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Le défi du samedi
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19 juin 2010

Je rêve d'une cabane... (Tata Béa)

J'ai mis le toit
On ne met pas d'abord le toit !
Mais je mets ce que je veux moi :
Un ballon
Un guéridon
Des bonbons
Un édredon

Et puis mon cœur,
Pour attendre le tien.
J'attends jusqu'à demain
Vers quatre heures !
Il y aura des gâteaux
Puis des abricots
Ensuite bien au chaud
On pourra faire dodo

Une cabane avec des rideaux..
Un petit coin à moi
Pour te revoir , toi

Mais on ne fait pas, comme ça
Une cabane dans la rue, là
Allez, ouste.. c'est pas beau !

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19 juin 2010

La cabanimaginairêve (Lorraine)

Delphine vit dans le faubourg avec sa maman, deux pièces d’une vieille maison grise. Devant, la rue oblique aux pavés usés ; derrière, un terrain vague sans horizon. Les enfants s’y ébattent après l’école. Delphine y retrouve Hélène ou Martine. A dix ans, on danse à la corde, on joue à la marelle et parfois, avec les garçons, on entame une course à qui arrivera le premier au coin du boulevard.

Mais cette année, les garçons disent non : ils bâtissent une cabane. Des bouts de troncs d’arbre, des branches, des clous, un marteau, des outils prêtée, empruntés ou…dérobés, en ce mois de juillet c’est la fête des gros bras. On tape, on scie, on érige, on commente. Les filles, à l’écart, admirent.

- On en fait une aussi ? demande Hélène qui ne doute de rien.
- On ne saura pas. Eux, ils sont forts.

Delphine se tait ; une cabane, pour elle qui n’a même pas d’appartement ! Elle aimerait pourtant, une cabane qui serait un petit refuge, un coin personnel tout doux, une cabane, oui, mais pas trop petite. Pas trop grande non plus. Les garçons s’encouragent à coups de « Ca va, Jacques ? T’en sors, Emile ? » ; les murs, un peu vacillants, se dressent. Ca discute, ça rouspète. Ca avance.

Le dimanche après-midi, elle est presque seule . A l’aide d’un cailloux, elle trace des lignes dans la terre.

- Qu’est- ce que tu fais ? demande Martine.
- Je joue « maison ».

Et elle continue, affairée. Elle parle toute seule, hésite, trace un angle ici, un long trait là, un corridor, une salle de bain, un salon et des canapés, oui, il en faut, c’est évident. Pour s’asseoir comme une dame, jambes bien croisées, la robe rabattue sur les genoux.

- Tu veux visiter ma maison ? Viens…

Martine la suit ; dans le salon, des fleurs rouges et blanches, un petit bureau et un clavecin. « C’est quoi, un clavecin ? ». « Pour faire de la musique, quand on a suivi des cours ». Delphine ouvre une porte : » ici, vous voyez, Madame, c’est ma chambre. J’ai acheté ce couvre-lit en velours bleu, j’aime tellement le bleu ». « Moi aussi », dit Martine, respectueuse. Les deux fillettes tournent vers l’escalier qui monte à l’étage ; une large baie vitrée ouvre sur le jardin. « Car nous avons un jardin, vous le voyez, Madame ? » « Oui, répond Martine penchée à la croisée. C’est la chambre de ta maman, ici ? ». « La plus grande, tu vois. Moi la petite me suffit »…

L’été passa. Les années passèrent. Delphine se souvient. De la cabane impossible, elle avait fait pendant tout un mois cette maison chaque jour renouvelée. Cette maison qui contenait, elle le sait, tous les rêves interdits , les miroirs ciselés, les abat-jours de taffetas rose, les escaliers cités, les somptueux tapis, l’imaginaire d’une enfant pauvre qui n’attendait rien de la vie…

 

19 juin 2010

Faut pas rêver... (Fafa)

 

Bientôt trente piges que j’me la construis ma p’tite cabane. Avec des potes ont a commencé vers douze, treize ans. On était une p’tite bande de branleurs, on avait pas un rond alors on piquait c’qui nous fallait par ci par là.

 

Vers seize ans quand on a pu s’servir de matos un peu plus costaud et surtout qu’on avait c’qui fallait pour transporter, là on a commencé à s’y mettre sérieusement, ça commençait à avoir d’la gueule not’ histoire.

 

Et pis on s’est mis à traîner avec des gus un peu plus vieux qu’nous, forcément, ados pré-pubères avec les hormones en folies, fallait pas rêver qu’on passe au travers. I’avait deux, trois cons mais i’en avait aussi des sympas qui nous ont donné des coups d’mains, parc’qu’eux, leurs cabanes, ben e’ commençait à être bien avancée déjà.

 

J’me rappelle pas d’tous les blazes mais i’en a un en particulier qui m’a bien aidé. Du coup on est resté super pote et on s’est plus lâché, Fredo qu’i’ s’appelle. On avait les mêmes envies, les mêmes idées pour not’ cabane. Alors on s’est mis à la faire ensemble, inséparables qu’on est dev’nus d’ailleurs en c’moment on y est ensemble dans not’ cabane.

