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Le défi du samedi
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23 août 2014

Participation de rsylvie

Balade au Vair.

La fleur au fusil, la fine équipe avance à grand pas.

 Tout joyeux à l’idée du programme de la journée, les garçons chantent à tue tête :

 « dans la troupe ya pas d’jambe de bois,

Ya des nouilles mais ça n’ se voit pas.

La meilleure façon d’marcher

C’est encore la notre,

C’est de mettre un pied d’vant l’autre

Et de r’commencer ….. dans la troupe ya pas,,, M E R D E lance petit Pierre, j’ai oublié les vers » !

-« quoi ! t’as oubliél’appâts ! Mais comment qu’on va faire », s’inquiète Marcel, le plus âgé de tous.

             …. 1 p’tit pouce qui marche

2 p’tits pouces qui marchent et ça suffit pour être heureux

1 p’tit pied qui marche

2 p’tits pieds qui marchent et ça suffit pour être heureux…..

-« Merde, chié…. comment qu’on va faire, reprend grand Jules,

Parc’que sans appâts c’est vach’ment dure d’attraper qu’et-chose »

…..

-« Oué, c’est trop dure », repris machinalement petit Pierre.

Le soleil, qui ne semblait pas vouloir entendre

 la sonnerie du réveil matin, s’étirait langoureusement

sur un ciel de lit bleuté aux couleurs chatoyantes du jour qui se lève.

La petite troupe continuait son chemin comme si de rien.

 …. Elle est passée par ici, coucou

Elle repassera par là….

-« regardez, on arrive presque », s’écrie petit Pierre impatient

de taquiner les poissons d’argent de la Mare à Sorel.

-« Hé l’gamin, t’es bien pressé. Faudra pourtant attendre, car

Y a une tuile, on n’a pas d’quoi les attirer dans nos filets.

Va falloir ruser petit » lui répondit Marcel

-«  Oué, va falloir ruser », renchérit grand Jules.

Arrivés à l’entrée du champ, les uns s’agenouillent d’autres enjambent la barrière.

Puis,  la petite troupe se s’épare et chacun rejoint

mécaniquement son emplacement coutumier.

Hors cette fois-ci rien ne va. Marcel a la mine renfrognée des mauvais jours.

Armés de patiente, les gamins attendent….. attendent.

Jetant à la dérobée un regard vers l’ainé de tous, car ils sont certains.

Marcel va trouver une solution. Seulement celui-ci n’a pas d’idée.

Rien, rien….. rien

….promenons nous dans les bois,

 pendant que le loup n’y est pas.

Si l’idée y est, elle y restera.

Mais comme il n’en a pas, elle n’y reste pas

Soudain petit Paul, du haut de ses 5 ans, ankylosé

par la longue attente, pousse un cri de douleur, des crampes

dans les jambes. Oubliant qu’il est en équilibre précaire

 sur un rocher glissant, se tord dans tous les sens. Et

se retrouve avant même d’avoir eu le temps de le dire,

 le nez dans les roseaux et le cul dans l’eau. 

Aussi vite tombé, aussi vite relevé par grand Jules accouru à son secours.

-« et ben p’tit gars, faut pas gigoter de la sorte », s’esclaffe

l’adolescent tout mouillé à son tour.

….Une souris verte, qui courait dans l’herbe,

Je l’attrape par la queue, je la montre à ces messieurs.

Ces messieurs me disent, trempez-la dans l’eau,

Trempez-la dans l’huile, ça fera un escargot tout chaud….

-« Mais qu’est-ce-t’as encore à gesticuler de la sorte », demande Grand Jules.

Plongeant la main dans son pantalon, petit Pierre en retire

une grenouille aussi effrayée que lui.

-« ha ha ha » s’écrient tous en cœur le restant de la troupe.

Plié de rire devant la mine déconfite du petit, Marcel s’écrie :

-«  c’est pas le tout de taquiner la rainette, mais

faudrait pas que le héro du jour attrape un rhume de fesses.

Rentrons ».

… Il était un petit homme, pirouette, cacahouète

Il était un petit homme, tout mouillé, pirouette, cacahouète. 
Mon histoire est terminée, mais je peux vous la recommencer

Je peux vous la recommencer.

 

Bien à vous,

rsylvie

 pirouette, cacahouète.

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23 août 2014

Juste trop court (Walrus)

- J'l'avais dit qu'il n'y arriverait pas !

- À quoi ?

- À passer avant le rouleau-compresseur !

23 août 2014

une rue dans la nuit (Fairywen)

 

Une rue dans la nuit.

 

Il va mourir au coin de la rue,

Il le sait, il a vécu.
Son seul regret ?
L’amour qu’il n’a point trouvé.
La belle de son frère il a désirée

Mais jamais ne l’a aimée.
Jalousie,

Envie,

Furent les mots-clés.

 

Mais ce soir tout est fini.
Seul contre trois, le requiem est dit.

Jusqu’au bout il se battra,

Seul il ne partira pas.
Dans sa chair s’enfonce l’acier,

Il s’effondre blessé,

Prêt à s’en aller.

 

Mais tout à coup un éclair dans la nuit,

Une épée qui surgit

Des cris,

La peur qui change de camp,

Une silhouette campée devant lui

Qui le défend.

