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Le défi du samedi
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17 septembre 2016

La bonne question (Pascal)


Puisqu’on ne sera jamais des héros, des postérités pour monuments, des icônes à prier, des chromosomes à conserver, à l’automne blanchissant de notre vie, et avant de devenir organique, acariâtre, désabusé, on a naturellement des questions qui nous hantent. Elles viennent se poser en périphérie de notre âme et elles chantent en refrains leurs chansons rémanentes à notre conscience en alerte.

Est-ce que j’ai correctement utilisé mon temps de Vie ? Est-ce que j’ai été à la hauteur des ambitions que la Nature nourrissait envers moi ? Est-ce que j’ai mérité ma ration d’oxygène ? Est-ce que ma trace, sur cette Terre, ne s’est limitée qu’à une vulgaire  empreinte carbone ? Je pourrais m’en sortir avec une pirouette et rétorquer à mes scrupules obsédants que j’ai payé mon droit de Vie avec l’impôt obligatoire de ma progéniture, réclamé à la seule perpétuation de l’espèce.
Mais ma conscience est tourmenteuse ; elle ne peut se satisfaire de ces conclusions simplistes d’ajournement. Tôt ou tard, elle reviendrait encore à la charge devant le reflet du miroir qui me regarde chaque matin.
Suis-je heureux ? L’ai-je été ? Le serai-je encore ? Comment puis-je quantifier ce sentiment d’allégresse ? Ai-je rendu le Bonheur comme je l’ai reçu ? L’ai-je dispersé de façon équitable ou gardé comme un égoïste ? En suis-je excédentaire ou débiteur ?
Est-ce que j’ai assez profité de la Vie comme elle a profité de moi ? Est-ce que j’ai des regrets ou est-ce que je les ai consentis pour qu’ils restent indéfiniment des rêves ? Est-ce que j’ai des remords pour ce que j’ai fait ou pour ce que je n’ai pas fait ?
Est-ce que j’ai assez aimé, et de la bonne façon ? Est-ce que je l’ai assez dit, crié et répété ? Est-ce que j’ai été à la hauteur de mes sentiments et de ceux qu’on avait pour moi ? Ai-je été toujours intègre ? Suis-je à égalité, en équilibre, entre le mal que j’ai fait et le bien que j’espère avoir prodigué ?
S’il y a un paradis, est-ce qu’on m’ouvrira sa porte ? Est-ce que je retrouverai ceux qui me manquent depuis tant d’années ? S’il y a un enfer, est-ce que j’y grillerai le restant de l’Eternité ?
Si Dieu existe, pourquoi suis-je agnostique et s’il n’existe pas, pourquoi suis-je devenu bigot ? Quand je perdrai l’équilibre, est-ce qu’il me poussera des ailes ? Quand on me fermera les yeux, est-ce que je sentirai cette dernière caresse ?...  

On peut se poser d’autres questions, plus pragmatiques, plus réalistes, des questions simples, des questions de premier degré, des questions avec des réponses, des qui aident à vivre au quotidien et qui masquent celles qu’on ne veut pas se poser.
Quel est le feuilleton, ce soir, à la télé ? Est-ce que mes petits-enfants viendront me visiter ce week-end ? Combien perd-on de soleil aujourd’hui ? Est-ce que demain le magasin du coin sera ouvert parce que je n’ai plus de ronron pour mon chat ? Quel est le prochain livre que je vais lire ? Le prochain film que je vais voir ? Quel auteur à la mode a la faveur des critiques ? Est-ce que ma fille viendra me chercher pour qu’on passe Noël en famille ? Que mange t-on à midi ? Pourquoi mon taux de cholestérol est aussi élevé ? Quand est-ce que la pension tombe ce mois-ci ? Aujourd’hui, qui figure dans la rubrique nécrologique ? Avec tout ce soleil, est-ce que j’ai assez arrosé les fleurs au cimetière ? Pourquoi Machin est-il encore président ?
Est-ce que le billet d’avion pour Los Angeles est moins cher avec Qantas ou Swissair ? A-t-il fallu plus d’ouvriers pour bâtir les Jardins de Babylone ou pour construire la pyramide de Kéops ? Combien y a-t-il d’années-lumière entre Alkaid et Antarès ?...

Qu’elles soient d’ordre spirituelle, pratique, scientifique, ésotérique, politique, etc, la Vie est remplie de questions ; à nous de nous poser les bonnes, à la hauteur de notre compréhension…

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17 septembre 2016

Eureka ! (Emma)

17 septembre 2016

ANGOISSE (Thérèse)


Un mur d'incertitude s'est dressé entre nous
et j'en compte chaque brique les unes après les autres.
Un mur d'angoisse s'élève devant moi :
tant de questions mais combien de réponses ?
Sans crier gare, sans faire de bruit,
un mur s'est érigé tout autour de mes rêves.
Les anges ont repris leur envol,
le ciment de la certitude a scellé les briques de l'oubli.
Mon ciel s'est obscurci de trop de réel.
Briques, murs, rempart, cercueil,
enfermement de tant d'obligations,
de devoirs à accomplir, de problèmes à résoudre.
Et la peur toujours là, omniprésente, reste tapie,
compagne perverse, à me bouffer le ventre.
Angoisse noire à trop penser, inquiétude perfide.
Je sombre, je me noie dans un océan noir.
Pourtant je voudrais tant faire voler en éclats
ces monstrueuses pierres qui pèsent sur mon coeur,
et peut-être enfin découvrir un havre de lumière...

