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Le défi du samedi
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20 juillet 2019

Une araignée au plafond (Walrus)

0720

 

Au premier coup d'œil avec sa couleur rouge on pourrait penser à un restaurant chinois, mais en y regardant mieux, les pieds des premières lettres de l'enseigne nous enseignent (désolé, j'ai pas pu m'en empêcher) qu'il s'agit d'un resto italien.

Tant qu'à regarder, apprenons-en un peu plus : la vue en contre-plongée et la barrière de protection devant la porte entr'ouverte (question que le client ayant un peu forcé sur le Prosecco, le Chianti, le Zabaione et la Grappa ne s'écrase dans la rue en tentant une sortie majestueuse) montrent qu'il s'agit du premier étage du bâtiment.

L'angle entre les parois laisse supposer que l'établissement se situe à un coin de rue.

Les flasques gainées de paille suspendues au plafond confirment la nature italienne de l'endroit, contrairement au tissu Vichy des nappes et de l'abat-jour qui fait un peu franchouillard rustique.

Vous m'objecterez bien sûr que le Vichy est aussi présent en Italie du nord, ce à quoi je vous répondrai que la cuisine servie dans les restos italiens de mon pays est très souvent d'inspiration plus méridionale : napolitaine, sicilienne, quel est donc l'adjectif correspondant à Pouilles* ?

Pour le reste, je n'en sais pas plus : je n'y ai pas mis les pieds, la photo a été prise en l'an de grâce deux mille deux par mon épouse lors d'une virée entre filles dans la bonne ville d'Anvers (Antwerpen pour les vlamingophones pointilleux).

Non, je n'ai pas parlé de la guirlande d'ampoules colorées courant sous la corniche, mais vous l'aviez remarquée sans moi, alors...

 

*apulien


 

 

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13 juillet 2019

Défi #568

 

No comment, comme disent les politiques...

0720

 

13 juillet 2019

Se sont penchés sur l'art floral

13 juillet 2019

Land art (Laura)

 

Ce n'est plus le paysage dans l'art qui fut longtemps un art mineur avant de prendre le devant de la scène au dix-neuvième siècle et surtout grâce aux impressionnismes qui lui donna ses lettres de noblesse au point d'éclipser parfois le paysage de l'art des siècles précédents, de ceux qui firent à la même époque autre chose que l'impressionnisme et de ce qui suivit ce courant si populaire(aujourd'hui mais décrié à l'époque) comme le land art ou "art paysage."                           

Le dernier exemple que j'ai vu, samedi dernier, est le parcours "art et architecture" du Château Lacoste[1].

 

 


[1] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2019/06/21/la-promenade-art-architecture-6159536.html

 

13 juillet 2019

L'odeur de la liberté. (maryline18)

 

À l'orée de la forêt, elle hésita, puis, poussée par sa curiosité, par sa formidable envie de le rencontrer, elle avança dans la pénombre odorante et humide. Etait-ce une légende ou pas, elle était bien décidée à en avoir le coeur net ! Il lui fallait trouver le vieux chêne malade qui abritait en son tronc une famille d'écureuils, puis suivre le chemin tortueux à sa droite. Des brindilles craquaient sous ses pas , des glands lui tombaient sur la tête, des fougères lui chatouillaient les jambes.

Le livre de l'arrière-grand-mère décrivait une clairière enchantée, avec en son centre, un magicien aussi surprenant que généreux. Il suffirait de lui susurrer à l'oreille quelques mots pour qu'il en fasse tout un poème, ou bien de lui souffler une idée, une couleur, pour que naisse toute une histoire. Bientôt il lui raconterait les plus beaux contes débordants de princesses, de fées, de chevaliers et de sorcières. Cette idée l'enchantait et lui donnait tous les courages.

Ses pas ralentissaient bien malgré elle. Le soleil semblait l'avoir abandonnée, en même temps que ses forces... Seuls quelques oiseaux l'encourageaient à persévérer. Elle décida alors d'une petite pause et s'endormit  sur un coin de mousse, plus moelleux que le meilleur des matelas, ne pouvant résister à une douce torpeur. Elle aperçut très vite, l'homme aux mille histoires. Elle s'approcha de lui, il paraissait l'avoir attendue depuis si longtemps. Son corps était couvert de feuilles et son visage avait les traits tirés. Il lui sembla si triste qu'elle voulut d'emblée être son amie.