 

Et puis trois corps sur les pavés,

Et soudain près de lui,

Son frère qui lui sourit :

« Nous t’avons cherché

Depuis que tu es parti. »

 

Sa belle est toujours à ses côtés,

Toujours aussi jolie,

Mais il ne la voit plus,

Car avec eux un ange est venu,

Un ange penché sur lui,

Qui lui sourit,

Panse ses blessures

Et son cœur capture

 

Dans une rue de la Pierre Hardie,

Sous une lanterne au coin qui luit…

 

(à suivre…)

 

Défi 312 du samedi 16 août 2014

23 août 2014

Pas à Pas par bongopinot

bo01

 

 

Une balade sur un chemin  pavé

Sur le sol une silhouette y est dessinée

Pour se promener en toute sécurité

Suivons ce personnage qui nous dirige cet été

 

Une balade comme une aventure

Sans savoir où nous mènera notre futur

Fait d’amour, de fissure,

De poésie et d’écriture

 

Une balade en ritournelle sur la dureté du temps

Où la rencontre des genres et des gens

Nous offre tous les matins comme un chant

Pour celui qui prêtera une oreille, chemin faisant

 

Une balade, nous allons vers l’avenir

En gardant sur le cœur nos plus beaux souvenirs

Et faisons de toutes nos journées à finir

De merveilleux, pas, en devenir

 

Une balade pour  donner de bonnes armes à nos enfants

Pour qu’ils continuent après nous, améliorant et bâtissant

Un nouveau monde indulgent et accueillant

Fait de quiétude de paix et d’amour éclatant

 

Une balade qui nous emmène droit vers notre fin

Sans peur ni tristesse ni chagrin

Et nous arrive une douce odeur de jasmin

Des amis à nos cotés nous prennent la main.

 

Tous ces petits pas comme un bond de géant

Nous font traverser mais jamais remonter le temps

Et  dans nos têtes on entend les tic tacs incessants,

D’une bataille sans trêve, qui prouve  que l’on est vivant.

23 août 2014

Participation de JAK

Ballade pour  la balade

Bonjour les défiants

Pas de surprise, les magasins annoncent la couleur : c’est bientôt la rentrée.

Me voici traversant la chaussée pour accéder à mon enseigne préférée, et ce piéton matérialisé sur le pavé, par un enchainement d’idées, m’a acheminée tout simplement aux sources de mon bien être.

Et à la manière de Paul Eluard, je crie mon amour pour les balades, la seule façon, pour moi de mettre le cap vers un apaisement véritable….

 Et d’attaquer la rentrée de pieds fermes.

A Bientôt

ja01

 

Sur les passages pavés

Sur les sentiers escarpés

Aux croisements des chemins

J'écris ton nom

Sur les rencontres impromptues

Sur les drailles  ancestrales

Sur l’abri providentiel 

J’écris ton nom.

 

Et par le pouvoir d’un mot   
Je recommence ma vie
Je suis né-e- pour te connaître
Pour te nommer

GR qui m'offre la liberté.

 

En marronTexte intégral de P. Eluard

.

                                                             Défi #3127ieme photo bonne ballade

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23 août 2014

L'ombre blanche (MAP)

Quand le petit bonhomme est rouge


 

Bonhomme rouge

  

 

tout est calme,

 

rien ne bouge !

 

Quand le petit bonhomme est vert

Bonhomme VERT

 

 

on avance,

 

on espère !

 

Quand le petit bonhomme est blanc

 

 

 Le petit bonhomme blanc

c'est que  Poucet

 

s'en est allé

 

à la ville

 

se promener !

 

Sur son chemin

 

il a tracé

 

en ombre blanche

 

son portrait

 

pour sa propre

 

sécurité !

 

 

 

 

16 août 2014

Défi #312

Septième photo des défis de l'été :

Le petit bonhomme blanc

Bonne balade ! 

Nous attendons vos participations  à :

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

16 août 2014

Coupez, c'est dans la boîte !

Flash

311 BAL

Fairywen ; Venise ; bongopinot ; Nhand ; JAK ;

trainmusical ; KatyL ; Joe Krapov ; EnlumériA ;

joye ;

 

Il semble que ces derniers jours, Canalblog ait des problèmes de gestion des images. Ne soyez donc pas surpris si certaines de vos images sont remplacées par une légende, cela devrait s'arranger avec le temps. Désolés, nous n'y sommes pour rien.

16 août 2014

Participation de Nhand

LA COMPLAINTE DE LA BOÎTE AUX LETTRES

 

97857987

 

Il fut un temps,
J'étais l'amie incontournable
Du timide qui n'osait point
De vive voix conter fleurette...

Il fut un temps,
J'étais propice et profitable
Au cœur qui devait battre loin
De son élu, de sa conquête...

Il fut un temps,
J'étais utile, indispensable,
Quand les je t'aime avaient besoin
D'atteindre un bout de la planète...

Il fut un temps,
J'étais encore inébranlable
Quand le téléphone, avec soin,
S'en vint me voler la vedette...

Il fut un temps,
Je n'étais pas si négligeable.
Je me sens seule dans mon coin,
Sans chaleur, futile, obsolète.

Car, voyez-vous, les mots d'amour
Ne voyagent plus par la poste ;
Si j'en meurs un peu chaque jour,
A quoi bon lancer la riposte ?
Ecrans et claviers, désormais,
Ont pris la relève et complotent
Pour m'évincer plus que jamais ;
Les amants modernes textotent.

