rosa, rosam, rosae, rosas, rosarum, rosis (Papistache)
m. césar marivaux un soir
mme viviane marivaux
un, rue sonneur aux âmes neuves
roncevaux (navarre)
à m. romain camus
un, rue véronèse
mons (var)
monsieur camus
avec mon amie viviane, nous avons vu, sur une revue, une annonce :
monsieur camus monnaie ses rosiers rose saumoné “reine sissi” à six euros.
six euros un rosier ancien ! immense sourire, en ces années où une économie, sans communisme aucun, use sou à sou nos économies.
six euros un rosier à racines nues !
nous vous écrivons, car nous rêvons à ce rosier saumoné, ainsi nous vous versons une somme nécessaire à ce commerce.
césar marivaux avec viviane
***
m. romain camus un soir aussi
un, rue véronèse
mons (var)
à m. césar marivaux
mme viviane marivaux
un, rue sonneur aux âmes neuves
roncevaux (navarre)
m. marivaux, mme,
mon annonce vous a ravis, ainsi vous comme moi serions ravis.
néanmoins, nous n’avons aucun rosier ancien “reine sissi” à commercer,
nous en avions ! oui, nous en avions !
un nouveau virus, mauvaise virose carcassonnaise ou saxonne, a massacré, en un soir, nos roseraies.
aucun semis n’a survécu ! aucun rosier, même écussonné, n’a conservé sa vie sous nos ennemis.
voir ainsi mourir ses semis, nos œuvres, nous a menés comme vers un mur.
nous sommes ruinés, mieux, nous renonçons à vivre, nous mourons, monsieur.
nous mourrons avec nos roses carminées ou saumonées, roses sans sève !
une vie à semer mes roses !
ô mauvaise vie !
ô misère noire !
ô inouïs virus assassins !
nous nous excusons encore
monsieur camus
***
m. césar marivaux un soir encore
mme viviane marivaux
un, rue sonneur aux âmes neuves
roncevaux (navarre)
à m. romain camus
un, rue véronèse
mons (var)
monsieur camus, ami ruiné,
si nous osions, mon amie viviane avec moi, ce courrier-ci vous sera un secours :
voici six mois, nous avions mis en réserve, en mai, en nos serres, ici, sous nos marines, nos roses mauves anciennes “mme carina”. nous avons creusé, nous-mêmes, avec nos mains, six creux où masser nos rosiers.
rosiers sains si suaves aussi.
monsieur, avec ces rosiers, sains, sans cancer, créons une union sans scoumoune.
nous vous en assurons une vraie sinécure.
avec vos œuvres, une croissance sera assurée à nos roses mauves.
nous vous réservons ces rosiers.
en avion, nous vous servirons.
césar, viviane, amis à vie
***
m. romain camus un soir sans cesse
un, rue véronèse
mons (var)
à m. césar marivaux
mme viviane marivaux
un, rue sonneur aux âmes neuves
roncevaux (navarre)
viviane, césar,
ma maison vous envoie ses mercis en avance, vrai, six rosiers “mme carina”, ma vie à nouveau s’anime ! ivresse vraie ! rires en essaims !
nous recevrons ces six rosiers, nous creuserons nous-mêmes six creux (un à un ) nous saurons aimer ces roses !
mon commerce à nouveau vivra, ce sera un immense succès !
amis nouveaux, ma vie, consacrée aux roses, vous concerne comme si nous vivions unis sans concurrence aucune.
césar merci, merci, merci.
mon souvenir à mme viviane
un ami à vie :
romain camus à mons (var)
***
m. romain camus un soir à nouveau
un, rue véronèse
mons (var)
à m. césar marivaux
mme viviane marivaux
un, rue sonneur aux âmes neuves
roncevaux (navarre)
césar, viviane,
ma roseraie recommence son ascension.
nous avons reçu vos rosiers, accourci racines, écorcés ces rameaux, mis en nourrice ces six “mme carina” mauves.
nous avons mis sur vos rosiers une essence américaine : aucune virose ne massacrera ceux-ci, ni ne s’immiscera en nos serres. vaccinés vos rosiers !
en un an (voire moins) nous aurons vaincu ce marasme.
vous, moi, avons rassis mon commerce.
nous vous murmurons encore nos mercis amicaux à vous, viviane, à vous, césar, mes amis.
romain
m. césar marivaux en soirée
mme viviane marivaux
un, rue sonneur aux âmes neuves
roncevaux (navarre)
à m. romain camus
un, rue véronèse
mons (var)
ami varois,
nous sommes, sans nuances ni mi-mesure, émus comme nourrissons au sein.
nous couinons, sans ironie, à voir vos ennuis comme essorés.
nous irons à mons (var), nous verrons nos (vos) roses orner vos serres.
nous nous remémorerons ces mauvais souvenirs, vivrons aussi, avec vous, une romance non commune.
ami, nous venons vous voir, nous sucerons, au verre, vos vieux vins rosés si sucrés mûris en cuves immenses.
viviane, césar
(rsylvie)
« je pense qu’il est possible de contourner la consigne de la sorte, en abusant habilement du clavier et des différentes polices qui me permettrons de mettre de jolies traces sur la feuille blanche, dont aucune ne dépassera, ni vers le haut,
ni vers le bas…. » !
