Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 732
Derniers commentaires
Archives
11 mai 2013

EXTASE (Joye)

La jeune fille s'était levée pour saluer sous les bravos et les vivats.

Le concert était fini. Debout, les auditeurs applaudissaient à tout rompre,criaient "bis", "encore", et refusaient de partir.

Victorine rougit.

Maman lui avait bien dit de réparer l’élastique de sa jupe avant d’aller au concert, mais, hélas, Victorine avait oublié.

 

skirt

 Extase (\'Sur un lys p\u00e2le\'), song for voice & piano (or orchestra) by Various Artists on Grooveshark

Publicité
4 mai 2013

CÉCITÉ (par joye)

participation 2

6 avril 2013

HERVÉ (joye)‏

C’est vrai que je les avais soigneusement choisis, mes témoins. La Nanette était stupide, certes, mais pas tout à fait nulle. Elle n’allait pas tout gober tout de suite, non. Alors, quand Colette et Fifine acceptèrent de m’aider, j’étais content. Les deux piliers de la maison Bonheur étaient plus infaillibles que le Pape lui-même, et elles aussi en avaient marre elles aussi de La Nanette et ses manières imbuvables. Il était temps qu’on lui apprenne un truc.

Il m’avait fallu un moment pour la trouver, mais la combine était simple. Un jour, ma petite-fille passa me voir et m’apporta, comme je lui avais demandé,  la vieille valise que j’avais héritée de ma grand-tante Olive. D’un cuir douteux – moi et mes sœurs disions qu’elle l’avait fait confectionner de la peau de Marcel, son caniche défunt. On rigolait bien ensemble, moi et mes sœurs, comme je les regrette…

Bref, bien sûr que La Nanette fut déjà au courant. Comme d’habitude, elle entra dans ma chambre sans frapper, en train de fredonner un de ces stupides airs de sa jeunesse lointaine. Je ne sais pas ce que je détestais plus, sa drague fade et moisie ou sa voix graveleuse qui grattait mes oreilles.

Alors, je savais que La Nanette ne s’attarderait pas à envahir ma chambre. Elle se retenait à peine, et je sus qu’elle avait entendu la conversation que j’avais rédigée pour Colette et Fifine.

- Ouh, c’est quoi, cette valise-là, monsieur Régis, vous partez en vacances ? Avec qui ? Et où ? Une croisière peut-être, ah, comme j’adorerais partir en croisière, ma foi, quand j’avais vingt ans à bord la Queen Mary, ah, oh, je vous dis, monsieur Régis, je rougis de honte, non, je vous le jure, de hooonte, quand je pense à ce que me disaient tous les jeunes hommes, ouh ! Et quand je…

-          Non, en fait, c’est ma Valise Enchantée.

-          Une valise enchantée ?  Mais vous plaisantez, monsieur Régis. Ça n’existe pas, une telle…

-          Oh, si, je vous l’assure, madame. Colette et Fifine vous ne l’ont pas dit ?

Je savais que La Nanette ne conversait jamais avec les résidentes sauf pour leur jeter quelques remarques narquoises sur une erreur de toilette, ou leurs cheveux gris, ou une nouvelle ride, mais je savais aussi qu’elle guettait chaque mot qu’elles échangeaient innocemment pour faire passer le temps.

-          Ben si, monsieur, s’exclama la menteuse. Colette, Fifine et moi sommes d’excellentes copines ! Mais je pensais qu’elles bluffaient, et puis, vous savez, monsieur Régis, que ce n’est pas toute femme qui soit aussi discrète que moi-même ! C’était ce matin-même que je faisais remarquer à monsieur Colin que…

-          Alors, vous êtes savez déjà que ma Valise Enchantée peut vous voir telle que vous êtes ! 

Je fis semblant de sourire modestement.

La Nanette me jeta le même regard que me faisait ma Lucie quand elle était encore en vie et elle s’inquiétait de ma santé. Comme elle me manque, ma Lucie, on rigolait bien ensemble !

-          Mais monsieur Régis ! s’exclama La Nanette. Vous me racontez des balivernes !

 -          Non, non, madame, je vous l’assure !

-          Mais…comment est-ce que ça marche ?  Sa voix prit un ton curieux.

 -          Bin, la personne en question prend la valise, lui demande « Comment les autres me voient-ils ? » et on l’ouvre, et alors, on voit…

 -          On voit quoi ?!

 -          On se voit comme les autres vous voient !  La Valise Enchantée a déjà montré à Colette et à Fifine leur beauté exquise et – je soupirai – sexy !

