Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 673
Derniers commentaires
Archives
17 mars 2018

Absence (petitmoulin)


Il ne reste à la nuit
Que ses insomnies
Et l'écouvillon de l'absence
Qui gratte jusqu'au sang
Les souvenirs
Restés collés
Sur les parois de la mémoire
Le corps se dissout
Dans sa brûlure
La pensée divague
Jusqu'au vertige de sa douleur
Combien de temps
Faudra-t-il à la rose
Pour oser sa fragilité

 

Publicité
17 mars 2018

Escoveillon belle équation (Kate)

 

En effet, belle équation : Bâton + Linge = Ecouvillon !

IMG_2563

"Bâton", vers 1100, bastun "long morceau de bois servant à frapper, se déplacer..." (Chanson de Roland...)

+ "linge", 1er quart XIIème s., "voile de lin, morceau de toile"

= écouvillon très utile car sans chercher, j'en ai trouvé plusieurs...

IMG_2560

 On remonte au Moyen Age et j'aime ça... si loin, si proche !

"Li escoveillons a un fornier" : nous voilà donc à la boulangerie !

Celle-ci dont le nom m'intrigue ?

Unknown 

Le sieur Gaffiot (en ligne, s'il vous plaît !) nous en indique ses belles origines latines...

IMG_2564

 Déjà des "forniers" avec une organisation du travail bien "huilée" : les uns pilant dans un mortier et les autres vannant (travail de meunerie). Sans doute devaient-ils aussi avoir le bâton entouré d'un chiffon afin de nettoyer le four qu'on appelait au Moyen-Age "escoveillon" puisque ce mot vient du latin classique "scōpa" (balai)...

17 mars 2018

Va donc eh couillon ! (Walrus)

 

Écouvillon ! À quoi il pense ce mec !

N'a rien d'autre à faire que de se curer les oreilles ?

Si encore il l'avait mis au pluriel : écouvillons, ça aurait eu l'air d'un verbe à la première personne du pluriel de l'indicatif présent (tu parles d'un cadeau !).

Peine perdue, le verbe existe, mais c'est écouvillonnons (si, si, je suis allé vérifier à Nancy)

Il pouvait pas dire Q-tips, comme tout le monde ?

 

17 mars 2018

C'est du propre ! Une ballade d'après François Écou-Villon (joye)

Outils à manche, qui après nous cirez,
N'ayez les touffes contre nous endurcies,
Car, si pitié de goupillons avez,
On peut enlever tous les beaux gâchis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Tant de brosses à mains, qui trop avons poli,
Serons bientôt encore et beaucoup salies,
Oui, nous, outils, balayons cendre et poudre.
De notre tâche personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tout va se dissoudre !

Si l’hygiène vous échappe, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par la tâche. Toutefois, vous savez
Que chaque demeure n'a pas d’outils rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Anticipant l’arrivée des invités mal choisis,
Que les godasses ne soient pour nous salies,
Nous poussant toujours vers l’infernale poudre.
Nous sommes là pour, personne ne nous harie,
Mais priez Dieu que tout va se dissoudre !

Les bonnes nous ont déboués et lavés,
Leur huile de coude a toujours bien servi.
L’écouvillon a la cuvette raclé,
Et enlevé la honte et les soucis.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le boulot varie
Au bon ménage, sans cesser nous manie,
Et tout fulgure comme un coup de foudre.
Ne restez donc dans ce qu’on a sali ;
Mais priez Dieu que tout va se dissoudre !

Bon ménager, qui sur tous a maistrie,
Garde que la crasse n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que frotter ce que soudre.
Défi, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tout va se dissoudre !

17 mars 2018

Participation de Cavalier

Bien des personne quand on leur demande si elles écrouvrillonnent parfois, se précipitent derechef sur toutes les bouteilles vides de leur maison, et leur font un gros nettoyage de printemps à l’eau bouillante, par contre, d’autres ouatent plutôt fermement un gros coton tige et s’empressent de nettoyer allégrement en public tous leurs orifices, mais pour la plupart ici, en Top Grave Nouvelle France de Terre Adélie –  Je me re-souviens même est un mème fameux, vous le savez tous maintenant  -, bref, pour la plupart ici, au simple son du mot, d’aucuns se dépêchent d’aller impunément en rivière ou en fjord, pêcher des écrevillons, ces petits écrevisses radioactifs, dont la taille est pourtant inférieure à 50 cm. Je rappelle que c’est interdit !