17 septembre 2016

Le plaisir de la recherche (Laura)

Qui , quoi , où , quand , pourquoi , comment , combien, que?
Toutes mes interrogations mènent à une recherche.
Et toute recherche procure un plaisir que je vais tenter de décrire.
N'avez-vous jamais comme moi, lors d'une conversation chercher dans votre mémoire
Chercher le nom d'une personne célèbre ou non qui a fait ou dit  ce
Dont on a parlé avec un ami, un collègue ou un membre de la famille?
On cherche, on cherche, on l'a sur le bout de la langue, c'est presque
Désagréable et puis Eureka!  Quelques minutes plus tard ou  cela nécessite
De laisser reposer son cerveau, de  laisser décanter nos connaissances
Et on retrouve ce fameux nom et c'est pour moi un soulagement intense
D'avoir trouvé ce nom propre dont la perte salissait ma pauvre science.
A l'instant, j'ai cherché qu'écrire, quels mots placés les uns à côté des autres,
Quelles rimes employer, faire un bouts rimés ou un acrostiche?
Pourquoi tout simplement de pas laisser courir sur l'écran ma plume?
Pourquoi ne pas laisser le clavier, librement sur le cahier, écrire?
Jouer avec les mots, les sonorités ou être seulement sincère?
Trouver même au prix de rimes pauvres, le son et le graphe
Qui colle avec ce qu'on veut dire? ce plaisir de voir croître
La lettre en mot, le mot en phrase, l'idée en strophe et la ligne en poème.
Où trouver ce livre que l'on a envie de lire depuis toujours ou tout de suite
Là en lisant un autre livre, en regardant un film, en parcourant la presse?
Vais-je aller à la bibliothèque, investir à la librairie ou peut-être
Est-il après tout sur ma table de chevet, mon bureau ou dans ma bibliothèque?
Ne pas le trouver, le chercher encore, le réserver, noter son titre
Pour plus tard, le prendre puis le reposer, se dire que ça peut attendre
Que j'en ai déjà tant à lire, des volumes qui n'attendent  que je les lise?
Combien coûte-il? Puis-je me le permettre? Tant pis, il y a urgence!
A prendre ce livre que j'ai rencontré en en cherchant un autre ?
Quand vais-je le lire? Ce soir dans mon lit? Ou demain à la gare?
Où vais-je le ranger? Vais-je le classer par thème ou par ordre alphabétique?
De qui est ce tableau? Ce morceau musical ou cette sculpture?
Je pense qu'elle  ou qu'il est de l'un des artistes que je préfère
Mais O surprise, après recherche, je découvre un artiste
Inconnu mais connue par cette œuvre qui au musée, la touche presque
Où aller voir ses œuvres?  Y à pied en flânant ou en métro avec un livre?
Comme ce plaisir évoqué hier avec une collègue de la recherche
Littéraire ou artistique ou musicale, un domaine que je connais guère.
Se lever chaque matin avec la motivation si profondément intime
Qu'elle surpasse les souffrances, d'apprendre comment, combien, que
Qui , quoi , où , quand , pourquoi, oublier ainsi notre statut de futur cadavre
Pour être pleinement, toujours, partout vivante et curieusement ouverte au monde.
17 septembre 2016

Atomes crochus (par joye)

♥ ♥ ♥ HC2H3O2(aq) + NaOH(aq) H2O(l) + NaC2H3O2(aq) ♥ ♥ ♥

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17 septembre 2016

Solution sans problème ? (Alain André)

Parfois, les réponses posent plus de questions qu’elles n’en solutionnent ! Du coup, je ne suis pas certain qu’il soit utile de s’en poser, des questions ! Enfin,  pour certains, bien sûr : Moi, par exemple ; C’est une question que je me pose : « je ne suis pas certain ! », et non pas : « Je suis sûr ! » Parce que, pouvons nous être sûrs de quoi que ce soit ? Par extension, puisqu’on n’est sûr de rien, il semble hasardeux d’apporter des réponses aux questions posées, par exemple : « Qui suis-je ? D’où viens-je ? Ou vais-je ? »(1)  

Il ne sert à rien de s’interroger sur des choses inexplicables ! Mais alors, ne faut-il se poser que des questions auxquelles  nous aurions des réponses ? Mais à quoi bon ? Parce que si tu connais la réponse, tu n’as pas besoin de te poser la question…Si ? Et si on ne trouve pas de solution, c’est peut-être qu’il n’y a pas de problème ? 