 

Si vous pouviez la voir, un vrai p’tit cocon. Oh elle est pas très grande bien sûr, on fait avec c’qu’on a mais on en est content, on s’y sent bien. Les copains viennent nous r’joindre de temps en temps, c’est cool, on discute, on fait des plans pour améliorer les cabanes, pour avoir des murs plus solides, qu’ce soit plus dur de v’nir nous en faire sortir (même si on a passé l’âge que les vieux viennent nous chercher par la peau du cul pour nous ramener à la maison avec une bonne torgnole en prime en gueulant comme des baleines qu’on veut leur mort, faut dire qu’i’en a déjà pas mal qu’on cassé leur pipe).

 

C’qu’on rêve tous d’avoir c’est la super cabane avec les donjons, les remparts, mais celle-là... Faudrait tenter le Jackpot pour s’la faire, p’t-être un jour, on sait jamais.

 

Les amateurs de cabane, c’est comme qui dirait un club, tout l’monde ‘y rent’ pas, faut avoir fait ses preuves. La mienne commence à êt’ pas mal connue j’dois dire, i’ en a même qui d’mande des tuyaux, ouais !

 

La prochaine fois qu’j’y r’viendrai, j’f’rai c’qui faut pour pouvoir y rester un bon moment. Le seul truc chiant quand on y est, c’est qu’les bigophones ça marche pas terrible, mais bon, i’a pire, i’en a qui on qu’des trous ou des tôles, ‘faut pas qu’on s’plaigne...

19 juin 2010

Cabanes, je vous hais ! (Kate)

"Ma cabane au Canada

Est blottie au fond des bois

On y voit des écureuils

Sur le toit..."

Houps ! Pardon ! Non ! Pitié !

J'ai tout barré ! Je recommence, une, deux !

Tant pis pour les plus de vingt ans (j'optimise !) qui auront cet air, comme moi, depuis samedi, en tête ! J'ai l'humeur chantante pourtant et le thème de la cabane belle, de rêve, d'imagination, etc. ne m'inspire pas, que voulez-vous !

Je n'ai connu que des trains de nuit (et des filles à soldats) d'affreuses petites cabanes façon "remises" à but purement utilitaire et adulte dans de rares petits jardins qui en plus n'étaient pas miens... DSCN9613Enfant, on avait à peine le droit d'y entrer car elles enfermaient des biens précieux : l'arrosoir, les bleus de travail, les bottes en caoutchouc, les graines de salades, les bulbes de glaïeuls, sans oublier les produits pour tuer les affreux doryphores ! On n'aurait pas pensé aller y jouer tant c'était étroit et encombré et d'ailleurs on n'y allait pas souvent et on n'avait pas le droit. D'ailleurs, on n'aurait pu que se ramasser un coup de  bêche, de pelle ou de rateau (là, très dangereux ce dernier !), voire, plus grave, salir sa jupe écossaise, ses socquettes blanches, ses souliers vernis du dimanche...

Voilà ma modeste contribution que j'ai néanmoins hésité à vous transmettre, étant bien consciente que ce défi n'est pas un "divan" (même si officie ici le Docteur Zigmund), ni une tribune pour la lutte des classes (mais sait-on où est passé Groucho Marx ?), encore moins une vallée de larmes (et comme le chantait la petite fille de français moyens, elle aussi : "laisse les gondoles à Venise" !, en clair "let bygones be bygones !" comme dirait Lady Gaga si elle participait à ce défi)...

Pour finir, vous n'échapperez pas à "Une petite cabane" car j'ai vu il y a peu une émission sur cette grande dame blonde brune, vous me le pardonnerez...

Une petite cabane

Au fond de moi

Etouffante petite boîte

Pleine de lois

Une petite cabane

Dans laquelle on n'jouait pas

Seule, je la revois, parfois

Si, mi, fa, ré, sol, do, la...

DSCN9612Voilà, cette cabane révèle un peu de mon enfance sage et de mon adolescence plutôt romantique... moi qui ne suis plus vraiment ni l'une ni l'autre !

19 juin 2010

La cabane du vieux (Poupoune)

Pour autant que je sache, le vieux Jourdin avait toujours été surnommé le vieux Jourdin. Il avait fait vieux très jeune. Je lui avais toujours connu les cheveux gris, la démarche pesante et voutée et le geste lent.

Le vieux Jourdin habitait la maison du marais, qu’on appelait comme ça même si personne n’avait connu le marais avant qu’il soit asséché. Et quand on venait par le chemin des lilas en allant vers chez les Puche, on apercevait derrière la maison du marais du vieux Jourdin ce qu’on appelait la cabane du vieux : une remise en bordure du bois, toute de planches branlantes et disjointes, qu’entourait un vrai mystère.

Personne ne savait trop bien de quoi vivait le vieux Jourdin. C’était un taiseux solitaire qui n’aimait pas le monde et que le monde n’aimait pas. Il ne quittait que rarement sa bicoque, s’affairait à l’abri des regards dans son jardin et traversait parfois son terrain pour gagner sa cabane près du bois et s’y enfermer pendant des heures.

Il ne venait presque jamais au village et quand il s’y aventurait, c’était aux heures où il savait qu’il ne risquait pas de rencontrer trop de monde. Ceux qui croisaient son chemin s’en écartaient prudemment tout en l’observant attentivement et racontaient ensuite pendant des jours ses moindres faits et gestes.

