
quelqu’un tombe sur un bout et que ça revienne aux oreilles du patron,
c’était des coups à en prendre encore pour notre grade. Et puis vu
qu’on s’était bien embêté à tout ramener sans penser à semer en route,
ça nous chagrinait un peu, finalement, d’y éparpiller n’importe où.
Lucien il a pensé à tout
brûler, mais comme on avait déjà niqué mon tapis, j’ai refusé tout net
le feu de joie dans mon salon. J’ai demandé à mon neveu à lunettes de
faire des recherches sur le ’ternet et y nous a trouvé plein de tuyaux
pour dissoudre notre marchandise dans l’acide.
On voulait pas trop le
mettre au parfum, des fois qu’après l’aurait fallu l’empêcher de
parler, alors on s’est débrouillé avec c’qu’y nous a donné et on a fait
un mélange. On a tout mis dans la baignoire avec les paquets… Je
saurais pas trop dire qui de Lucien avec son cloppe ou moi avec mon
digeo a le plus déconné, mais y a eu un moment où ça a fait une fumée
verte, qui nous a fait des démangeaisons partout et nous a attaqué
sévère les muqueuses.
Avec ça, la baignoire et
le carrelage ont eu l’air de se dissoudre aussi et la salle de bain
entière est tombée dans celle de la voisine du dessous.
Ça va que je louais sous
un nom d’emprunt… avec Lucien, on s’est carapaté fissa et on fait
profil bas depuis. Le patron a pas été trop chien, il a pas mis de
contrat sur nos têtes parce qu’il a dit comme ça qu’on lui sert
p’t’être à rien, mais qu’au moins on le fait toujours bien marrer.
L’ironie de l’histoire c’est qu’avec tout ça notre macchabé, lui, y s’est pas dissous.
Un
rébus en 4 images ça vous dirait ? Comment ça il y a longtemps que je n’en
avais point proposé !!! Eh bien, le sujet s’y prêtant je m’y suis attelé du fond de mon atelier
entre
le bœuf et mes grigris ! Il me manque le temps de vous pondre un grand
texte.
Je
vous laisse cogiter … souffrez que je m’éclipse. Bon samedi, bon défi à vous
tous ! Je pars sans faire de bannière … (de manière) mille excuses, je
veux aller trop vite et voilà ce qui arrive !
……………………………………………………………………………………………….
- Isaure ?
- Y
sort, veuille-je dire ?
-
Voui, il est parti !!!
-
T’as vu son rébus !
- Oh,oh,oh !
Fastoche ! Y s’est pas foulé ce coup-ci !
-
Qu’est-ce que t’en dis, on donne la réponse tout de suite ou on laisse chercher
les autres défiants ?
-
Bah, laissons leur une chance, ce s’ra plus sympa !
Le cœur empli d’amertume, je rôde de ville en ville. Les beaux quartiers m’attirent. Leurs lumières m’hypnotisent. Loup errant, j’attends la nuit pour sortir, de peur d’effrayer le passant. La gueule vitriolée, le corps rompu des pas perdus, le cœur en lambeaux, Inexorablement, je reviens vers toi.
L’onctuosité.
Raffinement
d’une robe délicatement perlée, jusqu’au trait de crayon qui souligne
la délicatesse d’une bouche pulpeuse et sucrée, tu te prépares à
sortir. La nuit approche à grands pas. Il ne te reste plus qu’à poser
autour de ton cou un sautoir de perles bleutées, pour retrouver la
grâce du signe et le charme des princesses invitées jadis à la coure du
comte Vlad Tepes de Roumanie. Un dernier regard vers le miroir sans
tain, tu souris. D’un geste précis, au creux de l’oreille, tu dessines
une goutte de sang, sure à chaque fois de faire mouche ! Nostalgique
d’une époque de fastes et de rires à jamais révolue, tu ouvres la porte
et franchit le seuil de l’irrévocable.
L’acidité.
L’eau et le feu, Le rouge et le noire, La plume et le goudron, le loup et l’agneau.
Pas une étoile, pas un souffle, rien ne bouge, au hasard des visages, une rue sans nom, une proie facile. Mais surtout pas toi.
Pas toi que je veux si fort, que j’aime jusqu’à tuer pour sauver de mes griffes.
La douceur.