Dans tous les cas, n’est-ce pas parler ou écrire pour ne rien dire ? Du coup,  ce que je dis ne servirait à rien et serait  inepte ? Et si tout cela ne sert à rien, pourquoi  est-ce que je me creuse la tête à m’interroger ? Comment se fait-ce ?  A quoi sers-je ? Où suis-je, où cours-je ? Vous voyez dans quel état j’erre !   Pourquoi j’écris ces inepties ? Pourquoi êtes-vous en train de les lire ? »

Soyons sérieux un instant…Non…, sois sérieux, là : C’est peut-être pour cela qu’on est en vie. Si tout était clair et parfaitement compris, est-ce que ça vaudrait encore la peine de vivre ?…Enfin, je dis cela, mais je n’en suis pas certain !

 

(1)  Le regretté Pierre DAC avait répondu à ces questions : «  Je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne »

17 septembre 2016

Tout ça, c'est peanuts ! (Joe Krapov)

- Que de questions soulèvent vos textes, M. Krapov !
- La réponse est dans le vent ou dans les livres !
- Oui, mais lequel  ?
- Ces trois textes sont relatifs au même bouquin. Le personnage central s'y fait mousser.


Pluie de notes

Aujourd’hui, il pleut des notes.

Ce n’est pas qu’on soit fatigué des hallebardes, des cordes ou de la simple pluie bretonne. Ce n’est pas que l’institutrice restitue les copies de la composition d’histoire ou la dictée corrigée. C’est que le petit garçon au maillot rayé jaune et noir est encore en train de balancer des barcaroles over Beethoven sur son piano-jouet. Il joue cela magnifiquement.

Comment fait-il, du haut de ses sept ans, pour s’y retrouver parmi les bémols à la clé, les triolets, les doubles croches, les bécarres, les demi-soupirs, la clé de fa, la clé de sol ?

Comment fait-il pour rester concentré dans ce monde où tout le monde jacasse, crie, s’agite et où finalement, au bout de la portée restée ouverte, ses notes se fracassent ?

Même le chien du voisin qui n’est pourtant pas le dernier à l’écouter et à le soutenir en brandissant la pancarte « C’est, aujourd’hui 16 septembre, l’anniversaire de Beethoven » s’est protégé de cette cataracte, de cette chute de scansion, de cette pluie de notes avec un parapluie rouge.

Et le gamin continue de jouer, imperturbable, comme si lui aussi, tel son idole, était sourd à tous les aléas de son environnement.

J’envie sa foi en la musique, j’admire sa ténacité, je le remercie d’exister.


Lire

Je ne considère plus la littérature que pour m’en amuser. Hier, en partant à ma répétition de musique, j’ai aperçu, depuis la fenêtre du bus, au niveau de la place de la République, une publicité grand format pour une rencontre-dédicace d’Amélie Nothomb. Cette dame belge vient de réécrire Riquet à la Houppe. Est-ce réellement amusant ? Y aura-t-il du monde à lire cela, à vouloir se le faire dédicacer ? La vraie question est plutôt ailleurs que dans le livre : ai-je vraiment envie de voir et de photographier le chapeau le plus célèbre de Belgique ? Le « people » ne prend-il pas définitivement le pas sur l’écrivain ? Tout le monde désormais, y compris les hommes politiques et les gens de télévision écrit sur tout et n’importe quoi. Faut-il vraiment lire ses contemporains ?

Plutôt que de m’absorber à l’occasion – entre deux pluies de notes, entre deux affalements ! – dans la relecture des romans policiers de Raymond Chandler, ne ferais-je pas mieux de me plonger dans ces auteurs dont je connais les noms et les titres de leurs œuvres depuis toujours et que je n’ai jamais lus ? « La dame de pique » de Pouchkine, « Guerre et paix » et « Anna Karénine » de Léon Tolstoï, « Le Don paisible » de Mikhail Cholokhov, « Le docteur Jivago » de Boris Pasternak, « Crime et Châtiment » de Fedor Dostoïevski, « Les frères Karamazov », du même.

Au lieu de faire cela, il ne me vient qu’une idée stupide : proposer aux ami(e)s de l’Atelier d’écriture de réinventer l’histoire des Frères Karamazov. Si vous ne la connaissez pas, improvisez ! Pour les autres, faites une fiche de lecture, sur ce livre-là ou sur un autre que vous n’avez pas pu terminer !

Et d’ailleurs… Elle meurt, à la fin du livre, madame Bovary ? Mangée par le phoque de la roulotte de Rennes. Quoi ? Vous ne connaissez pas la roulotte du phoque ? C’est là le seul intérêt que Gustave Flaubert et Maxime Du Camp ont trouvé à notre riante cité lors de leur voyage « Par les champs et les grèves ».