Le vieux Jourdin faisait office de Croquemitaine. Gamine, mes parents me faisaient manger mes brocolis en me menaçant de m’enfermer dans la cabane du vieux si je rechignais. Son nom avait fait trembler des générations d’enfants et sa cabane avait nourri les fantasmes horrifiques des petits et des grands. Au bistrot, les ivrognes inventaient des histoires toutes plus extravagantes les unes que les autres mettant en scène le vieux Jourdin dans sa cabane et leurs épouses en secret se rêvaient amantes aventureuses en son antre.

Mais pour finir, personne ne savait quoi que ce soit du vieux.

 

Quand il est mort, personne ne s’en est aperçu et c’est le facteur d’été, le remplaçant de Gilot, qui a découvert son corps longtemps après en voulant lui apporter son courrier.

Le village entier a fondu sur la maison du marais pour tenter d’y découvrir des bribes de la vie du vieux Jourdin, mais cet homme semblait être une abstraction tant il ne possédait rien de personnel. Pendant que les adultes fouillaient la maison, les enfants, eux, s’étaient agglutinés autour de la cabane. Certains tentaient d’apercevoir quelque chose à l’intérieur par la serrure ou les interstices entre deux planches, mais il y faisait un noir d’encre et on ne distinguait rien. Etant la plus grande du groupe, c’est moi qui ai finalement pris mon courage à deux mains et ouvert la porte grinçante de la cabane mystérieuse. Je n’ai d’abord pas bien compris ce que je voyais, le temps que mes yeux s’accommodent à la pénombre du lieu. Les petits derrière moi trépignaient sans oser passer la porte. La pièce était plus vaste qu’elle ne paraissait de l’extérieur et ses murs étaient entièrement tapissés de photos. J’ai immédiatement imaginé toutes les horreurs dont j’avais déjà entendu parler ici et là au détour des conversations d’adultes : enfants nus, corps mutilés, victimes martyrisées… mais quelque chose clochait. Une petite table sur laquelle était posée une lampe à gaz occupait le centre de la cabane. J’ai allumé la lampe et l’ai approchée des photos, m’attendant à défaillir devant l’horreur, mais incapable de ne pas regarder.

En fait de monstruosités, il s’agissait de photos des gens du village. Habillés. Et vivants. Presque quatre générations d’habitants, photographiés pendant tous les événements, petits ou grands, qui avaient rythmé la vie du village depuis… combien de temps ? Quel âge pouvait-il bien avoir, le vieux ? Des tas de gens m’étaient inconnus, j’étais trop jeune, mais j’en reconnaissais que j’avais vus en photo ailleurs : des grands-parents et même quelques arrière-grands-parents. Les miens notamment. Je reconnaissais les lieux également. La fête de l’école l’année juste avant que j’y entre. L’enterrement de la fille Monier qui s’était noyée une semaine avant l’anniversaire de sa mère. La fanfare le jour de la victoire de l’équipe de pétanque au tournoi intercommunal. Le mariage des parents de Pascaline. La fête pour la retraite du père Puche. Des centaines de photos punaisées dans le désordre sur ces murs branlants. Et au sol et sur la table des tas de feuilles noircies d’une écriture fine et élégante.

 

Les adultes ont fini par nous virer de la cabane et ont farfouillé dans les photos et la paperasse. Il s’est avéré que le vieux Jourdin, sous ses airs d’ermite, était un observateur incroyable. Ses liasses de feuilles griffonnées, mieux qu’un journal, étaient un véritable roman, une saga de la vie du village pendant presqu’un siècle. Tout le monde y avait sa place. Pas un minot, pas un alcoolo, pas une mégère ne manquait.

Sous sa plume, nos vies, qui nous semblaient être au mieux d’un ennui mortel, au pire pathétiques, devenaient de véritables contes pleins de tendresse et touchants de simplicité et d’authenticité. Dans ses pages nous étions beaux. Nos histoires étaient jolies. Nous n’étions plus des culs-terreux oubliés et oublieux, mais les véritables symboles d’un mode de vie érigé en art. Le mythe terrifiant de la cabane du vieux était tombé d’un coup : point de cadavre sous les lattes du plancher. Cet homme à qui personne n’avait jamais parlé nous avait tous aimés au point de consacrer tout son temps au récit enchanteur de nos existences. Comme il n’avait aucune famille, c’est la commune qui a hérité de ses biens et il a été décidé en conseil de proposer l’œuvre du vieux Jourdin à un éditeur. Le projet a mobilisé tout le village pendant des semaines et une fois prêt, le précieux manuscrit a été soumis à plusieurs maisons d’édition qui se sont presque battues pour le publier. Autant dire que le contrat signé par la commune a été des plus juteux. Le roman, publié en trois tomes, a rencontré un succès tout-à-fait stupéfiant et les droits ont été vendus à la télévision pour une petite fortune supplémentaire.

Cinq ans après la mort du vieux Jourdin, l’argent engrangé a permis au maire de mener à bien un projet qui lui tenait à cœur : la maison du marais et la cabane du vieux ont enfin pu être rasées pour permettre le passage de l’autoroute et l’aménagement d’un péage, devenu une véritable manne pour la commune.

