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Le défi du samedi

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15 janvier 2011

L'épicerie d'art (32Octobre)

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PS : il y a parfois de drôles de coïncidences.

Ce texte m’est venu, jour pour jour, trente-deux ans après la vraie création de cette commun libre dans ma ville natale.

Et choc, j’y appris le départ il y a un an de son maire.

Comme quoi le Défi du Samedi permet de vivre de drôle d’aventure et de replonger dans son passé.

 

PS2 : photo empruntée au site et plus particulièrement à la page : Qui est Raphaël ?

http://bluemat.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&_c=BlogPart&partqs=cat%3Dlitt%25c3%25a9rature 

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15 janvier 2011

L’épicerie d’art (Venise)

J’ai déniché d’entrée sur les rayons du bas un joli jaune paille peint d’une seule main par mon ami Vincent.

On voit  que ses intentions toujours très hasardeuses rappellent la douceur des figues de Solliès Pont.

 

Je ne veux pas refaire cent ans d’histoire de ce bistrot des arts dont Dédé faisait la réputation.

Entre les tartes aux pignons, il ne fallait pas être experte pour reconnaître à l’oreille et emporter au loin les grandes voix d’opéra qui faisaient trembler le plancher de bois.

Les chants tout entier recouvraient les arbres et les marguerites.

 

La boutique avait bien entendu ses secrets, ses épices, ses risotto aux fruits de mer qu’on servait avec les fleurs du mal qui remontaient comme remontent ce qui encombrent nos cœurs.

Tout faisait barrage sur le fleuve des pages de notre ami Bobin.

L’épicerie bistrot blottie dans un écrin de verdure pareil à une belle journée libre nous offrait à volonté une glace anisée aux écorces de citron.

 

De grandes photos de Doisneau sous le bras je dansais sur la margelle en repoussant l’idée d’une averse de neige.

 

J’avais garé la voiture sur la petite place de l’église, et j’ai suivi la rue jusqu’à l’épicerie.

Dédé m’attendait, un pichet de vin rouge à la main.

 

- Un peu de jazz, dit-il.

 

Mais qui comme un orage déboula l’escalier ? C’est Georges Brassens qui gronde une chanson volée à Richepin.

Théo vient se coucher près d’un petit moineau, que Guillaume a trouvé près du pont Mirabeau.

 

C’est en servant la canette rôtie au miel de lavande que Sarah Bernhardt s’est levée pour passer les plats et parler du cinéma muet.

 

- Que de monde aujourd’hui dans notre épicerie, gueula Dédé en remontant de la cave un moulin à vent sous les bras, égaré par Daudet.

 

J’ai posé des cerises aux oreilles d’Éluard qui finissait son gaspacho aux amandes et aux fleurs de bleuets.

 

Je ne voudrais pas quitter Montand et Signoret qui parlent de théâtre, mais il commence à se faire tard et je n’aime pas rouler la nuit dans le brouillard, dessiné par Chagall, qui s’annonce déjà.

 

Dédé voudrait que je remonte la butte avec lui pour voir poindre le jour chargé de parfum de sève et d’écorce et faire comme Abélard et Héloïse s’endormir dans les prés.

 

- Non, dis-je réveillez moi quand le monde aura du talent et me voilà partie dans la voix de la Callas.

Venise

15 janvier 2011

Allô, Adrienne ? Pourquoi tu tousses ? (Joe Krapov)

- Excusez-moi, madame l'épicière, mais à l'intérieur de cette boîte je n'ai trouvé ni crabe ni pinces d'or !

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- Ah bon ? Mais il ne fallait pas l'ouvrir ! Vous avez trouvé quoi à l'intérieur ? Du sucre en poudre ?
- Non, de la schnouf d'ecclésiastique !

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- Ecoutez monsieur Krapov, je crois que vous ne comprendrez jamais grand chose à l'art. Si la religion est l'opium du peuple, l'art est celle de l'élite. Voulez-vous, en guise de dédommagement, que je vous offre un tire-bouchon ?
- Moi, vous savez, je ne bois que de la Chimay bleue, de la Zubrowka ou de l'eau plate. Un décapsuleur, peut-être, plutôt ?
- C'est comme la boîte de crabe, ce n'est pas utilitaire, c'est de l'art. Choisissez votre modèle... et foutez le camp !



