Flashback. (Yvanne)
Comme un éclair
Une fulfgurance
Elle ressurgit
Cette souffrance
Qui hante mes nuits
Mes insomnies.
Elle frappe avec violence
Brise ma résistance
Elle est là, tapie
Inonde mon esprit
Une lueur, un incendie
Revoilà la peur engloutie
Toujours avec constance
Elle griffe l'innocence.
Dans le vacarme du silence
Revient comme un boomerang
Cette blessure d'enfance.
FULGURANCE (Laura)
Fulgurer, fulgorer, verbes, action, résultat : fulgurance
Un caractère que doivent avoir les buteurs, essence
Latente de ceux qui jouent et gagnent, présidence
Gageure que de transformer l'essai poétique, fulgurance
Une femme 1 incarne cet éclat de la foudre, ressemblance
Résister à la fulgurance des douleurs sourdes ; ça lance !
Aveuglement de l’amour-passion sans vraisemblance
Nommer la fulguration, la sidération sans complaisance
Ce sont des mots anciens et littéraires, élégance
Essai d’épuisement de la suave fragrance.
Aphorismes et périls ! (Joe Krapov)
C'est vrai : plus on avance en âge moins on utilise le verbe "pogoter"
- La Femme est l'avenir de l'Homme ! C'est elle qui l'illumine parce qu'elle lui apporte la lumière (lux en latin)
- Et donc, Joe Krapov ?
- Vive la lux-ure !
- Sors d'ici immédiatement !
Il faut définitivement préférer "Lettre et le néon" de Vegas-sur-Sarthe à tous les écrits sartriens. D'ailleurs Camus lui-même les fuyait comme la peste car ils lui restaient étrangers.
Quand on lui a posé la question "De quelle couleur sont les souvenirs ?" Alois Alzheimer a répondu : "Je l'ai su mais je ne m'en souviens plus."
Le Cupidon de la Saint-Valentin a tiré une volée de flèches : quatorze fées vrillées ! Ok, je sors !
C'est rageant de ne pas trouver ce qu'on cherche sur Internet quand on voit tout ce qu'on trouve et qu'on ne cherchait pas !
La musique et la poésie sont le contrepoint de la folie des hommes. Mais cette derrière court toujours, telle une dératée sourde ou un canard sans cou !
Sur le confinement : « Les vieux sortent parce qu'ils en ont marre de respecter la chanson de geste d'Alain Barrière, les faits et gestes du garde-barrière et même les jardins du casino Barrière !
Les vieux sortent parce qu'ils ne se mouchent pas du coude à usage unique ! ».
Je n'ai encore une fois pas tout compris ?
- De quoi nous plaignons-nous ? Nous ne sommes pas confinés sous la cendre, nous !
- Oui mais nous dansons sur un volcan, Joe Krapov.
- Exact ! Comme une patate en ce qui me concerne !
- Sous la cendre ?
Merci de ton invitation mais n'oublie pas que je suis vegan !
- Et moi végétalienne !
- Moi je suis abstème !
- Et moi allergique au gluten !
- Moi simplement flexitarienne.
- Vous êtes chiant·e·s, surtout, oui !
Il faut tout ce questionneMENT
Pour démêler bon grain d’iVRAIe !
Il y a encore des gens qui essaient de construire le meilleur des mondes sans voir que 1984 est déjà derrière nous ! Ou que les deux sont déjà là !
De Michel Onfray j'ai lu récemment "Les Avalanches de Sils-Maria" : toute la pensée de Nietzsche résumée en cinq phrases, ça fait faire de sacrées économies de lecture. Dommage que j'ai déjà oublié les cinq phrases depuis !
Sic transit Gloria Lasso ! Copyright opera mundi !
Il y a des gens qui cherchent fortune autour du Chat noir et qui ne rencontrent... que Ninib peau d'chien ! ;-)
On devrait les jeter du haut d'un avion avec leur parachute doré : je suis sûr qu'il ne marche même pas, ce truc, et qu'ils s'écraseraient au sol !