 -          Donne-moi ça ! cria la vieille, excitée comme jamais je ne l’avais vue.

Elle se jeta sur la vieille valise, la saisit entre ses griffes et cria, rauquement, « Comment les autres me voient-ils ? »

Puis elle l’ouvrit.

Au contraire de ce que je pus dire plus tard aux responsables de la maison Bonheur pendant l’enquête, c’est vrai que je savais bien que la valise contenait le cadavre empaillé de  mon vieux perroquet miteux.

Ah ! Mon cher Hervé ! Comme je te regrette…on rigolait si bien ensemble !

30 mars 2013

CHEMINÉES DU MATIN (joye)‏

23 mars 2013

CE QUE J'AI APPRIS DES LIVRES, PARDI ! (joye)‏

Publicité
16 mars 2013

PEUR DES CHIFFRES (joye)‏

Monsieur Émile -Hercule Roussel serra son stylo violet et marqua soigneusement en haut de la copie :  Étant donné votre peur des chiffres, mademoiselle Martin,  je vous déconseille vivement de faire carrière comme ingénieure, ou même caissière.

Voilà, le baiser de mort aux ambitions ridicules d’encore une pétasse qui se retrouvait dans ses cours d’algèbre au collège Albert Camus à Bar-le-Baron.  Roussel eut toujours  envie de rire quand un enfant de treize ans lui déclara, le premier jour des cours qu’il voulait devenir ingénieure, ou physicienne, ou encore un truc ridicule. Mais Roussel restait professionnel, et se contenta  toujours d’une grimace condescendante et un « Ah bon ? » nec plus froid, avant de passer à la prochaine déclaration indigne.

Il était tout simplement  le meilleur  prof de maths à Bar-le-Baron,  alors,  il faisait toujours de la démolition des ados boutonneux un point d’honneur qu’il devait au monde des mathématiques.

Roussel se frotta les yeux, et regarda par la fenêtre du train qui l’emmenait à Paris, et plus précisément aux studios de France 3. Convoqué par une lettre signée personnellement par son idole, Bertrand Renard,  Roussel sut tout de suite que ce serait impossible de refuser une telle invitation - de partager sa supériorité en calcul à tout le pays - les mots restaient blasonnés sur son cœur, avec la signature à encre violette. Tiens, ce Renard était un original, comme lui-même.

Arrivé à la Gare de l’Est, le petit homme touchait nerveusement son papillon nœud qu’il avait sorti exprès pour cette grande occasion. Pas de quoi être nerveux, sa supériorité en chiffres lui permettrait de sortir victorieux même s’il ne trouvait pas toujours le mot le plus long …

Roussel se dirigea vers la sortie pour trouver un taxi. Ruineux, oui, mais le temps du parcours, il pouvait répéter un peu ce qu’il allait dire sur scène pour se présenter son génie au monde.

-          Eh ! Bonjour !  Monsieur Roussel ! Bonjour !

Se retournant, Roussel vit un groupe de jeunes. Il crut reconnaître vaguement le grand et puis la voix de Sévérine Martin, l’auteur de la copie qu’il avait corrigée dans le train. C’était probablement une coïncidence, il ne connaissait personne à Paris. Ce n’était pas à lui que ce groupe d’ados s’adressait.

-          Hein, monsieur Roussel, vous ne nous reconnaissez pas ?

La petite Sévérine se mit entre lui et la queue qu’on formait pour les taxis.

-          C’est bien vous, non, monsieur Roussel ?  lui dit-elle, d’une voix très forte.

-          Eh oui, bonjour. Excusez-moi,  je suis pressé. Bonne journée !

-          Vous allez où ?

-          C’est une question très indiscrète.  J’ai rendez-vous. Bonne journée !

-          Où ça ? Vous ne voulez pas venir avec nous ?  On va au XVe, on va prendre le RER.

-          Non, merci mademoiselle,  je prends un taxi, je vous ai bien dit que je suis pressé.

-          Okay, d’ac, bonne journée, monsieur ! Elle lui jeta un grand sourire et rejoignit son groupe de copains qui riaient fort.

Ils étaient sans doute tous saouls ! Roussel se dit que les parents de ces jeunes crétins ne devraient pas leur permettre de sortir à Paris le week-end. Ils devraient rester à la maison et faire leurs devoirs. Enfin, c’était son tour et il monta dans le taxi, et donna l’adresse.

Le chauffeur de taxi le regarda dans son rétroviseur.

-          7, Esplanade Henri de France ?

-          Oui, c’est ce que j’ai bien dit. C’est pour un tournage, alors, faites vite.

-          Un tournage ?