- « Сильвия это стыд то, что ты делаешь
« sylvie c’est une honte ce que tu fais
пожалуйста, высмеять твои малышей товарищ таким образом
vouloir berner tes petits camarade de la sorte..
Это не достойно ни их, ни тебя.
Ce n’est pas digne d’eux, ni de toi.
Впрочем я думаю, что ты можешь сделать лучше чем это
D’ailleurs je pense que tu peux faire mieux que cela..
Нет »?
Non » ?
- « O.k. Fabeli я иду туда »
.-« O.k.Fabeli.... j’y vais »
- un amour 2 minos-
par rsylvie
« coucou, suis noé.
comme ai ni amoureuse ni amie.
moi, aimerais savoir
si rose-marie en amour avec moi…
venir ce soir,
six moins une,
au numéro un, avenue mercerie ».
« suis venu avec sucreries,
mais, ai vu rien
vrai !
encore un sursis.
viens, à une moins six,
au numéro un, rue coure carrée. »
« six ans aussi,
suis rose-marie
meme si ai souri, car missive si mimie 
un amoureux ai.
se nomme rémi. »
« meme si amoureux a.
rose-marie,
cœur a moi
à vie. »
voeux (Martine27)
"vous envoie mes voeux sincères mon minou. caresses."
"miaou, meow, miooouuuu, miiaouu, mrrrr"
(Oncle Dan)
Ma chère
fille,
Figurez-vous,
ma fille que le défi du samedi consiste cette semaine à écrire un échange de
correspondances sans lettres qui dépassent. Oui, vous avez bien
lu : « sans lettres qui
dépassent », Cela est parfaitement impossible, direz-vous. Et vous
aurez entièrement raison. Car il est formellement interdit de placer les
lettres p, d, l, b, f, g, h, j, k, q, t, y, et même le z (on croit rêver) car
le "z" écrit à la main a, lui aussi, une jambe. Cependant, la
consigne ne parle que de minuscules et tu connais mon goût de la précision.
Je pense donc
avoir bien rempli la consigne sans avoir écrit une lettre de cul de jatte, car
si tu regardes bien, ici, aucune lettre ne dépasse une autre Lettre.
maman,
E-vous sûre ’avoir ien suivi a consine ? Reconnaissé, maman, on manie aussi é minuscues en emeuran sûremen comréensine sans evenir niaise ni sommaire.
é vous emrasse enremen.
Contamination (Brigou)
Email du Samedi 24 Janvier 2009
Monsieur l’in.orma.icien,
.’ai .esoin .e vo.re ai.e !
Comme .ous .es ven.re.is soirs , .’ai visi.é ce .ameux ..o. « .e .é.i .u Same.i ». I. s’a.i. .’un en.roi. mervei..eux où .e nom.reux au.eurs viennen. .é.oser de .o.is .ex.es.
Or ce ma.in, une .ar.ie .es .e..res .e mon c.avier a .is.aru ; .es vo.e..es son. .ou.ours .résen.es mais curieusemen. cer.aines consonnes se son. envo.ées.
.u’en .ense.-vous ?
Merci.
Mme MOUX
Email du 26.01.2009
Mme
Merci … réussi…. virus arrivé !
M. LEMEL
Defi 45 (Tilleul)
mon
erwan, comme un mur
noir, une immense mer casse nos rêves… reviens mon amour, ma vie ! en avion
ou avec un nouveau navire!
six mois sans
sourire… mon cœur comme un vase sans rose, résonne en moi ; mon âme comme
un verre sans vin, crie sans mon aimé ; ma vie comme un cinéma sans son,
amenuise mes envies… rassure-moi…
osons nous marier… un maire ou un curé unira nos mains… rêvons à un avenir sans
soucis ! mon ancienne
maison ocre sauvera nos
amours… reviens !
mon amour, ma vie… écris-moi ! marie ma
sirène, sans ma mie,
se voir sur un miroir comme un car sans ses roues, mais une missive réussie
ainsi raisonnée sauve ma semaine… mon usine,
comme un écran sans souris, comme une cornemuse enrouée, use ses scies sans
avoir un sou… en vain, maman essaie
encore avec ses ouvriers en sueur, mais ça va
casser… revenir à
rennes, nous unir… oui mon
aimée !... encore un mois au
maximum à m’énerver avec ces messieurs
écossais… un coucou à
nos voisins rennais, à ma mie, mon
amour… erwan marie, erwan en a
marre… suis sans un sou… cuire
saucisses ou saucissons… arrivons… mon minou ronronne… sommes
ravis… merci ! maman
erwan
no remorse (Joye)
-.-. .... . .-. . / . --.- ..- .. .--. . / -.-. . - - . / -.-. --- -.
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.. --.- ..- . / . - / - .-. --- .--. / -.. ..- .-. . / .--- --- -.--
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..- .... .- .... .- .... .- .... .-
(Teb)
annie, ma mie…
avec envie, ma main
s’amuse sur un sein…
caresse un rein creusé
ouvre un minou ravi…
rêve, ma mie, rêve !
aime, ma mie, aime !
mon envie, ma muse,
arme mon émoi !!!
mon noé,
mon mari a vu,
ce courrier, ami
courroux, cris
une crise couve !!
mesurons nos ennuis,
rusons, mon amour,
écrivons nous moins
mais ne nous avouons vaincus !!!