Il est navrant de constater combien le mot « écrouvrillon » est si mal interprété dans toute notre Top Grave Nouvelle Belle Province. Je retracerai ici donc l’histoire et donnerai la définition réelle de ce mot.

Écrouvrillon :

Milieu du siècle, expressions françaises : écranlefiond, fiond d’écran, écran-fyont. Suite à de nombreux différents d’un ancien ministre candidat en Grave Vieille ex-France et à la réitération d’autres délits impliquant ses deux chats Siamois, puis son Labrador – employés comme « animaux de compagnie »  – sont passées dans le langage courant et ont pris le même sens qu’esbroufeur en rideaux de fumée.

Ont pris donc le même sens que magouilleur : «  Quel écran-fyont celui-là !  » (Phrase commune)  

Ensuite, comme beaucoup d’autres mots dans certains groupes consonantiques, la consonne intervocalique «  F » s’est mutée en «  V ». (écranFiont -> écranVillon). De plus, comme souvent en français, il s’est produit la perte de la dernière consonne muette en syllabe de fin.

Le mot a fini par être troublé par deux altérations analogiques et un rapprochement morphosémantique (attraction paronymique) avec les mots « Vrille » - qui vissée a aussi son écrou - et «  Écouvillon », justement. Pratiquement en presque fin de siècle, seuls les musiciens de la puissante et riche mafia du Groenland l’utilisaient encore dans leurs magouilles : « Il n’y a que les écrouvrillons pour encore jouer du saxophone dans les bars. » (Commissaire Leblanc)

Fin de siècle, écrouvrillon : nom masculin. Personne méprisable, indigne de considération : «  Quand une femme s’affiche, ce n’est jamais pour un homme honnête, c’est pour un écrouvrillon.  » (Raymond)

Au pluriel : grandes démonstrations de train de vie. «  Ils étalent des écrouvrillons somptueux : mais du reste, ils n’ont ni déjeuners, ni dîners, pas de dépenses ménagères.  » (Carole Henny)

Extraits tirés du dictionnaire de l’histoire des significations du français, Paul Gerbault, Edition Labrune, août 2299  

 

Publicité
17 mars 2018

O comme Oremus (Adrienne)

 

Ils étaient trois amis qui à seize et dix-sept ans, possédaient déjà une vaste expérience d’enfant de chœur. Ils savaient exactement jusqu’où ils pouvaient aller « trop loin » et ne s’en privaient pas : c’était même une limite qu’ils s’amusaient à transgresser de temps en temps un brin de plus. Sans rien forcer, bien sûr, pour ne pas s’aliéner la sympathie de monsieur le curé. 

La semaine pascale offrait les occasions les plus intéressantes de se divertir, en particulier la messe du samedi soir, celle où on renouvelle ses vœux de baptême. 

Parmi les préparatifs à la sacristie – le bénitier et son goupillon, la grande croix d’argent et l’encensoir – il y avait aussi ce moment où ils procédaient à un discret tirage au sort pour décider lequel des trois aurait l’immense joie – et la grande responsabilité – de tenir le seau d’eau bénite. 

Le goupillon, une énorme brosse à longs poils noirs, même trempée légèrement dans le seau, déversait une belle ondée sur les fidèles qui restaient stoïques, tête baissée. Il suffisait de peu de choses, enfoncer un peu plus le goupillon, rehausser légèrement le seau au moment du trempage, et c’était la grosse averse. 

Le plus dur alors pour nos enfants de chœur, c’était de garder leur sérieux pendant toute la promenade dans la travée centrale, quand monsieur le curé aspergeait abondamment à gauche et à droite, et que les gens lui présentaient spontanément leur dos en rentrant la tête dans les épaules. 

Après leur passage, il y avait de belles flaques par terre et les porteurs de lunettes sortaient un grand mouchoir pour essuyer leurs verres. 

Seul celui qui marchait devant avec la lourde croix d’argent ratait ce beau spectacle et se promettait que l’an prochain, ce serait son tour de rigoler. 