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Photos prises à Bruxelles en décembre 2010

15 janvier 2011

L'épicerie d'art (Tendreman Spice)

Tant d’épices en elle

Ses cheveux sont poivre noir

La pointe de ses seins comme noisettes à croquer
Sa langue douce comme une goyave

Sa voix, son rire comme douceurs sucrées

 

Tant d’épices en elle
Elle est épicerie d’art

15 janvier 2011

L'épicerie d'Art (Walrus)

Lorsque je pénétrai en ce lieu de la collusion avouée du grand art et du petit commerce, je découvris dans un coin obscur un homme assis derrière un petit bureau.
Bien qu'ostensiblement penché sur des comptes d'apothicaire, il ne trompait personne, gardant un œil rivé sur la cote et l'autre sur la marchandise.

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15 janvier 2011

À L'ÉPICERIE D'ART (Joye)

Nina, en Petitjean, son Cabat et sa bourse.

Qui Seurat bien fidèle, Lhermitte convoitée,

Au rendez-vous Degas, son amour à Vouet.

Cette belle artiste fait l’art de toutes ses courses.

Pinceaux, palette, et huiles, comme l’eau de la source

Pour cette jolie fée. Tant de charme É. Manet,

Son si tendre Bouquet, un parfum pour Monet,

Hélas ! de Bonnefoit, j’oublie toutes mes courses !

Si j’étais son Poussin ?  Elle sourit mais Baille…

J. Restout Clouet, mon pauvre cœur chamaille…

Son regard trop Léger rend bien Gros mon chagrin !

Je me Courbet pour faire signe Delacroix.

Perdant la Battaille, je suis resté pèlerin

À l’épicerie d’art, c’est là où Vanina.

15 janvier 2011

Dans quel état j’erre ? (Captaine Lili)

Une boite ronde et blanche pour les joies zen,

Un grand panier d’osier pour les gourmandes,

Un simple carton pour les joies de papier,

Un coffre en amarante pour les joies impudiques,

Un herbier pour les joies amoureuses,

Une malle vernie pour les joies en patchwork,

Pour les joies vives, une bonbonnière transparente

Une trousse pour les joies de secours,

Un écrin de soie pour les colliers de joies,

Un poudrier poudré pour les joies perlimpinpin,

Et des livres, des livres, des livres !

15 janvier 2011

L'épicerie d'Art (Sebarjo)

A l'époque, j'habitais un studio pourri dans un vieil immeuble déglingué mais avec vue sur Beaubourg. Enfin plutôt avec une vue que me cachait Beaubourg ! J'arrivais à Paris et me sentais bien seul, un peu perdu, toujours largué entre deux rames de métro. C'est pour ça que je me souviens bien de Momo... Momo il tenait l'épicerie d'Art, une petite épicerie de nuit, dans une petite rue aveugle un peu derrière La tuyauterie du mastodonte Pompidou...

Je me souviens qu'à chaque fois que j'y allais pour acheter un p'tit truc de dernière minute, je me mettais à chantonner ces paroles inspirées de la chanson de Brassens, Le Bistrot :



Dans un coin pourri
Du pauvre Paris
Loin du bled
L'est un' épic'rie
Tenue par l'ami
Mohammed...



J'essayais de la faire un peu raï mais bien souvent c'est ma voix qui déraille, alors j'arrêtais dès le premier couplet pour éviter qu'on me raille... D'autant plus que je n'avais pas le temps d'en chanter plus, car à ce moment de la chanson, j'arrivais déjà sous l'éternel parasol Coca-cola de Momo.

Il me connaissait bien Momo, j'étais un régulier. Tellement tête en l'air. A chaque fois que je faisais mes courses - pas bien loin, au Franprix là-bas derrière la place - j'oubliais d'acheter quelque chose. Je faisais pourtant mes listes bien soigneusement, en notant tout dans l'ordre des rayons du magasin, mais bien souvent je les oubliais sur la toile cirée rouge pétante qui recouvrait ma tablette battante  de cuisine. Une véritable kitchenette de poche. J'en étais fier, elle était presque aussi grande que ma chambre. Mais là n'est pas la question, revenons-en à Momo.