 

Le vieux Jourdin ne doit même pas pouvoir se retourner dans sa tombe, ensevelie sous les tonnes de béton de la rampe d’accès.

 

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19 juin 2010

Kot (Adrienne)

Le kot (prononcez ‘cotte’) : chambre d’étudiant, aujourd’hui de plus en plus studio, appart ou coloc’, dans une ville universitaire belge.

Het kot/Le kot (prononcez ‘cotte’) : 1.Cabane au fond de tout jardin belge. 2.Appentis à usages divers accolé à toute maison mitoyenne belge.  Parfois au nombre de deux ou trois, voire quatre, et qu’on désigne  alors d’un mot pluriel, koterijen (n’essayez pas de prononcer).

Het kot : (prononcez ‘cotte’) sombre réduit généralement muni d’un verrou extérieur et où on enferme les petites filles de cinq ans qui refusent de manger leur soupe.

19 juin 2010

Je cabanimagirêve‏ (Captaine Lili)

On dirait que ça sentirait le bois. Et qu’il y aurait des coussins comme des nuages, colorés.

On ne pourrait que chuchoter ou rire aux éclats.

On mangerait du chocolat, des fruits exotiques…

On ? Ce ne serait pas une cabane bien grande, parfois on y serait plusieurs, mais pas nombreux non plus. Parfois j’y serais seule. Parfois, en duo amoureux. Ce serait toujours un privilège.

On entendrait le bruit des pages d’un livre, ou celui des mots qui s’écrivent. Peut-être un chant, une conversation feutrée, intime. On se laisserait surprendre.

Il y aurait du thé. Plein de choix de thés. Ou de cafés. Ou de chocolats.

Ce serait comme un nid, un cocon, avant l’envol, après le voyage. Une île, une escale.

Un coin de paradis. Pourquoi attendre d’être mort ?

Serait-ce en hauteur ?

Il y aurait un coin de ciel, quelque part, c’est sûr. Et du feuillage, des fleurs.

Ce serait doux, chaud, frais, vivant.

Ma cabane, elle s’inventerait au fil des saisons…

19 juin 2010

La cabane‏ (Oncle Dan)

La coutume familiale voulait que chaque été je passe un mois à la campagne chez ma grand mère. Elle habitait une petite maison à l’écart d’un minuscule village perdu dans un repli du massif central. Elle était enveloppée de silence que seuls troublaient le chant du coq et le grincement de la bicyclette du facteur.

 

Il y avait au fond du jardin une cabane en bois d’aspect tout à fait ordinaire. Elle ressemblait à s’y méprendre à ces cabanons où il était d’usage de satisfaire les besoins de la nature avant l’invention de la chasse d’eau.

 

Peu de gens s’en approchaient car, si elle avait perdu sa fonction première, du moins le supposait-on étant donné l’énorme cadenas vert qui en interdisait l’accès, il n’en émanait pas moins, été comme hiver, une forte odeur rappelant plus l’épandage fertilisateur que l’élevage des canards vécés.

 

Une nuit d’insomnie et de canicule, j’aperçus un halo de lumière semblant venir du cabanon, mais lorsque je m’y rendis il ne restait plus que cette terrible odeur qui me fit rebrousser chemin.

 

N’y tenant plus, malgré une opiniâtre constipation , je décidai de percer ce mystère et surveillai les allées et venues de grand mère afin de savoir où elle cachait la clé du cadenas vert. Il me paraissait en effet impossible de pénétrer à l’intérieur du cabanon sans ce précieux accessoire.

 

Après deux semaines de vaine surveillance, je décidai de lui demander, sur un ton désinvolte et désintéressé pour ne pas éveiller ses soupçons, où se trouvait la clé du cabanon. 

 

Grand mère me répondit qu’on ne l’avait jamais retrouvé et que le cabanon n’avait jamais été ouvert depuis le départ de grand père sur le front russe.

 

Les faits étaient largement antérieurs à ma naissance. Du coup, ma curiosité se mit à déborder comme une casserole de lait oubliée sur le feu. Comment était-il possible que le cabanon n’ait jamais été ouvert depuis le départ de grand père ? Personne ne s’intéressait donc à ce qu’il pouvait contenir ? Il n’était pas surprenant, dans ces conditions, que les herbes qui l’entouraient soient complètement folles. Folles de curiosité, à n’en pas douter.

 

Retenant ma respiration durant d’interminables secondes, je me mis à rôder autour de cette cabane et la fixais longuement en espérant que cela suffise pour en percer le secret.

 

La toiture était faite d’une plaque de tôle ondulée. Je constatai avec stupeur qu’elle laissait filtrer une lumière intérieure. Une lumière aux reflets changeants. Je ressentis des frissons le long de l’épine dorsale et des picotements sur la nuque.

 

Je tambourinai sur la porte en demandant courageusement s’il y avait quelqu’un. Le cadenas vert qui n’était que rouillé et non verrouillé tomba sur le sol. Je tirai sur la poignée qui me resta dans la main. Les WC étaient fermés de l’intérieur.

 

Terrorisé, je couru jusqu’à la maison et c’est généralement à ce stade de mon récit que les lecteurs me font passer pour fou.