Elle s'approcha et lui murmura quelques mots bien choisis. Il était question de vallées, de sources, et de voyages. Alors le visage du magicien s'éclaira et toute une féerie coula de sa bouche. Volant comme un oiseau, elle se posa dans une vallée recouverte de fleurs de toute beauté, elle se baigna dans une rivière d'eau douce et but à la source magique, celle qui exauce presque tous les rêves. Il l'emmena faire un voyage merveilleux. Elle devenait l'héroïne de toutes ses histoires. Quand elle ouvrit les yeux, il avait disparu, lui laissant en souvenir une grande plume, aussi douce que le duvet d'un oisillon. Elle la sentit et apprit l'odeur suave de la liberté. Entre rêve et réalité, entre éveil et somnolence, elle rentra le pas léger. Il lui suffirait, à présent, de caresser sa plume magique et de fermer les yeux pour basculer dans l'autre monde...  

 

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13 juillet 2019

Romane d'apprentissage : Épisode un (joye)

124111697

Mon premier amant était artiste-performeur et s’appelait Titus Lepérilleux.  Non, je ne mens pas.

Je l’ai rencontré à la Foire aux Lumas, où il faisait son one-man show, « Gerbant-la-Gerbe », un commentaire retro-avant-gardiste (son mot, pas le mien) sur la politique de Greenpeace. Hélas, oui, c’était avant que Tonton n’envoie ses agents pour couler le guerrier multicolore. Non, non, ne le nions pas, le président en était eau courante, sinon à La Nouvelle Zélande.

Mais bon, revenons à mon agneau… À cette époque-là, à cette foire,  il n’y avait rien de glamour comme aujourd’hui,  pas de vols en montgolfière à gagner, non, seulement des vendeurs de machines à coudre, quelques tristes manèges, et des plats et des plats et des plats en papier alu des escargots à déguster. Oh, pardon, non, des lumas, pas des escargots, il faut préciser – et aussi des téméraires comme mon Titus, qui aurait reçu plus d’un luma en plein gueule lors de son spectacle, craché par des petites garnitures haineuses qui s'y ennuyaient comme des ratons morts.

Comme quoi, vous voyez déjà sa gueule d’atmosphère.

Tomber alors sur Titus, qui savait se transformer en bonhomme crachant des feuilles sur les pierres, était comme une trouvaille. C’était le fou de coudre (bah oui, son stand était juste à côté de celui des Singer, c’était le destin, voyez-vous !)

Je savais que Titus m’emmènerait, moi, sa petite Romane, loin de Vauchrétien (béni soit son nom) pour nous installer dans une grande ville – comme Angers, par exemple, ou encore, Saumur - et où, parmi des gens un tantinet plus mondains que nous, je me voyais déjà, sur son bras, vivant ma vie de jetsetteuse commençant enfin, fricotant avec Mick et Bianca, trinquant avec des coupes de champagne, grignotant de vrais escargots…

Hélas, tout n’est pas bien qui commence bien. Tout de suite après notre mariage à la mairie, seulement quelques petites semaines d'extase conjugale où je lavais ses soquettes crades dans le ruisseau derrière notre vieille caravane rouillée mais toujours glamour où il ronflait tous les jours, Titus est décédé lors d’un accident tragique, attaqué par une bande de chiens sauvages qui se nourrissait des lumas.  

Non, non, je vous le jure c’est l’histoire officielle, vérifiée et tamponnée par un petit inspecteur drôlement meugnon à la gendarmerie locale.

Je ne sais pas qui a lancé les rumeurs affreux à propos d’un malfrat quelconque qui aurait un jour échangé les feuilles de son costume pour des orties auxquelles mon homme était fatalement allergique. Ça, c'est un MENSONGE, je vous dis.

Parole de jeune veuve tragique !

13 juillet 2019

Le sortilège de Colatroll (Lecrilibriste)

 

Le jour où la fée Mélusine, de passage dans la forêt profonde, reçut sur la tête, coup sur coup, trois canettes de Coca, accompagnées du rire vulgaire du jeune Colas, la casquette écarlate à l'envers, qui avait shooté dedans exprès et trouvait ça très drôle..... C'en était trop ! ….

Elle décida de punir l'importun pour lui faire comprendre la politesse et lui inculquer de force le respect de la nature. D'un coup énergique de baguette magique, elle fit voler la casquette et transforma sur le champ l'incivil en un Troll hideux qu'elle nomma Colatroll . Il en resta tétanisé, la bouche grande ouverte figée dans l'étonnement.

