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Le défi du samedi
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14 mai 2016

Participation de Venise


Je me mis à rire tout bas, en cachant poliment ma bouche derrière un gant.
J’avais l’air d’une poule qui s’installe dans son nid .
Il s’écoula une seconde avant que la lumière fut.
Bravo criait la foule !!
Mais la lumière estima que les applaudissements étaient déplacés.
La lumière parla alors d’une voix de perroquet qui avait l’aisance d’un homme qui rêve.

Ne comptez que sur les étoiles pour trouver votre chemin dit la lumière.

Si quelque chose avait de l’importance c’était d’être là de témoigner du miracle.
C’est un triomphe criait la foule encore encore nous avons payé notre place.

Soudain je me suis senti humiliée de devoir ma vie à cet électrode.
J’ai jeté un saut d’eau sur la lumière et j’ai plongé l’univers dans la plus grande obscurité.
Je me sentais suspendue sur un matelas dans l’espace.
J’avais jeté les hommes dans une pièce obscure et ils ne trouvaient plus l’ interrupteur.

Je les voyais bien tenter de se frayer un chemin,même les banquiers de Genève étaient plongés dans le noir.

La lumière avait été un obstacle au développement de notre spiritualité,la nuit profonde et étoilée voilà notre nouveau défi.

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14 mai 2016

L'éblouissante histoire de la lampe à filament (Vegas sur sarthe)


A l'heure où les belles laides – LED pour faire plus petit –  nous éclairent on a tendance à oublier que pendant des lustres (le lustre équivaut à un gâteau de 5 bougies) on a utilisé l'huile, le gaz et le pétrole avant d'imaginer l'ampoule à filament.

Quand Ernestine Labre née de Gaston Labre et Marie Loupiote vécut sa première expérience cousue de fil blanc – une fibre de coton carbonisée que son amant empressé avait arrachée de sa robe trop près d'une bougie – ce fut le début d'une longue série d'amants et d'échecs.
A l'époque il y avait le camp des Labre et le camp des sceptiques, celui de celle qui filait un mauvais coton et celui de ceux qui filaient sans demander leur reste.
Ernestine donna à son fil d'éclairage le joli nom de filament.
Pourquoi filament ? Les mauvaises langues disent qu'elle aurait crié à chaque fois qu'un ex jaloux s'approchait de son atelier : »File amant !»

Lulu, le dernier amant répertorié – souffleur de verre de son métier – a alors l'idée d'enfermer le précieux filament dans une ampoule pleine de vide, ce qui est à la fois un pléonasme et un exploit pour l'époque.
Au début Ernestine n'obtient qu'un Lu mignon qu'elle baptise Petit Lu et qui n'éclaire que  le temps du goûter qu'on appelle donc quatre heures.
Elle espère faire mieux mais deux Petit Lu ne font toujours qu'un quatre heures.
Ernestine a l'idée ( ne pas confondre avec Ernestine Halliday) de remplacer le vide par du gaz mais en 1870 le gaz est rare et à cause d'un trop plein d'eau dans le gaz, Lulu fuit et s'enfuit.

Ernestine fait le vide autour d'elle pour mieux se concentrer; dans l'azote son filament de coton éclaire pendant quatorze heures, ce qui correspond à la durée d'une journée de travail de l'époque.
Ernestine veut faire plus pour gagner plus.
Elle essaie diverses fibres végétales: pousses de bambou-au-poivre-de-Sichuan, Jonc de mer-qu'on-voit-danser-le-long-des-golfes-clairs, Coco-à-la-noix, lin puis l'autre mais sans succès.
Déprimée elle expérimente un double filament de Canna qu'elle nomme Cannabis.

Il faudra qu'un beau matin – car les plus belles inventions surviennent un beau matin –  Eddy sonne à sa porte pour qu'ils imaginent ensemble la «lampe à un camp d'essence».
Eddy sonne mais s'appelle en fait Thomas Jerry Can... appelons-le Eddy.
Eddy !
Eddy arrive du nouveau Jersey, là où on tricote le fil de coton plus vite qu'Ernestine ne le brûle.