Momo c'était un chouette type avec les réguliers comme moi. A cause de moi ou plutôt grâce à moi, parce qu'il voulait me faire plaisir, il s'est mis à proposer des plaquettes de beurre demi-sel et des galettes de sarrazin (là on se retrouvait, à croire que le blé noir est arabo-celtique...). Réminiscences de ma Bretagne natale. Et ici on n'est même pas à Montparnasse, pour vous dire un peu le coin pourri...Pas un biniou en vue ! Il en vendait pas mal en plus, je n'étais pas le seul à lui acheter ces articles du grand Ouest, y 'avait de la demande sans qu'il le sache. Du coup, il avait investi dans le cidre et en offrait toute une gamme, parce que les gens avec les galettes ils veulent du cidre, c'est normal. On en trouvait plein de sorte et de préférence du finistérien (t'en trouves même pas à Franprix du comme ça), pas du Normandie, ça c'est bon pour boire avec des tartes aux pommes.

Alors-là bien vu Momo ! Parce que désormais, je venais même chez toi quand j'avais bien fait toutes mes courses avec un plan de route si bien suivi que je n'avais rien oublié ! J'étais passé de régulier à ultra-régulier (parce que les galettes moi, c'était tous les vendredis soir en alternance avec l'oeuf à la coque... et comme son cidre était le meilleur du coin...). Malgré ça, on causait pas beaucoup Momo et moi, on était plutôt du genre taciturne mais on s'appréciait, ça se sentait. Mieux vaut parfois le silence aux mots inutiles, c'est bien souvent comme ça qu'on communique le mieux. Pourtant avant, le bagout c'était son truc à lui. Avant... mais depuis que sa femme l'avait quitté... Radical, net. Momo est devenu presque muet, fondu dans la parole utile, la phrase toujours exacte. Pas de mots vains.

Il y avait encore des gens qui venaient dans son épicerie. Tous ne venaient quand même pas que pour sa femme ! Son Sidi Brahim attirait quelques gosiers et son coca quelques ménagères...un super détachant faut dire. Et puis les noctambules et les nyctalopes existeront toujours. Bon faut bien avouer qu'elle était belle sa femme... un peu comme dans la chanson de Brassens mais en moins bloc de glace, alors forcément... Plutôt que le voile, elle avait mis les voiles ! Et Momo restait seul depuis, dans ce coin pourri, dans son épicerie de nuit, espérant qu'elle revienne une nuit, échouer sur le sable caché sous les pavés de sa rue.

Et à l'heure qu'il est, il l'attend toujours son voilier magique... Mais il sait qu'il viendra avec son étoile d'Alger, sa femme tant chérie. Il ne l'attend pas seul car veille avec lui, couché à ses pieds sous la caisse enregistreuse, son chien. Une petite caresse de temps en temps, plonger sa main dans le poil soyeux de son lévrier afghan, voilà ce qui l'aide à traverser les nuits qui passent les unes après les autres. C'est pour ça qu'il est ouvert toute la nuit, , Momo... parce qu'il attend. Et savoir attendre, c'est tout un art.

15 janvier 2011

boutique de Walrus‏ (titisoorts)