Finalement un blog entretenu quotidiennement avec de l'écriture et des images montrant des moments de vie humaine, c'est un concept qui mêle bouteille à la mer et pochette-surprise. Et pourtant nous ne sommes ni naufragés sur une île déserte, ni à la fête foraine tous les jours !
Vivent les décroissants au beurre !
On commence par se disputer pour une dinde puis après on échange des marrons. C’est classique, non ? Surtout à Noël ?
Faire flèche de tout bois contre Amazon, quelque part, c'est normal, non ?
C'est ça le drame : on n'est plus que des internautes, des auditeurs au bout du fil, une part de pourcentage dans un camembert qui sera oublié dès après lecture du sondage. Des asticots, quoi !
L'insouciance des passagers du Titanic n'a d'égale que la solidité des icebergs. Heureusement que le réchauffement climatique de la planète va les faire fondre et que nous pourrons vivre bientôt dans un monde sans danger !
"Polenta et tartiflette", on dirait un titre d'Exbrayat ! Alors que "What a Wonderbra world !" ça évoque plus San Antonio que Louis Armstrong !
Ah oui, c'est vrai, Le Catalogue des Trois cuisses où ces dames se déshelvêtent et celui de la Redoute nous ont bien ad-r-oubés !
"Tous les Défis du samedi sont difficiles" commente l'éléphant qui habite un magasin de porcelaines et à qui on vient d'offrir un yoyo !
Quelle coïncidence ! Il y a quatre ailes dans le mot libellule ! ;-)
La cuisine c'est comme le bonheur ! S'il y avait une recette infaillible tout le monde serait heureux sur terre. Il faut ajouter des larmichettes, des suppléments d'âme, une touche personnelle, laisser mijoter, retirer du feu, saisir au bon moment, créer l'ambiance adéquate... C'est un boulot de navigation où l'on est seul sur le pont ! Et ça explique pourquoi parfois, le cuisinier, quand il est à l'abri des regards, s'ouvre et se réchauffe une boîte de cassoulet industriel pour souffler ! ;-)
Tant que l'oeil n'est pas dans la tombe à regarder Caïn, on peut dire que tout va bien !
« La Lorelei, malgré son bon coup de Rhin
N’a pas le pied marin »
« C’est après avoir choisi le métier d’en-seignant qu’on s’aperçoit de l’utilité du sparadrap d’Archibald (Haddock of curse) »
Le tatouage est une façon silencieuse de faire du tintouin au Congo ! ;-)
On ne s'attendait pas à se retrouver dans le port d'Amsterdam mais pourquoi pas ? Tant qu'on ne nous tranche pas le cou avec la francisque à Brel, je n'ai rien contre la poésie voyageuse !
OK, je sors, il est vraiment mauvais, cestuy calembour-là, reine !
- Un maître du barreau, c'est celui qui t'évite de te retrouver derrière !
- Derrière quoi ?
- Derrière les barreaux. Ou Gros Jean comme devant si tu préfères !"
La tradition du comique troupier est restée vive en France : ils viennent défiler sur les écrans tous les cinq ans. On appelle ça les élections présidentielles. Mais ils sont de moins en moins drôles ! ;-)
On mène sa barque comme on le peut, les vagues sont fortes, les récifs dangereux...
Quelle lutte est-ce ! C'est, au fond, un pari : fluctuat nec mergitur !
La société demande qu'on sache bien écrire et bien parler "comme tout le monde" alors que l'essentiel dans la vie c'est le silence qui suit l'interprétation d'une oeuvre de Mozart ou accompagne un coucher de soleil !
Quand les gens vous font visiter leur maison ou leur appartement, ils ne vous font jamais entrer dans la chambre. Soit parce que c'est un lieu où ils font des choses pas très catholiques dans un silence parfois religieux ou pas, soit parce que le lit n'est pas fait et que la pile à lire menace de s'écrouler.
Morale entendue sur le GR 34 (le sentier des douaniers bretons) : God save the kouign amann !
***
C’est fou ! Quand je transforme mes fulgurances en liste d’aphorismes, elles ne me font plus rire ! Alors que sous forme de commentaires de billets de blogs elles me font me bidonner comme jamais !