 

17 mars 2018

L'écouvillon par bongopinot

 

Ecouvillon objet pratique
Cylindrique parfois en plastique

On l’appelle aussi goupillon
Utile pour nettoyer les biberons
Vos bouteilles propres sur l’heure
Indispensable pour les radiateurs
L’utiliser c’est l’adopter
Le concept le rend aisé à manier
Outil que j’aime bien
Nécessaire au quotidien

 

17 mars 2018

Participation de Venise

v01

 

 Au dos de cette carte postale oubliée au grenier j’ai retrouvé les traces de mon grand pére .

 

 La guerre de 14/18 avait fait de lui un militaire, et tout ce qui avait de féminin en lui hurlait de désespoir d’être déguisé en homme sanguinaire.

 Voici un extrait de sa lettre adressée à ma grand-mère /

 

Portes tu toujours les gossard des G7 en maille fine brillant translucide et nacrée. Ici on se gèle le cul

 Et on a aucune chance de voir une fille qui en porte sous son cache cœur.

J’aurai dû sauter par la fenêtre de ce train qui nous conduisait dans l’enfer de Verdun.

On est au cœur de l’épicentre d’un volcan, la terre tremble ici tous les jours.

Une femme qui dort en soutien-gorge quoi de plus fabuleux ?

J’ai acheté un gros bouquet de roses rouges hier et je les ai offertes à une vielle femme en noir.

Quand je rentrerai je n’aurai plus un radis j’aurai appris à manier l’écouvillon dans les chiots !!

Quand on est piégé à Verdun c’est rare qu’on y échappe alors ces roses elle ira les déposer sur mon cadavre .

Ton père avait un ami au ministère des armées . On pourrait tenter de me faire réformer . J’avais les mains tremblantes l’autre jour quand j’ai ouvert la petite enveloppe bleue lavande . ta petite écriture  penchée est tellement penchée que je risque à chaque fois de perdre l’équilibre .

Je garde encore l’odeur de la banquette de veau , le papier peint coquille d’oeuf de notre chambre. Les rideaux étaient fermés pour que les ennemis ne nous voient pas.

Ici je vis à ciel ouvert et les bombes pleuvent. .

Je crois que ton soutien-gorge ça ne soutient pas que tes seins mais ça soutien mon moral en ce moment.

TON LOUIS

 

17 mars 2018

Participation de JAK

j01

 


Ce matin grand ramdam dans le landerneau
On en cause même aux télé-journaux

Biscotto le boulanger a disparu.
Nul sur la place ne l’a aperçu
Les commères s’attroupent et piaillent
Emettant des hypothèses sans faille
Avec l’épicière il serait parti
Mais non d’une pipe sapristi
Tiens la voila l’épicière
Qui passe droite et très fière
Ce n’est donc pas la raison
Pour laquelle il a laissé seul son mitron.
Non la raison est bien plus simple
Ce matin se servant de son écouvillon
Fait d’un linge attaché à un long bâton,
Il a nettoyé son four en faisant de grands tourbillons
Mais le feu a pris au fournil où il avait entreposé des brindilles
De châtaigniers et de pins pour parfumer ses pains ronds
Qui font considérablement son renom aux alentours du canton.

Hélas la fournée surprise par tant de chaleur, a brûlé
Et notre boulanger dépité
Honteux et déshonoré, tout comme Vattel
De remord s’est fait sauter la cervelle.

 

*
Ecouvillon Vieilli, BOULANGERIE. , Vieux linge attaché à un long bâton, avec lequel on nettoie le four [chauffé au bois], lorsqu'on veut enfourner le pain`` (Ac. 1835-1932)

10 mars 2018

Défi #498

 

Écouvillon

 

4981

 

Mais vous n'êtes pas obligés
de nous la jouer "Grand bleu", hein !

10 mars 2018

Se sont assis aux marches du palais

10 mars 2018

Participation de Laura

 

Je fais mon aveu tout bas et me cachant derrière les polars, la presse(sérieuse) et les livres d'art(essais) que je lis: je regardais "Dynastie" avec ma grand-mère paternelle qui habitait dans son appartement dans la même maison que nous. J'allais chez elle car il était hors de question pour ma mère de regarder ce genre de soap et  les séries policières comme "Navarro", "Julie Lescaut." Donc, j'allais regarder ce genre de choses chez ma grand-mère qui  m'hébergeait, je pense avec plaisir... d'être avec moi... et de voir des choses qui ne prennent pas trop la tête. Ma grand-mère avait des excuses  alors que ma mère n'a jamais compris comment on pouvait avoir Bac +8, regarder des "conneries" en lisant "Le monde." J'ai gardé cette habitude en pensant tendrement à ma grand-mère.