Ensemble ils expérimenteront des gaz nobles: Argon, krypton, xénon, néon, des noms en 'on' beaucoup plus distingués que l'octofluorocyclobutane ou l'hydrogène sulfuré qui chlingue trop l'oeuf pourri et emboucane le voisinage...
Elle a du culot Ernestine et imagine bientôt un système de vis à une époque où sévit la baïonnette.

Le suédois Celsius – inventeur de l'échelle qui porte son nom – estimera la température du filament d'Ernestine à 2550°, ce qui fera dire à Ernestine “Voilà pourquoi ça brûle”.
Bien plus tard Eddy inventera le téléphone et le fameux “Allô, Gênes?” qui laissera sur le cul les gênois et les gênoises et permettra l'essor de la lampe moderne et écologique.

La célèbre lampe d'Ernestine est aujourd'hui interdite dans l'Union Européenne, remplacée par la lampe halogène qui sera prochainement interdite dans l'Union Européenne et remplacée par un machin qui sera sans doute interdit dans l'Union Européenne à moins que l'Union Européenne ne soit interdite un beau matin, car les plus belles interdictions surviennent aussi un beau matin...

14 mai 2016

Un phénomène étrange (Marco Québec)


 

C’est un phénomène étrange
 

Quand vous avez besoin d’un coup de main
Leur agenda est déjà plein
 

Quand vous avez des soucis
Il faut voir comme ils s’enfuient
 

Quand ils font le party
Ils oublient de vous inviter
 

Quand c’est votre anniversaire
Ils ont bien d’autres choses à faire
 

Quand votre cœur est trop lourd
À vos appels, ils demeurent sourds
 

Mais si vous donnez une soirée
C’est sûr qu’ils vont se pointer
 

Phénomène étrange, en effet
Ils apparaissent
Ils disparaissent
Phénomène fréquent, s’il en est
 

Ce sont des faux amis
À éviter à tout prix
Même la grammaire* les a démasqués
Et déconseille de les fréquenter
 

 

*  Les faux amis, ce sont des mots anglais qui ressemblent à des mots français, mais qui se traduisent différemment dans leurs langues respectives. En anglais, a camera ne signifie pas une caméra en français, mais un appareil photo.

14 mai 2016

PHENOMENE ETRANGE (Lorraine)

 

            - Si  c’était une porte, j’entrerais sans frapper. Je franchirais son gigantisme pour savoir ce qu’elle cache, construit ou ce qu’elle détruit à grands coups de paillettes et d’illusions, de fêtes et de beuveries, de cortèges et de mascarades, pour oublier l’angoisse et la misère, l’errance et le désespoir de ce monde.

            - Si c’était un bateau, j’embarquerais comme tout le monde en un voyage dont je ne verrais pas la fin…

            Mais ce n’est qu’une image qui ne me parle pas. Et - c’est dommage pour la consigne- je n’ai rien à en dire !

 

14 mai 2016

Étrange luminescence (petitmoulin)


Ils avaient bu l'eau claire
Au printemps de la source
L'eau fiévreuse
Au désir des torrents
L'eau incertaine de l'ondée
Et l'eau boueuse des chagrins
Ils avaient bu le fiel
Qui suinte des blessures
Ils avaient bu le vin
Qui questionne la nuit
Invincible
Jusqu'au reflet de l'aube
Ils avaient eu soif
Ils avaient bu dans le secret
De rivières rivales
Ils avaient bu le tout
Et le rien
Et chaque frisson
Et chaque éclat de Vie
Étrange luminescence
Debout sur le miracle
Des obscurs oubliables

 

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14 mai 2016

Lucia (Clémence)


Il était une fois, au pays des elfes et des lacs bleus, une jeune fille aux cheveux blonds. Lucia. Elle était la benjamine d'une famille de trois garçons et trois filles.
La mère était très aimante, bonne cuisinière et habile maîtresse de maison. Le père, bon comme le pain, était forgeron de son état et bricoleur en ses heures de loisir.
Bien que n'étant pas très croyants, pas du tout même, ils aiment les fêtes traditionnelles qui apportaient chaleur et convivialité.