Je suis moi une personne de technologie qui veux rester à la pointe.Le dernier écran tactile, j'ai .Le dernier téléphone ,j ai, la derniere télévision ,j'ai, la derniere voiture mais oui j'ai.Le déroulement de mon prochain week end ,je le connais, invitation à droite pour vendredi, invitation à gauche pour samedi, du sport le dimanche.qu est ce que l'imprevu? Arrivé dans cette ville du nom de ,je crois Lunéville ,comme à mon habitude suspendu à mon téléphone, j apercois un ecriteau l'épicerie d'art.Je passe le magasin tout en réflechissant ,c'est surement un concept nouveau une épicerie d 'art. Ca se mange? J'imagine un tableau d'arcimboldo réalisé en véritables fruits.Des fruits scultés servant de décorations;une mona lisa en patisserie.J 'entre et là derriere la porte je me trouve devant une pièce immense et vide ,personne pas de meuble que des murs blanc, si pardon ,le fond est tapissé de textes .Je commence à lire ,des histoires ,des idees ,des pensées écrites par des inconnus signé Tendreman spice ;Venise ;Vegas Sur Sarthe et par bien d'autres encore.Je lis et m aperçois de certaines realités ,certaines justesses dans les propos,défiant toute concurence et ça me dis ,cela me parle et m interpelle.Lorsque je ressorts du magasin quelque chose en moi à changé .Je n aurais imaginé que tant d 'artistes pouvaient me transmettrent autant d idees et de voyages .Ceci est bien une épicerie d'art je me sens rassasié et bien nourris merci.

15 janvier 2011

magasin d'art (Sable du temps)

Ah le marchand d'art a rouvert ses portes !

Bonjour ! Alors que me proposez-vous cette semaine ? Oui, que du frais, du grandiose, de la belle oeuvre, bien sûr ! Assurément votre palette est large.

Watteau ? excellent. Mettez-moi quelques touches de Gilles, oh très peu , je ne m'embarque pas pour Cythère quand même ! J'organise juste un déjeuner sur l'herbe, non non, pas au moulin de la galette, mais peut-être, au bord de la Seine à Chatou. Je prendrais volontiers un soupçon de Van gogh, pour les fleurs. Vous reste-t-il du Braque pour la musique ? - plus de violon - tant pis.  - Munch – dîtes-vous,  non merci, les cris perçants, très peu pour moi. Voyons voir, que va-t-il me manquer ? Mais oui, bien sûr, ces quelques fruits, vraiment Gauguin, c'est la fraîcheur assurée ! et puis je ne résiste pas à la perle de cette jeune fille, je reconnais bien là la qualité Vermeer, du premier choix !

Eh bien je pense avoir tout prévu. Quelles emplettes ! J'adore jouer les glaneuses.

Oh zut, je n'ai plus de Monet … je vous paierai la prochaine fois en vous rapportant la consigne des buveurs d'absinthe ...

15 janvier 2011

EPICERIE D’ART (Lorraine)

La boutique s’alluma parcimonieusement quand je poussai la porte. Je fis un pas, mes yeux s’embuèrent, mon cœur battit plus vite, je me sentis comme happée par un sortilège : j’étais dans l’Epicerie d’Art.

 Je venais pour acheter quelques dattes, du sucre candi en ficelle, une « tisane d’Orphée » dont on parlait à voix basse dans le village et la « liqueur sans nom » qui n’avait pas de goût non plus, mais rendait heureux ceux qui y trempaient les lèvres.

 Un parfum de gingembre tournoyait autour de la Victoire de Samothrace prête au sublime envol au tournant d’un couloir. La vitrine aux aromates vendait une once de perlimpinpin, mais aussi des partitions de Beethoven dont on entendait en sourdine « L’Hymne à la joie « .Un muscadin sortit d’une porte, laissant un sillage de muscade. Au passage, j’achetai de l’anis et de la cannelle, je tournai à droite, arrivai dans une pièce lumineuse et pleine d’un monde d’autrefois, rieur et chantonnant. Je m’asssis sans façon auprès de Renoir qui, entouré de ses personnages, festoyait au Moulin de la Galette. Il m’entraîna dans une polka endiablée et je me retrouvai devant le comptoir de l’Epicerie d’Art où un chat énigmatique aussi haut que moi faisait ses comptes. Il me jeta un regard filtré entre ses yeux verts et miaula :

 - Heureuse ? 

 J’allais répondre par pure courtoisie. Mais je me retrouvai dans la rue, devant la crèmerie ordinaire « Chez Maria » où je vais d’habitude. Maria était sur le pas de la porte. Elle s’inquièta :

 - Vous allez bien, Madame ?...