 

10 mars 2018

DANS LA RÉGION (Emma)

 

Un drame conjugal endeuille la commune de Vieilleville où la famille M. est honorablement connue. Dans la soirée de jeudi, Daniel M. surveillant pénitentiaire, a étranglé son épouse Pauline, au prétexte qu'elle avait caché la télécommande. Effondré, l'homme a déclaré aux enquêteurs qu'il avait perdu la tête parce qu'elle voulait regarder "Dynastie" un soir de demi-finale.

 

10 mars 2018

Présentations (Joe Krapov)

- Nous ne sommes pas n’importe quelle famille Dupond, cher monsieur Dupont ! Je descends du fameux archiduc Ludovic XXX Dupond, du Gard, dit «le Père trie-arches» qui conçut et fit construire le fameux aqueduc !

- Et moi, cher Monsieur Dupond, il y a dans mes ancêtres Patrick Dupont III dit «le Danseur» qui fit bâtir en Avignon le premier dance-floor en plein air et lança les premiers stages de danse d’endurance !

- Ô mes aïeux ! Parmi les miens il y eut Adeline Dupond d’or dite «la Poule de luxe» qui fut une des maîtresses d’Henri IV de Navarre !

- Que d’artistes aussi, si vous saviez, dans notre dynastie ! Guillaume III Dupont-Mirabeau dit «la Force du stand-by honnête» qui brilla sur la scène et dans son lit mais fut aussi un grand poète malgré son penchant pour les alcools forts.

- Chez nous il y a eu Pierrot XII Dupond, de Nemours, dit «le Clown blanc», dont la voisine battait le briquet !

- Oh le pauvre chien ! J’imagine qu’il n’y avait pas la SPA à l’époque ?

- Et aussi Alma Dupond, dite «l’Alma Donna», la première comique troupière qui égaya par ses tournées les régiments de zouaves et de spahis de nos colonies. Vous connaissez sûrement son plus grand succès : «La main du masseur». A la fin des concerts elle leur lançait sa petite culotte ! Succès garanti !

- En parlant de zouaves, il est temps de parler des militaires ! Oh comme il y en eut, dans notre famille ! Jean XXXVIII Dupont d’Arcole, dit «le Petit stade oral» et Philippe XV Dupont de la rivière KwaÏ dit «le Grand siffleur de bacchanales». Sans oublier Isidore Dupont-Euxin dit «La Cloche alerte» qui s’illustra par ses hauts faits sous Alexandre et sur Fanny.

- Il y en eut tout autant chez nous ! Henri XV Dupond de Tancarville, dit «le Boit comme un trou normand», Louis Dupond CC (deux « c ») dit «le Traverseur», etcetera, etcetera.

- Et des médecins ! Mon arrière-arrière-grand-mère est Ernestine XXXIII Dupont-Cif, dite «la Monacale». Elle fut la première femme-dentiste navigante. Elle posait des bridges sur le Mermoz. Elle était experte dans sa partie et n’a jamais fait aucun mort.

- Mon ancêtre Augustine XXXIII Dupond-Tamousson dite «Dieù Bien Fît»soigna toute l’Indochine française jusqu’en 1954.

- Je ne vous rappellerai pas l’existence des hommes de sainteté dans notre dynastie. Roger Dupont l’évêque, dit « le Coulant » ! Erwan premier Dupont l’abbé dit «le Johnny bigouden du cap Sizun» !

- Chez nous Amand Dupond IX dit «le Né trop tôt» faillit être élu pape en 852 avant Jésus-Christ ! C’est vous dire !

Ils arrêtent d’aligner leur pedigree.

DDS 497 060402A_195

- Et donc… Vous et moi, cher monsieur Dupond, nous allons faire équipe dans cette vénérable institution qu’est la police belge ? C’est fantastique, cette rencontre !

- Et cette ressemblance, surtout ! Dites-moi donc… sans indiscrétion… Quel est votre prénom, cher monsieur Dupont ?

- Je suis Jean 26238 Dupont dit « Ré bémol mineur ». Et vous, cher Monsieur Dupond ?