Crêpe

Spike est un chien du désert. Cela fait des années qu’il vit ici, échoué sur le sable, coiffé de son chapeau miteux, entouré de cactus et de buissons baladeurs. De quoi vit-il ? Comment survit-il ? Pourquoi est-il et reste-t-il là ? Ce sont là des questions qu’il ne faut pas poser. Les réponses seraient toutes plus absurdes les unes que les autres et vous êtes terriblement cartésien(ne) je le vois bien. Je vais quand même répondre à celle-ci : Que mange-t-il ? ». la réponse est : « des crêpes ! ».

A-t-il été scout Baden Powellien ou Hamster Jovialien avec son frère Snoopy, celui qui emmène en camp d’été à Woodstock des piafs du genre baba-cool ?

Sans doute que oui ? Il sait allumer un feu de bois. Possède-t-il une cuisine intégrée ? En plein désert ? Vous voulez rire ! C’est déjà du bol qu’il en ait un, de bol, et un pilon ou une cuillère pour mélanger la pâte.

Il possède aussi une poêle à frire et ne manque jamais de faire sauter la crêpe au moment de la faire dorer sur sa deuxième face.

J’entends d’ici votre question : la crêpe ne tombe-t-elle pas alors par terre ? La réponse est négative : la crêpe va s’accrocher aux épines du cactus qui est le seul compagnon de Spike. Et le chien-philosophe ne manque jamais de conclure que tout est dans le coup de main. Enfin, presque tout.

J’adore Spike !

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17 septembre 2016

Alors cette solution ? par bongopinot

 

Alors !!! Vous avez trouvé la solution ???

Mais au fait de quoi s'agit-il ???

De robinets qui fuient de trains qui se croisent de fractions

De difficultés d’organisation de stress de fatigue rien n’est facile

 

Prendre le bon chemin, trouver la bonne décision

Dans un monde où tout va bien trop vite

Pousser du coude, garder une féroce détermination

Quand autour de vous tout s’affole et s’agite

 

Garder espoir certitude et motivation

Il faut du temps pour cueillir des réponses

Qui, elles, nous ramènent à d’autres questions

Et ainsi de suite dans une drôle de cadence

 

A tout problème il y a une solution nous dit-on

Et parfois il ne faut pas la chercher bien loin

Et moi je sème aux quatre vents mes interrogations

Je les laisse s’envoler dans le matin chagrin

 

Mais je n’ai toujours pas trouvé la solution

Alors j’avance pas à pas jusqu’à tard

Avec l’envie le courage et l’obstination

Je finirai bien par arriver quelque part

 

17 septembre 2016

Participation de Marco Québec

mq

Les fractions

 

Qu’allez-vous m’apprendre aujourd’hui?
Les fractions, répond le maître
À quoi cela va me servir dans la vie?
Ai-je vraiment besoin de les connaître?

Elles te permettront de cuisiner
De construire ta maison
De mesurer les quantités
Alors d’accord, dit le garçon

Il y a le numérateur
C’est une ou plusieurs des parties
Puis le dénominateur
C’est le total des parties

Dans ma famille
Je suis le seul garçon
Avec cinq grandes filles
Nous sommes six rejetons

Si je suis bien le un sixième
Des enfants Plamondon
Je n’ai pas de problème
À comprendre les fractions

Je ne crains pas les mots savants
Qu’ils se nomment attribut ou équilatéral
Cela m’est bien égal
Tant que vous me laissez le temps
Que vous êtes confiants
Que j’ai droit à l’erreur
Rien ne me fera peur

Un jour, je serai président
Ou peut-être chanteur
Avec vous j’ai appris
Que le plus important
Ce n’est pas ce qu’on apprend
C’est ce qu’on en fait dans la vie

17 septembre 2016

Participation de Venise


La vie ressemble au voyage d’un fou ,
Les yeux fixés vers le ciel nous crions

    POURQUOI?
Quand nous arrivons aux bords du précipice,

C’est pour dire
Où?  ve



Je parle ici de la quête universelle de l’humanité
À la recherche de la compréhension du monde.
Le voyage commence enfin quand nous cessons
De questionner le monde.
Alors le rêve peut commencer
Car nous ne sommes pas intelligents éveillés.
On aurait dû restés des bûcherons
Car une pépinière n’est pas une forêt.
Il nous faut retrouver cette pensée primitive dénuée de curiosité stupide.

Le hibou et le cerf ne se posent jamais de question, ils sont dans le monde et ont toutes les réponses.
Regardez-les tous ces agités qui demandent l’heure.

Il leur faudrait rencontrer un gros maillet sur la tête .
De toute évidence le plus bel ouvrage , c’est ’les pages jaunes’
Aucune question fantaisiste, que des réponses !!
D’ailleurs les gens importants, très riches, n’y sont pas et ne cherchez pas
On ne répondra pas à vos questions.