 - Oui…Non…Ce sont ces sacrés Défis…Ils me mettent la tête à l’envers…

 Je rentrai chez moi. J’avoue que j’ai pris un petit remontant…

15 janvier 2011

Mon cinépicerie (Vegas sur sarthe)

J'habite le 7ième et c'est pas un hasard
si je fais mes achats à l'Epicerie d'Art
là où le client-roi sonne toujours deux fois
et où la grande bouffe a le goût d'autrefois.

J'y prend l'aile ou la cuisse et la soupe au canard
du poulet au vinaigre labellisé Oscar
la soupe au chou du Glaude et la cuisine au beurre,
les pruneaux indigestes des tontons flingueurs.

Si j'osais je prendrais un western spaghetti,
des macaroni, oui... mais des Don Camillo
l'orange Meccano et le Chut! des agneaux
la course à l'échalote en version ralenti.

Pour régler l'addition j'ai un truc infaillible
qui ne me coûte rien car c'est l'argent des autres,
et si bien des navets ne sont pas comestibles
mon cinépicerie c'est la vie et rien d'autre.

8 janvier 2011

Défi #132

            Vous êtes tenté(e) de faire vos courses  dans cette épicerie originale ...

                                                                                                                  Racontez ...

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Envoyez vos trouvailles à samedidefi@hotmail.fr

A bientôt le plaisir de vous lire ...

8 janvier 2011

Se sont laissé emporter par le démon du jeu...

8 janvier 2011

Défi 131 (Adrienne)

Votre enfant a reçu en cadeau un "Jeu de mots". MAIS ..... Il n'y avait pas de règle du jeu dans le coffret. A vous d'inventer la règle du jeu puis de la mettre en application en utilisant les 10 mots proposés.

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C’est Walrus qui débloqua la situation en faisant une première proposition:

- Barrons tous les mots qui ont entre eux un point commun. Le gagnant sera celui qui en gardera le moins à la fin.

Et il en fit immédiatement une brillante démonstration, barrant les trois mots en –ion (qui de plus sont tous féminins), les trois noms propres (qui de plus relèvent tous de mythologies), les deux mots possédant une famille avec verbe et adjectif et même les deux derniers, l’otage et le rez-de-chaussée, vu qu’ils étaient totalement sans famille et tous les deux masculins.

Tout le monde se rendit compte qu’à ce jeu-là, Walrus serait toujours gagnant . Aussi, chacun se mit à proposer des règlements dans sa propre spécialité, comme d’utiliser les dix mots piochés pour en faire l’histoire la plus poupounesque possible, le poème le plus délicieusement lorrainien, la chanson la plus joyeuse, le récit le plus Tendreman soft spice…

On n’écouta même pas les propositions de Joe Krapov, vu que de toute façon il aurait été le gagnant dans toutes les catégories. Map, Venise et Vanina avaient pensé à une sorte de Pictionary photographique, Pivoine avait déjà un Delly en tête et Sebarjo des haïkus. Il lui en vint d’ailleurs spontanément deux :

Masque de Moloch
En suspension d’Atlante
Cyclope en otage

Au rez-de-chaussée
Intuition d’étudiant
Otage du masque

Et vu qu’il venait de terminer la lecture de Cien años de soledad, il leur donna même une structure cyclique, ainsi que chacun put le constater.

- Bon, tout ça ne nous avance pas trop, fit Walrus. Qui a d’autres idées ?
- Transposer le tout en argot des banlieues ? fit Vegas, qui n’avouera jamais que Cobra le Cynique, c’est lui. Et si vous ne me croyez pas, la preuve est là
http://www.dictionnairedelazone.fr
- On pioche dix cartes et on doit les utiliser dans une histoire avec les mots ‘queue’ et ‘culotte’, proposa B*** (qui préfère rester anonyme, vu son boulot d’institutrice)
- Moi, dit Captaine Lili, je formerais deux équipes avec onze mots et on ferait un match poético-verbal !

Mais on ne lui demanda pas d’expliquer son propos : le docteur Zigmund avait enfin débarrassé sa table de sa comptabilité, de sa nappe flashy antitaches et des reliefs du réveillon et mis la main sur le règlement.