 

Texto d'amour

LOGO NH-PF

16 août 2014

Cartes postales : Chapitre VI (par joye)

Chapitre VI : La poste levée

[L’histoire jusqu’ici : Amanda Perry, héritière américaine, à Nancy, et attendant de voir l’avocat qui lui a transmis les nouvelles d’un héritage mystérieux, se retrouve devant une étrange petite fille - dont le nom ressemble à celui de son avocat – accompagnée par sa prof de danse acariâtre.]

Amanda clignota des yeux.

-          Euh, bonjour ?  murmura-t-elle, ne sachant pas trop quoi dire.

-          Je te l’ai bien dit, Mamy ! cria la petite fille. C’est la vedette américaine, Jessica Chastain !

-          Oh non, gloussa Amanda. Je suis rousse et américaine, mais c’est tout ce que nous avons en commun, je t’assure !

La prof de danse-ès-Mamy serra un peu plus fort que nécessaire la petite main d’Émmanuelle.

-          Je te l’ai bien dit ! grommela-t-elle à la petite. Mais quelle bêtise ! Excusez-nous, Mademoiselle !

-          Oh, pas grave, madame, je vous assure. Mais puis-je vous demander…vous êtes bien la grand-mère de cette fille ?

La dame, encore visiblement embarrassée, hocha la tête, mais Amanda n’osa pas demander pourquoi elle avait été si sévère avec sa petite-fille tout à l’heure au cours de danse. La vieille dame commença à repartir.

-          Oh, attendez, s’il vous plaît ! C’est juste que…voyez-vous, mon avocat s’appelle Émmanuel Charvet. Etes-vous de la même famille ?

-          Cela ne vous regarde certainement pas ! répliqua la dame d’un ton sec, et, tirant abruptement la petite par le bras, repartit rapidement vers la sortie.

Amanda vit que la petite faisait oui de la tête avant de disparaître dans la rue avec sa redoubtable grand-mère.

Elle termina son déjeuner, et se sentait tellement épuisée par les évènements de la matinée qu’elle décida de rentrer à son hôtel.

En se présentant à la réception pour prendre sa clé, elle tira de son sac une carte postale de Nancy pour sa copine Brenda, et demanda au réceptionniste de la poster pour elle.

-          Je regrette, Madame, mais la poste d’aujourd’hui a déjà été levée.

Amanda n’eut pas le temps de lui dire qu’elle voulait tout de même qu’il poste la carte.

-          Justement, il y a du courrier pour vous, dit le monsieur. Vous êtes bien madame Chastain, n’est-ce pas ?

Jessica Chastain

16 août 2014

Participation de Venise

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En quête d’une paix à défendre

Dans l’espoir de voir fondre des grappes d’éden  sur leurs drones

Ne sommes nous pas seulement des hôtes sur cette TERRE ?

Nous ne faisons attention à rien

Aucune chanson ne peut dire ce que mon âme renferme

Sous les cris des enfants

Aucun malentendu avec l’existence ne dupera nos ombres prises dans les ronces de l’oubli

Demain c’est quand ?

Quand viendra ce petit matin étroit comme un chas  d’aiguille

Passage  vers un monde où tous les peuples vivront ensemble ?

Je quémande une trêve  forte comme mille chevaux faisant barrage aux flammes de l’enfer

Souciez-vous d’eux assis sur leurs  genoux ensanglantés  courant à quatre pattes fuyant leurs rêves.

Il manque ici bas le courage pour changer la colère en pardon

Il  manque la cadence du rire, du souffle de vie dans vos âmes malades pour rendre possible nos  nécessaires  insouciances

Quand cesserons-nous de trébucher la gorge ouverte dans le néant. ?

Je vous prie de m’excuser d’écrire trop  tôt la paix qui arrive dans l’ensauvagement des armes.

Elle arrive jalousement gagnant du terrain sur nos âmes lasses

Elle arrive dans une nuit noire laissant la guerre reporter son heure.

 

Elle arrive en haillons, mais elle arrive

Et si en chemin elle se perd sur une tombe

Dites-lui qu’elle est vivante et qu’elle avance encore vers GAZA,  L’UKRAINE, LA SYRIE,  L’IRAK, LE MALI

 

16 août 2014

Eva et le mystère s’épaissit! (KatyL)

Eva et le mystère s’épaissit!

Eva avait mal dormi, deux types étaient entrés chez elle par sa fenêtre l’un se jetait sur elle sur le lit, et la serrait avec son drap lui mettait sur la tête pour l’étouffer, l’autre tenait la lampe dirigée vers elle, celui qui était sur le lit lui enfonçait quelque chose de pointu dans le dos elle suffoquait, elle suppliait, il s’arrêta 2 secondes, le deuxième faisait un signe avec sa lampe de poursuivre, il l’étouffait en appuyant sur sa tête le drap elle allait mourir elle hurla !! Elle se réveilla dans sa chambre, il était 5h du matin !

Impossible de se rendormir ! Elle prit un roman de G. Laporte «  à l’encre violette » un si beau livre qui la plongea dans un grand bonheur, il écrivait si bien, les sentiments d’une époque révolue étaient si réalistes.