Il ya des questions déplacées, impertinentes
Comme : « où étais-tu chéri cette nuit ??? »
Tu le sais parfaitement qu’il te trompe depuis deux ans
Hier j’étais séropositive aujourd’hui je suis en réanimation
Attention vous êtes en train de vous poser des questions
Laissez tomber
Le rêve américain n’a pas besoin de questionnement
Soutenue seulement par la foi tu suis maintenant ton petit bonhomme de chemin

Tu as maintenant un chromosome doré attaché à la double hélice de ton ADN
Mais hélas la greffe n’a pas pris et tu repars avec tes questions douloureuses
Tu m’aimes?
Tu entretiens avec le monde un rapport identique qu’entretient un diabétique avec son insuline
Les ongles rongés jusqu’au sang tu tentes de retrouver un puzzle gris de ta destinée.

17 septembre 2016

Le grand saut (JAK)

queue leuleu remonte pente final abre marron

10 septembre 2016

Défi #420

Alors !!!

Vous avez trouvé la solution ???

 

question-479660_960_720Mais au fait de quoi s'agit-il ???

 

Bonne recherche à toutes et à tous !

Envoyez vos trouvailles à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

10 septembre 2016

Ont vu passer un Grosminet (c'est pourtant pas la Saint Sylvestre)

10 septembre 2016

Participation de Venise

 
A force de jouer à des jeux vidéo  les yeux de mes deux fils clignotent comme des panneaux de pharmacie .

Je sais, je suis une maman monstrueuse.
Un soir je les ai empiffrés de hamburgers et de frites . J’ai un amour qui a pris une forme particulière de haine. Il est naturel quand on a des enfants  addicts  de comploter contre eux, d’échafauder des stratégies, des pièges.
Ce matin je me suis frotté les mains ;
«  eh bien voilà une bonne chose de faite me suis-je dit en déchirant certaines factures.

Non, NON je n’ai pas expédié  mes chères têtes blondes dans un paradis où la vie est douce.
Je n’ai aucune envie de les savoir heureux. On n'a plus d’électricité et on vit à la bougie .

Voilà tout mon génie !! Depuis cette époque il ne se passe pas une semaine sans que mes petits bêchent  le jardin pour quelques watts.

10 septembre 2016

Les roses de l’automne (Pascal)


Mon Amour, l’été s’enfuit. Les jours fastes raccourcissent comme s’ils allaient ailleurs préparer leurs festivités de belle clarté. C’est désespérant de rester là, planté sur le bête quai de l’Automne, sans le pouvoir d’embarquer sur les ailes brûlantes d’un autre été prometteur. C’est tellement frustrant d’encaisser cette lente dégradation d’arrière-saison ; accompagnant, misérable, solitaire, il me semble dépérir en même temps que les jours.
L’automne infernal m’entraîne dans sa mélancolie pastorale ; la sève tiède de mes veines n’irrigue plus mes ambitions, jadis souveraines…  

Le soleil n’a plus sa splendeur d’antan ; il se lève tard et se couche de plus en plus tôt. Hypocrite, il peut bien réchauffer la journée, dresser les ombres, ou faire briller les voitures, pendant des serpentins de retour de vacances, il n’a plus le pouvoir de subjuguer à l’optimisme les perspectives de l’avenir.
On a pendu au clou les épuisettes, les chapeaux de paille ont retrouvé leurs étagères, les boules de pétanque rêvent de carreaux jusqu’à l’année prochaine ; les villégiatures sont dans l’album photos, leurs souvenirs se sacralisent, les bronzages s’éclaircissent,  mais il reste encore un peu de plage dans les souliers…  

L’été bat en retraite et l’Automne ambitieux affiche ses prétentions de courtisan de l’année. Ses fanfreluches déployées, ses guirlandes aux truculents pastels, ses parfums surannés, ses pots-pourris bariolés, ses patchworks défraîchis, enrubannés dans la brume fuligineuse, mystifient les paysages et ceux qui les admirent. Ses armadas de nuages croisent maintenant dans l’azur ; les vents se les disputent. Un temps, ils s’accrochent aux clochers des villages, un autre, ils s’écharpent en procession jusque dans la vallée du Rhône, un autre encore, ils relâchent au-dessus du Vercors…  

Mon Amour, les fleurs lassées se fanent au bout de mes impressions moroses ; il ne me reste que le souvenir flou de leurs feux d’artifices multicolores. Ici, l’implacable guerre de l’Eté a brûlé notre campagne ; si les jets « s’arc-en-ciel », l’arrosage se perd en crachotements incolores dans les maïs desséchés. Là, j’ai vu des hirondelles alignées sur les fils électriques, j’ai vu des troupes de moineaux n’ayant plus rien à chanter, j’ai vu des tourterelles séparées, j’ai vu des merles sans une ritournelle à siffler…  