De
tes yeux dans les miens, toi et moi, ta main dans la mienne, ta peau
sur la mienne et ton parfum, au mien juste pareil… Enfin, je veux bien
le croire.
L’écoeurement.
C’est
bientôt l’heure, je guette par de-là l’horizon la venue des premières
lueur de l'aube. Derrière le buisson, gît l’ombre d’un corps encore
tiède. Demain un randonneur ou joggeur matinal découvrira horrifié, le
cadavre dénudé d’une femme au regard vide.
La gorge tranchée, elle repose dans le brouillard laiteux, que transperce une vague de sang, couleur de la nuit.
7h30 du matin, habillé de bleu, Mathilde quitte la cuisine,
se dirige vers la chambre de la comtesse et frappe à la porte.
-« entrez ! »
-« bonjour madame la comtesse, avez vous passé une bonne nuit ?
Votre thé est prêt…
Dans votre bain, du jasmin comme d’habitude" ?
Laissant
tomber sa nuisette avec d’infinies précautions, Madame plonge
paisiblement au travers des pétales nacrés. Les pieds meurtris par une
nuit d’errance, elle s’abandonne en jurant ne plus retourner, par delà
l’on ne revient pareil. Les yeux fermés, elle laisse ses mains caresser
l’onde claire, provocant un tourbillon d’écume découvrant sur le cou
une goutte de sang.
Voilà
cette fois je la sens enfin se libérer cette sournoise colère ! Vous
m’avez tellement dit que j’étais gentil, adorable, bon, serviable. Je vais
changer puisque c’est ce que vous voulez, vous me verrez méchant, détestable,
pourri, infréquentable…
Si
quelqu’un tente d’entamer une conversation avec moi, de m’amadouer, je vais
devenir mordant, acide, perfide s’il le faut…
Je
le regarderai droit dans les yeux. Je m’amuserai à le voir déployer tous ses
efforts pour me faire changer.
Il
tentera tout… je tiendrai bon !
Je
lui répondrai méchamment, l’enverrai balader, l’insulterai. Et puis il se
résignera, abdiquera.
Alors
je deviendrai irascible, je repousserai tout le monde, je ferai le vide autour
de moi.
Juste avant de goûter un repos bien mérité, Dieu créa Adam et Eve et je l'en
remercie puisqu'à un jour près je n'aurais pu écrire ce Traité d'Acidité.Adam
aurait dit selon des témoins "Dieu créa Adam mais Eve" après qu'elle se fut
empressée de lui offrir ce que Dieu avait créé au troisième jour et qui reste
aux hommes en travers de la gorge... un fruit au péache plutôt
acide. Expliquons qu'au premier jour la formation des planètes et
l'embrasement du soleil avaient donné naissance à "l'hydre aux gènes" et donc au
péache qu'on nomme aujourd'hui pH. Dès lors le grand combat entre acide et
basique allait commencer: Placide contre Al Calin ou Comment Satan met son grain
de sel dans le panier de la ménagère. Stressé par ce premier pépin, Adam
regardait baisser son péache avec inquiétude; alors Dieu créa le sommeil pour
son plus grand plaisir et au grand dam d'Eve qui était assez chaude selon des
témoins au-cul-l'air. Alors Satan créa le café, y ajouta le sucre et je l'en
remercie tant j'aime le café sucré. Le péache d'Adam en prit un coup mais
c'était sans compter sur Dieu qui riposta en créant les volailles puis les oeufs
ou le contraire, puis de mal en pis le fromage et enfin les fameux yaourts au
bifidus actifus. Le combat allait durer longtemps puisque 400 ans avant JC,
Hippocrate qui n'était pas à un serment près déclarait « l’acide est le plus
nuisible des états d’humeur". A cette époque Adam avait pris de la bouteille
ce qui n'arrangeait rien, et pas mal de thé-citron créé par Satan à défaut du
Coca Cola... mais il ne perdait rien pour attendre, d'après le devin Yes
OuiCane. Patates, bananes et fayots étaient arrivés à point nommé pour le
sauver d'une mort certaine et buvant la bonne parole, Adam se sentit un peu
rassuré: "Mange cinq fruits et légumes par jour, et tu auras la vie
sauve". Facile à dire quand l'Autre exhibe le miel et les six rôts des rables
! Monté sur sa balance à péache, marque déposée par Dieu, Adam qui n'était
pas bégueule s'efforçait de tutoyer le chiffre Sept du mieux qu'il pouvait sous
le regard indifférent d'Eve qui ne pensait qu'à son plaisir selon des témoins.