Elle réfléchit un moment ce qu'elle allait en faire … Avec sa bouche béante et son air effrayé, il ressemblait à …à … à... un regard de fontaine …

Elle aussi se mit à rire ... Tiens donc !….Elle allait le déguiser.... en fontaine ...Elle s'amusa à le coiffer de broussailles, à l'habiller de feuilles, puis elle l'assit, bon gré mal gré, au milieu d' une clairière dans le secret de la forêt et l'astreint à vomir en cascade et en continu des herbes nouvelles, des fleurs fraîches et des feuilles de chêne, de tilleul et de hêtres pour compenser toutes les saletés – canettes vides, sacs de plastique remplis de cochoneries - qu'il avait laissé traîner exprès, ou avec la flemme de les rapporter - et pour souiller la nature depuis qu'il avait l'âge de raison .

Devant son air effaré, elle décida , bonne pâte, que le sortilège pourrait, malgré tout, prendre fin le jour où une vieille dame excentrique, marchant pieds nus dans la forêt en parlant aux plantes s'arrêterait toucherait la tête de Cloatroll et le délivrerait à jamais du sortilège et de sa mauvaise habitude..

 

Depuis trois mois déjà, nuit et jour, la coulée de verdure giclait en continu de la bouche de Colatroll déroulant un tapis d'émeraude entre ses jambes au milieu de la clairière devenue si verdoyante et si fleurie que tous les insectes rappliquaient pour se saouler de pollen et lui faire un moment la causette . Mais lui ne pouvait faire que ... gloup...gloup... gloup..gloup... pour répondre tristement. A côté, une source à l'eau transparente lui murmurait une chanson douce pour calmer sa tristesse

- Tu as l'herbe dans la peau, c'est le moins qu'on puisse dire mon vieux, disait la libellule

- T'en as pour jusqu'à la fin des vacances, c'est sûr, disait le papillon

- C'est pire qu'à Koh-Lanta disait le criquet

- Elle exagère Melusine disait le ver luisant

- Il faut vraiment faire quelque chose, dit soudain l'abeille compatissante. Réunissons-nous et débrouillons-nous pour amener jusqu'ici la vieille dame excentrique qui marche pieds nus et parle aux plantes.

C'est ainsi qu'un beau matin, la vieille dame excentrique, qui marchait pieds nus en parlant aux plantes et qui, de surcroit, était un peu sorcière, fut fort étonnée de voir un essaim d'abeilles, un nuage de papillons et cinq libellules lui passer devant. En vrombissant et en la précèdant. Elle leur parla gentiment

- Laissez moi passer, les amis, il a plu dans la nuit, il doit y avoir des cèpes dans la clairière …

Mais l'escadrille continua de la préceder et comme elle était curieuse de tout ce qui touchait à la nature, et que ce cortège était vraiment étrange, elle le suivit pour en connaître la raison et voir où l'essaim allait se poser...

C'est ainsi que la troupe arriva dans la clairière où la vieille dame poussa un cri de joie en trouvant des cèpes à foison. Mais l'escadrille lui tournait autour sans la laisser ramasser, dans une ronde effrénée jusqu'à ce qu'elle se retourne fort étonnée et découvre cette fontaine étrange d'où giclait en continu un flot de verdure. Elle s'approcha et caressa la tête en broussailles en disant …

- Des ronces ? Voyons, vous n'allez pas envahir cette fontaine de jouvence avec vos épines, les ronces ?

et elle ramassa quelques mures qui avaient muri là, touchant de ce fait, la tête de Colatroll qui d'un seul coup se déplia, se redressa reprenant forme humaine, et sauta au cou de la vieille dame, ébahie, au milieu de la ronde des essaims d'insectes qui se réjouirent de voir le sortilège prendre fin.