 

Lorsque je racontai à grand mère ce qui m’était arrivé, elle partit d’un énorme rire démoniaque et il sortit de ses yeux et de sa bouche une lumière phosphorescente qui lançait ses rayons mortels au travers de la pièce. En même temps, et cela ne peut pas s’inventer, les lettres H et A de son rire sortaient de sa bouche et venaient se fracasser sur le sol dans un bruit d’enfer...

 

Je courus à travers la pièce pour éviter les rayons qui sortaient de ses yeux et brisaient tout sur leur passage comme des rayons laser. Je sortis et retournai au cabanon pour fuir cette mamie apocalyptique qui me poursuivait en semant autour d’elle les H et les A de ses HA ! HA ! HA ! HA ! HA !

 

Son regard coupa en deux la porte du cabanon plus rapidement qu’une scie circulaire et je basculai à l’intérieur de cette cabane qui n’avait pas de plancher.

 

Ma chute fut brutale. Je me relevai péniblement pour stopper la sonnerie du réveil.

 

19 juin 2010

En cabane (Joe Krapov)

100617_034BIls m’ont collé en cabane. Je n’avais rien fait pourtant, à part posséder les mêmes initiales que Jérôme Kerviel. Peut-être que je fais le singe trop souvent aussi ? C'est possible. Remarquez, je ne me plains pas.

Ils m’ont fourré en cabane et condamné aux travaux forcés. Ca doit s’appeler de la double peine mais je m’en acquitte avec joie. Ils m’ont demandé de faire des tripatouillages avec plus d’un million d’euros pour acheter des trucs virtuels. En échange, ils me payent à la fin du mois. Pourquoi voulez-vous que je me plaigne ?

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A part les barreaux aux fenêtres, ma cabane n’a rien de déplaisant. Moquette au sol, photos de Venise et d’Iowa aux murs, ordinateur dernier cri, fauteuil ergonomique, les toilettes hors de la cellule, une cuisine collective au bout du couloir et je suis même libre d’aller et venir à ma guise dans la prison pour, par exemple, me tailler une bavette avec mes co-détenu(e)s. Pourquoi voudriez-vous que je me plaigne ?


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La porte de l’établissement pénitentiaire est toujours ouverte. Le midi j’ai droit à une heure de promenade. Il y a un restaurant à proximité, fréquenté par des jeunes gens qui suivent des cours aux environs pour devenir un jour prisonniers eux-mêmes. Ils et elles s’entraînent de manière sérieuse : ils ont tous des téléphones cellulaires ! Le matin, dans le panier à salade qui nous mène à nos centres de détention, ils ont déjà le regard morne, la tête dans le cul et l’air triste de tous ceux qui acceptent que "Métro" devienne la seule lecture autorisée par l’administration. Car notre privation de liberté ne dure que le temps d’une journée. Le soir chacun rentre chez soi et vit comme il l’entend. Vous avez bien remarqué que je ne me plains pas, j’espère !

Et d’ailleurs, depuis mercredi, je jubile ! Le directeur de la prison, M. Eric W., vient de nous annoncer qu’il nous octroyait deux années de remise de peine !

Comment, ça, « Joe Krapov ne comprend pas tout » ? Mais si ! On nous en a remis pour deux ans, de la peine d’enfermement ! Soi disant parce que toutes ces prisons, ces ministères, musées, bibliothèques, hôpitaux, services publics, ça coûte trop cher à l’Etat. Tout le monde va vivre plus longtemps et de toute façon, le gouvernement n’est pas d’accord pour qu’Eric raque.

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Bon, je ne me plains pas, c’est un fait, mais je ne comprends rien à leurs discours. Il faut travailler plus pour gagner moins ? Ce n’est pas un problème ! Par contre si on interdit aux vieux de sortir de cabane, ça fera d'autant plus de temps à attendre pour que les jeunes puissent y entrer. De toute façon, moi qui y suis déjà, j’ai vingt ans, vingt et un bientôt et j’ai prévu de vivre 327 ans 35 alors, vous pensez, deux ans de plus dans ma cabane paradisiaque, c’est rien ! Comment ils feraient d’ailleurs sans moi pour expliquer les 28 000 euros d’économie qu’on a faites cette année ? Monsieur Hajtyla a déjà oublié que, là où son cheval passe, la gabegie trépasse et ne repousse pas ! Kerviel perd cinq milliards, nous on gagne 28 000 euros et M. Hajtyla n'est pas content quand même ! Cet homme est encore plus drôle que moi !

100617_036Le seul truc qui me chagrine dans ma cabane, c’est le poster de Peter Spier. Ce type qui emmène tous ses copains sur un grand bateau avant que ne tombe le déluge, cette dernière image où il referme la porte sur un univers qu’on imagine absurde pour partir à l’aventure vers des pays inconnus, ça me rappelle par trop une autre cabane dans laquelle j’ai vécu quatre jours il n’y a pas longtemps. C’était à Belle-Île, dans le Morbihan.

Ce n’est pas pour me plaindre de ma cabane au rez-de-jardin – Mlle Ronchonchon prétend que nos cellules sont dans une cave – mais j’étais quand même mieux là-bas au camping de l’Océan !

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N.B. Toutes les photos sont cliquables pour être agrandies.