Elle lisait depuis 1h lorsqu’elle entendit nettement des bruits venant de l’extérieur, quelqu’un rôdait autour de sa maison, elle prit dans ses mains machinalement une canne de sa grand-mère qui était dans le porte-parapluie! C’en était trop, le cauchemar et les pas dehors ! Elle appela Joachim sur son portable :

-« Allo ! Jo c’est Eva, excuse-moi de te réveiller en pleine nuit, mais j’entends distinctement des pas autour de ma maison, je pense que ce sont des rôdeurs j’ai très peur »

-« Ecoutes il est presque 6h et je devais me lever à 6h30 je viens,  ne bouge pas et n’ouvre pas, on va rester en contact  je serai chez toi dans une demi-heure ok ! »

-« Oui merci beaucoup »

Elle tendit l’oreille et cette fois des gens murmuraient, ce n’était pas possible il y avait bien deux personnes comme dans son rêve, elle frissonna de la tête aux pieds, elle allait se trouver mal, sa maison était à deux cents mètres des voisins les plus proches M et Mme Rivard mais ils étaient âgés et elle ne voulut pas leur faire peur si tôt, elle se  promit d’acheter un chien mais en attendant elle perçut des bruits de coups du côté de son garage.

Elle éteignit la grosse lampe et se cacha dans la semi-obscurité car seule la veilleuse de sa chambre était allumée et son portable, elle téléphona à nouveau à Jo

-« Ecoute,  ils sont au moins deux il faudrait tél à la police sans doute ?  Tu es venu avec ton chien j’espère ? Ils sont à essayer d’ouvrir le garage, je les entends »

-«  Je suis bientôt là oui le chien est avec moi, j’aviserai en arrivant si police ou pas, imagine que ce soit un de tes voisins ou autre chose »

-« Je ne suis pas rassurée tu es là dans combien de temps ?»

-« Encore un petit quart d’heure ne bouge pas, éteint tout et reste près du téléphone ok ? »

Jo arriva dans le quart d’heure il avait dû conduire à toute vitesse, il sonna :

- « C’est moi tu peux ouvrir !» le chien et Joachim franchirent la porte en cœur et Eva se jeta dans ses bras ! Il la garda contre  lui et lui caressa doucement les cheveux.

-« Mon Dieu que j’ai eu peur, allons voir près du garage avec le chien je prends cette canne et toi prends celle-ci »

Elle alluma l’extérieur et ils marchèrent sur le côté ! Personne ! Mais en y regardant de plus près en effet des traces d’effraction sur la porte étaient visibles très nettement ! Ils décidèrent de rentrer de s’enfermer et d’aller porter plainte vers 8h30 à l’ouverture du bureau de la police.

Elle lui fit un café bien serré,  fit des tartines ils déjeunèrent en silence, le chien ravi d’être arrivé se coucha sur le moelleux tapis et ne demanda pas son reste.

ka01

Eva se mit sur le canapé et Jo vint la rejoindre, elle se serra contre lui, il la prit tendrement mais ne profita pas de la situation malgré son envie de l’embrasser.

Au bout d’un moment elle alla se laver et s’habiller et ils partirent au commissariat de police déposer plainte.

-« Non ! Elle ne voyait qui pouvait faire cela, elle ne connaissait que peu de gens, oui sa voiture une petite C3 rouge était garée dedans, et son solex, et quelques caisses d’objets qu’elle n’avait pas encore rangé, des livres aussi»

Elle remplit et signa les papiers ils promirent de passer en journée voir les traces et relever des empreintes, il ne fallait rien toucher !

Joachim dû partir à son travail en lui recommandant de ne pas ouvrir sauf à la police il lui dit qu’il serait de retour vers 18h30/19h et qu’il apporterait de quoi faire un repas froid puisqu’elle ne pouvait pas bouger, il lui  laissa Bob le chien.

Eva fit des petits gâteaux pour le soirka02,

Deux policiers  arrivèrentka03en début d’après-midi, ils firent des relevés de traces des pas et de celles des doigts ils notèrent que les voleurs avaient été dérangés car ils étaient  presque arrivés à ouvrir la porte, celle-ci était très endommagée, Eva devait faire venir un expert de son assurance ! Quelle barbe ! Elle ne pouvait même plus sortir sa voiture. L’expert ne pourrait venir avant deux jours lui avait-il dit au tél et ensuite le serrurier, d’ici là pas de voiture !

Elle expliqua cela à Joachim par mail et attendit son arrivée en peignant un paysage d’hiver pris en photo lors de ses randonnées.

Elle leva la tête et vit une femme aux cheveux flamboyants et tee-shirt fluo, qui mettait une grande lettre marron avec des rayureska04 dans la boite aux lettres située à l’angle des rues en face de chez elle, mais son attitude l’intriguait, car elle regardait autour d’elle comme si elle avait peur que quelqu’un la voie ?? Aussi Eva resta derrière ses rideaux à l’observer, elle mit le courrier et partit en trombe en bas de la rue comme si une mouche l’avait piquée ???!!! Que cette femme lui avait semblé bizarre, cependant elle haussa les épaules et se remit à sa peinture.

A 19h00 Jo n’était toujours pas là, elle mit la une jolie nappe sur la table des assiettes assorties, des fleurs,ka05    …. Et fit du riz pour le chien. Elle attendit, son portable ne répondait pas il devait conduire ?

A 19h30 un coup de sonnette, pensant que c’était Jo elle alla ouvrir sans avoir regardé par la fenêtre, mais c’était Raphaël et le chien se mit à aboyer !

-« Bonjour Eva je tiens avant tout à m’excuser pour ma désinvolture de l’autre soir, je m’en veux, mais je suis venu car j’ai appris que tu avais eu une tentative de cambriolage et que ta voiture était coincée au garage (j’ai un pote à la police) puis-je enter ? »

Il entra et avança vers elle, la prit dans ses bras sans qu’elle ait eu le temps de réagir, la serra un peu fort contre lui et dit : «  bonjour ma chère voisine » c’est à ce moment précis où Eva était encore dans les bras de Raph, que Jo entra.

