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Le défi du samedi
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23 juillet 2011

Corrida (Venise)

Corrida

Pour cette quatrième de couverture l’auteur Venise se plait à brouiller les pistes.

Un jeune étudiant en philosophie à l’université de Nanterre accepte 

Ce job de toréador dans les plus belles arènes d’Andalousie

Inexpérimenté mais audacieux. Il va enflammer les foules

On n'a plus de nouvelles rassurantes depuis la dernière corrida.

Un véritable polar au pays d’El Cordobés.

 

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16 juillet 2011

Défi de l'été 2011 (3)

Ballons

ou plutôt là :  CLIC

Bonne écriture à vous !

samedidefi@hotmail.fr

 

16 juillet 2011

Eté 2011, deuxième fournée

16 juillet 2011

Invitation- disparition bis (Zigmund)

 

 
Fatma, allons voir si Mac Do  lundi  ou mardi ouvrira 
Si boudin, ou mouton  hallal il y aura
Pour  bon  couscous, un max faudra !
Puis  loukoums,  baklavas,  à la fin...
Avant Ramadan Sidi Brahim, Raki, Arak
Tant honnis du Coran boirons
Invitons pour bon  miam
Youssouf, David, Mariam
Abdallah,  Yasmina
Pourquoi pas maints  gaulois ?
Panoramix ? Falbala ? MAP ? Krapov ?
Alors  quasi gaulois ?  : Walrus, Iowagirl ? 
Sans niqab ni burqa,
Ni turban, ni kippa (film connu !)
Pour finir : tarot ou  loups garous ?
Pour tout ça, no fatwa

 

16 juillet 2011

Tâches d'encre (Rose)

 

♪ ♪ Merci de bien vouloir mettre en route la musique...♪  

 

 

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16 juillet 2011

Les yeux verts de Mélusine (Mamido)

melusine

 

Elle portait sur toutes choses et toutes gens un regard vert et insondable qui impressionnait, jusqu'à l’inquiétude parfois, ceux qui nous rendait visite.
Elle aimait s’installer en hauteur et dominer la situation de son regard pur et inquisiteur, afin, j’en suis persuadée, d’être parée à toute éventualité et pouvoir prendre le champ nécessaire en cas de danger.

On la trouvait donc installée dans une des niches du buffet de la salle à manger… pas n’importe laquelle, bien sûr, mais celle qui, de par sa situation stratégique proche de la porte fenêtre [elle pouvait l’atteindre d’un bon] lui permettait d’échapper à ce qu’elle jugeait dangereux pour elle.

La plupart du temps, son fameux regard vert suffisait pour tenir à distance ceux qui ne lui étaient pas familiers. Pour faire bonne mesure, elle y rajoutait la pose immobile du sphinx, une attitude affectée mais élégante, poils minutieusement lustrés et queue épaisse arrangée avec raffinement autour d’elle. Tout ceci suffisait normalement à inspirer crainte, respect et admiration à ceux qui la rencontraient.

A ceux qui, téméraires ou inconscients, ne tenaient pas compte de ces signaux pourtant loquaces et osaient tout de même s’aventurer et empiéter trop avant dans son espace personnel, elle lançait des avertissements plus explicites. Un frémissement imperceptible de son long pelage soyeux et tigré, une brève agitation du museau, des moustaches et des oreilles, un léger mais impatient battement de la queue et… un lent rétrécissement  des yeux accentuant encore la menace de son regard de jade.

Et si l’aventurier sans cervelle persistait dans son avancée improbable, elle amorçait un feulement rauque et crescendo qui se terminait par un soufflement puissant, lancé avec une rapidité inattendue, en même temps qu’une patte aux griffes acérées.

Face au retrait stratégique de l’ennemi  rendu à plus de prudence, elle reprenait sa pose hiératique, comme si rien ne s’était jamais passé mais elle continuait à suivre du regard ses moindres mouvements avec vigilance. On n’est jamais trop prudent avec ces humains imprévisibles.

Avec ceux qu’elle connaissait et appréciait, son regard vert se pailletait d’or, sa pose s’alanguissait, son corps s’offrait aux caresses… et son ronronnement se faisait quelquefois si intense qu’on aurait dit celui d’une chaudière !

C’était une chatte de gouttière, mâtinée d’angora… Elle portait le nom d’une fée, Mélusine. Depuis quelques années déjà, elle a fermé les paupières sur son regard de velours vert et nous a quittés pour se retirer dignement au paradis des chats.