Un texte qui arrive en courant (égaré à cause des coupures de courant )
Voici avec retard le défi 44 de samedi dernier que Tiphaine n'a pas pu envoyer à cause de la tempête qui a coupé nos lignes téléphoniques. Elle en est bien sûr fort marrie.
Elle a pris comme excuse de ne pas avoir de dés à la clinique pour suivre les 11 consignes, ce qui lui a demandé 11 paires d'heures pour y parvenir. Mais, tenez-vous bien, le défi de samedi prochain est déjà prêt (nous l'avons écrit ensemble à la lumière de la bougie); il est donc possible que vous l'ayez avant vendredi minuit si une nouvelle catastrophe ne s'abat pas d'ici là sur notre technologie moderne.
grosses bises à toute l'équipe
Armel et Tiphaine
Je viens donc de poster le texte de Tiphaine, le dernier de la série, juste après celui de Violette7.
Bonne lecture à tous.
Ce message s'auto-détruira quand vous l'aurez tous lu.
Ont déja (corres)pondu
Teb ; Joye ; Tilleul ; Adi ; Brigou ; Oncle Dan ; Martine27 ; rsylvie ; Papistache ; MAP ; Joe Krapov ; Tiphaine et Armel ; Fabeli ;
Le défi #45
Janeczka a trouvé cette jolie consigne chez Fabeli qui nous dit n’en être pas l’auteure, mais on fera comme si parce qu’il nous plait d’y croire.
Donnons à lire une correspondance entre deux personnes
On peut imaginer un trio. Pourquoi pas ?
Une lettre et sa réponse au minimum,
ou plusieurs échanges, au choix.
mais
sans utiliser jamais la moindre lettre qui dépasse,
ni vers le haut, ni vers le bas
donc ni p, d, l, b, f, g, h, j, k, q, t, y, z*.
* le "z" aussi car écrit à la main, il a une jambe ! ! !
Exercice of style (Tiphaine)
« La formule Etsi Deus non daretur (comme si Dieu n'existait pas) est devenue comme un slogan de vie qui assied une certaine arrogance de la raison, qui est pourtant l'œuvre aimée de Dieu. Cette forme de raison, qui se considère suffisante à elle-même, se ferme à la contemplation et à la recherche d'une Vérité qui la dépasse. » Benoît XVI
Je suis in my car, with my flingue,
Lingots, gold. Diamants et bang dingue
Dingue mon cerveau so alone
« Allo ? Please, don’t cut the phone »
Why don’t you répondre Julien ?
Lien fatal, Julien The Perse,
Persécuteur au blanc chemin,
Blanches… Mains, hand, and pluie à verres,
Vers toi je run. De tout mon cœur,
Oncques heure more cruelle,
Ruelle, platane, douleur…
Heure de vérité au ciel :
Si elle meurt, que faire ? Enfin,
Fin de partie, where is Godot ,
Au boulot ! My ange gardien,
Dis un seul mot à ton Godot !
Dis un seul mot and I’ll be guérie
Et rit… Godot, et rigodon,
On est fun au sky, on est… Free,
Frivole, avide de Stilton,
Is there a better place ? Mon angel,
J’ai le temps de mourir, help me !
Miséréré, ouïs my appel,
Pèlerine je serai si,
Si Godot… Me give la vie,
Vive as Vatanen je boirai,
Ressuscitée ! The vin qui
Illumine les mortels gais;
Guérie je suis ! Grâce au vin,
Vin divin : Paasilinna,
Nafé de mon âme ! Je reviens,
Viens my Julien, I am just là,
Las ! Pourquoi revivre ces doutes,
Où te hide tu my can I ?
I know you’re born le douze in août
Outre 1949… Aïe,
I sais quand you will die, voyou,
You ask ? Ask questions aux champions,
Pion parmi les pions, pauvre fou…
Foule de questions, no champion,
On attend Godot, on attend.
Temps de pluie, hostile eau,
Au stylo plume Il écrit. Mots
Monts Blancs qui inventent le vent…
Basket (Violette7)
Dégou a encore levé son verre!!!!!!!
L'essentiel a été assuré puisqu'après leur brillante victoire à Dégou-sur-Vigne face à une équipe largement supportée , les visiteurs n'envisageant pas un si long voyage pour rien, les Dégoutants sont parvenus ce soir encore à garder la dragée haute en gardant la main tout au long de ce match ne se laissant aller à aucune maladresse à chaque retour sur le parquet marquant les premiers points coachés par Zadig Saint-Cep n'acceptant aucune hémorragie.......
la publicité étant interdite dans les rencontres sportives, nous vous prions de bien vouloir nous excuser de ne pas proposer vos fameux vins islandais.........
Leurs adversaires après avoir perdu de nombreux ballons ont eu beau voir rouge, ils n'ont pas réussi à battre cette brillante équipe décidément bien mûre qui sans se ménager et en gardant les pieds sur terre les a achevés en métamorphosant des points et terminant par un score de 77 à 7 toutefois perturbant si l'on pense à cette jeunesse montante buvant la coupe sur la tête des hommes de Dyonisos d'Arbois ayant commis trop de fautes pour espérer faire jeu égal........
Samedidefi à vous, je vous rends l'antenne.......
Ils étaient faits pour se ren-con-trer (Cartoonita)
Amis de la poésie et du romantisme bonjour. Et bonsoir.