Il semblait furieux, les mains noires à cause d’un pneu crevé en montagne pas de relais portable à cet endroit, et comme il voulait aller vite, il répara sans retourner chez lui et sans possibilité de tél à Eva, mais il avait fait les courses, il déposa le sac dans la cuisine, se lava les mains. Le chien lui fit la fête !!

Joachim et Raphaël se tenaient maintenant face à face en se toisant, Eva sentit la tension monter d’un cran, elle détendit l’atmosphère en proposant un petit porto !

Raph vit la belle table mise au salon mais ne dit rien, un rictus de dépit déformait ses lèvres, pour se donner une contenance il parla du temps et fixa les yeux Eva :

-« tu sais que si tu n’as pas de véhicule j’en possède deux, je peux donc t’en prêter un le temps que ta voiture te soit rendue lorsque l’expert sera passé, c’est ce que j’étais venu te dire »

Content de son effet il s’enfonça dans le canapé tout  sourire, Joachim était bouche bée !

(Quoi ! ils se tutoient, il vient chez elle, la prend dans ses bras, lui prête sa voiture !! décidemment ce type ne me plait pas pensa –t-il !) Mais il se garda bien de faire le moindre commentaire, Eva était libre et il ne lui appartenait pas de lui dicter quoi que ce soit, il but son porto en silence.

Raphaël content de lui se leva

-« Tu sais où me trouver dit-il à Eva je suis là, j’écris un  nouveau roman, tu viens quand tu veux »

Elle ferma la porte soulagée de le voir partir.

Ils dinèrent de petites salades et charcuteries, de bons fromages, Eva avait sorti un vin de sa cave chambré depuis le matin, Jo la complimenta sur sa jolie table, il y était sensible et ne résista pas aux petits gâteaux, Bob mangeait son riz à la cuisine, il avait adopté la maison et Eva !

Une fois le repas terminé ils s’installèrent sur le canapé et Eva d’instinct se colla contre la fière épaule de Jo, il ouvrit son bras et se pencha pour l’embrasser, le chien soupira et ferma les yeux ! Eva ne résista pas et lui rendit son baiser avec fougue.

Ils s’embrassèrent longtemps comme deux jouvenceaux de 20 ans ! Jo lui disait des mots d’amour à l’oreille, lui caressait les cheveux, le cou, elle qui avait tant manqué d’amour depuis si longtemps fondait comme un glaçon au soleil.

-«  tu sais Eva je ne voulais pas tomber amoureux, j’ai connu trois histoires avant toi avec trois femmes bien différentes …. J’ai ensuite vécu en travaillant sans cesse pour développer mon activité j’ai 55 ans ! Je ne souhaitais pas retomber amoureux, et tu es là  dit-il en montrant son cœur. Je pensais que le fait que tu sois à des kilomètres de chez moi très active et indépendante m’aiderait à t’oublier, mais nous avons sculpté ensemble, fait du cheval, des sorties, j’ai appris à te connaitre, tu es merveilleuse, un cadeau dans ma vie, la plus belle chose qui me soit arrivée, je n’osais espérer que tu répondrais à cet amour que j’ai pour toi, car c’est de l’amour je fais bien la différence entre être amoureux vraiment et (s’amouracher )c’ est l’amour que j’ai pour toi, crois-moi. »

-« Ne dis plus rien ! Viens dit-elle »! Et elle l’entraina dans la chambre.

ka06

Ils firent l’amour une grande partie de la nuit tous les deux chavirés par ce qui leur arrivait. Elle avait mis de la musique et son corps dansait avec lui au rythme de l’amour, il était très caressant, c’était un très  bon amant, attentif à Eva.

Le lendemain Joachim ne travaillant pas, ils eurent du mal à se lever, rien que de se toucher l’envie les reprenait, lorsqu’on sonna à la porte d’entrée !!! Eva enfila un peignoir en dentelle et courut pieds nus pour ouvrir ses cheveux longs en bataille, c’était le facteur ! Il lui tendit une enveloppe trop grande pour sa boite qu’il ne voulait pas plier, elle reconnut de suite la lettre à rayures l’enveloppe marron que la rousse avait mis la veille en face !ka04

Son sang ne fit qu’un tour ! dessus en grosses lettres "pour Eva IVAN….."

16 août 2014

Puerto-Rico (EnlumériA)

Les mains du Narrateur s’immobilisèrent au-dessus du clavier, bloquant du même coup la trajectoire du coupe-papier. Le carillon de la porte d’entrée venait de retentir. Le Narrateur eut un geste d’agacement puis proféra un juron qu’il m’est interdit de répéter ici. (Je n’ai pas envie d’avoir maille à partir avec la Ligue des Dames Catholiques du Teilleul). Qui venait le déranger à une heure pareille ?

 

À la porte, se tenait un facteur dégingandé, casquette à l’arrière façon canaille, longue mèche de cheveux anthracite sur l’œil et moustache à la Clark Gable. Il mastiquait un chewing-gum avec cet air blasé qu’affichent généralement les douaniers en fin de carrière. Son œil gauche scintillait comme un rubis. Son uniforme datait des années 30. Il fouilla dans sa sacoche de cuir élimée. Il y avait une soirée masquée dans l’immeuble ou quoi.

— Monsieur Erzähler. Hiéronymus Erzähler ? Un pli pour vous, signez là.