- Je suis Jean 34221 Dupond, dit « Ré même + ».

- Eh bien, mon cher Jean, je sens que nous allons constituer un duo exceptionnel !

- Je dirai même plus, répondit Ré même +. Un duo exceptionnel !

DDS 497 101229_D_076

10 mars 2018

Toto à la colle (joye)

Voici la copie que j'ai dû rendre comme punition  devoir après l'école. L'est pas mal, hein ? - Tot's

Qu’est-ce une dynastie ? En français, c’est le mot qu’on utilise pour famille nombreuse si la famille est riche. Sinon, on dit les immigrés.  En Italie, on dit des mafias. Je ne sais pas ce qu’on dit aux États-Unis. Peut-être des Mormons ou des Amish.

La première dynastie en Chine était la dynastie Qin. Mon oncle Jacques qui aime picoler dit que c’est cette famille qui a inventé les toasts. Perso, je ne vois pas comment on peut inventer des toasts dans une culture qui ne mange jamais de pain. Je ne fais pas trop confiance à mon Tonton, il oublie souvent. Mais il a dit que la preuve c’est que nous disons toujours leur nom en portant un toast. Alors, il a peut-être raison, car lui est toujours en train d’arroser quelque chose.

Mon cousin Hector dit qu’une autre dynastie chinoise était la dynastie Ping, celle qui a été attaquée par la dynastie Pong lors d’un tournoi – un peu comme les Stark et les Lannister, mais je ne sais pas parce que Maman ne me permet de regarder « cette pornographie d’adolescents » comme elle dit. Donc, je dois compter sur mes potes Rachid et Franc pour tout me raconter. Ça a l’air sympa.

Phiphine ma voisine dit que la Dynastie est une marque de voiture. Je parie que c’est faux. D’abord parce que je n’en ai jamais vu au parking et deuzio parce que Phiphine est une pouffe qui a toujours sans-faute sur les dictées et aussi parce qu’elle est la chouchoute de la maîtresse et qu’elle n’est jamais obligée de rester après les cours et d’écrire des trucs de trois cent mots sur les dynasties comme punition. Encore vingt-trois mots et j’aurai terminé. Et maintenant dix-sept.

En conclusion, les dynasties c’est vraiment des familles qui ont eu un coup de bol. Et des dragons.

10 mars 2018

À quoi tient le destin d’une dynastie (JAK)

 

Son père l’était déjà, et avant lui son grand père

Son trisaïeul, qu’il a  bien connu, l’était  aussi, tout comme   ses ancêtres sur 7 générations.

De pères en fils dit-on couramment

Armand  Maquignier est fils unique.

Célibataire dans l’âme,  il aime la vie et ne se refuse pas des sorties ébouriffantes, au volant de son coupé  décapotable, en compagnie de belles d’une nuit.

Lorsque sa mère, en vue de  succession lui a  présenté,  une plantureuse paysanne du coin,  en colérique impulsif,  il a vu rouge, son cœur s’est mis à battre la chamade… pas pour de bonnes raisons de bagatelles avec ladite demoiselle, mais  pour des raisons d’absorption un peu trop intensives d’alcool.

Ainsi,  la présentation de cette jeune fille en vue d’accordailles lui a coupé le souffle, manquant d’air, d’un coup, d’un seul, il est tombé roide sur la paille de l’étable.

 En cause son manque de modération. En effet,  à 45 ans il y a longtemps  qu’il  appuie   exagérément sur le Calvados, et ses artères sont en circonvolutions défectueuses et de ce fait, fragilisées.

 

Le diagnostic n’est pas rassurant : AVC pour parler médicalement, léger, mais inquiétant pour la suite.   Depuis, il reste impotent  dans un fauteuil.

Personne pour prendre en charge le domaine, les parents trop âgés, se lamentent et se résignent à tout laisser.

 

 

Les belles vaches,  soigneusement sélectionnées par les ancêtres,  ces tricolores, bonnes laitières normandes, sont maintenant dispersées, un géant de l’agro a racheté l’affaire.

Les ancestrales étables, bâties en torchis  avec leur  toit de chaumes, ont disparu.  

Les aïeux éleveurs-bovins doivent de retourner dans leur tombe.