Dans les rues de notre Romans, courent déjà des feuilles de platane mâchurées ; les trottoirs se rouillent, les caniveaux se roussissent, les boulevards s’ocrent de frémissements poussiéreux. Les confettis jaunis des feuilles d’acacia se préparent au sacre de l’automne. L’Isère, libérée du joug de Pizançon, coule en jade comme si elle voulait se noyer à la mer dans ses plus beaux atours ; les arches du Pont Vieux se reflètent en mille tressaillements pierreux et Saint Barnard y projette ses meilleurs effets moyenâgeux ; dans les remous ombreux, on peut apercevoir des chimères déguisées en châtelaines offrant leurs mouchoirs immaculés à des preux jouteurs de foire. Là-haut, le Pré de Cinq Sous s’embrume lentement entre verdure décatie et frondaisons cuivrées.
Nos collines alentour se renardent avec leurs fourrures safranées ; des labours récents, on ressent les frissons de la terre. Tu sais, les feuilles des cerisiers se racornissent ; elles s’enroulent sur elles-mêmes comme si une chenille automnale y préparait son cocon d’hiver. Avec l’aiguail de l’aube, ici et là, on devine les œuvres tissées des épeires ; l’envers du décor se découvre, le revers de la médaille se réverbère en vieux bronze et l’année se délite ; elle glisse entre ses jours au sablier du Temps…  

J’aimerais tellement retenir cette lente déliquescence, crier : « Stop ! Cessez le feu ! Arrêtez le massacre !... » Mais non, comme une armée sans ennemi, l’Inexorable est en marche. A coups de présent, nous sommes tous bousculés dans un futur qui nous rend vieux ; il faut bien que les enfants grandissent, que les grands-parents s’admettent et que les dates d’anniversaire s’enflamment de leurs bougies les plus enthousiastes…  

Pourtant, le refrain du Temps a quelque chose de mensonger ; rien n’est pareil, tout est poudre aux yeux ; le film d’animation a ses pantins inconscients en goguette mais les crayons de couleur ont mauvaise mine. Voyageur halluciné, je suis dans la toupie et le défilé des paysages saisonniers s’emballe ; il me semble m’accrocher aux décors pour ne pas en tomber. Chaque saison gouvernante fait son deuil de la précédente en clamant haut et fort ses armoiries bigarrées ; à chaque équinoxe, j’assiste impuissant aux funérailles obsédantes de ses couleurs finissantes…  

Hier, des rhumatismes m’ont réveillé ; chaque début d’été, je les oublie mais chaque automne sonnant, ils se rappellent à moi. Ils deviennent de plus en plus pressants comme si l’été devenait de plus en plus court et que l’hiver durait de plus en plus longtemps. Les enfants ont repris le chemin de l’école ; accrochés à la main de leur maman, il fallait les voir parader avec leurs cartables tout neufs ! La cour de récré a repris ses chansons de cordes à sauter et ses péremptoires coups de sifflet organisent les heures juvéniles. Dans les bars, on parle des champignons, de la chasse, de la Foire, comme si on voulait se cantonner à l’immédiat pour ne pas sombrer dans la mélancolie…

Ce qui était éblouissant se regarde maintenant dans les yeux ; ce qui était enivrant n’est qu’ordinaire ; ce qui était fantastique, impétueux, sauvage, n’est plus qu’impressions de vingtenaire. Aux étalages de la Nature, ce qui était bleu sans partage est devenu saphir ; ce qui était rouge empourpré se distingue rubis ; ce qui était vert fluorescent se découvre émeraude. Mon Amour, les nuages s’épaississent encore ; leurs boursouflures ont des volumes de statues adipeuses et le soleil les colorise en clair et en obscur au cinéma muet de mes impressions désenchantées. La nuit, la Grande Ourse butine le miel du firmament ; Arcturus déserte doucement son emplacement estival et Spica la remplace au zénith avec ses brillances inaltérables. Mon Amour, au jardin, les dernières tomates n’en finissent plus de mûrir et les premiers bourgeons des roses de l’automne se parent de la rosée du petit matin froid…  

Hé bien, voilà une bonne chose de faite ; passons maintenant à la déclaration d’impôts…

10 septembre 2016

Chats (Lorraine)


    Ma petite chatte funambule se promène, gracieuse dans sa fourrure noire, sur l’étroit mur du jardin. Soudain, les yeux fauves aux aguets, elle s’arrête, s’étend, longue et silencieuse dans l’ombre des branches, muscles tendus et prête à bondir : un moineau sautille dans l’herbe  du jardin voisin. La chatte, les oreilles dressées, a tressailli. D’un élan souple, elle disparaît à mes yeux...

    Et la revoilà, penaude. Son regard féroce est triste Mais elle se hâte : la pluie d’été tombe, serrée, sur les roses . Assise sur les pattes arrière, doucement, elle introduit son fin museau dans l’entrebaillement de la porte qui s’ouvre.