Son bandana rouge par bongopinot
La fulgurance de ses mots
Tel un feu d’artifice
Ses fêlures ses cicatrices
Rendent ses textes vrais et beaux
Ça me touchait en plein cœur
Sa gouaille son verlan
Ses phrases rouge sang
Prennent de la hauteur
Et il tape dans le mille
Avec Pierrot et Manu
Et Elsa et son frère disparu
Ses écrits sont habiles
Humour ou phrases assassines
Font un boucan d’enfer
Avec les rimes il a la manière
Mais c’est bien la vie qu’il dessine
paf ! la participation (joye)
Avant de vous en aller, permettez-moi de vous raconter la jeune boxeuse dont vous voyez la photo dans la vidéo.
Elle s'appelle Ava Knight. Elle est née en Californie en 1988.
Elle est connue comme "La Dame de la Boxe" parce qu'elle ne dit jamais des gros mots et elle est toujours polie.
Sur 26 matchs, elle a eu 5 KO, 14 décisions, et 5 matchs nuls.
Dans toute sa carrière, elle n'a perdu que 2 matchs.
Son record comprend un titre international.
D'autres détails ici et ici (mais en anglais, désolée).
🥊🥊🥊
Foutu téléphone ! (Lecrilibriste)
Fulgurance d’un appel téléphonique
Qui plaque ses griffes acérées
Sur mon sommeil
Non !!! Ne pas lâcher ce rêve
Où le sable coule entre mes doigts
Je viens de tracer un chemin de sable
Est-il assez large pour passer
Autour de cet espace rempli
De je ne sais quoi ?
De l’autre côté une avenue borde l’espace
Ce serait plus pratique pour circuler
Mais c’est le chemin qui me préoccupe
Et voilà que Nadine débouche en vélo
Pédalant comme une folle elle crie
C’est bon, regarde je passe !
C’est vrai que c’est assez large
Pour circuler à vélo
je la vois déjà au bout du chemin
Qui lève les deux jambes
Comme lorsque nous étions enfants
Quelle pêche !
Mais il faut laisser Nadine pédaler
Et se lever pour répondre à l’intrus
C’est déjà l’aube
La lumière joue dans le trou du volet
A lancer un rayon où dansent des poussières
Je décroche au moment où la sonnerie stoppe
j’oublie mon rêve et me lève pour de bon
il est parti et ne reviendra plus.
Fulgur, fulguris (Kate)
Fulgur, fulguris, la foudre, en latin
Un mot venu du plus lointain
Lumineux comme de mai ce matin
Graphisme inouï des ombres
Un signe, un nombre
Ravissement des objets
Aller alors en forêt
Nourrir ma réflexion
Capter des émotions
Et laisser ma lecture
Faire écho à la nature
Un cheval, en revoilà
Grâce au hasard
Une musique, une conjecture
Ramenant à la question de la fourbure...
Participation de TOKYO
Un cheval d’abord
Un cheval qui court
Et chasse le DIABLE
Puis le vent Monsieur
Le vent qui chasse le diable
Et qui a une façon de revenir du passé
Où j’héberge mes secrets.
La où personne ne rentre
Un parfum de femme
Comme une fulgurance
Le sourire de ma mère
Qui reste la seule prière de mon passage sur terre.
Monsieur souffle sur la bougie
Enterre mes larmes
Où je me suis noyé tant de fois.
Je volerai cet éclat de marbre oublie dans la chapelle sixtine
Par un Michel ange furieux
Mais le cheval ruse et redistribue les cartes du destin.
La lumière jaillira! (Walrus)
Ce titre est celui d'une des premières chansons de Jacques Brel. Lui, il était dans le bon. Mais moi...
On ne devrait jamais se fier à sa première impression !
Quand le mot de la semaine m'est venu, je m'apprêtais déjà à vous parler de ces idées de génie qui vous tombent dessus avec la rapidité et la violence de l'éclair, et à assimiler ça à une fulgurance...
Tout faux !
Quand la participation de Laura m'est parvenue, bien dans les temps comme d'ordinaire (bien que pour une fois Vegas lui ait coupé l'herbe sous le pied), mon attention a été attirée par le lien vers le CNRTL qu'elle y avait joint.