Sa voix semblait parvenir d’un point situé à 1,50 mètre derrière sa bouche.

Le Narrateur consulta sa montre avec un je-ne-sais-quoi d’ahurissement sous les sourcils. Il était 23 h 47.

Le facteur le regardait un peu comme on guette un spectre dans la pénombre. Il parut flou pendant deux ou trois secondes, comme un hologramme de fête foraine, puis l’image se stabilisa.

— C’était mon oncle, répondit le Narrateur, abasourdi. C’est quoi ce plan ?

— Moi, je fais mon travail, m’sieur. Vous le prenez ou vous le prenez pas ce pli ?

Le Narrateur obtempéra puis referma la porte pour la rouvrir aussitôt.

— Attendez.

Il n’y avait plus personne sur le palier. Juste une odeur d’ozone et une sorte de frémissement bizarre dans l’air confiné de l’escalier. Quelque chose, par terre, attira l’attention du Narrateur. Il se baissa et ramassa un coquillage en métal doré. Il fourra l’objet dans la poche. Pour ça, il verrait plus tard.

 

Le Narrateur jeta le pli sur la table de la cuisine et attrapa une bière dans le frigo. Il observait l’enveloppe de papier kraft d’un air morose. Je l’ouvre, je l’ouvre pas. Le cachet de la poste et le timbre indiquait qu’elle avait été postée à Puerto Rico, le 12 novembre… 1987.

Il ouvrit l’enveloppe. Elle contenait une carte postale représentant le port de Puerto Rico sur laquelle on avait griffonné un message à la hâte et une petite clé.

 

« Cher Georges, si vous disposez d’un peu de temps entre deux bicyclettes à réparer et si l’incident de Saint-Clément a encore quelque signification pour vous, aidez-moi. Rendez-vous dès que possible à Clisson, 27 rue de la Montée de l’éperon, à quelques dizaines de mètres près. Vous ne pourrez pas vous tromper. Vous y trouverez une ancienne boîte du service des Postes de sa Majesté le roi Baudouin. L’homme qui vivait-là était un collectionneur excentrique. Ouvrez-là et postez le paquet que vous y trouverez à la Nouvelle-Orléans, poste restante, au nom de Maora Leslie Jackson. N’ouvrez le paquet sous aucun prétexte. P.S. Désolée de ne pas avoir choisi le bon cheval. P.P.S. J’ai indiqué le nom de votre oncle pour brouiller les pistes. Vaya con Dios, Agnès. »

 

Ça voulait dire quoi, ça : à quelques dizaines de mètres près ? Georges se sentit tout drôle tout à coup. Ses jambes en coton menaçaient de se dérober. Il s’assit et s’essuya le front du revers de la manche. Quelqu’un, quelque part lui jouait un tour. Quelqu’un avait lu des textes qu’il n’avait jamais publiés nulle part. Un hacker ? Pourquoi diable un hacker perdrait-il son temps à fouiller dans les données personnelles d’un réparateur de bicyclettes ? Et qui, à part lui et Agnès, était au courant de l’incident de Saint-Clément ? Il alla dans le salon. Il avait besoin de quelque chose d’un peu plus fort qu’une bière. La bouteille de Jack Daniels lui tendait les bras. Le toubib allait encore bougonner au sujet de sa tension, mais là, il y avait force majeure.

 

Le lendemain, il n’ouvrit pas l’atelier. Voulant en avoir le cœur net, il se rendit sans tarder à l’adresse indiquée. Trente-cinq kilomètres, ce n’était pas la mer à boire. Un autochtone ahuri lui expliqua qu’il n’y avait pas et n’y avait jamais eu de numéro 27 rue de la Montée de l’éperon. « On vous aura mal renseigné ». Georges remonta dans sa voiture en se maudissant. Il venait de se faire berluré par un malfaisant comme un premier communiant. Il descendit la rue sans trop savoir où il allait. Peut-être y avait-il dans le coin un bistrot où il trouverait de quoi grignoter avant de repartir. Il tourna à gauche, vit qu’il y avait une chapelle des Templiers dans le coin ; à visiter après avoir cassé la croûte. Comme ça, il ne serait pas venu pour rien. Ensuite … il pila comme un malade. Les pneus crissèrent comme dans une série américaine et son blouson tomba sur le tapis de sol. La curieuse expression : « À quelques dizaines de mètres près » venait de prendre toute sa signification. À une quinzaine de mètres, fixée à un mur de pierre, il y avait quoi ? Une sorte de frisson bizarre parcourut l’échine du réparateur de bicyclette. Il gara la voiture et en descendit. Il se gratta la barbe d’un air plus que dubitatif. Devant lui, non loin d’une grille cadenassée avec une lourde chaîne se trouvait une boîte à lettre rouge décorée d’un cor de chasse. Derrière la grille, au bout d’une allée envahie par les mauvaises herbes, il aperçut une vieille bâtisse du XVIIIe siècle aux volets fermés. La propriété semblait abandonnée depuis des lustres.

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Illustration réalisée le 15/0/2014

« Si vous chercher le propriétaire, il y a belle lurette qu’il a disparu sans laisser d’adresse. » fit une voix aigrelette derrière lui.

Une vieille femme accoudée à sa fenêtre observait Georges d’un œil suspicieux. Il faillit lui demander qui vivait là, mais la vieille lui répondit avant qu’il n’ait formulé sa question.