16 juillet 2011

Voyage (MAP)

  

Quand je veux voyager

pas de billet à prendre …

Nulle recherche à faire

sur l’endroit où me rendre.

J’emprunte un grand sabot

tout au fond du jardin

j’en fais trois fois le tour.

J’en bave, vous savez …

cela me prend un jour !

 

Vous l’avez deviné

..................

je suis un escargot !

 

Escargot et sabot 

 

***

16 juillet 2011

Un pas après l'autre (Venise)

Couverture et pub pour un livre imaginaire

Laurel et Hardy

 

« Un pas après l’autre

Ce roman constitue le point culminant de coaching dans l’entreprise.

Aujourd’hui comme jadis, l’homme a cherché le bon équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle.

Vous trouverez au fil du récit les stratégies pour survivre au stress du sous emploi, les suggestions fortes, innovantes pour occuper son temps libre et dépenser au dessus de nos salaires

Bref

                        Un pas après l’autre

Est plus que le récit d’une expérience personnelle il est l’expérience même du vide de nos sociétés modernes

 

16 juillet 2011

Défi 59 – Edward Hopper (32Octobre)

 

Un jour dans la vie de Frankie ou une nuit.

32_1

 

32_2

L’heure avance, le barman, Frankie, ne sait comment le signifier aux trois individus encore présents dans le bar. Des vrais oiseaux de nuit.
Son patron, Monsieur Paper, lui a bien recommandé, il y a une petite heure, comme tous les soirs, sans exception, de fermer à minuit précises. Lui viendrait rouvrir, comme tous les autres jours de l’année à cinq heures. cinq heures de fermeture, réglées comme du papier à musique.
Le barman sait tout cela et commence à bouillir intérieurement. Tout cela l’impatiente.

32_332_4

La première fois qu’il voit ces trois individus, un couple et cet homme seul. Il remarque les coups d’œil que la femme lance à l’homme installé seul à l’autre bout du comptoir.

Quand Monsieur Paper s’en va, il pense que tout se passera comme d’habitude. Il déroule dans sa tête, le scénario qui a lieu tous les premiers samedis du mois. Et demain sera le premier samedi du mois d’octobre.

À zéro heure, lui Frankie, le barman fermera.
À une heure, Wilfried viendra ouvrir la porte de derrière, déposera un colis dans le bac à glace, refermera la porte.
À deux heures, Eugène ouvrira lui aussi la porte de derrière, laissera une enveloppe avec 1 000 $ en lieu et place du paquet, qu’il emportera et il refermera la porte.
A trois heures, Placid arrivera et commencera le ménage. D’abord la cuisine, puis la grande salle. Tout devra être terminé pour cinq heures, heure de retour de Monsieur Paper.
C’est ce que pense Monsieur Paper. C’est ce qu’ignore Frankie.

Nous serons le premier samedi du mois d’octobre dans moins d’un quart d’heure. Les trois individus sont toujours présents avec Frankie dans le bar.

 

Frankie s’approche du couple :

-        - Je ferme à minuit. Je vous offre le dernier verre. La même chose, je suppose.

Le couple ne semble pas l’entendre. L’homme et la femme se regardent, se sourient, l’ignorent.

Frankie s’approche de l’homme seul.

-        - Je ferme à minuit. Je vous offre le dernier verre. La même chose, je suppose.

L’homme ne semble pas l’entendre. L’homme le regarde, lui sourie, l’ignore.

Frankie se demande s’il rêve. Cinéaste averti, retour vers l’année 1997. Il plonge dans une scène du film The End of Violence de Wim Wenders.

L’heure avance.

Frankie ne sait plus à quel saint se vouer avec ces drôles d’oiseaux. Les trois personnages sont figés, comme les statues du musée de Madame Tussauds à New-York.

Minuit va sonner. Je dois fermer le bar. Monsieur Paper va me tuer. Je le soupçonne fort de différents trafics. Je ne veux rien en savoir. Je veux travailler et vivre, ne pas risquer ma vie.

Les trois personnages prennent soudain les visages de Humphrey BogartMarilyn Monroe et James Dean. Il voit son reflet dans la vitrine du bar : il a le visage d‘Elvis Presley.

 32_5

 

Un réveil sonne. Il est cinq heures. Frankie se réveille. Il doit aller prendre son poste au bar de Monsieur Paper. Prise de service à sept heures.