Cette année encore, la mère  sortit de l'imposante armoire, sa boîte à couture, de la toile blanche et quelques coupons de tissu rouge. Elle désirait que ses filles soient impeccables pour le cortège.
A la lueur du quinquet, elle rallongea ourlets et manches. Lucia l'observerait, puis, d'une voix limpide, elle dit :
- Quand je serai grande, j'aurai un magasin et c'est moi qui inventerai les robes. Des robes de toutes les couleurs !
Sa mère sourit et répéta : « Quand tu seras grande... ». Puis, elle regarda la cheminée. Le feu ronronnait.
- Demain, je préparerai les brioches au  safran. Voudras-tu m'aider ?
La  fillette applaudit et fit quelques pas de danse.

Le village était en effervescence, les boutiques restaient ouvertes plus longtemps que d'habitude. Les femmes prenaient le temps de converser. Les hommes se retrouvaient à l'auberge et les sujets de discussion ne manquaient pas ! Le froid, les conditions de travail, la pêche, les patrons de plus en plus exigeants…

Décembre commença sous la tempête. Vents violents et chutes de neige.
Le 8 décembre, le temps fut plus clément. La journée et la soirée s'annonçaient radieuses pour Lucia. Elle avait été désignée pour conduire le cortège.
Elle était revêtue de sa robe blanche ceinturée de rouge, une couronne de bougies scintillait sur ses cheveux blonds. Les suivantes avaient la même tenue et tenaient une bougie à la main.

Alors que le « Sankta Lucia » retentissait sur la place du village, le vent se leva  et souffla toutes les bougies.
Lucia pleura doucement la brièveté de sa joie lumineuse.

La neige se mit à tomber à gros flocons et chacun rentra chez soi en promettant , à titre exceptionnel, de recommencer la fête le lendemain, dans la grande salle.

Lucia ne se remettait pas de son chagrin. Elle était sûre qu'une autre jeune fille serait élue, qu'elle n'aurait porté sa couronne de lumière que quelques brefs instants, et que….
Ses frères et sœurs ne parvenaient pas à la consoler. Sa mère et son père ne firent guère mieux.
Chaque fois qu'un argument était avancé en sa faveur, un énorme sanglot la secouait.
La vieille horloge sonna à l'unisson.
- Il est temps d'aller dormir, dit le père en se levant.
- Allons, les enfants… au lit, et vite !

Dans la chambre, le père se posta devant la fenêtre, les mains derrière le dos…
Sa femme s'approcha de lui et murmura quelques mots de tristesse….

Le lendemain, le père déposa une feuille de papier et un  crayon sur la table. Il s'assit et commença à écrire sa lettre :

Mon cher Thomas, frère aîné et si lointain...

J'espère que cette lettre te trouvera en bonne santé et que tu n'as pas trop froid. Chez nous, Lucia a été élue pour la fête de Sankta Lucia. Mais le mauvais temps a gâché...
Je te sais inventif et donc, je sollicite ton aide pour que cette fête soit pour toujours celle de la lumière. J'ai lu dans le journal qu'un certain Joseph Swan avait inventé une ampoule de verre lumineuse. Crois-tu qu'il te serait possible….

14 mai 2016

FLAMMECHE à chacun son courant (JAK)

 

J’aime les soirs d’été lorsque mes amis  sont réunis autour du  zataku

Dans un  recoin de mon jardin Zen

Un  bouddha bienveillant  veille  sur la cuisson.

 

Les baguettes  illuminées par les lampions sont prêtes à se sacrifier en plongeant dans le chaudron embrasé.

Moment solennel d’illumination intérieure où, tous assis sur un coussin posé à même le sol nous communions par la pensée, à l’idée du régal qui nous attend :

Ma recette de  Yakiniku, fondue japonaise à ma façon.

Cette appétence n’a rien de ZEN

Mais pour nous c’est un peu la nourriture de l’âme

Et avec un dernier verre de saké, l’apaisement est au complet, nous pouvons alors nous mettre dans la position du lotus, le dos des mains sur les genoux, pouce et index formant un cercle

Et enfin  méditer dans un état de réplétion.