Cette histoire n’est pas pour vous.
Dans son 4x4 rugissant, le smile aux lèvres, il se dirige vers le 4 de la rue Faubourg Saint Honoré, lieu de la nouvelle boîte où il sévit.
Avec une moue boudeuse, elle balance son corps, la main sur son sac griffé. Direction métro 8. Elle se dit que ce n’est pas pour elle, de se mêler à la populace, qu’elle aimerait bien avoir une voiture de fonction.
Un interphone grésille au dernier étage du n°4..
- Martine ? (Vieille morue)
- Oui, patron. (Tu veux quoi ducon ? Je ne remets plus les pieds dans ton bureau, rêves ! Et essaie encore une fois de me mettre la main aux fesses et tu vas voir ce qu’il va te mettre mon René)
- Vous savez que le taux de chômage est élevé chez les femmes de plus de 50 ans ? (Je vais te faire craquer, connasse)
- Pourquoi vous me dites ça ? (Va te faire foutre gros con !)
- Oh pour rien, comme ça (Tu es la première sur la liste… Un « plan social », tu sais ce que c’est ?)
- … (Je ne te ferais pas encore ce plaisir de pleurer)
- Faites venir dans mon bureau la petite nouvelle du service com’ (Je l’ai pas encore vue cette petite minette)
- Tout de suite, Monsieur. (Qu’est-ce qu’il veut encore ce gros pervers ?!)
Faisant claquer ses talons (379€) et froufrouter sa courte jupette (895€), la miss entre dans le bureau du DG :
- Oui, Monsieur ?
- Ferme la porte.
- Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
o (l’ange gardien à sa protégée) Allez, déambule comme une gazelle. Oui très bien, comme ça et fais-lui le coup de la bretelle de soutif qui glisse toute seule, ils adorent ça. Et plus coquin le regard. Gourmand. Ce n’est pas un cinquantenaire bedonnant que tu as devant toi mais une gigantesque barre glacée Mars. Non mieux, imagine un gros paquet de biffetons. Voilà !
- Tu t’y connais en couture ? J’ai un bouton à recoudre. A ma braguette.
- Vous savez que j’ai un diplôme en communication ?
o (l’ange gardien à sa protégée) Attention, lui dis pas comment tu l’as eu, te vantes pas du nombre d’heures (de minutes devrais-je dire) que tu y as passées dans cette école, ni les généreux dons de Papa ou les gâteries aux profs
o (la donzelle à son ange) C’est bon, vas-y, je suis pas conne !
o (l’ange à lui-même) Justement… (soupir)
- Voyez-vous ça !
- Elle part bientôt en retraite Madame Kaa
- Oh à 45 ans…
- (en se passant la langue sur les lèvres) Quand certaines compétences manquent… En couture par exemple !
- Tu sais ce que tu veux toi, j’aime ça.
- Oh oui, je sais ce que je veux. Et vous que voulez-vous ?
- Je sais pas si tu es une manuelle. Mais en tout cas, tu sais te servir de ta langue. On va voir ça de plus près. Approche !
- Mais je n’ai pas d’aiguille pour votre bouton…
- Oh je suis équipé. A genoux !
- Hum…
Un zip qui descend, un vit qui se dresse, une tête se penche.
- Voilà, comme ça petite
o (l’Ange gardien, à sa protégée) Attention les dents ! Tu les as longues, c’est bien, mais ça râpe. Faut que tu t’appliques, pour te démarquer. Alors gaffe aux dents. Tu la veux cette promotion oui ou non, l’abrutie ? Allez, on continue, en plus tu aimes ça.
o (l’ange à lui-même) Pauvre petite, elle a déjà du mal à coller des timbres sans se gourer de côté. Et c’est pas avec un salaire de gratte-papier qu’elle pourra continuer à se payer des lunettes Gucci. Parce que Papa sera pas toujours là. Il devrait mieux surveiller son cholestérol. Ya pas à dire, on bouffe trop gras au Ritz. Elle sait pas tout ça, elle a pris ce taff pour s’amuser. Heureusement que je suis là pour veiller sur elle. Et puis si elle compte sur l’héritage, elle peut se gratter. En loucedé, il a déjà presque tout claqué. Ils le savent pas. Bref, il faut qu’elle grimpe. Avec ses compétences à elle.
- Grmpf
o (l’ange à sa protégée, avec les ailes qui frémissent) Mais bon Dieu, qu’est-ce que tu fais ? Tu le sais bien qu’on ne peut pas parler la bouche pleine ??
o (à lui-même) Pauvre petite. Tout ce qu’elle a c’est dans le corps. Vraiment rien dans la tête. Et le cœur n’en parlons même pas. Faut bien que je l’aide à s’en sortir.
- Continue, t’arrêtes pas !
o (l’ange à sa protégée) Oui, continue, vas-y fais lui cracher la purée !
o (à lui-même) C’est pas possible d’épauler une quiche pareille. Et dire qu’il n’y a pas si longtemps je m’occupais de Diderot. Qu’est-ce que j’ai bien pu faire au bon Dieu. Ahlala, je suppose qu’il m’en veut encore pour m’avoir collé dans les ailes une crétine pareille. Mais bon comment je pouvais le savoir moi que ma mission d’avant c’était PAS d’empêcher mon protégé de se suicider, que je devais PAS lui permettre d’atteindre son plein potentiel. Il m’a reproché de ne pas l’avoir aidé à mettre fin à ses jours quand il était ado, à ce petit Adolphe.