 

Armand Maquignier devenu  seul héritier,  a  fait planter des pommiers pour élaborer  du cidre biologique, et il emploie de nombreux saisonniers, et ouvriers

Armand  en ce printemps contemple les  fleurs du pommier ;   il augure une bonne  récolte.

Dans ses pensées, il revoit  ses vaches pacageant  paisiblement.  Maintenant  elles  sont fondues dans l’anonymat producteur.

 Par son absurde colère,  leur lignage  a disparu.

Il se sent doublement  fautif, car   aussi   responsable de la fin de la dynastie  familiale d’éleveurs  qui a tant pâtit.

C’est fini pour lui, il ne pourra pas poursuivre,   comme ses prédécesseurs, la  dynastie des Maquignier…

 

 

 

10 mars 2018

D comme dynastie (Adrienne)

 

- Dommage que ce ne soit pas un fils! dit la mère de l'Adrienne en apprenant qu'une de ses cousines est devenue grand-mère d'une deuxième petite-fille. 

- Ben... pourquoi ça? demande l'Adrienne, pour qui ce sujet est particulièrement sensible. 

- Et bien! pour la continuation du nom de famille! 

- Ah bon? Tu trouves que ça manque de V*C*? 

V*C* est le nom de famille le plus répandu dans la ville et toute la région autour. Tellement répandu qu'ils se retrouvent parfois à deux dans la même classe, sans avoir un seul lien entre eux. 

10 mars 2018

Un chat dans la gorge (Nana Fafo)

un_chat_dans_la_gorge

Episode 08 : Comme un Monsieur Chat … dans la gorge

 

Gatineau - Québec

 

Karlybout s’entraînait beaucoup, cet ancien policier avait rejoint depuis peu, le Carrousel de la Gendarmerie royale du Canada, pour donner des représentations cavalières, qui tournaient en rond, c’était la tradition.

Il préférait habiter Gatineau plutôt qu’Ottawa, son côté chauvin de québécois.

Pour ses loisirs, il aimait se rendre au stade Pierre Lafontaine voir un match de hockey, ce n’était plus la belle époque de la Dynastie des canadiens, mais qu’importe le hockey restait le hockey, violent, viril, fort en émotions. Et c’était toujours mieux que de rester devant sa télé à regarder Dynastie et son univers impitoyable.

 

La rencontre fut brève et instructive.

Pingouinnot et Ronchonchon se regardèrent, surpris de la ressemblance avec leur amie reporter Bidule Chouette.

En effet Karlybout et Bidule Chouette étaient cousins. Ils appartenaient tous les deux à une grande lignée de Grands Ducs, La Dynastie des Rapaces Nocturnes aux parcours exceptionnels.

Karlybout n’avait pas le temps de s’embêter avec des mondanités et des tours de manège illusoires et gnan-gnan.

 

“Celui que vous cherchez, JP, est un chat Jaune Poilu, il ne reste jamais très longtemps au même endroit car les énigmes qu’ils gardent, valent de l’or et ne peuvent être dévoilées qu’aux initiés. C’est tout ce que je sais. Bon séjour au Québec”

Il s’en alla vaquer à ses occupations.

 

Kamélia-Kamélius décida d’aider Pingouinnot et Ronchonchon pour cette quête, à la recherche de JP.

L’équipe était au complet.

Nos 3 cerveaux, l’intello, le juge, l’adaptable allaient pouvoir embrasser leur destin de supers héros.

En attendant, comment retrouver un Monsieur Chat qui ne veut pas qu’on le trouve… ?

Vont-ils donner leur langue au chat ?

Jouer au chat et à la souris ?

 

L’auteure signale qu’elle est en retard pour cause de  “Comme un chat dans la gorge” … ?

 

10 mars 2018

Dynastie, dites-vous ? (Kate)

Dynastie, dites-vous ?

Pas celle qui se bat pour une guitare, une moto, un disque dédicacé en hurlant un requiem ? Non !

Qui dit dynastie me ramène au temps où j'étais lycéenne et où j'étudiais le soir dans ma chambre mais qu'à travers la mince cloison la télé hurlait : "Da-llas !"... Et les conversations allaient bon train entre adultes : "vous êtes plutôt Dallas ou Dynastie (autre feuilleton culte de l'époque) ?"... Pour ma part, j'étais plutôt Beatles et Bach, enfin... 