    Dans le salon, étalant son ventre tacheté, son meilleur ennemi dort dans un fauteuil. Rayé de gris, plastronné et chaussé de blanc, ventre roux, David-le-Chat, gros et pansu, n’admet pas la concurrence. Les cabrioles de Swami troublent ses sommes interminables de vieux garçon. Aussi souvent se jettent-ils à la face injures diverses et grognements sourds.

    Vive, la chatte est passée sur la pointe de ses pattes élégantes ; et bientôt, dans la tiédeur du crépuscule, correcte et digne sur le tapis rouge, elle ferme ses yeux fendus qui s’éteignent comme des étoiles à l’aube.

10 septembre 2016

99 dragons : exercices de style. 36, Télégraphique (Joe Krapov)

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- Madame la dragonne Z ?

- Oui ?
- Télégramme !

Ma chérie, STOP Ai trouvé pays cocagne STOP Paysans faciles racketter STOP Viande ovine 1er choix STOP Maréchaussée inexistante STOP Rejoins-moi avec mômes STOP Trop de la balle ! STOP
Signé : Dragon Z

télégraphiste 975_0010

- Monsieur Sanzot, producteur d’ovins ?
- Moi-même.
- Télégramme de la Confédération paysanne !

Négociations fructueuses. STOP Evénements récents déclarés catastrophe naturelle. STOP Réparations suivent. STOP Monarque suggéré nous adresser « Assurances Considération distinguée » avec dossier étendue sinistre. STOP Confraternellement vôtre. STOP

Facteur-2

- M. Judas Ganelon ?
- Ca dépend des jours. C’est pour quoi ?
- Télégramme envoyé par « Comploteurs cagoulés réunis ».
- Ce n’est pas une contrepèterie, au moins ?

Cher M. Judas Ganelon. STOP Avons suivi vos conseils. STOP Nous sommes fait porter pâles. STOP Roi désemparé, esseulé. STOP A fait appel puissance étrangère. STOP Quel nul ! STOP Attendons échec intervention Saint-Georges comme convenu. STOP Ensuite, procédons putsch ! STOP A nous le pouvoir ! STOP
P. S. Trente deniers pour votre société de conseil suivent. STOP Ne rentraient pas dans le télégramme. STOP 

télégramme de bonheur 303_002

 

- Mme la sœur Anne ?
- Ah non, moi c’est Sœur Sourire. Sœur Anne fait ses dévotions là-haut tout en haut de la tour.
- Il n’y a pas d’ascenseur ?
- Pas encore inventé, mon pote ! C’est à remettre en mains propres ou il faut te montrer patte blanche. Je sais, ça revient au même. Je peux prendre le colis pour elle et le lui remettre, si tu veux, mon mignon ?
- C’est juste un télégramme.
- Alors monte ! L’escalier est dans la concierge.

Anne, ma sœur Anne. STOP

Je vais enfin voir le loup. STOP Si tu savais ! STOP Papa contrit mais d’accord. STOP D’après rumeur publique, mon promis crache des flammes et a une grosse queue. STOP Chic ! Chic ! Chic ! STOP Bises de ta soeurette. STOP

carson

- M. Saint-Georges ?
- Oui ?
- Télégramme du pénitencier.

Cher Lucky Luke. STOP Dalton encore évadés. STOP Merci nous les ramener. STOP Signé : Le directeur.

- Ouf ! ca n’est pas pour moi ! Je vais pouvoir continuer tranquillement mes sudokus de niveau 12

sudoku

P.S.


Télégramme pour Miss MAP et oncle Walrus :

Un dragon supplémentaire ! STOP Encore bonne chose faite ! STOP Merci à vous accepter sur Défi depuis lustres délires krapoviens. STOP Et permettre accomplissement grand œuvre hagiographique et Quenaldien. STOP Amitiés et remerciements renouvelés. 

Signé : Joe Krapov le neveu fou

10 septembre 2016

Je m'affiche libre association (par joye)

J'affiche libre association

10 septembre 2016

Mon paysage télévisuel (Laura)

Dans le  paysage télévisuel de mon enfance
Se limitait aux mercredis, soirs et vacances
Je n'imposais  pas à mes parents mes programmes
Le matin au petit déjeuner; je sortais mon livre.
 
 Dans le  paysage télévisuel de mon enfance
Grosminet salivait Titi qui vivait dans sa cage
Bien-sûr le chat n'a jamais mangé l'oiseau et la morale
Ainsi préservée du fort perdant face au faible.
 
Ma préférée était Candy, la petite orpheline blonde
Sous ses dehors souriants, son destin est tragique
Elle perd son amoureux, au sens premier du terme
Comme c'est romantique; je chantais la chanson à tue-tête
 
C'est peut-être d'Albator que me vient mon attirance
Pour les  beaux bruns ténébreux aux airs de pirate
Ceci dit, comme je ne suis pas romantique
Au sens cucul la praline, j'ai épousé un blond chauve.
 