-          Oui, un tournage. Pour l’émission Les Chiffres et les Lettres. Vous ne connaissez pas, j’imagine.

-          Oh, si, je connais. Tout le monde connaît. Mais êtes-vous sûr que c’est aujourd’hui ?

-          Mais oui, je suis sûr. L’invitation a précisé aujourd’hui, le 17 mars.

-          Oui, très bien, monsieur. Mais cela m’étonne quand même qu’on tourne un dimanche.

Roussel ne daigna pas répondre. C’était évident que pour les invités exceptionnels comme lui-même qu’on prenne une date qui convenait à ses heures de cours, et il continua à le penser jusqu’à leur arrivée aux studios où tout était déserté, à part un groupe d’adolescents qui attendaient devant la grille.

9 mars 2013

Western Union (joye)

DING DONG !

- Oui, c'est qui ?

- Roch !

- Roch qui ?

- Non, pas Rocky, même si j'aimais bien le Saint Sylvestre...

- Roch qui alors ? Roch Voisine ?

- Gnon.

- Roch Enrol ?

- Ouate ?

- Roch Oeuf-Égis ?

- Nan, naute hymne...

- Allez, bon, qui c'est vraiment ?

- C'est moi !

- Moi qui ?

- Moi de mars !  Hin hin hin..

- Moi de mars ?

- Yep, le neuf !!

- Mais que voulez-vous dire, le neuf ?

- Vous vous attendiez peut-être au château neuf du Pape, car là, ce serait l'occaze...

- Mais ! Ça va pas, non, que faites-vous à ma porte ?

- Bin, je frappe. Allez, faites un effort quand même !

- Mais pourquoi frappez-vous à ma porte ?

- téLégramme ?

- Télégramme ? C'est quoi ça.

- Nan, je plaisantais. Chuis là parce que c'est le neuf.

- Hein ?

- Le neuf mars !

- Et ?

- Eh ben, c'est la Phètatebbe.

- La Phètatebbe ? C'est quoi ça ???

- Heure à pie, bourse-dé.

- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh, ah, oui, je comprends ! C'est aujourd'hui la fête à Teb ! Her Happy Birthday!!

- Ben, voilà, vous voyez quand vous voulez...allez, vous allez m'ouvrir ?

- Attends.

- Attends quoi ?

- Attends une semaine.

- Manquait plus que ça ! Encore un pinailleur...

happy birthday teb

Si vous souhaitez faire comme Obama, cliquez sur sa photo et allez souhaiter un joyeux anniversaire à l'incomparable teb !

2 mars 2013

Il ya de la rhum-bar dans l'air (Joye)

la cabane samoane

de Paco Rabanne

sentait la banane

(la cabane)

(pas Rabanne)

(quoique…)

a mis noséane...

sur le tapis de raban(n)e

pour l’odeur d’banane

(pas de Rabanne)

(banane !)

(quoique…)

 

23 février 2013

Les dents de l'amer (Joye)

Henri avait déjà décidé de prendre sa retraite quand le toubib lui dit que sa santé pouvait devenir fragile s’il continuait son boulot, alors il n’hésita pas à suivre les conseils Après tout, cela faisait trois cent soixante-six ans qu’il crachait le feu et il était bien temps que quelqu’un d’autre prenne la relève.

Ses écailles étaient encore verdâtres, sa queue longue et encore féroce, et une fois son boulot terminé, sa santé habituelle et monstrueuse fut vite rétablie. Il aimait bien rester au lit le matin au lieu de pointer dans la forêt pour incendier le chevalier occasionnel qui passait. C’était un point d’honneur chez la brigade, depuis cet acte terroriste du minable crétin qu’on appelait Saint Georges. Henri et ses copains montaient encore la garde, d’une vengeance fière meurtrière pour leur camarade tombé.

Maintenant, le matin, Henri avait le temps de prendre un deuxième café, parcourir Le Monde, faire les sodokus et téléphoner à sa tante Lucille pour prendre de ses nouvelles. L’après-midi, il jouait trois fois par semaine à la pétanque avec ses camarades Restif le Chimère et Ulysse la Licorne.

Récemment, Henri avait même décidé de remplir ses autres heures en faisant du free-lance…quelques barbecues ci et là, des fêtes d’anniversaire des gamins – cela leur changeait des trucs MacDo - et ainsi de suite. Henri aimait se sentir encore utile à la communauté et, en peu de temps, devint très demandé.

Un jour le téléphone sonna et Henri pensait tout de suite que sa tante Lucille avait eu un malaise. Mais la voix féminine à l’autre bout du fil n’était pas celle de sa tante bien-aimée. C’était une autre.