Qui était d’une si navrante banalité qu’on regretta de l’avoir retrouvé…

(à suivre…)

 

8 janvier 2011

TANAGRAM© - un mot qui fait image – (Vanina)

But du jeu
Dessiner des figures à partir des lettres d’un mot tiré au hasard. Les figures doivent, si possible, évoquer la définition du mot en question.
Les lettres (majuscules de la police Myriad) peuvent être déplacées, agrandies ou diminuées, elles peuvent subir une rotation (maximum à 90°).
 
Exemple de définitions pour les mots dessinés :
Moloch
: Chef - Dieu cruel…
Otage : Captif -Prisonnier…
Cyclope : Géant qui n'avait qu'un seul œil au milieu du front…
Etudiant : Personne qui suit des études supérieures - Ecolier …
Fortification : Ouvrage fortifié - Citadelle - Fort, forteresse, fortin - Place forte…
Intuition : Divination – Inspiration - Prémonition - Vision (3e œil)…
Masque : Empreinte du visage - Faciès - Figure…
Rez-de-chaussée : Partie d'un bâtiment au niveau du sol, de la chaussée…
Suspension : Système formé par des éléments suspendus -Lampe, lustre…
Atlante : Statue d'homme servant de support - Cariatide, colonne…

Vanina

8 janvier 2011

jeu de dupes (Zigmund)

Pris en otage depuis le premier janvier 2011 par un cyclope, (qui par définition ne voit que d'un oeil) je me vois obligé d'accepter votre jeu et de télé transmettre.
Vous m'avez suffisamment menacé :  si je continue à jouer les Don Quichotte, et à regarder d'un oeil torve la jolie carte verte dite VITALE que me tend le malade, je risque, non pas la suspension(quand même pas) mais je serai considéré comme un roi malfaisant , un moloch en quelque sorte.
Cette décision  masque à grand peine  le désir de la caisse primaire d'assurance maladie d'envoyer les petites mains qui géraient nos feuilles de soin papier faire le pied de grue au rez de chaussée du pöle emploi puis pourquoi pas de délocaliser la gestion informatique.
J'ai étudié la règle du jeu avec soin dans l'espoir de trouver une faille dans cette fortification administrative. Mes collègues rentrés dans le jeu de bonne grâce me traitent de martien ou d'Atlante.
J'ai donc reçu cette sal*perie de fer à repasser à double fente qui va me faire rentrer dans le rang. Je sais déjà que ça va me prendre un temps fou, que je vais payer cher cette chaine qui m'attache et que ce n'est pas le pourboire minable que me versera la sécu en retour qui calmera ma colère.(c'est comme si mon banquier me prenait des sous sur chaque remise de chèques).
Lorsque j'étais étudiant, je croyais devenir médecin et voilà qu'aujourdhui j'ai l'intuition que  je vais payer pour faire le travail de bureautiers  que vous allez licencier.
Dame Sécu, votre jeu ne me fait pas du tout  rigoler, et si ça avait été autorisé je me serais offert un beau retour à l'envoyeur.

8 janvier 2011

Règle du jeu de mots dont la règle a été égarée (32Octobre)

Vous connaissez l’OuLiPo
Non…
Pourtant vous connaissez Georges Pérec, Raymond Queneau
Mais si Zazie dans le métro
Ça y est, vous y êtes
Donc vous allez vous prendre pour un des émérites successeurs de ces célèbres hommes.

Plusieurs règles à ce jeu, suivant votre âge
Car ce jeu est fait pour tous de 7 à 107 ans (pourquoi s’arrêter à 77 ans… dans ce siècle des nombreux centenaires)

1. Vous avez moins de 10 ans, cette règle est pour vous

Classer les mots par ordre alphabétique[1]
Sur la première lettre
Ou sur les dernières lettres
Par nombre croissant de lettres
Par nombre décroissant de lettres

2. Vous avez plus de 10 ans, cette règle est pour vous

Écrire une définition pour chacun des mots dont le maximum de termes commencera par les lettres des mots en question :

 

 


 

[1] 

   

Atlante

Cyclope

Étudiant

Fortification

Intuition

Masque

Moloch

Otage

Rez-de-chaussée

Suspension

 