« Le baron d’Estrelac. Un vieil excentrique collectionneur de tout ce qui touchait de près ou de loin aux services postaux. Il vivait là avec sa fille, Evelyne. Une hippie un peu illuminée. On raconte qu’elle a disparu dans les Bahamas, du côté de Nassau, à la fin des années 80, je ne sais plus. Elle est partie avec un Hollandais. Maxence qu’y s’appelait. Un beau parleur et un bon à rien, pour ce que j’en sais. On l’aimait pas beaucoup dans le quartier, ce gars-là. Le baron s’en est jamais remis et puis un jour, terminus. Il est parti lui aussi. Du jour au lendemain, sans rien dire. »

Georges remercia la vieille dame qui s’en retourna dans la pénombre de sa bicoque. Il prit la clé au fond de sa poche et, après un rapide coup d’œil aux alentours, ouvrit la boîte à lettres. Il y trouva le paquet comme il était dit dans le message ; à l’attention de Maora L. Jackson, General Delivery, Main Post Office, New-Orleans.

Georges secoua le paquet près de son oreille pour tenter d’en deviner le contenu. Il eut une furieuse envie de l’ouvrir mais derrière lui la voix aigrelette, encore. Comminatoire, cette fois.

« Je ferais pas ça, si j’étais vous. »

Georges regarda la femme sans aménité.

« Oh, vous pouvez me regarder comme ça si ça vous chante. Moi, tout ce que je sais, c’est que l’an dernier, y a un type comme vous qui est venu. Il avait l’air perdu, tout comme vous. Et il a ouvert ce fichu paquet. Je me rappelle bien. Je suis peut-être vieille, mais j’ai encore ma tête. On avait causé juste avant. Il a raconté comme ça qu’il était magicien, genre Majax, vous voyez. Il avait reçu un coup de téléphone d’une petite amie qu’il avait quand il était jeunot. Un vieux grigou de cinquante ans passés. On n’a pas idée de raconter des conneries comme ça. Bref ! Il a ouvert le paquet, il a fait des yeux comme des escarbilles et il a eu comme un malaise. J’ai appelé les pompiers et deux jours après il était raide mort, à ce qu’y parait. Alors, moi, vous savez, si vous voulez vraiment l’ouvrir ce paquet, autant que j’appelle les pompiers tout de suite. »

Georges grommela quelques mots de remerciements par pure politesse et remonta dans sa voiture. Il parcourut les trente-cinq kilomètres jusqu’à Nantes dans un état de perplexité avancé. Il entra dans le bureau de poste de l’avenue Carnot à 16 h 47. Déposa le paquet à 16 h 52. Et c’est seulement à 16 h 59 qu’il lâcha les vannes de ce sentiment de perplexité qui l’habitait depuis Clisson.

 

Pourquoi donc ce quelqu’un quelque part n’avait-il pas posté le paquet lui-même ?

 

(Évreux, 15 août 2014)

 

 

16 août 2014

Une petite boite aux lettres par bongopinot

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Une Boite aux lettres accueille tant de nouvelles

Des lettres, des cartes, et, des dessins parfois

Emplis de passions, d’amours, de mots confidentiels

De nombreuses écritures différentes se côtoient

 

Une boite aux lettres scellée sur la pierre

Fait partie du paysage, fait parties de nos vies

Et à l'heure de la levée quand arrive le facteur

Les lettres enfermées s’envoleront sans bruit

 

Dispersées, elles partent dans toutes les directions

Pour apporter au loin les pleurs ou les bonheurs

Une boite aux lettre qui est là en toute discrétion

On lui confie tout de même un peu de notre cœur

 

Une boite publique qu'elle soit bleu,verte ou jaune

Si facilement reconnaissable dans notre espace

Avec les jours et les heures des levées qui trônent

Elles sont indispensables pour notre correspondance

 

Une boite aux lettres scellée sur la pierre

Comme elle a fière allure en habit de tôle

Boite aux lettres de nuit ou bien B.A.L de jour

Différenciée par la couleur de son chapeau créole

16 août 2014

Un Homme qui me veut du bien (JAK)

Un homme qui me veut du bien*

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Photo Jak

 

Bonjour  les amis de sam’défi

 Me voici de retour de ma campagne, requinquée,  pleine de force et de résolutions.

Arrivée à  la porte du garage, boudant mon absence, elle manifeste en restant  coincée, bah, ce n’est pas ce qui va me démoraliser !

 La voiture dormira ce soir dehors !                        ja02

 

Le contenu de mes valises dispatché, j’arrive aux choses sérieuses : la lecture du courrier. J’entends, pas les mails, ceux ci je les suivais dans mon coin retiré où « Google » a réussi à s’introduire, non je  parle du courrier que le facteur amène chaque jour (sauf le dimanche quand même !).

Pleine à déborder,  elle était ma boite.

Tri impératif :

-Les pubs, à la poubelle

-Les cartes,  ah ! Ces  amis qui pensent à  moi, merci

-Et les lettres dactylographiées avec entête rébarbatives.

Tiens, tiens le ministre des finances en personnes qui m’écrit !

Redoutant quelques embrouilles j’ouvre fébrilement avec mon stylet,

Une lettre d’injonction, me somme de faire ma déclaration de revenus …. Déclaration  que je n’aurais pas fait en temps voulu, cette année ????

 Et s’en suit  une  demande de réponse URGENTE, soulignée en gras, faute de quoi etc.….

Dubitative, moi si réglo,  néanmoins, je sue, je panique, je m’inquiète.  