 

14 mai 2016

Ma découverte : Les régions de France fastochisées (par joye)

C'est une synthèse politique, mais pas sémantique. Lundi, les conseillers régionaux de Nord-Pas-de-Calais-Picardie ont choisi le nom qu'ils souhaitent donner à leur nouvelle région: ce sera donc «Hauts-de-France-Nord Pas de Calais-Picardie». «HDF-NPDCP», si vous préférez. Trente-six (!) lettres pour la fusion de deux anciennes régions (le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie) qui souhaitaient à tout prix peser dans le débat. Pour arriver à ce consensus, Xavier Bertrand, le nouveau patron de la région, a marché sur des oeufs. Comme la loi l'y encourage, l'ancien ministre a d'abord organisé une consultation des citoyens: des lycéens et apprentis de la région ont pu donner leurs propositions, qui ont ensuite été soumises au vote des internautes sur le site de la région. Dimanche soir, c'est Hauts-de-France qui l'emportait d'une courte tête devant Terres du Nord et Nord de France. Mais pour satisfaire les identités locales des deux anciennes régions, Xavier Bertrand a jugé prudent d'y adjoindre le sous-titre «Nord-Pas de Calais-Picardie». Pas de quoi, malgré toutes ces précautions, satisfaire ses opposants politiques. [Le Figaro, 14 mars 2016]

Les pauvres Français, c'est un grand problème...jusqu'aujourd'hui, où j'ai le plaisir de vous annoncer ma découverte...que dis-je, ce sont mes découvertes ! Eh oui, j'ai trouvé toute seule, personnellement, de ma propre personne, de nouveaux noms pour les régions françaises ! Non, non, ne me remerciez pas ! C'est la moindre des choses....

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14 mai 2016

Fils de Lumière (Pascal)


Que la Lumière soit et la Lumière fut… Arrivé tout en haut de sa passerelle, et chaque fois qu’il actionnait le gros interrupteur, c’était sa réflexion de prière. Le soir, il faut dire qu’à force de se rapprocher du ciel, avec toutes ces marches d’ascension, il avait pris des habitudes de Créateur. Qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il vente, un peu avant l’heure du crépuscule, il était présent sur sa dunette.

Lentement, le filament de la grosse ampoule se réchauffait entre les lentilles ; d’abord orange hésitant, puis aurore, puis tangerine, il semblait se tortiller sous la chaleur et il jaunissait enfin jusqu’à l’embrasement éblouissant. Si les lois d’Ohm régissaient l’intensité de son ampoule, lui, il n’était qu’un petit bonhomme, au milieu de l’Univers, régi par les seules forces de la Beauté. Ce spectacle extraordinaire, ce Grandiose, il ne s’en repaissait pas ; accoudé à la rambarde, il était comme un jeune capitaine de goélette fixant l’horizon, cherchant l’escale la plus parfumée et ses fleurs les plus exotiques.

Battus par d’énormes vagues, les rochers exhalaient le souffle de l’océan et toutes les essences sauvages remontaient jusqu’à ses grands soupirs de respiration. Entre les borborygmes du ressac, il pouvait discerner les effluves des crinières de goémon, l’odeur des crustacés accrochés entre les pierres, les parfums farouches du mouchoir brodé de l’écume jaillissante.
Du côté du coucher de soleil, l’horizon n’était plus qu’un brouet de couleurs finissantes. En débarbouillant l’ambiance, il pouvait distinguer tout l’échéancier des rouges ; safrané, vermeil, pourpre, cuivré, pensait-il. Les verts avaient d’autres nuances plus bucoliques : prairie, pomme, émeraude, au tableau de ses aspirations.
Naturellement, les jaunes avaient tous fondu en or évanescent ; ils incendiaient les nuages en colorant leurs volutes de fauve, de topaze, de saphir et d’autres couleurs aussi, mais dont il n’avait pas les mots appropriés. Il se disait que même les plus grands poètes n’auraient jamais assez de toute leur encre pour rimer cette apothéose ; que les plus grands peintres useraient tous leurs pinceaux pour tenter de concurrencer la Nature ; que les plus grands musiciens devraient inventer des notes, des instruments, des accords, pour arriver au pied de cette symphonie féerique.
Lentement, les bleus s’harmonisaient avec l’obscurité. Plus que tout, il aimait ces bleus de coruscation azurée, ces bleus pastel, ces bleus profonds et il pensait que le Ciel avait la couleur des abysses, et les étoiles de mer se réfléchissaient au soleil de la nuit, et les vagues maquillées de clair-obscur étaient des nuages clandestins découvrant la liberté de l’azur, et le sillage argenté et rectiligne des bateaux fantômes était les traits des avions supersoniques.
Quand la lune s’invitait au spectacle, il était un Pierrot transi lui lançant son échelle de lumière à chaque tour de son manège. Sur le bout du cœur, il connaissait tous ses quartiers, tous ses caprices, toutes ses simagrées d’embrumée et tous ses clins d’œil de demoiselle sur la balançoire des ténèbres.
Tout là-haut, les premières étoiles s’arrangeaient avec leurs signes cabalistiques ; pourtant, il en découvrait toujours des nouvelles. Les craintives, comme il les appelait ; elles clignotaient, elles passaient en filant ou elles stationnaient si loin qu’il ne savait plus si elles étaient réelles ou du fait de son imagination de scrutateur admiratif.