Et paf ! On y apprend (enfin, moi en tout cas) que cette fameuse fulgurance n'a rien à voir avec la soudaineté et la vitesse de propagation de l'éclair comme je l'imaginais bêtement, mais exclusivement avec sa luminosité, acception vérifiée dans une flopée d'autres dicos (dont on se demande à la lecture s'ils ne se copient pas les uns les autres...).
Du coup, adieu veau, vache, cochon, couvée ! Tout mon brillant échafaudage se retrouve par terre et comme je ne peux espérer que d'ici samedi l'usage, ce puissant auxiliaire de ceux qui ne se préoccupent pas des subtilités de notre beau langage et confondent allègrement pérennité et perrénité, n'aura pas eu le temps de faire prendre mon rêve pour une réalité, j'abandonne donc mon projet.
Ouais, je sais, pour ce qui est de botter en touche, on peut me faire confiance !
Une autre fois, peut-être ?
Divine fulgurance (Vegas sur sarthe)
Félix ne dormait pas.
C'était toujours ainsi à chaque veille d'intronisation.
Demain il y aurait un banquet, un de plus, une réception en l'honneur des Chevaliers du Pignon Fixe, des pédaleurs assoiffés qu'il lui faudrait arroser au cassis-champagne avant d'être adoubés avec une pompe à vélo!
Seigneur Dieu !
Chaque insomnie l'amenait irrémédiablement à la cave où – coiffé de son bonnet de nuit et chaussé d'une des nombreuses paires de lunettes qu'il abandonnait ça et là – il refaisait son inventaire.
Il est des régions de France où on peut tout à la fois être chanoine, maire d'une grande ville et amateur de bons vins sans défrayer la chronique.
On disait que la mairie de Félix était le plus grand débit de boissons de la Ville mais il préférait ça à cette sombre rumeur de pédophilie qui sourdait et qui ne manquerait pas d'éclater au grand jour un siècle plus tard.
Il en avait rincé des gosiers entre les associations de tous poils, les clubs sportifs, les hommes politiques, les vedettes sans compter cette jeunesse dont on voyait « rougir la trogne », qui roulait sous la table et confondait Saint Vincent tournante et partouze...
Du coup sa pile de bouteilles de champagne était encore descendue d'un bon mètre.
Etait-ce un effet divin ou bien la buée sur ses verres, il buta sur une caisse d'aligoté, écrasant à la fois son gros orteil et un juron où figurait en bonne place le Bon Dieu.
C'est alors qu'un éclair fulgurant illumina la voûte sombre au point qu'il tomba à genoux, serrant « religieusement » sa bouteille de crème de cassis de Dijon à 20°.
La main divine guidait la sienne et le premier bouchon d'aligoté sauta miraculeusement.
Un quart de cassis, trois quarts d'aligoté... non... trop acide pensa t-il en
faisant claquer cette langue qu'il avait souple et bien pendue.
N'avait-il pas répondu récemment à untel qui lui reprochait de croire en Dieu sans jamais l'avoir vu « Mon cul, tu l'as pas vu et pourtant il existe ! »
(Citation véridique)
Un tiers de cassis, trois tiers d'aligoté... non... quatre tiers ça s'appelle un sacrilège, un affront aux lois de la mathématique !
Un deuxième bouchon sauta, embuant un peu plus ses verres de lunettes.
Un tiers de cassis, deux tiers d'aligoté... Son « Nom de Dieu » résonna sous la voûte tendue de toiles d'araignées.
Il tenait l'accord parfait, ni trop acide ni trop sucré, une potion qui allait ravir les palais les plus retors.
Il s'en resservit un verre avec les mêmes justes proportions, pour être tout à fait certain.
A quoi bon pinailler en pleine Création ?
Le Tout Puissant avait-il autant joui en créant ses deux premiers bipèdes ?
Il tenait là le petit Jésus en culotte de velours, n'en déplaise au très Haut.