- (après avoir poussé un râle bref) Hum… ça c’est un bouton bien recousu. Tu peux retourner à ton bureau maintenant.
- (en se redressant) Vous penserez à notre petit arrangement ?
- On verra ça.
Il commençait à bien s’amuser dans cette boîte, se dit-il en se rezippant et en la regardant partir. En fermant la porte, elle se dit que sa première journée commence bien, elle se voit un bel avenir. En tentant, trop tard, de dissimuler une moue réprobatrice au passage de la belle, la secrétaire se dit qu’elle n’est décidément pas du même monde. En observant la scène qui se passe dans ce bas monde, l’ange se dit qu’il faudrait qu’il prévienne sa demoiselle qu’elle devrait s’essuyer le coin de la bouche.
La rencontre (Cacoune)
J'avais décidé d'y aller à pied, histoire de respirer. Même sous la pluie. Et puis, de toute façon, c'était à côté.
Je suis partie juste et pourtant je ne suis pas pressée. Je prends tout mon temps, limite prête à flâner.
« Pourquoi y vas-tu ? N'est-ce pas toi qui, il y a une semaine à peine, disais que c'était terminé ? ».
C'est tellement compliqué...
Et d'un coup, je les sens gigoter. Mes neurones s'agitent, en ébullition. Ça mouline sec, entre déni et désillusions...
« Pourquoi as-tu accepté ? »
L'être humain est si compliqué...
Voilà des mois que nous ne nous sommes pas revus. Il me fuyait. Annulant au dernier moment ou oubliant tout simplement. Je ne pensais vraiment plus le revoir. Parce qu'il ne semblait plus le vouloir. Et parce que je ne pensais plus le devoir...
Le besoin est une chose bizarre. Surtout quand il enfile son masque, l'envie.
Quelques jours plus tôt, il m'avait recontacté. Au détour d'une raison pour renouer, il s'était manifesté et m'avait proposé de déjeuner. Et j'avais accepté.
Et maintenant, je m'y rendais. Les jambes de plus en plus lourdes et la gorge de plus en plus serrée.
« Vas-tu y arriver ? »
Le point de rendez-vous était en vue. Je commençais déjà à le chercher des yeux. Il fallait que je le trouve avant qu'il ne me voie, pour pouvoir faire mine de ne pas l'avoir vu quand il m'aurait aperçu.
Compliqué, l'être humain, j'ai dit...
Le contact visuel fut établit. Puis rompu. Puis établit... Nous nous rapprochions l'un de l'autre, l'air de rien. Plus près... plus près...
Salut, toi. Et il m'embrassa sur la joue.
Ce parfum...Et tout me revint.
Je fourrai mes mains dans mes poches pour ne plus les sentir trembler. Je ne le regardais pas, peut être allait-t-il disparaître.
« Tu ne sauras donc jamais ce que tu veux lorsqu'il s'agit de lui, n'est-ce pas ? »
Quand t'as aimé, comment fais-tu pour oublier, toi ?
***
En l'espace d'un déjeuner, j'ai retrouvé la caresse de son regard sur ma peau quand je me détournais. La douceur de sa voix qui me donne une identité. L'impression d'être seule avec lui, au milieu de nulle part, et pourtant protégée. Et la boule dans mon estomac est revenue.
Mais elle repartirait. Je n'ai pas mis neuf mois pour accoucher d'une indifférence, même de surface, pour me laisser de nouveau submerger... Je finirais bien par le détester de me faire savoir ainsi désirer.
Mon corps saura t'oublier...
Défi 44 (Caro_Carito)
A Lisab@block.com.fr / RV Garnier. 18h45. 21/03. A Fredv@intern.com.fr / OK. 18h45. Marches de l’Opéra, attendre. Une multitude
de silhouettes stationnent, souriantes, ennuyées ou absentes. Je les questionne,
ses voisines anonymes, histoire de temporiser... Il doit venir, longiligne et
cheveux aux quatre vents tandis qu’une masse humaine, confuse, progresse sur le
large passage clouté. 18h58. J’ai achevé le journal du jour. Rien. Il
n’est toujours pas là. Je connais ses retards sans excuses, au gré du temps. Je
ne m’inquiète pas. Pas encore. Enfin, j’essaye. Je regarde autour de moi. La
place de l’Opéra est un endroit étrange, peuplée de voitures et de bus à perte
de vue. Sur les marches devant le Garnier, les touristes étrangers
s’agglutinent, vont et viennent, désorientés. Il doit y avoir une représentation
ce soir. Seule témoin de leur désœuvrement, je suis au spectacle. Et il s’en
faut de peu pour que ces visages hagards ne m’alarment : si j’étais si
anonyme qu’il ne me retrouvait pas ? 19h. J’use le cadran de ma montre à force de
vérifier la place des aiguilles. Toutes les minutes. Je lutte contre la
confortable sensation de désespoir et d’abandon, la tentation de ne pas le voir
ce soir, de simplement passer une soirée tranquille entre mon chat Violet et un
plateau repas à picorer. 19h03. L’étape de l’angoisse est passée. Je pèse
le pour et le contre. Je retrouve pour un temps les statistiques de mon enfance,
les comptines qui prédisaient l’avenir, am stram gram. Comptons les nuages.