19 juin 2010

DEUX ANGES (Jo Centrifuge)

Un jour mes parents décidèrent de retourner vivre en ville. Il fallait, pour mon bien, m'éloigner de la cabane de mon enfance.

Mon père l'avait construite sur la première branche d'un chêne majestueux près de la maison. J'y accédais par une petite échelle. Faite de quelques planches, le soleil de midi la transperçait de part en part. J'aimais y retrouver, dans une étincelante nuée d'anges virevoltants, mes trésors d'enfant.

Le plus précieux d'entre tous était Ambroise, un gosse de mon âge. Dans ma douce solitude d'enfant (j'étais fils unique) il était mon seul ami et confident. Il était le frère que mes parents ne pourraient plus jamais m'offrir. A vrai dire, moi seul le voyait.

Plein de candeur je parlais ouvertement d'Ambroise à papa et maman. Si cela inquiétait mon père, ma mère semblait l'accepter plus volontier, quand bien même, je le comprend aujourd'hui, ce devait lui crever le coeur de pitié à mon endroit et de culpabilité.

De plus en plus je me réfugiais dans la cabane. Aux heures les plus chaudes, assis ou couché dans les rais de lumière, je passais des heures à côté de la petite fenêtre d'où m'apparaissait Ambroise.  Je lui racontait ma vie et lui me suggérait quantité de nouvelles aventures : le goût sucré des fleurs de trèfle, l'art de tresser un chapeau de paille, ou bien la science du braconnage et de la pose d'un collet...

Ma mère faillit piquer une crise de nerfs lorsqu'un soir elle me surprit tenant dans mes petites mains un ortolan tout sanguinolent. Mon père, furieux, hurla qu'il allait retirer l'échelle de la cabane. Mes larmes n'apaisèrent en rien sa colère. Mon coeur se serrait alors qu'il m'aboyait qu'Ambroise n'existait que dans ma tête, qu'il me fallait l'oublier et me faire de vrais amis.

Je me souviens avoir pleuré toutes les larmes de mon corps. Quand mes parents vinrent me trouver pour tenter de me consoler, je les vis si tristes que je me décidai enfin à leur avouer la triste histoire qu'Ambroise me ressassait à longueur de journée. Il était le fruit des amours adultères d'un juge et de sa gouvernante. Lorsque Ambroise fut pris à voler une miche de pain au marché, son père qui l'avait abandonné, las d'attendre l'oeuvre de la faim ou de la maladie, le fit pendre à un chêne, celui là même ou trônait ma chère cabane. C'était il y a des siècles. Voilà pourquoi il m'apparaissait toujours par la petite fenêtre, son triste visage vaporeux se balançant lentement dans la chaleur du soir.

19 juin 2010

Une cabane romantique qu'il disait...(trainmusical)

- Tu sors par la petite porte derrière, tu te diriges en haut du talus et tu trouveras la cabane construite par mon aïeul.

- Au fond du jardin ?

- Non en haut du talus j'ai dit. Tu admireras le toit que j'ai refait moi-même l'année dernière.

- Il est où le haut du talus ?

- Euh pardon, je confonds, c'est en bas du talus. Je suis fier de cette cabane, et la lumière fonctionne à l'électricité solaire. Tu verras, les panneaux sont au-dessus de l'entrée, je les ai installés il y a deux mois.

Une heure plus tard :

- Tu as trouvé ?

- Oui...

- Et bien tu en as mis du temps, je me faisais du souci.

- J'ai trouvé facilement, mais m...

- Ah oui, j'avais oublié de te dire que les masques contre les mauvaises odeurs sont dans les bidons à l'extérieur et l'échelle sous le toit, c'est pour descendre afin de déboucher au cas où...
Je te montre sur cette photo
:
http://i48.tinypic.com/2wbs1oy.jpg

19 juin 2010

deux cabanes( pas plus) (Zigmund)

La maison était vide ou presque. Nous venions d’arriver dans cet appartement tout neuf, situé dans une banlieue inconnue .

 Nous n’avions que nos valises et ne possédions aucun meuble. Des amis nous avaient prêté les quelques meubles indispensables : un lit pour mon frère et moi, un autre pour mes parents, une table des chaises et une armoire moche  en bois léger.

Le seul luxe rescapé était un grand poste radio à lampes,ultra moderne à l’époque, c’était le seul trésor qui avait suivi notre exil et égayait nos soirées.

 Nous étions petits, l’armoire très grande trônait vide dans le salon.

Mon frère et moi avons immédiatement investi l’armoire pour en faire notre cabane-terrain de jeux.Nos rires et nos cris résonnaient bizarrement dans le salon si vide.

Nos parents pas joueurs du tout  ont assez vite récupéré « notre » armoire  pour y entreposer nos affaires et nous avons perdu notre seule cabane.

Je ne me souviens pas avoir construit de cabane, même pas lors de mon passage chez les scouts.

