Hommage au bidouillage (Laura)
Je voudrais rendre hommage au bidouillage bien que je ne sois pas sûre que le terme corresponde à ce que vais évoquer. Vu d'ici, on pourrait parler de bidouillage mais l'ayant vu là-bas, je parlerais plutôt de débrouillardise confinant parfois au grand art.
Quand je parle de là-bas, c'est pour parler de Casablanca où j'ai vécu(et travaillé) trois ans.
Je ne veux pas généraliser au Maroc car je ne connais pas le Maroc, je n'ai passé que quelques jours dans quelques villes aux alentours.
Par contre, Casablanca, j'y ai vraiment vécu et contrairement à beaucoup d'Occidentaux(et de marocains) vivant là-bas, je n'ai pas voulu prendre de bonne et nous faisions donc nos course nous-mêmes.
Pour ma part, j'aimais beaucoup aller dans les souks , non pas seulement les souks pour touristes mais des souks pour les casaouis où certains marocains n'envoient même pas leurs bonnes. Dans ces souks, on trouve de tout dans la quantité qu'on veut, sous la forme qu'on veut. Vendre à l'unité des vis, des lentilles oculaires, des "trucs" pour les rideaux etc.
Alors que chez nous, on se met péniblement au recyclage avec la volonté de préserver l'environnement, là-bas, on pratique un recyclage, peut-être moins écologiquement correct mais on le fait à la source. Quand mon mari sortait de l'appartement et portions une poubelle(avec la chaleur, six mois par semaine, on change très souvent les poubelles) pour la mettre dans le container, peu de temps après, je pouvais me mettre au balcon et voir se faire le tri sélectif directement dans le container par un ou des casaouis qui recyclent tout ou presque. Rien se perd, tout se prépare. Cela permet à beaucoup de gens de vivre, peut-être chichement mais vivre... en travaillant, réparant ce que chez nous, on jette, faute de solutions.


