Ma mère était tout à fait "Dallas", oui, avec son univers impitoyable sur fond de puits de pétrole, je crois, ça plaisait plutôt bien aux français moyens (et moi, qui n'étais rien, qu'une petite fille de français moyens, ça ne me plaisait pas du tout)... Enfin...

UnknownAutre flash back. Elève de CM2, ma maîtresse m'avait dit, sur un ton de confidence, que je lui évoquais Fleur Forsyte, de la "Dynastie des Forsyte", ça m'avait fait plaisir mais je ne voyais pas du tout pourquoi, enfin...

En classe de 6ème, ma jeune et enthousiaste professeur de français, qui me prêtait ses livres ("Le lion", "L'enfant noir", "La gloire de mon père", "Le vieil homme et la mer", "Le moulin sur la Floss"...), m'avait écrit à la suite de ses vacances en Iran pendant l'été où elle avait assisté aux fêtes de Persépolis : célébration du 2500 ème anniversaire de la fondation de l'empire perse. Depuis, je me suis toujours intéressée au Shah, à Farah, leur fils et à la suite de l'histoire jusqu'à aujourd'hui... Enfin...

Unknown-1

Bien sûr, j'ai plusieurs fois eu l'occasion d'aller à Monaco et je connais la dynastie Grimaldi, accrochée à son rocher. Un choc tout de même en voyant jeudi soir à La Grande Librairie Charlotte Casiraghi qui ressemble tant à sa mère... Enfin, comme Caroline, j'ai eu étant bébé une jolie layette jaune (et non pas rose)...

 

Enfin, une pensée spéciale à (a special thought to...) Lady Diana, car qui dit dynastie dit Lady Di. Le jour de son mariage, à l'agence de pub où je travaillais à l'époque, on n'avait pas vraiment cessé le travail mais on avait regardé toute la cérémonie et son faste, l'évènement !

images

Ce 31 août 1997, je repassais tranquillement en écoutant la radio quand soudain j'ai entendu la tragique nouvelle de son accident de voiture. Même âge que ma soeur, j'ai pensé.

Oui, qui dit dynastie me renvoie aux autres... et donc à moi. Enfin...

10 mars 2018

La mousse qui descend des cyprès (Pascal)

 

La table sur laquelle j’écris est celle-là même qui servait à nos grands repas de famille, il y a longtemps, à Saint-Bardoux. C’est peut-être pour cela que mes meilleurs souvenirs se bousculent, cherchant la faveur de mon clavier, quand je m’y attable.  
Lorsque le silence du quartier me le permet, j’entends les conversations du passé, les rires des uns, les blagues des autres, les paroles enchantées de ma mère et les tentatives de solennité de mon père, pour servir tout le monde (pendant que c’est chaud).
En fermant les yeux, je nous vois tous présents au banquet de la Vie, nous n’avons pas une ride, nous sommes jeunes à jamais. Le dimanche, c’est encore plus flagrant ; dans la bonne humeur générale, les chaises s’approchent de la table en raclant le sol, les assiettes se tendent, les verres tintent, les exclamations fusent, les fourchettes piquent de bon cœur, le vin coule à flot, le pain croustille et les miettes multicolores sont les confettis de la table… 

L’été, à l’heure chaude de midi, le soleil éblouissant traversait allègrement les fenêtres et il dardait ses rayons aux quatre coins de la salle à manger ; nous étions obligés d’entrecroiser les volets pour apporter un peu d’ombre au repas. L’hiver, c’est la cheminée qui crépitait dans la grande pièce ; quelquefois, une escarbille incandescente claquait dans l’âtre et tout le monde se taisait comme si le feu allait parler…  
On avait des discussions animées mais elles ne s’engageaient jamais vraiment ; la politique, le sport, les faits divers, le cours de la bourse, tout ce qui peut promouvoir l’ambition, la jalousie et la cupidité, c’était proscrit à cette table. Si l’on débordait, mon père remettait vite les choses en place…  
Naturellement, on racontait nos exploits, les bonnes notes de nos enfants, la future augmentation, etc. Je crois qu’on ne parlait pas de nos emmerdes parce qu’ici, elles n’auraient pas trouvé l’écho de nos lamentations ; ce n’était ni le moment, ni l’endroit, c’était seulement le temps heureux des retrouvailles.
Selon les saisons, on parlait encore des futurs légumes du jardin, de la fraîcheur du vent du Nord, des premières fleurs sur le cerisier, du manteau blanc qui avait accaparé le pré de Cinq Sous ou de la sécheresse préoccupante, des orages annoncés et du voisin, un peu laxiste, qui n’avait pas encore rentré ses ballots de paille…   