 

(après avoir écrit mon texte, j’ai découvert trois passionnants articles sur ce tableau :

http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/2011/03/27/le-grand-jeu-de-limage-mystere-5/
http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/2011/04/05/le-grand-jeu-5-la-reponse-nighthawks-parte-ouane/
http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/2011/04/17/nighthawks-parte-tou/
)

et dernière minute celui-là :

http://nighthawksforever.blogspot.com/

 

 


9 juillet 2011

Défi de l'été 2011 (2)

Ou comment rattraper les défis

que l'on n'a pas eu le temps d'écrire

 ou bien que l'on veut ré-écrire !

Voir  

Défi de l'été 2011 (1)

Défis en

Libre service 2

Samedi défi

 

9 juillet 2011

Première fournée d'été 2011

9 juillet 2011

défi de l'été: rattrapage du défi 155 (Adrienne)‏

Raconter un tiroir, son contenu et son désordre... Voilà un sujet bien inspirant proposé aux défis (c'était le numéro 155) mais je n'ai pas réussi à envoyer ma participation dans les délais. Alors je vous la donne en rattrapage estival:

Il était une maison de briques rouges, au toit d'ardoises et aux fenêtres peintes en blanc.

Au premier étage, une chambre aux murs tapissés de papier peint à fleurs et aux rideaux gris.

Dans la chambre, à droite en entrant, une commode à trois tiroirs en bois sculpté.

Dans le tiroir du bas, les souvenirs d'enfance: la tresse encore un peu blonde et qui a été coupée à l'âge de onze ans, les images reçues de son institutrice préférée, les lettres de l'amie de coeur dont la vie l'a séparée, un tas de babioles toutes plus précieuses les unes que les autres et qu'elle ressort les jours de tristesse, un dessin d'une amie, le jeu de cartes du grand-père, la bague d'un cigare du papa, un porte-clé représentant Lucky Luke... et une petite boîte en fer blanc contenant d'autres trésors encore plus infimes.

Puis un jour elle quitte la maison aux briques rouges pour aller dans une ville universitaire, vide la chambre aux rideaux gris, emporte le contenu des deux tiroirs supérieurs, ceux où il y avait les mouchoirs, les Tshirts, les sous-vêtements et les chaussettes. Elle se dit qu'elle prendra les trésors du troisième tiroir le jour où elle aura un véritable "chez elle".

Au printemps suivant, la fée du logis passe par là, voit deux tiroirs vides contre un plein, et plein de quoi, je vous le demande! Un paquet de cheveux, quelques vieux papiers, un porte-clé tout défraîchi, une petite boite un peu cabossée... rien qui soit de taille à résister à la tornade du grand nettoyage.

9 juillet 2011

Gisèle (défi 11) (Rose)

Défi 11 : Vous vous réveillez un matin et vous ne vous rappelez plus de qui vous êtes.

 

          Le soleil commence sa douce ascencion. Le boulanger a commencé sa danse du pain depuis déjà 3 heures. Le brouhaha des conversations étudiantes se mêlent aux bruits des pots d'échappement et de ces personnes actives pressées de rejoindre leur train-train quotidien. Alors que tout suit son mouvement, Gisèle se réveille ...

         Les draps me caressaient encore. Je sentais une étrange sensation. Je ne reconnaissais ni l'odeur des draps, ni l'odeur qui s'émanaient de moi. Ne pas ouvrir les yeux. Ne pas savoir, pas encore. Je me laissais ce temps pour m'imaginer ce que je voulais. Voilà c'est çà! Qu'importe qui j'ai été ! Qu'importe ce que j'ai fait, ce que j'ai voulu faire.

          Des bruits de pas. Ne me dis pas que tu vis encore chez tes parents ! Ho ! Peut-être que je suis mariée ! C'est bien ma veine, je me voyais déjà vivre sans contrainte. Marié, cinq goss, la maison, le chien, le chat. "Maman on mange quoi ce soir?", "Maman il est où papa?", "Chéri tu peux me repasser ces 150 chemises s'il te plait?", "Quoi tu n'as pas contacter l'électricien?". Elle tendit l'oreille-Silence. Dieu merci, s'était sans aucun doute les voisins. 