Holà,  que va-t-il m’advenir, je suis tellement fragile devant l’appareil d’état !

Je vérifie, et constate que j’ai bien rempli la pièce 2042 requise, ce, par Internet, et j’ai  même l’accusé de réception n° xyz !

 Cette lettre a su cependant  semer le doute sur mes capacités d’obéissance ! (genre insoumise on ne fait pas mieux….. J   ***

Ma déclaration en bonne et due forme, se serait-elle égarée ?

A-t-elle été Imputée à une autre personne ?

 Ah ces « ordinateurs » bels alibis  de l’administration pour excuser  la pagaie !

Ouf, mais tout de même je prends ma plus belle plume pour répondre, et sans coup férir je cours à la poste.

Et là,  nouvelle contrariété qui me fend le coeur,   ma tension monte, je sue (encore)  à grosses gouttes:

L’employé de la poste  a déjà la déjà relevé le courrier, et comme nous sommes le 14 aout, c’est fermé jusqu’à lundi !ja03 ma lettre devra attendre...

 

 

Je vais avoir droit à une pénalité de retard…

 

Ouah ! Ouah ! Mon chien soudain aboie.

 Je suis dans mon  hamac, il est 11 heures, je sors d’un pénible cauchemar.

 Il est temps que je me lève pour aller taquiner la truite, car je suis toujours  campagnarde !

A la semaine prochaine mes amis…. 

*Nota du moins ce qu’il m’en reste

Nb prémonition ? aujourd’hui je reçois ma déclaration de revenu quel bonheur J !

 

16 août 2014

À quand la levée ? (trainmusical)

À quand la levée -trainmusical-

16 août 2014

la lettre (Fairywen)

 

La lettre.

 

Une dernière fois la main a hésité,

Puis la lettre est tombée

Dans la boîte au coin de la rue

Et s’en est allé vers l’inconnu.

 

Est-ce une lettre d’amour

Toute de mots de velours ?

Une lettre de tristesse

Qui provoquera la détresse ?

Une lettre d’amitié qui va des liens resserrer ?

Ou une lettre de souvenirs

Qui va faire naître des rires ?

 

Non, c’est une lettre d’adieu,

La lettre d’un frère blessé

Qui s’en va vers d’autres cieux

Pour oublier

Cette nuit

Rue de la Pierre Hardie

Où sous la lanterne qui luit

Il a perdu le duel

Pour les beaux yeux d’une belle.

 

Il part refaire sa vie,

Trouver son coin de paradis,

Oublier la belle

Que son frère lui a ravi,

Oublier le duel

Qui a fait basculer sa vie.

 

Un jour il rencontrera sa mie,

Oubliera celle qui n’était pas pour lui,

Et reviendra,

Sa belle à son bras,

Pour se réconcilier

Avec le complice de ses jeunes années.

 

Défi 311 du samedi 9 août 2014

16 août 2014

Ferme ta boîte ! (Joe Krapov)

Sur la petite place de ce petit village il n’y avait personne. Et pourtant je n’avais pas rêvé. Une petite voix m’avait interpellé et elle continuait de me parler.

Boîte aux lettres MAP DDS 311

- … Et c’est vrai que maintenant il n’y a plus besoin d’entrer dans une cabine téléphonique pour appeler du dehors le 22 à Asnières ? C’est ça que ça veut dire tous ces gens qui se promènent en se tenant l’oreille droite et qui causent tout fort dans la rue comme des débiles sans plus rien regarder autour d’eux ? Au début j’avais cru à une recrudescence d’idiotisme de village cumulée avec une épidémie d’oreillons ! Et les courriels, c’est quoi exactement ? Vous tapez un message sur votre clavier, vous tapez « envoi » et il arrive instantanément dans la boîte de votre destinataire ? On est en pleine science-fiction, là ! Comment ça fonctionne ? C’est un facteur factice sur un vélo virtuel qui pédale pour faire passer le pli dans les tuyaux ? Vous n’écrivez vraiment plus sur du papier ? On m’a même dit qu’aux Etats-Unis ils allaient arrêter d’apprendre aux mômes à écrire avec un stylo ! Vous vous rendez compte ? Qu’est-ce qu’on va devenir, nous ? Des pièces de musée ? Déjà qu’il n’y a plus qu’une levée par jour ! Et vous, vous écrivez encore ? Vous avez envoyé des cartes postales cet été ?".

C’était bien de la boîte aux lettres archaïque que la voix sortait. C’était bien la boîte elle-même qui me questionnait. Je n’ai pas eu le cœur de lui parler de Skype, de Facebook, de Twitter, des SMS ni de la blogosphère où je suis très actif.

Et puis j’ai paniqué. Jeanne d’Arc aussi a commencé par entendre des voix et puis après son destin a basculé tragiquement parce qu’elle est allée bûcher dans un autre domaine que le sien. Alors j’ai eu pitié de la boîte aux lettres jaune et verte et j’ai fait un truc idiot. Dans la fente réservée aux lettres et aux cartes j’ai glissé mon baladeur MP3. Si elle farfouille un peu dedans elle y trouvera, avec les petites merveilles d’Emmylou Harris ou de Cécile Corbel, la carte postale virtuelle et sonore de mes vacances à A…
 

9 août 2014

Défi #311

Sixième photo des défis de l'été :

311 BAL

A poster dès que vous le pouvez à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

9 août 2014

Se sont fendus d'un texte lapidaire

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Le défi du samedi
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