-          Allô, bonjour, Henri Crache-Flammes à l’appareil. Que puis-je pour vous ?

-          C’est vous le dragon ?

-          Lui-même, madame. Je vous écoute.

-          Ici, c’est Gwendolyn de Latour. J’ai un problème, je me demandais si vous pouviez m’aider ?

-          Je crois bien, répondit Henri. Dites-moi ce que vous voulez que je fasse.

-          Il vaudrait mieux que vous veniez voir pour vous-même.

Henri nota rapidement l’adresse et puis chercha son sacoche qui contenait son portable ; son permis d’intermittent ;  un manuel de secours, au cas où ; deux ou trois biscuits pour les chiens - fort utiles s’il fallait en distraire un ou deux, les chiens ne s’entendaient jamais avec les dragons, et les plus idiots se faisaient parfois rôtir devant les yeux de leur maîtresse horrifiée - et quelques pastilles pour la gorge, s’il avait un peu post-feu. Puis il se rendit au 587 rue de la Tour.

Il vit bien devant lui le grand escalier que Gwendolyn lui avait décrit, l’escalier que le gnome du village utilisait chaque nuit pour aller faire le voyeur à la fenêtre de cette demoiselle dans la grande tour. Normalement, Gwendolyn aurait aimé une telle attention masculine, mais le gnome était moche, hideusement poilu, et pas très friqué et Gwendolyn savait bien qu’elle pouvait mieux faire. Voilà pourquoi il fallait qu’Henri détruise l’escalier…afin que quelqu’un d’autre de plus agile et vaillant vienne admirer les atouts de sa jeune cliente.

Trois heures plus tard, et au trente-sixième essai, Henri avait déjà avalé toutes ses pastilles et deux des biscuits pour les chiens – ayant raté l’heure du thé – mais  il ne pouvait absolument plus essayer de faire fondre le fer de l’escalier. C’était trop résistant. Mais au lieu d’admettre qu’il n’était peut-être plus au niveau – après tout, il avait une réputation à protéger ! – il fouilla dans le manuel pour trouver une solution…Ah oui, le célèbre manœuvre légendaire… le Coup de Mâchoire…il ne l’avait jamais essayé, mais trouva que c’était bien le moment !

-          Et cha, ch’est quand j’ai déchidé de mordre dedans, expliqua ce pauvre Henri à son dentiste le lendemain matin.

 

l'escalier

 

16 février 2013

"Depuis le temps que ça me pince..." (Joye)

crabOn aura constaté que la dernière bouteille lancée dans la mer a toujours la première position sur la plage ici.

On dira, certes, que la première place sur la plage n’a pas d’importance, mais on peut constater que ceux qui lancent toujours leur bouteille à une heure tardive sont récompensés pour leur retard. Il y a d'autres superbes bouteilles qui arrivent elles aussi sur cette plage… c’est trop dommage qu’elles soient toujours reléguées au fond des dunes.

Alors, voici une idée pour que les premières bouteilles puissent avoir la première place de temps à autre :

Maintenant, Canalplage permet la programmation des bouteilles quant à l’heure de leur parution. La première bouteille reçue peut être donc programmée pour 0h20 ; la deuxième pour 0h19 ; la troisième à 0h18 et ainsi de suite. [NB : Je donne 0h20 parce qu’il n’y a pas très souvent plus de 20 bouteilles sur la plage. Oui, je sais, on ne peut jamais savoir combien de bouteilles seront lancées...]

Comme ça, ceux qui lancent leur bouteille tôt dans la semaine pourraient avoir la récompense de la voir en vedette sur la plage et non pas enterrée loin du littoral sous le sable, les autres bouteilles, et parfois même sur la plage suivante.

Qu’est-ce que vous en pensez ?

Oui, je sais, ce n’est pas ma décision : on prend toujours des risques lorsqu’on lance une bouteille.

Je sais aussi  que c’est vous -  Maître nageur, Walrus, et Maîtresse nageuse, MAP - qui décidez du règlement.  C’est clair que vous êtes déjà plus qu'équitables pour tout le monde – que vous lisez tous les messages avec un secourisme aimable en forme de réponse pour tout un chacun…et pourtant, je crois aussi que « First drowned, first rescued » est la règle sur les plages d’Europe autant qu’ailleurs. Maintenant que Canalplage accepte de planifier l’heure des parutions des bouteilles, ce serait peut-être plus facile de réaliser cela.

Quoi qu’il en soit, merci d’avoir lu ce message,  et j’espère que vous ne me trouvez pas trop ingrate pour tout le mal vous vous donnez pour nous,  les Défiants et pour toutes nos bouteilles pleines de beaux  messages (au contraire, sans doute, de celui-ci).

 

Très amicalement,

Crabby la Grincheuse

crab

 

9 février 2013

Amor vincit omnia (joye)

83379780_o

Il était une fois deux feux d’artifice qui voulaient se marier.

Tout le monde était contre :

Enfin, pas tout le monde.

Les feux de gauche d’artifice comprenaient.

Les feux de droite d’artifice étaient un peu contre, pour la plupart,

seulement à cause de l’argent, mais quant aux raisons morales d’artifice,  ils s’en fichaient un peu.

Mais les feux de l’Église d’artifice étaient contre.

Ils citaient la Bible d’artifice qui défendait l’amour entre deux feux d’artifice – enfin, la vieille partie - bien que cette même Bible – enfin, la nouvelle partie -  disait que tous les feux d’artifice était des égaux devant les yeux du Seigneur d’artifice, et aussi que ce qu’on faisait au moindre feu d’artifice, on faisait aussi au Seigneur d’artifice.

Beaucoup de temps d’artifice a passé - il y a eu des étincelles -

mais enfin, on a compris que l’important d’artifice, c’est qu’on s’aime, les uns les autres et sans artifice.

C’était alors enfin feu vert.

Et donc les deux feux d’artifice se sont mariés et ils ont fait beaucoup de jolis petits enfants d’artifice.

Et la foule, épatée, a crié :

« QUE C'EST BEAU, DEUX FEUX D'ARTIFICE QUI S'AIMENT!

HOURRAH ! »

2 février 2013

EH, OH ! QUI M'A PIQUÉ MES POPCORNS ? (joye)

26 janvier 2013

LES TROIS GRACE (Joye)

Qu'elle lit, salique de djonz.

 

27 octobre 2012

Pardon (Joye)

Helvelle-crépue-Oreille-de-chat(merci à Google images pour l'image)

 

Je ne les ai pas vus venir,

Ces anges qui se sont glissés sous mes pas

Dans la nuit, dans les bois...

Leur chair luisante,

Le petit par devant, tenant son encensoir,

La grande portant l'Enfant.

Ensuite, le tambour,

Et l'oreille de chat tendue au fond du défilé.

Je ne l'ai pas vu venir

Ce petit pardon

Dans la nuit, dans les bois

De mon chagrin.

20 octobre 2012

MARIONNETTISTE (Joye)

13 octobre 2012

SYMÉTRIE, ES-TU LÀ ? (Joye)

non

6 octobre 2012

COMBAT (Joye)

À la pointe du Raz

J'entendis

Dans le gris

La bagarre entre

Les vagues et les falaises.

 

Un goéland-arbitre

Perdu comme moi

Marcha sans joie :

Ne sachant plus

Comment compter les points.

 

Le phare invisible

Resta taiseux

Pour entendre mieux

Les directs et les crochets

De l'eau sur les rochers.

 

Je repartis,

Dans le gris grisant,

Mais l'oiseau, hésitant,

Resta pour savoir

Qui devait gagner.

 

29 septembre 2012

À LA PAS TISSERIE (Joye)

- Un bout du monde, s'il vous plaît.

- Ah. Un bout du monde, un bout du monde...ah, oui, les voici.  Grand ou petit ?

- Euh, petit, je crois.

- Très bien. Avec ou sans noisettes ?

- Sans.

- Excellent, un petit bout du monde nature. Et avec ça ?

- C'est tout.

- Parfait. Je vous fais un paquet cadeau ?

- Non, non, ce ne sera pas nécessaire, c'est pour tout de suite.

- Excellent. Alors, cela fait trente-six euros soixante. Vous avez notre carte de fidélité ?

- Non, non, je ne suis que de passage dans le quartier.

- Fort bien. Alors, trente-six euros soixante, s'il vous plaît.

- Voilà.

- Cinquante...et quatre, quarante, dix, cinquante...tenez...

- Merci.

- Ah, mais c'est moi. Bonne journée ! Au suivant s'il vous plaît !

- Un bout du monde, s'il vous plaît.

- Oui...grand ou petit ?

 

22 septembre 2012

FEMMAGE AU MAITRE (Joye)

-"Je suis la fille de Mme S..."

- O.K.

15 septembre 2012

EXTRAITS DU PETIT DICO DÉFIANT ET SAMEDIEN (Joye)

EVPéagejoye de vivre

 

katyLectricekrapoivre 2

 

 

 

MAPpliquerwalruscience 1

 

Publicité
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 40 > >>
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité