Aube falote, fantomatiques fioritures et vaines dorures

Pauvres arbres déshabillés par les affres de l’automne

Ombres insensées courant se délayer en brouets atones

La Nature se dévêt du clair et se déguise dans l’obscur.

Les couleurs se refroidissent, son marron devient pastel

Insidieusement, ses verts se congestionnent émeraude

N’en déplaise au soleil, les jaunes sont en maraude

Aussi, les rouges s’embrouillent en vives querelles 

Il faudra bien un hiver pour imaginer des couleurs

Retrouver devant l’âtre des scintillements d’ardeur

 En espérant du printemps ses bourgeons vainqueurs.