Demain à l'heure de l'intronisation, les amoureux de la petite reine chercheraient les bulles dans leur traditionnel blanc-cass ; il seraient les premiers à déguster son... comment l'appellerait-il ?
Kir... comme lui... Félix Adrien Kir né à Alise-Sainte-Reine le 22 janvier 1876
Semblent avoir l'expérience de la chose
Attention par bongopinot
C’est le roi de l’entourloupette
Avec sa jolie casquette
Et son petit nez en trompette
Attention il n’est pas très honnête
Il est rusé comme un renard
C'est un filou très débrouillard
De ses combines il n’est pas avare
Si vous le rencontrez, changez de trottoir
Car c’est l’empereur des mauvais tours
Avec son humour et ses calembours
Prenez garde à ses discours
À ses manœuvres hypocrites
À tous ses procédés habiles
Sinon il vous rendra la vie impossible
Indignez-vous ! (comme disait l'autre) (Joe Krapov)
Bien souvent je me dis que tout cela a un sens. On ne peut décemment pas, semaine après semaine, proposer à la réflexion d’autrui un mot de la langue française et récolter sur un site appelé « Le Défi du samedi » les définitions farfelues que rédigent des gens des quatre coins de l’hexagone, du fin fond du royaume d’Iowa ou des hauteurs incommensurables de l’Olympe belge, sans qu’il y ait de concertation entre eux ni de synthèse finale pour inscription dans le marbre d’un dictionnaire académique, et n’avoir pas en vue un objectif, caché aux autres participants, peut-être inatteignable mais forcément antiproustien comme ne le laisse pas supposer cette phrase à rallonges dans laquelle je me suis à nouveau embarqué (comment vraiment, je peux m’arrêter ici ? Ah oui, ça tient debout à la relecture même si j’aurais mieux fait d’écrire « sans avoir en vue » mais ça faisait une répétition pas claire).
Non, c’est vrai. Ça cache forcément quelque chose. Il y a anguille sous roche, entourloupette ou vieille magouille de derrière les fagots si pas complète arnaque.
Et voyez-vous, cette semaine, en listant les sujets sur lesquels nous avons planché ces quatre dernières années, j’ai trouvé !
Ça m’est venu en constatant la présence dans la liste des mots « bachi-bouzouk », « ectoplasme », « rastaquouère » et « sagouin » clairement désignés parfois comme éléments de langage du capitaine Haddock (Archibald pour les dames).
Les mots sur lesquels nous planchons sont des insultes ad hoc pour ce projet à long terme de notre oncle préféré : scénariser, dès que l’oeuvre d’Hergé sera tombée dans le domaine public, à partir de nos élucubrations hebdomadaires, de nouvelles aventures de Tintin et Milou.
Vous me direz certes, comme le personnage de Fernand Raynaud avec son fût du canon, qu’il va se passer un certain temps avant que les éditions M**lins*rt ne lâchent leur emprise sur la machine à cash. Mais ce serait oublier que l’oncle Walrus et moi-même faisons partie de la même famille aux caractéristiques très spéciales : nous sommes immortels. De plus « Patience et longueur de temps font plus que force et que rage » est la devise des chauffeurs de taxi bruxellois dont notre éditeur-entourloupetteur est le maître incontesté.
Des preuves de ce que j’avance ? Tout de suite, avec ce document tombé de sa poche alors qu’il promenait son chien qui est une chienne et que m’a transmis un voisin ramasseur de détritus (!) rencontré sur son trajet dans le domaine des Trois fontaines :
Extrait de mon dico perso (Walrus)
Entourloupe(tte) : Échafaudage rhétorique branlant et confus proche de l'embrouillamini (voir ce mot) en usage chez les politichiens et tentant, pour éviter le camouflet, de camoufler le gouffre béant séparant leurs promesses électorales de leurs réalisations en cours de mandat.