 

Et depuis ce jour, Colas msupprima à jamais au Coca-cola. Il se mit à marcher pieds nus dans la forêt et à respecter la nature dans laquelle il avait baigné pendant trois mois. Il apprit avec la vieille dame excentrique les secrets des plantes et de la nature et devint un grand herboriste . Et lui, il l enseigna à la vieille dame le langage des insectes qu'il avait eu le temps de comprendre et d'apprendre

 

13 juillet 2019

Pierre Quiroule est malade (Vegas sur sarthe)


Ce samedi matin au jardin il fallut bien se rendre à l'évidence : Pierre Quiroule – connu plus familièrement sous le nom de père Quiroule – s'était mis à cracher vert !
Tout le monde se rendit donc à l'Evidence – joli nom pour un jardinet – pour apercevoir le phénomène.
C'étaient des sortes d'algues, comme de longues herbes ligneuses, des pieuvres qui dégueulaient de sa bouche exsangue pour se répandre sur les galets des allées d'ordinaire bien proprettes.
Le vieux jardinier – surnommé Namassepamousse – nota scrupuleusement l'incident sur son calendrier lunaire avant de courir prévenir Quidedroit, la maîtresse du jardin.  
Devant la pâleur cadavérique du père Quiroule, Mademoiselle Quidedroit s'empressa de mander l'équipe du docteur Ecoutesilpleut que ses travaux sur les maladies du  cresson de fontaine avaient élevé au rang de Grand Maître es Gardinium.
Après une auscultation au coût exorbitant et une visio conférence avec le Centre de Recherche Toutpourlebio, le verdict tomba : Le père Quiroule dégueulait du vert...

Namassepamousse le jardinier attendit que l'impressionnant aréopage ait quitté les lieux pour s'approcher du grabataire.
Il s'apprêtait à user de sa recette miracle – une vieille sulfateuse à bouillie bordelaise des années 30 qui était venue à bout de tant de saloperies  – lorsqu'il entendit le père Quiroule murmurer entre deux crachats d'algues nauséabondes : » Laisse tomber … c'est encore un coup de Défidusamedi »
Namassepamousse remit sa sulfateuse à l'épaule en maugréant : »Morbleu ! ça sert à quoi que je me décarcasse ? ».

Ce Défidusamedi commençait à lui courir sur le haricot, au propre comme au figuré !


13 juillet 2019

Les Courgettes (Pascal)

 

C’était une innovation dans mon beau jardin. Les vents étaient favorables, la lune était d’accord et la pluie incessante du printemps s’était enfin infiltrée dans la terre. Pendant ce créneau de beau temps, j’ai enfin planté mes courgettes. Le magasin les vendait par barquette de six. Qu’à cela ne tienne, j’ai tout mis dans la parcelle !... Les plants ont rapidement trouvé leur place au milieu de tout l’engrais que j’avais déversé pour leur essor. Ben oui, si on veut des résultats, faut bien y mettre le prix ! On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre dans le petit monde des jardiniers connaisseurs. Il faut aussi semer de la sueur, en même temps, en partage équitable, dans les sillons prometteurs de la future récolte espérée ; c’est le prix à payer.

C’est fou comme elles ont bien pris, mes courgettes !... Les fleurs ocre jaune étaient comme des soleils éclatants. Bien plus belles que des fleurs de tournesol, des pivoines odorantes ou des lys géants ; elles s’ouvraient en grand pour recevoir tous les insectes mutins qui pillaient sans vergogne le pollen débordant. Comme un futur papa, je surveillais toute cette gestation estivale. J’avais hâte de reconnaître mes petits…

J’ai traité en masse pour les limaces, les chenilles, les escargots !... Chasse gardée !... Propriété privée !... Sus aux pucerons et autres macrophages ennemis !... J’ai sulfaté  pour les maladies, les feuilles jaunies et autres champignons insidieux… J’ôtais toutes les bestioles inconnues au répertoire de la bonne qualité de la vie de mes courgettes.
Quand le soleil était trop ardent, je les couvrais avec une toiture de canisse et quand la pluie devenait trop effervescente, j’écopais mes sillons sans relâche…  

Même si le voisinage souriait dans mon dos, je n’avais que faire de leurs jasements de jardiniers jaloux. Les feuilles de mes cucurbitacées leur faisaient plus d’ombre qu’elles n’en faisaient au reste de mon jardin… Ils discutaient dur dans leurs chaumières, les légumistes, ils en espéraientpresque la grêle pour me voir abattu devant ma récolte saccagée… Mais les fleurs arrivaient par dizaines et les fruits s’allongeaient à vue d’œil… Comme si le ciel était avec moi, les quelques ondées nuiteuses nourrissaient ma récolte…

Ce fut un véritable succès ! Une réussite !... C’était des vraies matraques de CRS !... Des gourdins de préhistoire !... Des défenses d’éléphants !... Des records de Guinness !... J’ai eu un encart sur le journal régional ! Puis les journaux spécialisés se sont intéressés à moi !... J’étais une vedette…

C’est sûr, j’en ai bouffé mon soul !... Il en poussait plus que pourma propre consommation… Accommodées en compote, en gratin, à la vapeur, farcies, en confiture, en onguent, en ratatouille, macérées, en salade, en soupe, j’en mangeais trois fois par jour !... Conservées en bocaux, congelées  ou en vrac dans le bac à légumes, j’en avais plein la maison…
Je pensais courgette, je vivais courgette, je dormais courgette, même ma peau prenait la couleur d’un tendre vert courgette… C’est quand j’en aifumédans mes clopes roulées que tout a commencé… Un joint à la courgette, c’est écologique !...