Eve usait beaucoup des bains de mer depuis que Satan avait ensablé Cabourg
et Deauville, et surtout de l'absinthe créée par Dieu, soi-disant pour soigner
le mal de mer... mais les absinthes ont toujours tort! Dès lors ni
l'Antiquité ni le Moyen Age et surtout pas le Second Millénaire n'auront su
consolider cet équilibre des plus fragiles; alors à vos balances à péache...
enfin, c'est vous qui voyez, et arrêtez de penser que là où il y a de
l'hydrogène il n'y a pas de plaisir.
- un
équaliseur d'aigus, ça donne de l'acidité à la piste enregistrée.
- ...
t'es obligé d'en mettre ? ça vrille déjà pas mal la tête ton truc.
-
bon. tu m'as dit vouloir retrouver le son du Revolver des Beatles. eh bien,
c'est ça qu'ils ont mis partout comme effet. les guitares n'en sonnent qu'avec
un meilleur grain acidulé. très pop. on fait pas mieux.
Ca la foutrait
mal si je me débinais sur ce défi ! Le soixantième… Quelle
coïncidence ! Figurez-vous que ce matin (en beurrant ma tartine, l’avais-je
précisé ?), c’est alors que ça s’est produit, je me suis aperçu qu’en
ajoutant les jours d’avril à ceux de septembre, on arrivait au même nombre… Vous
n’en avez rien à fiche n’est-ce pas ? Vous avez raison, moi non plus !
Mais si je veux poster mon texte incognito, il me faut l’allonger… A quoi
servirait une devinette si je vous donnais immédiatement la
réponse ?
Quand j’étais
jeune (c'est-à-dire dans un passé récent), je travaillais au stalag 12 en tant
que chimiste. Dans mes temps perdus (et ils étaient nombreux parce que mes
gentilles collègues féminines adoraient travailler à ma place), dans mes temps
perdus donc, j’étudiais le langage HTML, j’ai essayé en vain de l’apprivoiser
mais les navigateurs sont restés sourds à mes appels… Je suis vexé ! Moi
qui jadis ai eu droit au système sexagésimal des degrés, minutes et
secondes ; au système vicésimal des sols et au do décimal des deniers,
voilà que le guide complet ne m’offre pas de solution au problème dont je vous
ai déjà parlé ici.
Je vous
bassine depuis un petit temps et tout cela, bien entendu, vous laisse
froids ! Je vous entends venir « qu’est-ce que tu fais de la
consigne ? » Je n’ai pas jusqu’à présent spécialement brillé par le
respect des consignes mais quand faut y aller, faut y
aller.
Acide :
chacun sait qu’en chimie, c’est le nom générique des corps capables de donner
des protons, notamment ceux dont la solution dans l’eau fournit des ions H3O+ et
qui agissent sur les bases et les métaux en formant des sels…, encore un peu de
patience, j’y arrive :
Acidité :
… N’avez-vous pas tous un dictionnaire à portée de la main ? Il ne faudrait
pas que je dépasse le nombre de caractères autorisés ! Je m’en voudrais
d’être caustique mais un peu de travail n’a jamais fait de tort à personne… Je
vous laisse chercher…
Vous allez me
traiter d’ours mal léché ? Tant pis ! Je prends le risque ! De
toute façon, je réponds rarement aux commentaires...
Parler d'acidité à une victime des ulcères à l'estomac qui se bourre d'oméprazole, le plus célèbre des inhibiteurs de la pompe à protons, faut être gonflée ! Pour neutraliser l'effet je me dois donc d'être caustique (Où est le bicarbonate, vingt dieux !), ça ne va pas faciliter les choses. Quoique... Ben tiens, à ce propos, puisqu'on en est aux devinettes, pensez-vous que le style d'un auteur trempant sa plume dans le vitriol puisse, justement, être qualifié de caustique ?
Je tiens à préciser que ceux qui m'ont reconnu (tout le monde, donc) n'ont rien gagné, même pas septante centimes. Ça va maintenant, votre franc est tombé ?
La liste des participants sera publiée demain dès 9h00. Vous comprendrez qu'il nous
sera impossible d'accepter toute nouvelle contribution après sa publication.