Un cas d'école (Kate)
Les lettres de Pat
Dont j'étais si éprise
À plusieurs reprises
Vous interceptâtes
Facile
Puisqu'on nous déposait
En vrac le précieux courrier
Sur une cheminée
Il était accessible
À qui passait
Puis vint ce cavalier
Aussi blond et preux
Que j'avais rencontré
Au bal de Saint Mandé
Étant lui originaire de Dreux
Vous l'aviez détourné
Vers vos terres voisines
Des verdoyantes Yvelines
Vos grands airs
De grande diva
Pseudo souffreteuse
Mais infatigable guetteuse
Qui séchait les cours
Plus souvent qu'à son tour
Déjà de l'entourloupe
Dans l'air
Des occasions qu'on loupe
Des couleuvres qu'on avale
De travers
Qui dit entourloupe
A l'air
De ramer en chaloupe
De remonter vers l'aval
Pour vous vers le mal
Sans aucun doute
Rien à faire
Si vous m'entourloupâtes
Et plutôt deux fois qu'une
Je vous en garde rancune
Même si vous étiez névropathe
Derrière vos grands airs
De pseudo diva
Complotant à mi-voix
Sous le vernis de la bourgeoise éduquée
Sourdait une guerrière acharnée
Qui maudissait tout bas
Qui n'allait qu'aux cours
Qui lui convenaient
Ce qui lui permettait
De tramer ses mauvais tours
Pourtant si
Mon bel premier
Sera retrouvé
Les jours les nuits l'été
Sur fond de Lavilliers
Grâce à Poste Restante
Place de la Nation
Pleine d'illuminations
Et si
Du fier Drouais
Étudiant en bâtiment
Objet de votre convoitise
Vous fîtes votre amant
Forcément
Suite à votre traîtrise
Et après analyse
De vos entourloupettes
Salopette de Diablette
Sans me fâcher
Je me suis éloignée
A grandes enjambées
A tout jamais
Sans jamais me retourner
Si ce n'est
Tant d'années après...
Revanche. (Yvanne)
Note de l'éditeur
Sauf erreur comptable, ce billet est la dix-millième participation à ce bête jeu !
- - - - - -
-
Allo ! Paulo Paulo amène-toi. Vite.
-
Quoi ? Qu'est ce qui se passe encore ? Tu pourrais dire bonjour quand même !
-
Pas le temps. Viens.
-
Où ? Chez toi ?
-
Ben oui. Pas chez le pape.
-
J'ai plein de boulot Jacky et la Josette...
-
On s'en fout de la Josette. Rapplique je te dis.
-
P'tain, explique-toi. Qu'est ce qui te turlupines ?
-
C'est le Louis. Il m'en a fait une. Et ça te fait rire ?
-
Fallait s'y attendre après le coup du bras en plâtre et celui du sanglier.
-
Je te demande pas ton avis. Tu viens m'aider oui ou non ?
-
A faire quoi ?
-
Oh et puis tu m'énerves. Laisse tomber. Je vais me débrouiller tout seul.
-
T'agace pas. C'est bon j'arrive.
Jacky est dans une colère noire. Ce matin, en allant à la Vigne Haute travailler sa truffière il a trouvé le chemin qu'il emprunte avec son tracteur complètement bouché. Pas de doute : c'est un mauvais coup de ce chameau de Louis.
- Te voilà quand même ! Grouille. J'ai pas que ça à faire.
- Enfin Jacky, tu vas m'expliquer ?
- On y va. Tu vas comprendre.
Les voilà partis vers le champ aux truffes, juchés sur le tracteur. Au bout du chemin de terre, un amoncellement de vieux outils agricoles bloque complètement le passage.
Paulo s'esclaffe.
- Ça va pas non ? Tu te fous de ma gueule ? Ça t'amuse les entourloupes de l'autre abruti ?
- Faut pas exagérer. Une entourloupette tout au plus. C'est de bonne guerre après les vacheries...
- La ferme. Il a pas le droit de m'interdire l'accès à ma parcelle.
- Oh oh ! T'y vas fort là. Pas le droit. Pas le droit. Tu sais très bien que ce n'est pas un chemin. Il est chez lui le Louis. Il t'a autorisé à passer pour t'éviter un grand tour. Mais il n'est pas aussi fou qu'on veut bien le dire. Et si tu continues...
- C'est ça ! Défends le ! Je vais le laisser ramasser toutes mes truffes pardi !