          La porte de la chambre s'ouvre alors."Chérie?"- Non de non ! Je suis mariée. Allez, n'ouvres pas les yeux, fais semblant de dormir, il va bien partir non ? "Mon coeur, mon amour, ma caille?" Mon Dieu, qu'il est niais ! Que m'est-il passé par la tête pour épouser un homme pareil ? "Je m'en vais, ton mari va bientôt rentré de son voyage". Moi ... Comme çà. Rendors-toi Marine ... Marine ? Claire ? Paprika ? Qu'est-ce que j'en sais de mon prénom moi ? Voilà. Le seul détail que je connais de moi est que je suis une trainée. Peut-être bien que non ! Mon mari m'a sans aucun doute fait du mal et j'ai du trouver du réconfort chez ... Je ne sais même plus qui c'est.

          Il serait peut-être temps que je sache à quoi je ressemble... Trop difficile et si en plus j'étais laide ? Sa main caressa tout d'abord ces cheveux. Il sentait bon la rose, ils étaient court, ondulé et doux. En les secouant celà titilla ses épaules. Sa main suivi cette indice et toucha son éclanche droite. Peau douce, nota-t-elle. Sa main arrêta sa descente. Comment étaient ces lèvres ? Lentement son index s'aventura sur sa lèvre supérieure. Puis sa lèvre inférieure. Longue descente passant de son cou à son abdomen. Juste sous ses seins elle sentit un petit grain de beauté tout en relief. Un bruit strident retenti.

           Qu'elle horreur cette sonnette, si je reste ici faudrait penser à la changer. Faut que je me lève ! Et c'est ce qu'elle fit. Elle se dirigea vers la porte avec difficulté. Sacré jambre, j'ai dû me faire du mal. Je ne sais même pas par où aller ! Bon ... Ah ! Les toilettes ... La cuisine ... Ouh ! C'est pas du Ikéa ! Non mais Jacqueline ! Tu te rappelles d'Ikéa mais pas de ton mari, de tes hypotétiques goss ? Deuxième coup de sonnette... Mais qui ça peut être ? Oh ! C'est peut-être Albert. Albert ? Pourquoi je dis çà moi ? Je commence peut-être à me souvenir ... Oh non, il faut vite que je m'en aille de là, je ne veux pas me souvenir. Eh ! Jacquy, si ça se trouve ta vie n'est pas horrible. Fais le tour du proprio et tu verras après. V'là que je me cause ! Troisième coup de sonnette. Bon enfile quelque chose et vas voir qui c'est. Non, imagine c'est peut-être quelqu'un de ta famille. S'ils apprennent que tu ne te souviens plus de rien, t'es bon pour l'hôpital psychiatrique. 

         Alors qu'elle cherchait la salle de bain, elle traversa le salon. Sanctuaire des photos de famille. Elle tenta de ne rien regarder, de ne pas croiser son regard dans ce grand miroir placé face au canapé en cuir chocolat en parfaite association avec ces coussins caramel. Marche, regarde droit devant toi ! "Nage droit devant, nage droit devant toi" Mais pourquoi je me rappelle de Némo ? C'est peut-être un signe... Ikéa, Némo ? Tu déglingues Jacquy ça ne fait même pas une journée que t'es là à essayer de trouver des indices là où il n'y en a pas. Mais je vois, je suis peut-être inspectrice. Le quatrième coup de sonnerie sonna la fin des doutes. Malgrè cette photo d'un homme et d'une femme se tenant la main, elle pris sa décision. 

          La chambre. Placard ? Placard ! Elle prit quelques affaires, les rangea dans un sac qui traînait par là. Pris le soin de s'habiller sans se regarder. Elle ouvrit la fenêtre de cette chambre, qui devait être la sienne. Regarda une dernière fois ses draps où avait eu lieu quelques heures auparavant l'adultère. Là où elle avait été cette ancienne "elle". Voilà le monde s'offre à elle maintenant...

         "Euh Madame Kolin ? Que faites-vous ? On vous trouve enfin. Ce n'est plus chez vous, vous le savez. On vous l'a déjà dit. Ben pourquoi vous me regarder comme çà? Pardonnez-moi. Venez, asseyez-vous. C'est votre fille Marine qui m'envoie. Elle est votre seule famille, vous devriez renouer le lien. Bah dites quelque chose. Pourquoi cette valise ? Se ne sont pas vos affaires. Plus rien n'est à vous ici. Alors sayez! Vous avez enfin accepter ? Ne me dites pas que vous ne comprenez pas. Vous nous faites le même coup depuis 10 ans maintenant. Vous avez un problème Madame Kolin. Je vous assure. Hier encore, vous vous êtes fait passé pour la voisine. Allez, venez, je comprend, ce n'est pas de votre faute. On retourne à la maison. Votre vraie maison. Il y a Clotilde qui vous attend. Mais si votre infirmière ! Venez ! Ah ! vous avez encore perdu votre canne ? Attendez-moi là. Une minute s'écoula. Allez, on rentre au bercail. Voilà la vie reprend Gisèle.