C’est envahissant, les courgettes… Magnanime, j’en ai offert à tout le quartier. J’avais des longues, des dures, des grasses, des mûres, des ovales, des épaisses, des parfumées, à la disposition de leur convoitise. Au début, ils m’amenaient leurs cageots et je les remplissais au goût de chacun. Un jour, rassasiés, écoeurés, comme moi, ils ne sont plus venus… J’ai commencé à alimenter les épiceries du coin puis j’en ai donné à droite et à gauche, à toute la région, à tout le pays. Les feuilles des plants de courgettes masquaient le soleil au reste de mes plantations ; c’est comme si elles aspiraient la terre pour nourrir leurs fruits et je n’osais plus entrer dans mon jardin…

Un matin pluvieux, j’ai vu un oiseau se faire happer par une de ces terribles fleurs cannibales !... J’avais toujours peur de perdre une main quand je tentais la récolte matinale… J’avais des cauchemars de courgettes où elles me chassaient de ma maison avec leurs fleurs géantes !... Les racines exploratrices éclataient le carrelage en buvant entre les carreaux !... Les courgettes bouchaient la cheminée et toutes les tuiles se soulevaient à l’humeur de leurs grossissements incessants !... Elles squattaient les wc pour s’abreuver dans la lunette et buvaient à tous les robinets !...

Un jour, mon chien a disparu. J’ai retrouvé son collier autour d’une courgette !... Un autre jour, c’est le facteur qui n’est plus venu ; j’ai vu le squelette de son vélo au fond du jardin mais je n’ai rien dit à personne… Les racines géantes pompaient directement l’eau de l’Isère à plusieurs kilomètres ; de loin, on entendait des rots monstrueux de courgettes venus d’outre-terre… On a déclaré la zone sinistrée. Des courges énormes ont envahi les jardins alentour et plus personne ne se risquait à passer dans le quartier, sauf des maris jaloux avec leurs femmes légères ou des épouses contrites avec leurs conjoints volages…

À cause de ces cauchemars, je ne savais plus rien du vrai ou du faux !... On a fait venir le ministre de l’agriculture au chevet de ma plantation !... On a retrouvé son papier de discours au fond du jardin, oui, à côté du vélo du facteur… A la rescousse, on a appelé José Bové pour détruire ma plantation !... Depuis, j’ai des courgettes moustachues !...

Maintenant, regardez !... Regardez toutes ces courgettes fanées qui courent au plafond !... Mais c’est plein de papillons blancs tout autour de moi !... Ils me piquent !... Aie !... J’ai oublié de traiter !...  Comment ça ?... Des infirmières ?!... Attendez !... On frappe encore à la porte de ma chambre !... Oui, monsieur le docteur, c’est la courgette géante !... Elle vient me prendre !... Au secours !... Au secours !...

 

13 juillet 2019

Pas de maux (Nana Fafo)

.

Entété,

pas de maux,

c'est faux et tôt (ça ne veut rien dire ???)

Qui sait ! On lit ou voit ce qu'on veut entendre...

 

Rochonchon-lecture-clafoutis tomates cerises

Participer ou pas participer au défi du samedi ?

Prendre le temps ou pas prendre le temps ?

Raconter des bétises ou passer son tour ?

 

J'aurais aimé répondre :

 

J'peux pas ...

J'ai une Ronchonite Verbale

J'peux pas ...

J'bois du Rouge et vomis mon Verre

J'peux pas ...

Je vois Rouge d'avoir pris ce dernier Verre

J'peux pas ...

Je broie du Rouge à Vichy au café du pti K- Ro (comme sur la photo)

en compagnie de la Rafraîchissante Véronique.

Mais ...

En fait, si,  je peux, si j'veux...

Parole d'RV

C'est qui ce Hervé ?  pfff je sais pas.