- Je dis pas mais on a peut être poussé le bouchon un peu trop loin.
- M'en fiche ! Et puis je vois pas pourquoi tu pleures maintenant. Il me semble que t'étais d'accord non ? Allez on dégage tout ça.
Jacky grimpe sur une charrette en bois pleine de vieux pneus. Alors qu'il s'apprête à les jeter un à un, des cris l'obligent à lever la tête.
- Oh milladiou Paulo ! Quand je te dis que le Louis n'a pas toute sa tête : il s'amène avec sa pétoire. Foutons le camp, il est bien capable de nous canarder.
- Ah mes salauds ! Vous faites moins les kékés là ! Rira bien qui rira le dernier. Parole de Louis. No pasaran mes poulets. Et toi, le fiflo de Jacky, tes truffes, tu peux te boucher le...avec. J'en ai rien à battre puisque je me casse à la maison de retraite à la fin de l'année. Les sous j'en aurai en vendant tout. Mais pas question que ce soit à toi comme tu le crois si fort. Ça non. Et même si tu veux savoir ton copain bien aimé là, le Paulo, me fait les yeux doux pour acheter. Ah ah ! Peut être bien que je vais le choisir. En attendant le notaire, que je vous vois encore ici et je...
La suite a été censurée mais je peux vous assurer que Jacky et Paulo n'ont pas demandé leur reste quand Louis leur a déversé une tonne d'insultes en tirant des coups de fusil dans leur direction. Les deux compères ont-ils réglé leurs comptes dans la foulée et leur amitié a-t-elle résisté à l'affaire... ? Il va falloir que j'enquête !
Cette histoire est la suite de : « Histoire de truffes » et « Partie de chasse » déjà parues sur le blog de « Samedi Défi ».
L'embistrouille (Vegas sur sarthe)
Chez nous à 5 ans on était un beuzenot, à 10 ans on était un drouilloux
et à 14 ans on était un beunet alors que les filles – les p'tiotes – l'étaient toujours moins que nous.
J'ignore qui a dit que les mecs sont des nanas comme les autres mais vous allez voir que c'est faux.
Charlotte en avait eu vite assez de nos batailles de gratte-cul et du chapardage des prunes dans le verger du père Martenot ; faut dire qu'on se gueudait de ventrées de prunes à en chier partout et qu'on a recrépi plus d'une fois les chiottes municipales.
Et puis elle avait gagné en maturité – pas seulement sous son tee-shirt – en m'initiant à fumer du sureau et à en faire fumer aux crapauds jusqu'à ce qu'ils éclatent.
En plus de la clope on était remplacé nos verres de limonade par des galopins de blanc-cassis – en hommage au chanoine Kir qui veillait sur notre bonne ville bourguignonne – qu'elle piquait dans la cave de ses vieux en passant par la borgnotte tandis que je faisais le pet ; aussi était-on torchés bien avant l'heure.
Nos vieux qu'étaient pas nés de la dernière rabasse nous filaient une bonne tisane de temps en temps mais on s'en remettait vite, la preuve qu'on peut avoir à la fois la peau tendre et la caboche bien dure.
Quand Charlotte m'a parlé de se mettre à la colle j'ai pensé aux drogues dures et je la savais capable de me forcer à dévaliser les petits pots dans l'armoire de l'instit mais elle était tellement morte de rire que j'y comprenais plus rien.
J'ai senti l'embistrouille mais avant que j'aie pu jarter c'était déjà trop tard.
Elle a pris ma main et on est montés à l'arrière de la treue de ses vieux.
C'était une vieille demoiselle, une fourgonnette Juvaquatre qui dépassait pas le trente à l'heure mais on s'en foutait vu qu'elle roulait jamais plus d'une heure.
J'avais le virot – le mal au cœur si vous préférez – quand elle a guidé mon doigt pour jouer avec son nombril …
C'était donc ça qu'elle appelait se mettre à la colle !
Sauf que c'était pas mon doigt, c'était pas son nombril non plus et elle s'appelait pas Charlotte mais Germaine.
La suite, vous la connaissez