Impair. Il ne viendra pas. Mon rythme cardiaque s’apaise. Je repère la cabine
téléphonique où j’irai tout à l’heure consulter mon répondeur. Je n’ai pas de
portable, inutile, je l’égarerai par mégarde parfois, par déni d’attache
souvent. 19h05. Les minutes
s’étirent paresseusement. Béatement, je regarde le ciel rose, sirupeux. Je suis
assise sur les marches crasseuses, en compagnie d’un couple de Japonais bardés
d’appareils photo et d’une jeune fille mélancolique plongée dans un livre. Je me
demande si elle respire entre deux pages tant elle semble absorbée. Je respire
lentement, avant de prononcer pour ma conscience filante une résolution :
dix minutes. Pour la forme. Dix minutes d’attente pour pouvoir dire :
« Je t’ai attendu une demi-heure et tu n’étais pas là ». Une
demi-heure de guet pour rien. J’hésite sur la conduite à suivre: préparer une
scène froide comme une tête de veau, raisonnée, avec une once de cynisme, ou
accepter le pardon d’un air détaché ou blessée, pourquoi pas avec une moue
mutine voire sensuelle. Me montrer magnanime ou exhaler une bouffée de colère.
Mon cœur oscille à chaque éventualité. Envie de décider :
« Allons-nous continuer ? » De laisser libre cours à toutes me s
peurs, mes frustrations, mes silences. Ce jeune homme frêle ne résisterait sans
doute pas à cette charge explosive. Et moi non
plus. 19h08. La lecture du journal du jour m’a
profondément ennuyée, après avoir lu chaque article au moins trois fois, j’en
retire une profonde sensation de vide, identique à celle qui vous étreint au
petit matin. Et puis j’ai horreur de l’attente, ça m’énerve, je me sens
ridicule. Et légèrement paranoïaque : est-ce que tous ne remarque pas cette
jeune femme esseulée ? On lui a posé un lapin sans doute. Pauvre looseuse.
Et celui-là qui n’arrive pas. Les pas hasardeux des touristes et des badauds
m’exaspèrent. Quelle idée de se donner un rendez-vous dans un endroit pareil. Et
puis pourquoi est-il si en retard? Il ne l’est jamais autant. Jamais plus de
vingt minutes. Brusquement, une pointe d’inquiétude transperce mon cœur. Et s’il
lui était arrivé quelque chose ? 19h10. Et s’il nous arrivait quelque
chose ? 19h13. Je l’aime bien ce type. En farfouillant
dans un passé pas si immédiat, dans les premiers sans conteste au hit-parade.
Sois honnête, c’est le nec plus ultra. Il ne m’ennuie pas, il ne râle pas, il
est gai. Et il n’a pas ces sales manies communes à la gent masculine.
J’énumère : laisser traîner ses chaussettes ou, selon les variantes, les
slips, les mégots, les amendes... Si au moins ils s’agissaient de billets tout
neufs ou de petits mots sympas. Revenons à lui. Ce qui ne gâte rien, côté physique, il
est pas mal. Conversation et sexe, mettons huit sur dix, on peut toujours
progresser. N’empêche, ce beau mâle est en train de me poser un lapin et, si ça
continue, je vais louper mon Bergman. 19h19. J’ai faim. 19h21. J’ai très faim. 19h22. Tant pis pour ma culotte chevaline
naissante. J’entame une délicieuse barre chocolatée saturée en sucre, graisses
et autres monstruosités. Je sais, plus dure sera la chute mais… 19h25. Ça m’énerve. Pour ce mec, je viens d’enfreindre lune de
mes règles de base : attendre plus d’une demi-heure. Très mauvais. Je
louvoie, je vieillis. Je me ramollis. Pouah… 19h30. Je papillonne, je regarde à droite à
gauche. Ouf, le groupe de Japonais est parti finalement. Les gens entrent et
sortent. Tenue de soirée de rigueur. La Traviata à l’affiche d’après le guide
spectacle que je viens d’ouvrir ; hautement saluée par le Tout-Paris.
Magnifique spectacle auquel on pourra se vanter d’avoir pu assister dans des
dîners rasoirs. 19h31. Foule bigarrée et bruyante mais j’ai l’œil,
je remarque un jeune homme, non plutôt un bel homme. Il me sourit, je lui rends son
sourire. Un instant se dire, peut-être une autre histoire. Qui
sait ? 19h34. Je lui jette à nouveau un coup d’œil.