1

 

9 juillet 2011

" fragile " défi 149 (Sable du temps)

fragile
je suis fragile
ce sont Eux qui le disent

sur le fil du rasoir
en équilibre
je vois l'invisible
le feu dans mes veines
les bulles dans ma tête
j'entends l'inaudible
les pleurs dans le vent
et les cris de l'enfant
dansez pour moi
la sarabande infernale

fragile
petit poucet malade
j'ai tracé le chemin
en gouttelettes de sang
je sens encore
la froideur de la lame
son éclat dans vos yeux
fermez vos yeux
je le veux
vous dormez ?
Vous finissez tous
par vous endormir
les yeux ouverts
toujours

fragile
Yelaïah ne me fuis pas
emmène-moi
une dernière fois
courir vers le bayou
embrasser les ombres
et supplier la Dame
de nous emporter
loin d'ici

je ne veux plus rentrer

c'est Eux qui le disent
je suis fragile
fragile


9 juillet 2011

Nuages (défi 122) (Lorraine)

 

Le vent gonfle les joues
Et chasse les nuages
Qui partent en voyage

Un ange est à la proue
Du bizarre équipage
Que forment les nuages

Un gros homme à bajoues
Fait partie du voyage
Non,  c’était un nuage.

Et dans le ciel se joue
La fuite des nuages
Partis en équipage

Et dans mon cœur se noue
Un désir de voyage
Lointain et sans nuage

9 juillet 2011

Défi 1 (Mamido)

 

A se replonger dans les archives des défis, autant aller directement au plus profond !
On ne peut ensuite que remonter vers la surface…
En plus, je trouve ce défi très ludique, un peu comme un jeu de plage de magazine…

Défi 1 : Concocter vingt 'Allo-Ici'… Mamido
Le concept: Créer des mots-valises en joignant 'Allo' et 'Ici' phonétiquement à d'autres mots. Des jeux de mots, quoi!
Ex: Allautruche? Icigogne!

Halloween ?  Icitrouille !
AllAuxerre ? Isilence !
Allopération ? Icicatrice !
Allorange ? Icitron !
Allopéra ? Icinéma !
Allovale ? Icirculaire !
Allopposition ? Icitoyen !
Allopposé ? Icyprès !
Allauthentique ? Isilicone ! …ou… Isimili !
Allauberge ! Icivet !
Allocarina ?  Isifflet !
Allhôpital ? Isirop !
Alleau de Setz ? Isyphon !
Alleau gazeuse ? Isirop !
Alleau de pluie ? Iciterne !
Allaumonier ? Icistercien !
Allautomatisme ? Isystème !
Alloblique ? Isinueux !
Allocéan ? Isirène !
AllOlympe ? ICircée ! ou… Icylope !                              

Et deux de plus pour la route…

Alloreille ? Isignal !
Alloccitan ? ISibérie !

Enfin je ne résiste pas à détourner la consigne !

Allo… Cigare ? Non, icyclope !

 

9 juillet 2011

Chez le bibliothécaire-cuisinier (Joe Krapov)

110624_A_001
- Déjà ton étagère à épices n'est pas rangée par ordre alphabétique. Je comprends pourquoi j'ai autant de mal à retrouver les disques de Cécilia Bartoli !

- M'enfin, mon trésor ! Ils sont à V comme Vivaldi et à M comme Mozart.

- Et celui sur les castrats, il est à E comme Eunuque ? Finalement je sais ce que je vais t'offrir pour ton anniversaire...

- M'enfin, mon trésor, ça ne se dit pas à l'avance !

-... un manuel de bibliothéconomie !

Neil_Young_a_treasure_1- M'enfin, mon trésor ! De toute façon la date est passée et euh.... je me suis offert le dernier disque de Neil Young !

- Ah oui, celui-là, pour une fois, je l'aime bien. Où tu l'as rangé ?