Par contre, tous les ans, je pars camper du côté des vignes de Jasnières pour des rencontres de taijiquan et bien qu’ayant horreur du  camping , je n’imagine pas dormir ailleurs que sous ma tente avec autour tous mes amis venus des quatre coins de l’Europe.On discute beaucoup on dort peu ; de toutes façons votre  dos vous signale vite que ce genre de jeu n'est plus de votre âge et vos vertèbres se rappellent à votre bon souvenir. Le matin on m'entend clamer sur tous les tons ma haine du camping.  Comme j’ai souci de mon confort, ma tente cabane a huit places même si j’y dors seul : passé un certain âge, se contorsioner dans une micro tente pour s’habiller ne me tente pas vraiment, et pour pouvoir tenir debout , huit places c’était la seule solution. Ceci permet d’inviter les amis à se réfugier en cas de pluie  autour d’un café ou d’une bouteille de Jasnières.

Conclusion  côté cabanes,  j’ai bien séché, mais côté alcools (modérato) ou remontants (licites de préférence) il y aura ce qu’il faut dans ma cabane provisoire grand luxe.

19 juin 2010

Au coeur du Québec‏ (Joye)

une_cabane___sucre

  

Au cœur du Québec, pas loin du Saint-Laurent, dormant près du Chemin du Roy,

Y a une cabane à sucre qui résiste au temps, aux vents qui cognent ses murs de bois,

Dans le temps, filant, emportés par les vents, on entend encore des gens qui chantent

D’un amour toujours dans la forêt autour, les  arpèges de neige brillante,

Il s’appelait Pierre, il n’avait pas vingt ans, aux yeux noirs qui luisaient comme un feu.

Tout remplis de ses rêves doux comme des flots de sève, cueillie des érables des aïeux.

Au vallon, le don de la nature est bon : la promesse de richesse est moins sûre.

Un amour toujours de la forêt autour, que protège la neige si pure ?

Là, avec sa blonde, unis contre le monde, ils rêvaient des fortunes immenses.

La cabane, leur palais, l’amour qui les brûlait, la forêt résonnait de leur romance.

Dans la nuit, la lune luit sur cette vieille cabane qui  rappelle la belle et son amour.

Dans ces bois, les voix qui chantent dans le vent un amour toujours bien vivant…

À la mi-janvier, la sève l’attendait. Pierre perçait doucement l’écorce des beaux érables rouges

Saignaient sous ses gouges, pleurant pour l’homme de toute leur force.

Et le bleu du feu ne calmait pas le jeu. Le sirop brillait trop comme l’or.

Ce liquide druide se changeait en cristal, et le sucre, un lucre magistral.

Mais un jour, la nature a pris sa vengeance dure. Là-haut sur la pente, il neigeait fort.

Un arbre est tombé, et Pierre, salement blessé, est rentré à la cabane, presque mort.

Jamais larmes, ni charmes, n’ont pu sauver ce gars déjà las dans les bras de sa belle

Et sans feu, le froid bleu, l’a tuée à son tour.

Les érables ont pleuré donc pour elle, aussi, si froide dans la nuit…

Au cœur du Québec, pas loin du Saint-Laurent, dormant près du Chemin du Roy

Y a une cabane à sucre qui résiste au temps, au contraire de toi et de moi…

Jamais charmes, ni larmes, ne pourront nous sauver d’un temps qui passe sans arrêt,

Mais toujours, l’amour, il faut bien le chanter, comme l’arpège des neiges passées.

19 juin 2010

Le ballon (Venise)

venise111

19 juin 2010

Ma cabane de cristal (KatyL)

Ma cabane est faite en cristal et accrochée dans un arbre plus que centenaire.....

Elle reflète les feuilles et couleurs des alentours.

Au printemps
je suis rose, je suis blanche et verte pastel, les fleurs des alentours qui naissent me donnent des ailes , des sensations de jeunesse, je revis , ma cabane sort de l'hiver , le gel qui la recouvrait se fond en myriades d'étoiles de gouttes d'eau ...je parcours la nature , je cueille toutes sortes de fleurs , je sème les pétales en tapis sous mes pieds, je dors dessus les fleurs ainsi répandues ...mes rêves sont peuplés de couleurs....

L'été elle est verte , mais d'un vert jaune en passant par le vert de vessie, verte pomme , verte sapin aussi, car je suis entourée par différentes espèces d'arbres ...elle sent le fruit d'été qui se cueille en tendant la main depuis ma cabane.. elle sent la mure, la fraise des bois....je vais faire un tour et je rapporte les fruits trouvés que je déguste seule suspendue à mon arbre...

En automne je suis de toutes les couleurs, du fauve , au rouge en passant par le vermillon, le jaune intense,le marron, quelques verts encore, je surprends l'écureuil qui apporte ses noisettes et le choucas qui emporte les noix, mais il m'en reste assez pour passer l'hiver et faire mes provisions..je tapissent le fond de ma cabane de feuilles pour ne pas avoir froid... et j'attends l'hiver.

l'hiver je suis devenue cristal transparent, cristaux de neige, et dentelles recouvrent ma cabane et lui donne un aspect féérique , magique, elle étincelle à Noël , quelques branches de mon sapin voisin et je suis à la fête, mes provisions d'été et d'automne à déguster....

J'ai fais cette magie-cabane en cristal pour voir tout ce qui se passe autour de moi  dans la nature, pour quelle soit le reflet de la nature .... les fils de soie des araignées rivalisent en beauté autour de ma cabane et sont des guirlandes
d'amour qu'elles tissent autour de moi, reflets de la lune le soir .reflets du soleil en journée...
j'ai chaud car la lumière pénètre à l'intérieur ....

Je suis une minuscule petite fille de la nature, et je suis habitée aussi par la lumière qui arrive jusque mon cœur.
je ne suis pas seule , je n'ai pas peur .......rien ne peut m'arriver je suis dans ma bulle .

Petite_fille_Katy

19 juin 2010

La cabane hors du temps (Brigou)

Elle n’a l’air de rien
Elle est si petite
Elle est si discrète.
Petit nid au fond du jardin.

On peut passer tout près sans la remarquer
Mais…

Si on prend le temps de s’arrêter
Si on prend le temps de la regarder.
Elle sait charmer, elle sait séduire et envoûter.

Cabane de bric-à-brac, d’objets mis au rebut.
Elle sait faire oublier en douceur, petit à petit, le monde qui l’entoure.
Elle devient une réserve de petits bonheurs, d’images à garder secrètement.

Petite lucarne sur un univers de plaisirs minuscules.

CIMG0022

19 juin 2010

Ma cabane à rêves est ici... (Papistache)

cabane
et chacun
de vous
en possède
la clé :
à quelque heure
que je
pousse
la porte,
vous m'y
attendez.

19 juin 2010

Jeux d’enfants (MAP)

-Tu la verrais comment toi ta cabane Isa ?
-Avec des fenêtres toutes colorées !

DSCF2652
- Et toi Juju !
- Bof, j’en sais rien !
- Si, allez, trouve quelque chose !
- Bon, euh, moi j’aime bien quand  y’a des dessins sur les murs :

Fen_tre
- Tu vois, tu as trouvé quelque chose !
A toi Marco !
- Hi,hi,hi !!! J’peux dire c’que j’veux ?
- Ben oui, on s’amuse, quoi !
Moi, j’voudrais qu’y ait une boîte aux lettres pour le Père Noël !

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- Bonne idée, oui, c’est marrant ça !
- Et on adopterait un p’tit lutin qui se cacherait dans tous les coins et qu’on s’amuserait à chercher !
- Oui  Charlotte ! Youhou ! Super idée !

DSCF5056

- Moi j’amènerais mon bateau pour décorer la cheminée :

DSCF2313
- Titi tu n’as rien dit, allez vas-y !
- Ben ch’sais pas moi ! ………… Ah, si, j’mettrais plein de p'tites lumières en couleurs qui bougeraient tout l'temps !

_toiles_filantes

- Les enfants, c’est l’heure de rentrer !!!
- Ah zut alors, bon, on continuera demain hein !!!!
- Oui, c’est trop bien !!! Salut !
- Salut ! Salut !
- A demain !
- Bisous !
- ……… C’est quoi Marco une cabane ?
- Ben, c’est comme une maison, mais en plus petit et pas aussi solide !
- Comme la niche de Toutoubadié alors ?
- Oh, …… à peu près oui ...........si tu veux  !!!!

19 juin 2010

Pajottenland (Walrus)

Le titre est une private joke pour Adrienne (mais Google vous en dira plus si vous en avez la curiosité).

En juillet 2008, mes petites-filles étaient en vacance avec une de leurs copines chez leurs autres grands-parents dans les Côtes d'Armor.

Comme elles se sentaient un peu à l'étroit dans leur chambre surchauffée, elles ont demandé à leur père de leur construire une "cabane" au fond du terrain entourant la maison.

Leur père, compagnon couvreur, leur a construit une sorte de hutte à toit de chaume, une paillote en quelque sorte. L'armature est en noisetier, les murs sont garnis de fougères et le toit... je l'ai déjà dit.

Ma fille pensait n'avoir à subir qu'une nuit l'inquiétude de voir les trois gamines dormir dans une cabane ouverte à tous vents, au bout d'un terrain entourant une maison construite au milieu de nulle part ou presque. Elle en a été pour ses frais, après y avoir goûté une nuit, les filles n'ont plus voulu dormir ailleurs.

Quand j'ai débarqué fin août, c'est la première chose qu'elles m'ont fait voir.

Le plus magique de tout, quand j'ai pénétré dans la chose, c'était ce parfum de foin et de fougère qui régnait à l'intérieur. Je me suis retrouvé instantanément plongé dans mon enfance, quand, apprentis louveteaux, nous construisions des "tanières" en ficelle et fougères dans les bois de Petite-Chapelle.

Sauf que celle-ci, ça fait deux ans qu'elle résiste sans faillir au climat breton.

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12 juin 2010

Défi #111

Ohé, Ohé ! Bientôt l'été !Projet_Cabane

Qui veut construire une cabane ?

Qui veut rêver d'une cabane ?

Qui veut se souvenir de sa cabane ?

Comment la voyez-vous, sa forme, ses matériaux réels ou inventés ?

Allez, allez, construisez,  imaginez, emmenez nous à la découverte

de votre hâvre de paix , rempli de musique ou de silence, de jeu, de joie,

de complicité, de nature, de rêve ...

Envoyez nous  vos "cabanimaginarêves" à samedidefi@hotmail.fr

Couverture du Livre : "Graines de Cabanes" de Philippe Lechermeier et Eric Puybaret chez Gautier-Languereau.

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Le défi du samedi
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