Il me regarde avec insistance. J’entends mon greffier, mon noiraud, mon ange
gardien comme s’il était à mes côtés. Allez ça ne fait pas mal de changer de
crèche pour un temps ; t’as pas fait vœu de célibat ma cocotte. Et puis ton
mec, c’est pas à cause de moi qu’il ne saute pas le pas ? Et un gars qui
n’aime pas ton chat, tu peux le noyer dans le népéta*, il ne vaut pas plus
cher… 19h38. Une jolie rousse, auburn, très
« in », l’a rejoint. Le type brun s’en va avec elle et, en
s’éloignant, me fait un petit signe. Je le regarde s’éloigne, dommage il est
aussi bien de face que de dos. 19h42. Tu devrais avoir honte ma fille, ton Fred
tu l’aimes bien. J’ai l’impression d’être une coureuse, une vulgaire fille des
rues. Huit mois qu’on sort ensemble, cela compte. Et je ne peux pas toujours...
fuir le bonheur de peur qu’il ne se
sauve. Mon ange-gardien aux longues moustaches me susurrerait, tu n’es pas un peu cruche, toi dans le
genre, avec tout ses mecs qui t’ont fait miroiter la lune… Normalement tu
devrais connaître le dicton, chat échaudé… 19h45. Je sens des larmes poindre au coin de mes
paupières. Une heure et il n’est toujours pas là. Mon cœur saigne. Comme le
ciel. 19h48. Heureusement, mon mascara est waterproof.
Je me lève, mon chat m’attend. Je dois bien avoir une tablette de chocolat qui
traîne dans mon sac, sinon je me ruerai sur l’épicerie du coin. Il est toujours
ouvert et 5 euros de bonbons en vrac ne peuvent pas faire de mal à une personne
au bord de la rupture. Je sens une main sur mes yeux et son visage
dans le creux de mon cou. Je sens l’odeur du bouquet de roses qu’il glisse dans
ma main. Je me retourne et aucun mot ne me vient à l’esprit. Il est là et j’ai
déjà oublié où je me trouvais. J’entends sa voix qui murmure dans mon
oreille : « Je te regarde depuis une heure de la terrasse du café
là-bas, tu es belle ». Et puis plus doucement encore :
« Ça te dirait de vivre à deux, juste pour
voir » Je glisse mon nez au creux de sa nuque… et ferme
les yeux. J’entends alors une petit
voix me souffler « à trois plutôt, non ? Il n’oublierait pas ton
greffier ? » *
népéta ou herbe à
chats
Ecriture automatique (Joe Krapov)
Ecriture automatique n° 98583878281078011 (Joe Krapov)
9
Un jour j’ai rencontré la tricherie. Depuis je mens.
Mais attention, sachez-le : je mens sana in corpore sano !
On m’avait condamné à es phrases de dix mots.
Pour qui souffre de logorrhée verbale, c’est très cruel.
Je lisais alors « Le livre du désir » de Léonard Cohen ;
Mon autre livre de chevet était « Madame Bovary » de Flaubert.
Le monastère était très dur et la Normandie peu plaisante.
Alors j’ai triché : « Roll another number for the road » !
8
- Il est comme ça. Je ne le
maîtrise pas. Il faut toujours qu’il en rajoute !
5
C’est au collège un beau matin
Qu’on découvre l’alexandrin :
Hugo, Rimbaud et Baudelaire
Et les comédies de Molière,
Les mignarderies de Ronsard
- Des poètes le plus tricard ! –
Et toutes sortes de sonnets.
C’est pourquoi je suis étonné :
Cet hommage à l’alexandrin
Que ma plume de malandrin
Vient de jeter sur le papier
Est écrit en vers de huit pieds !
8
- Il est comme ça,
paradoxal !
3
- Papageno joue de la khéna
Papagena joue du pipeau.
Et vous ?
Etonnez-moi, Benoît ! »
Et Benoît XVI, avec une paille, fait des bulles :
« Tout ce qui précède est mensonge »
« Et pourtant, si la vérité vient à manquer, tout s’écroule »
« Car mon histoire tient debout l’homme qui raconte à dormir »
8
- Il est comme ça. Sa rébellion
se traduit en folie.
7
Amis amateurs de vin islandais, le Björkjolais nouveau est
arrivé.
Précipitez-vous sur E-bay pour le racheter en même temps que
la totalité de l’Islande !
8
- Cela est véridique. Mais… Elle
n’est pas supprimée, finalement, la pub, sur le service public ?
2
Un jour, derrière un pilier de l’église Notre-Dame, Dieu m’apparut. C’était une belle fille aux yeux bleus, au torse revêtu d’un tee-shirt rouge et jaune à la gloire des Iowa State Cyclones et du Racing Club de Lens réunis. Dessous, je le sus très peu de temps après, pas de soutien-gorge en dentelle rouge car « au bout d’un moment ça finit par des gratouillis. Concluons tout de suite », dit-Elle après les chatouillis en faisant disparaître sa chasuble baskettofootophile. Je n’en crus pas mes yeux de ce que je vis alors. Et depuis j’ai perdu de vue la raison pour laquelle je vis et celle pour laquelle j’écris que le cri est déraison.
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8
- En attendant, ce serait bien
qu’il arrête ses blasphèmes. T’as pas bientôt fini, oui ? (à part : ) Qui dira l’angoisse de
l’ange gardien de buts au moment du pénalty ? Qui sait si je ne lui sers
pas en fait de démon libérateur et si ce n’est pas moi qui provoque sa
mondedélibération ou son délire débilafondateur ? Que serait sans moi ce
mortel sans ailes ?
10
- J’irais garer mon camping-car sur le parking et j’irais faire du shopping. Je dirais aux pin-ups du sex-shop : « Haut les mains, haut les cœurs, ceci est un hold-up ! ». Elles auraient l’air moqueur des secrétaires de docteurs qui savent que vous venez pour le check-up of tea du type qui vient de virer sa cuti !