- Il ne quitte pas mon bureau, mon trésor, « A treasure » ! Le type qui joue du violon dessus c'est Rufus Thibodeaux dont parlait jadis Michel Fugain dans sa chanson « Tous les Strauss-Kahniens, toutes les Strauss-Kahniennes vont chanter vont danser sur le violon ». Il y a juste un truc qui me chiffonne.

- Ah oui, et quoi donc ?

- C'est la pochette. Tous ces champs bien ciselés, cette ferme, ce tracteur, cet étang... J'ai l'impression d'avoir déjà vu cela quelque part. A mon avis il manque quelqu'un sur l'image.

- Retourne la pochette, idiot.

- Ah ben oui, tiens, elle est-là, dis donc ! Et elle fait de la planche à voile maintenant !

Neil_Young_a_treasure_2

- Tu ferais mieux de prendre exemple sur elle et d'un mettre un coup !

- Un coup à quoi ?

- Au rangement de tes tiroirs... et du reste !

- Promis, mon trésor ! Je réécoute encore une fois « Nothing is perfect in God's perfect plans » et je m'y mets ! Ou pas !

9 juillet 2011

ette ou ne pas êtes (titisoorts)

j'étais parti pour faire la fête
par ses beaux jours d'été c'est chouette
bras dessus bras dessous avec Pepette
manger boire et danser j'ai pris des pépettes
mais pendant le repas entourloupette
on s'est disputé il est vrai que nous étions pompette
il étais temps de calmer la tempête
allé arrête de te prendre la tête
viens on va danser à la guinguette
c'est çà , au village les jours de fêtes
9 juillet 2011

Défi 11 (32Octobre)

 

Pour cette consigne, vous vous levez un matin sans vous rappeler qui vous êtes.

 

Le réveil vibra, je regardai machinalement l’heure qui clignotait : 6.66
L’incongruité de l’heure affichée ne m’émut même pas
Machinalement, j’effectuais des gestes qui devaient être ceux de tous les matins précédents.

D’abord le pied droit, puis le pied gauche… ma main droite sur le mur tout proche, puis le gauche… demi-tour vers la gauche… cinq pas puis amorcer un virage à angle droit vers la droite… dix nouveau pas… puis à droite toute… et je me trouvais face à un grand miroir… et surtout face à un inconnu…

Qui était cet homme… quel reflet !
L’image de Mathusalem face à moi…
Qui était cet homme… quel reflet !

Je parais avoir un âge très avancé… vraiment très avancé
Ce siècle n’avait que 11 ans mais moi… combien d’années à mon compteur ?
Impossible de savoir.
Qui étais-je devenu au cours de la nuit ?
Quel saut en arrière dans le temps ?

Je me pinçais…
Mes gestes étaient lents mais ne se reflétaient pas dans le miroir.

Qui était cet homme ?
Moi demain… après-demain… dans un siècle…

Je ne voulais plus rien savoir.
Je commençais à trembler… la sueur coulait de mon front…
L’homme me souriait…

Je me retournais… j’étais seul…
Mon reflet était lui…
J’étais devenu lui…

Il fallait que je rebrousse chemin, que je remonte le temps
Il y avait eu erreur d’aiguillage

J’abandonnais le grand miroir… je reculais… à droite toute… puis dix nouveau pas… puis amorcer un virage à angle droit vers la gauche…… cinq pas … demi-tour vers la gauche… reculez d’un pas… s’asseoir sur le lit… se tourner… s’allonger…

Je regardai machinalement l’heure qui clignotait : 4.44

Je pouvais me rendormir. Je ne me levais qu’à 5.55.

 

9 juillet 2011

Défi 10 (Venise)

       

            « Allez venez   Milord

Vous asseoir à ma table »

Elle sera l’offrande que je fais à mes amis défiants cet été

IMAGE

 

 Vos papilles vont ainsi s’amuser

Allez hop goutez à mon canard  en croute de noisettes

Et son délicieux risotto au  camembert

Allez ! Ne faites pas la fine bouche

Mon perdreau rôti à l’orange vous attend dans le four

Mais vous avez le droit de lui préférer la daube de cuisses de lièvre aux fèves de cacao !!!

Et si votre pas est lourd  et que la chaleur du sud vous assomme je saurai  vous offrir à l’ombre des tilleuls une gelée de pamplemousse  ou un soufflet de marrons de Collobrières.

Ha le bel aujourd’hui  que je vous offre pendant ces vacances bien méritées !!

 

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