 

Gare à celui qui dit : J'peux pas j'ai aquaponey !!! 

Pauvres petites bêtes, elles n'ont même pas pied.

 

Des nouvelles de Pingouinnot : il a bien retrouvé un vieu caleçon, mais toujours pas de sleep.

Des nouvelles de Ronchonchon : il râle toujours mais il agit pour se sortir de l'agitation générale improductive.

 

Belle photo-lecture créative à toutes et à tous.

.

.

 

13 juillet 2019

La photo c'est pas moi ! (Venise)

 
À Force d’être sponsorisées par le nucléaire voilà ce qui arrivera à nos vies.

Retenez votre irrépressible hilarité, tête de nœud et regardez à travers cette image la fin de nos vies une feuille de salade entre nos dents irradiées. Abusons du collagène pour ne rien en savoir. Mais le soir de Noel au pied du grand sapin BADABOUM ça se gâte !!
Votre dernier smiley ressemblera à une couronne mortuaire.Bon ! n’allons pas trop vite cette photo ne dit rien de nos vies d’avant.
Je vois remonter votre taux de glycémie. C’est vrai je n’y suis pas allée avec le dos d’une cuillère à caviar.
Quand nous poserons nos genoux à terre.
Quand la lumière tombera
Quand fuiront nos certitudes
Et que nos désaccords nombreux s’agiteront inutilement dans nos silences
Je repasserai par la ruelle où je t’ai rencontré la première fois.

v

Nous ne  sommes depuis que des rêves de pierre.

13 juillet 2019

Titre (Walrus)

w567

 

— Pas de mot on avait dit !

— Dommage...

13 juillet 2019

Réception florale par bongopinot

0706


Sur une table un corps fait de lierre
Posé dessus un visage de pierre
Yeux fermés bouche ouverte
D’où sortent des tiges bien vertes

À ses côté des galets sans âge
Quelques fleurs et feuillages
Pour une occasion particulière
Une fête d’un anniversaire

Dans une salle des fêtes
Tout le petit monde s’affaire
Des paniers rouge cerise
Pour une jolie surprise

Des assiettes gris-bleu
Pour des instants heureux
Et des touches de couleurs
Pour garder la bonne humeur
Pour que cette réception florale
Ne soit que bonheur et régal
Tous ont revêtu leur costume
Comme le veut la coutume

13 juillet 2019

Il suffit (Kate)

 

Il suffit
de passer le pont
qui va de juin à juillet
de prendre ce tournant
de lumière
avec un panier
un sac en bandoulière

Il suffit
de voir une photo
de fontaine
de verdure
pour avoir un déclic
sortir de la routine
pour aller musarder

Il suffit
de peu de mots
pour se reconnecter
et participer
à ce défi
du samedi
merci

k

6 juillet 2019

Défi #567

Tradition initiée par notre amie MAP,
en été pas de mots, c'est photos !

0706

6 juillet 2019

Ils s'en sont sortis, sacrebleu !

6 juillet 2019

Un slogan pour nous, les FEMMES...! (maryline18)

 

N'ayons pas peur de déranger, de sortir du simple rôle d'animal de foire, dans lequel, certains hommes voudraient, dans une utopie bien masculine, nous embrigader d'office !

Le dos voûté, fatigué, abîmé par le ménage, par les enfants à porter, quand ils ne voulaient plus marcher au retour de la promenade... Femmes je vous aime !

La démarche usée, traînante ; les jambes marbrées de varices, qu'il faudra faire scléroser, cadeaux empoisonnés arrivés avec les enfants... Femmes je vous aime !

Les traits tirés par le manque de sommeil, par le temps passé au chevet des têtes fiévreuses, par les maladies à soigner, les petits nez à moucher, les biberons à donner, les couches à changer... La tête embrumée par les soucis d'organisation de toute la maisonnée, qui nous étaient, sont et nous seront souvent délégués...Femmes je vous aime !

...Rentrons leur dans le lard, sans ménagement, déversons nos sacs d'emmerdes, fières et belles comme des Divas, sur leurs têtes de voyeurs, moqueurs ! Ils marchent à côté de leurs pompes, dans un monde qu'ils croient leur appartenir parce que leur intellect ne leur permet pas d'accepter notre supériorité !

 ...FEMME JE VOUS AIME !