7
Dubo Dubon Dubonnet
Ripo Ripol Ripolin
Pataud Patauge Pataugas
Nico Nicol Nicolas
Dubo Dubon Dubonnet
Sark…
8
- Et puis, à un moment donné, je
l’ai largué. Chacun sa vie ! On ne peut pas être derrière leur dos tout le
temps non plus !
0
La porte a coulissé. J’étais pourtant bien à l’intérieur. On a poussé, on a poussé, on m’a poussé. Je suis tombé du ciel. Et je suis né.
Que tous les chemins mènent à Nulle part, je n’en suis pas encore revenu.
Rencontré hier
Mon ami Lee Haïku.
Bu trois verres ensemble
C’est Brigou sur la plage
Qui fait rouler les bouteilles

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On ne peut pas dire de moi
Que je suis sans queue ni tête
Mais il m’arrive quelquefois
De penser cela du monde.
Un jour j’ai rencontré la roulette russe
Mais ça n’a pas duré longtemps :
J’ai gagné du premier coup !
11
- Allô ? C’est Dieu. Dis donc, Gabrielle, c’est comme ça que tu protèges les citoyens qu’on te confie ?
-
Celui-là ne me revenait pas. Et puis j’ai voulu goûter moi aussi aux plaisirs
de l’interdit !
- ???
-
Ca n’est pas mal non plus, ange exterminateur !
- Gabrielle ! Gabrielle ! Tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie !
Rencontre (Poupoune)
- Bonsoir…
- Pas d’humeur, dégage.
- Pardon ?
- Je ne suis pas d’humeur, alors tu dégages. C’est plus clair ?
- Pas d’humeur à quoi ?
- A me faire draguer par le premier débile venu.
- Qu’est-ce qui te fait croire que je suis débile ?
- Je sais pas… laisse-moi réfléchir… hmm… Ben tiens, le fait que t’es encore là peut-être ?
- Han han… OK… Bon, de toute façon, débile ou pas, c’est pas le problème.
- Parce qu’y a un problème ?
- Non, non… Mais je suis pas là pour te draguer.
- Et ben c’est super alors, comme ça tu peux te barrer.
- Oh la la ! Ben faut peut-être pas trop s’étonner d’être toute seule, hein ?
- Je te demande pardon ?
- Rien rien.
- Non non, si, vas-y.
- Je disais juste qu’à être aimable comme un bouledogue à la fin y a peut-être des raisons pour que tu sois toute seule. Mais je dis ça…
- Non mais oh ça va, oui ?! Comment tu te permets… ? Et qui te dit que je suis seule d’abord ?
- Oh ça va, pas à moi, hein…
- Quoi, pas à toi ? Mais pour qui tu te prends, exactement ?
- Pour ton ange.
- Hein ?
- Ton ange gardien.
- T’as fumé ou juste beaucoup bu ?
- Et voilà…
- ???
- Faut toujours vous donner des preuves en veux-tu en voilà…
- …
- Non, vraiment, les bonnes femmes, c’est chiant. Avec les hommes, je sais pas, c’est plus simple…
- Eh mais qu’est-ce tu m’embrouilles, là ?
- Bon, allez, on va expédier ça rapidos : qu’est-ce qui te convaincra le plus : voir mes ailes ou me voir survivre à une chute du toit de l’immeuble ?
- Hein ?
- Qu’est-ce qu’il te faut pour te convaincre que je suis bien un ange, sans y passer la nuit ?
- Eh eh…
- hmm ?
- C’t’histoire sur le sexe des anges ?
- Ben quoi ?
- Ben ça devrait pas trop t’embêter que je te tâte les couilles pour me faire mon idée, hein ?!
- fffffff… ah les femmes, sans décon… ouh la !
- Ouah… ! Oh ben merde… ! Oh la vache !
- Et ben oui…
- Oh putain! Ah ben si j’m’attendais !
- Oui, bon, allez, ça va…
- Rhô la la…
- Allez, ça devient gênant, là, quand même…
- Oh, oui. Pardon.
- Bon, donc tu me crois, là, ça va ?
- Oui oui. S’cuse. Oh la vache… quand même…
- …
- Fiouuuu…
- … …
- Euh… et qu’est-ce que j’ai fait de mal ?
- Comment ça ?
- Ben, si t’es là c’est que j’ai dû faire une connerie non ?
- Ah les femmes… c’est dingue !
- ???
- Je suis un ange, pas un redresseur de torts. Je sers juste à donner un coup de pouce.
- Ah… et pour quoi ?
- Pour te rendre la vie plus douce, tiens !
- Ah…
- Mademoiselle ?
- Et tu vas me donner quoi comme coup de pouce ?
- Ça y est. C’est déjà fait.
- Hein ?
- Mademoiselle ?
- Oui ?
- Excusez-moi, je vous dérange ?
- Non. Non non. Non, c’est juste que…
- …
- Ben il est passé où ?
- ???
- Le type, là, qu’était là ?
- Ah je… non. Je n’ai vu personne. Vous attendez quelqu’un peut-être ?
- Euh… Non.
- Je vous avais à peine remarquée, avec votre nez dans votre livre, et puis quand vous avez levé la tête…
- Oui ?
- Je vous ai vue, là, pensive, et…
- …
- Je… vous…
- Oui ?
- Enfin…
- Asseyez-vous, je vous en prie…