Rez-de-chaussée

Otage

Cyclope

Atlante

Masque

Moloch

Fortification

Suspension

Intuition

Étudiant

 

 

8 janvier 2011

le jeu de maux (bonne annee à tous)‏ (titisoorts)

Voila,c'est le moment .Je ne comprenais pas,la fille du voisin l'a déjà reçu depuis fort longtemps.Pourtant,tout est calculé dans ce monde.Moi qui rêvait de grande famille,il a fallut que le gouvernement nous inflige ,ordonne ,nous impose un seul enfant par foyer.C est déjà difficile de le voir deux jours par mois.Je ne sais même pas qui il est.Enfin ,quoi qu 'il arrive son livre est là, devant moi ,je n'y crois pas encore.Tellement d'enfants se sont sentis apaisés de savoir tout sur leur passé.Le jeu de maux qu ils appellent cà,vivement ce soir que mon fils arrive, je ne serais attendre plus longtemps.
La journée n'est pas passé vite, ce n est pas grave, j'entends l'hydraucar,il arrive.La porte s'ouvre je redécouvre mon enfant,il a encore grandi.Il me manque tellement mais je ne dois pas le lui montrer.Je l'embrasse et lui apprends que le livre est arrivé.Il change de couleur, cours me demandant ou est il?. Il l'aperçois ,le récupere et cours dans sa chambre.Il s'enferme, et avant de l'ouvrir fait une pose et se demande se qu'il va devenir.Il pose sa main sur la couverture,le livre le reconnait instantanement.Il s'ouvre et là ,dix mots apparaissent.L 'apprentissage à son ecole d'ame superieur l 'a formé sur le livre.Il place sa main gauche sur la page de droite et son autre main sur la page de gauche.Il commence à rentrer en transe,les images défilent,quoi le frein que j'avais en moi n 'était que cette histoire ,qu'il m est arrivé il y a si longtemps.Mon ame n'était pas encore completement lavée.
Au temps de l 'ancienne grece "j ai mal à la tête ,les images défilent" lorsque j'étais encore bébé,un moloch m 'avait pris en otage,pour me sacrifier au milieu des braises et se fut un valeureux étudiant cyclope qui me sauva."Mon coeur s 'accelere,je vois les scenes , les ressents,la violence ,la douleur".Et j ai depuis ce temps construit une fortification autour de moi, des barrieres à toutes sortes d'amours ainsi qu'aux autres.
"je commence à comprendre pourquoi je suis si renfermé, si réservé, si timide et surtout pas epanouis." Je n'es pas le temps de me poser de questions que l 'autre côté du livre s'active.Les conseils affluent, je dois pour mon futur , suivre mon intuition, laissé tomber mes carapaces , mes masques.Ne plus rêver être moins tête en l'air,rester au rez de chaussée ,plus terre a terre et profiter des moments présents.Je dois me construire,mon âme me pousse à batir .Architecte du nouveau monde la terre est saturée ,je batirais un empire sous l eau et serais le premier atlante .Mon imagination sera sans limite,je reussirais à batir des jardins en suspensions."Merci mon  livre j'ai hâte de commencer ma nouvelle vie..."

8 janvier 2011

Règle du jeu (Sable du temps)

Cher monsieur Atlante virgule à la ligne

Je vous écris pour vous dire virgule que j'ai un sérieux problème avec le coffret ouvrez les guillemets mystères et intuition fermez les guillemets que vous m'avez vendu point Où est le règle de ce jeu point d'interrogation Je ne vois que des cartes virgule toutes plus énigmatiques les unes que les autres point d'exclamation En étudiant chacune de plus près virgule je cherche comment utiliser deux points Moloch ouvrez la parenthèse il est effrayant fermez la parenthèse virgule otage virgule fortification et rez-de-chaussée point De plus virgule que vient faire dans cette histoire virgule ce cyclope et pourquoi porte-t-il un masque point d'interrogation à la ligne

J'attends de vous des explications et vous en remercie à l'avance point

      Signé deux points madame Sable trois points de suspension

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