Refusons le diktat de leurs pensées qui nous rabaissent, nous salissent ! Approprions-nous la condition de femme que nous méritons plus que jamais. Alors que certaines batailles ont été gagnées par la force qui nous honore chaque jour, ( à la minute j'ai une pensée pour Simone Veil) , la guerre contre les goujats reste à faire !

Nous ne serons jamais de simples objets de décoration, de contemplation. De nos charmes, nous savons en jouer mais, au jeu de la séduction, nous en instaurerons toujours les règles, ne leur en déplaise !

...FEMME JE VOUS AIME !

Les goujats détiennent la palme suprême de la connerie. La vulgarité ne se trouve pas dans notre décolleté trop échancré, ni sur les centimètres manquants à nôtre jupe d'été. Elle ne se trouve pas non plus dans notre démarche serrée dans un jean en stretch, non..., elle se trouve dans leurs propres délires, dans tous leurs fantasmes lubriques qu'ils entretiennent et qui occupent tous leurs temps morts... Leur incapacité à séduire, de par leur ignorance de ce qui fait notre complexité et notre richesse, mais aussi, de par leurs certitudes fausses, désuètes et stériles, les rendent laids et méchants.

...FEMME JE VOUS AIME !

N'acceptons pas d'être répertoriées, classées, comme de simples animaux, en nombre suffisant ! Déclarons la chasse ouverte ! Le gibier foisonne ! Chasseresse de notre destin, exterminons les goujats de tous les territoires ! A nos parfums enjôleurs se mêleront la sueur de notre détermination sans faille. Pour être respectées, nous combattrons !

Femmes de tous milieux, de toutes conditions, de toutes morphologies ; femmes en devenir, femmes avec enfants, sans enfant, femmes élégantes ou pas, séductrices jusqu'au bout des ongles, ou pas, femmes fragilisées, malades ou en bonne santé, jeunes, mûres, comme un beau fruit ou vieillissantes, à chaque pas nouveau vers un bonheur où plane l'ombre d'un goujat, je vous soutiendrai, parce que, femmes de tous bords, de toutes nationalités, je vous aime !

-"Morbleu ! Balance ton goujat !"  Tel sera notre slogan de ralliement !

 

-"Suivez-moi !... A plat les goujats ! sur l'cul les malotrus !...Hein, quoi ? j'suis toute seule ? Oui... c'est bon, râle pas, j' rentre préparer le repas... !"

 

6 juillet 2019

J'élucubre Morbleu ! (Lecrilibriste)

 

Morbleu !

L'air de rien

pour éviter le blasphème

irreverencieux

à l'instar d'un placebo

pour mettre fin au dilemme

tes jurons et tes mots

et les foudres de Jupiter

ont transformé mes lendemains

 

Sacrebleu !

J'ai senti naître en moi

la force du lion

et j'ai pris la file de l'air

galopé par monts et par vaux

volé dans de nouvelles sphères

picoré l'assiette des oiseaux

goûté aux saveurs des agrumes

survolé des nappes de brume

 

Corbleu !

Et si drôle était mon chapeau

orné de voilette et de plumes

que dans le métropolitain

entouré de trois africains

qui le trouvaient tous très beau

j'ai bien fait rire la lune

et dans la lagune

hurler de joie les crapauds.

 

6 juillet 2019

Morbleu (Laura)


Morbleu
Pourquoi ne pas croire en dieu
Plutôt que de croire au diable !
 
Et puis Morbleu
Pourquoi ne pas croire à Satan
En enfer  en même temps qu' aux cieux
 

6 juillet 2019

No Bloody Swearing ! (Walrus)


On ne peut pas dire que voici un mot des plus usités. Dans la vie courante je crois même ne l'avoir jamais entendu prononcer. Et pourtant, tout comme vous, je le connais très bien.

Mais où l'ai-je donc rencontré ?

  • étonnamment, il ne figure pas dans le recueil d'imprécations du Capitaine Haddock
  • il clôture la chanson du bon Georges "La cane de Jeanne" et est bien sûr présent dans "La ronde des jurons"
  • il est présent dans les romans de cape et d'épée, même si souvent il y est remplacé par son appellation première "Mordieu!" souvent en idiome gascon "Mordious!"
  • il figurait aussi, où va se nicher la connaissance, dans mon chansonnier scout et la chanson concernée faisait partie, pour votre plus grand amusement, de mon répertoire chanté.

Je ne résiste pas au plaisir de m'apesantir sur le dernier point et de vous faire entendre une version autre que celle des quatre barbus.

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Le défi du samedi
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