Toi, tu étais au centre de la famille, dans le cocon aimant de nous tous, entre cousins et cousines, entre oncles, tantes et grands-parents. Papy surveillait personnellement ton assiette pour que tu manges toutes les bonnes choses qui se posaient sur les dessous de plat. Il te servait la première comme l’invitée de marque à sa table.
Petite princesse, on mettait ta serviette autour du cou, on coupait ta viande, on te servait à boire, on s’inquiétait quand tu rechignais devant telle ou telle victuaille. Mamy avait toujours de quoi à pallier un petit caprice ; quand on amenait le plateau de fromages, avec ses fortes odeurs, elle t’apportait un yaourt parfumé. Avant la fin du repas, on te permettait même de descendre de table, pour te dégourdir les jambes.
Parfois, au milieu de tout ce grand dépaysement, tu avais un petit coup de chagrin et tu réclamais ta maman. Vite, mamy te mettait sur son genou ; pendant qu’elle essuyait tes quelques larmes, elle te racontait des secrets que seules les petites filles peuvent comprendre ; elle t’emmenait dans sa cuisine et, en cachette de tous, vous prépariez ensemble la salade de fruits du dessert. 

Le brouhaha autour de la table n’en finissait pas ; il était comme le passage d’un train rapide dans lequel on pouvait entendre tous les voyageurs. On se trouvait encore des ressemblances, on parlait chiffons et dentelles, on parlait chasse et pêche, on parlait de l’avenir en se gorgeant de ce présent extraordinaire.
Pour faire durer ce plaisir, on se resservait à boire d’une soif qu’on n’avait plus, on mangeait encore d’une faim qu’on n’avait plus…   

Puis, c’était l’heure du champagne ; le bouchon, quand il était sur le départ, envoyait vite toutes les cousines se cacher en criant sous la table ! Les femmes rentraient la tête, fermaient les yeux, bouchaient les oreilles et les hommes, curieux, calculaient la trajectoire du projectile entre les ampoules du lustre, les hauteurs du buffet et les bibelots sur le manteau de la cheminée…
Tout à coup, dans un panache de mousse débordante, le champagne coulait à flot, les flûtes tintinnabulaient au diapason de la joie collective et on trinquait à la nouvelle année, à Pâques ou l’anniversaire du moment. 

Fier sans le paraître, mon père contemplait sa lignée ; du nourrisson de l’année, bien à l’abri dans son couffin, à l’aînée de ses petits-enfants, préparant une énième bêtise, jusqu’à toi, occupée à rhabiller une poupée, il allait de l’un à l’autre et je suis sûr qu’il y décelait toute la joie d’être qui coulait dans vos veines ; c’était aussi la sienne…   

A la fin d’un de ces repas gargantuesques, à chacun et chacune, il avait réclamé trois vers d’une récitation, un bout de lecture, une petite chanson, une ligne d’écriture, pour les avoir un instant dans la ligne de sa mire la plus admirative.
Après les espiègleries de tes cousins et les minauderies de tes cousines, quand vint ton tour, toute menue devant sa haute stature et devant l’attroupement de tes oncles et tantes attentifs, sans te faire prier, tu entonnas la chanson « Les Grenouilles » de Steve Waring, que j’avais en cassette dans la voiture et que tu me réclamais tout le temps.
Avec tes bras le long du corps, ta petite voix fluette et tes yeux cherchant dans le ciel les paroles, tu ne te trompas pas une seule fois !  Confiante, tu rajoutas même les gestes à ta chanson, les onomatopées aux bons moments et l’œil maussade à « la mousse qui descend des cyprès !... » Nous, on les voyait toutes, ces petites grenouilles, coassant et discutant au bord de la mare ! A la fin de ta chanson, il y eut plein d’applaudissements ! J’étais si fier de te tenir dans mes bras et de te soulever jusqu’au plafond ! Hé bien, ma fille, je peux te dire que les larmichettes, elles avaient changé de camp…

 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 > >>
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité