Monsieur William, vous manquez de tenue ! Qu'alliez vous faire dans la petite rue ? (Joe Krapov)
Avec ce qui restait de Waterman dans son encrier et le peu de discernement qui est le sien, mon frère aîné, William Krapov, qui aime bien parler de lui à la troisième personne, comme Alain Delon, a rédigé non pas une mais neuf lettres ! Ce sont celles de son « Abécédaire du printemps qui passe » ou plutôt de son «Dictionnaire personnel» : il n'a rien à envier au blog de la plus célèbre admiratrice Italianophile de Fernand Raynaud (Adrienne) ni non plus au fameux « Dictionnaire de la rousse » de Pierre Kovboï. Cliquez sur les chiffres de 1 à 9 ci-dessous pour lire son dico en forme de polar.
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Z comme Zorro
Pour ce qui est de l'ordre alphabétique, William en fait toujours ou trop ou pas assez. Sans doute, en matière de syndrome sécuritaire, les instit’s de cette école sont ils pareils ? C’est pourquoi j’ajouterai volontiers la lettre Z comme Zorro à son dictionnaire personnel : Marina Bourgeoizovna qui sait toujours tout sur tout et a ses antennes partout – mieux que Dieu ! - m’a expliqué que dans cette école-là, les gamins ont prétendu aux enseignants qu’un homme « leur avait tiré dessus » plusieurs fois. Et personne n’a rien entendu ? Pas de douilles ? Pas d’impact de balles ? J’ose espérer qu’ils fabulent et dans ce cas je pense qu’ils regardent trop ce feuilleton de Walt Disney ou les films de cowboys à la télévision. A moins qu’il ne s’agisse d’abus de jeux vidéo « avec des gros guns » comme dit Mlle Zell ?
Merci en tout cas à « Monsieur William » d’avoir fait en sorte que l’équipe Krapov puisse encore bien faire rire qui le voudra avec ses incroyables mésaventures !
P comme parapluie
P.S. Le « coupable » a été retrouvé. Les enfants fabulaient bien et l' « arme » n'était... qu'un vulgaire parapluie comme celui de M. William dans la chanson des Frères Jacques ! A la décharge des mômes, il faut bien préciser qu'ils n'en avaient jamais vu de leur vie : c'est normal, il ne pleut jamais en Bretagne et encore moins qu'ailleurs à Rennes. Par contre, si M. Claude Guéant met davantage de policiers dans les rues, le parcours qui mène au parc Oberthür va peut-être bien finir par ressembler à un labyrinthe ! Pauvre William ! S'il doit rester enfermé dans son bureau à barreaux, j'irai lui porter des oranges ou une pièce montée des grands jours !
D comme Dieu
Et Dieu dans tout ça ? Bonté Ludivine, je l'ai oublié ! Je ne sais pas comment il fait, lui, pour s'ennuyer le dimanche et s'emmerder les autres jours ! Moi je n'ai pas bien le temps !


















Ecrire. Toujours écrire. Forcément écrire. Écrire pour le geste, écrire pour la forme, écrire pour le fond. Mais le fond, le fond de l'écriture, le pourquoi du comment du qu'est-ce que ça veut dire est-il si important ? J'ai appris à écrire au temps des porte-plume, de la bouteille à bec violette, des encriers en porcelaine blanche, des buvards roses. Joli camaïeu. Il y avait les pâtés, inévitables mais rares. Il y avait la main légère dans les montées, et plus grave dans les descentes. J'aimais écrire. Plus tard, on eut droit au stylo-plume. Mes parents en avaient chacun un, de marque Waterman avec une plume en or. Le mien avait moins de valeur, il ne fallait pas faire des envieux et courir le risque de se le faire voler. Au collège, j'ai connu l'encre de Chine et les dessins industriels avec les tire-lignes et les plumes à réservoir. Quand ça bavait, on attendait que ce soit sec et on grattait avec une lame légère. Je me souviens aussi des cours de dessin. À l'époque, on ne parlait pas d'arts plastiques, ni d'arts visuels, on faisait du dessin. J'ai dessiné à l'encre de Chine encore, des têtes de dos avec des chevelures compliquées. Je devais m'appliquer à dessiner chaque cheveu du haut vers le bas, sans lever la plume.