Ulysse 31, c'était plutôt l'enfance de mon frère
Mais ma meilleure amie du collège
Me l'a fait découvrir, sans qu'il devienne une drogue
Douce , j'aimais ce barbu issu de la culture antique
 
J'ai revu un matin de cette semaine, sur les chaînes
De la TNT, "Les mystérieuses cités d'or", enfance
Retrouvée et nostalgie d'un plaisir remplacée par d'autres
Une série qui en vaut mille autres, intelligente
 
A part Candy, je n'ai pas adhéré aux mangas asiatiques
Même avec une amie qui en dessinait de superbes.
J'ouvre une exception avec Goldorak, Véga contre la Terre
Le bel Actarus, Vénusia, Phénicia et Cochyre, encore du mythe
 
Je faisais mes devoirs en les regardant, ces séries de mon enfance
C'était le fond de mes leçons et de mes lectures
Je suis ainsi : téléphage et bibliophile, culturelle et populaire
Ça surprend je sais mais je suis ainsi et l'assume.

 

10 septembre 2016

Promos (Thérèse)


Alors, voyons voir cette liste de courses... Maman est bien gentille mais bon, elle fait toujours sa note d'après les prospectus qui atterrissent dans sa boîte aux lettres. Elle profite de chaque oportunité, de la moindre réduction sur les prix affichés. Elle compulse les feuillets, elle cherche ce qui l'intéresse, puis elle écrit ça sur des papiers mais à chaque fois c'est recto verso. Ensuite, c'est à moi de me charger des commissions. Le problème dans les magasins, c'est qu'il faut chercher dans les rayons à chaque fois, éplucher tous les articles, et bien souvent celui soi-disant en promo est manquant.

Le Porto, l'eau pétillante... Ça, c'est fait !
Le jambon, c'est un paquet en supplément : mais où il est donc passé, celui-là ? Pas moyen de mettre la main dessus ! En tête de gondole, ça serait logique, mais non je ne vois rien. Dans le rayon charcuterie, y a bien la bonne marque mais pas ce prix-là... Je retourne voir là-bas... Ah ben j'ai compris ! Voilà le prix indiqué mais bien entendu l'emplacement est vide, donc il n'y en a plus. Bon, ça ne fait rien, je vais lui en prendre en rayon, elle m'a dit qu'elle n'en avait plus. Voilà, ça c'est fait aussi.

Fromage ail et fines herbes et lasagnes... Ah la la, quelle galère à chercher comme ça partout ! Ils ne peuvent pas mettre leurs articles en promo bien en évidence !?

Le whisky, quant à lui, ils ont dû bien le planquer ou alors ils ne l'ont pas reçu ou il a été liquidé ! Impossible de le trouver ! Ils ont eu peur qu'on le picole ou quoi !? J'ai fait toutes les têtes de gondoles, le rayon apéritif, j'ai bien vu la bouteille en question mais non c'est pas le bon prix. Là-bas, c'est le coin des bières mais pas la peine d'aller chercher là. Je vais retourner voir dans l'allée centrale, on ne sait jamais, souvent ils placent les articles en promo. Ben non ! Rien de rien !
Bon tant pis, je vais demander à l'accueil : "Hé bien, Madame, je ne sais pas. Si vous ne trouvez pas, c'est qu'il n'y en a plus. Ou sinon, vous avez regardé dans le fond du magasin, là où sont les bières en promo ?" Quoi !!? Du whisky avec les bouteilles de bière ! Mais elle est folle, celle-là ! Bon allez, j'y retourne, allons donc voir là-bas... Slalom entre les chariots, crochet pour éviter les gens en grande discussion au milieu de l'allée, retour au fin fond du magasin. Bon, voilà, c'est tout là-bas, je vois le rayon. Oui les bières sont bien là. Mais !... Mais !... Mais c'est n'importe quoi ! Le voilà, le foutu whisky que je cherche depuis une plombe ! Ils sont vraiment malades de mélanger le whisky avec la bière... De quoi vous foutre en rogne pour le restant de la journée...

Ouf ! Voilà une bonne chose de faite ! Cette fois, la liste est au complet. Maintenant passons à la caisse pour faire la queue comme d'habitude. Faut pas être pressé. D'ici là que la caissière n'ait pas un problème de compte ou de mécanique... Avec la chance que j'ai !... Et le temps qui passe... Maman va se demander ce que je fais. Les courses sur le tapis, les courses dans le chariot, les courses dans la voiture... Pffff ! Quelle galère !

Ensuite, direction  le magasin Intermarché ! Ah mais oui, ce n'est pas fini !  Des oignons en promo, la salade feuille de chêne (une achetée, une gratuite), les carottes (le sac de 1,500 kg), les pommes de terre... Et ne pas oublier de trouver une carte d'anniversaire pour Thomas !.... Ah mais je ne vais pas me casser la tête, cette fois ! Ca va être vite fait, je vous le dis !
Maudites courses !

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Le défi du samedi
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