Parfois, une lointaine et gutturale sirène de bateau courait sur les vagues pour aller saluer son faisceau d’illumination. Et si sa pipe fumait un peu plus fort, s’il toussait d’un enrayement de gorge et s’il avait quelques frissons incontrôlables, c’était ce Grandiose tellement omniprésent, tellement fascinant, qui l’assaillait d’un Bonheur incandescent. Semée aux quatre coins de l’Univers, la poudre d’argent éclairait son firmament

Que la Lumière soit et la Lumière fut…

7 mai 2016

Défi #402

 

Un phénomène étrange !

Un phénomène étrange

A vous de tout nous expliquer

-si vous le pouvez-

:-) 

(on peut aussi inventer bien sûr !!)

à :

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt les amis !

7 mai 2016

Ont un coup de vent dans les voiles

7 mai 2016

Mes barques (Laura)

Mes premières barques
Furent de simples passerelles :
Petits ponts de bois ou de fer
Sur lesquels je m’asseyais pour faire
De grands voyages en livre ou rêve.
Il y eut aussi la vraie barque
De mon cher grand-père ;
Elle était bleue et blanche :
J'y ai plus pris d'eau
Qu'aurait du prendre un bateau .
Mon grand-père portait une casquette
De marin : je ne lui pas demandé
Pourquoi mais je sais qu'on l'a enterré
Avec ; était-ce pour sa dernière traversée ?
Je n'ai jamais oublié sa silhouette.
Quand j'ai embarqué avec toi
Je n'ai vu au départ que les paysages
Et n'ai pas pensé aux naufrages
Ni même aux avaries et aux orages,
La croisière est plus qu'agréable, ma foi.
 
7 mai 2016

Emile (MAP)

La peinture d'Emile Friant me plaît énormément !

Récemment revisant pour la n'ème foi le Musée des Beaux Arts de Nancy

j'ai pu admirer de nouveau trois de ses oeuvres majeures :

DSCF6502

 

Le Travail du lundi 1884 Huile sur toile.

*

La TOUSSAINT !

"La scène de La Toussaint se déroule devant l'entrée du  cimetière de Préville à Nancy.

Elle nous présente une grande famille  lorraine, avec ses rites du deuil,

sa conception de la charité et les  principes d'éducation qui en découlent" ...

La Toussaint E

SyLvain LANG a eu l'idée d'une transformation animée de ce tableau

avec une installation vidéo et silicone !

Voilà en quelques photos ce que cela donne :

La Toussaint 1

La Toussaint 2

La Toussaint 3

A voir ici en mouvement :

https://youtu.be/zPgdM_6svv8

 

C'est assez impressionnant à voir !!!

Les personnages d'une peinture qui se mettent soudain à prendre vie

et à défiler devant nos yeux !

Il y a comme de la magie là-dedans !!!!

*

Et bien sûr le tableau que je vous ai proposé

pour ce nouveau défi :

 

La petite barque E

La petite barque 1895

Emile Friant

que j'aime pour la douce émotion qu'elle dégage !

* * *

Eh bien voilà ! Si vous passez par Nancy n'hésitez pas

à visiter notre beau Musée et à en admirer

ses chefs d'oeuvre !

 

 

7 mai 2016

Amphitrite (Vegas sur sarthe)


L'océan était d'huile ainsi que la peinture
la toile bien tendue par Emile Friant
quand d'un coup de poignet que je crus malveillant
elle vira de bord et brisa la voilure.

Nous étions naufragés à trois mètres des côtes
pourtant elle riait à gorge déployée
je nous comptais déjà au nombre des noyés
des marins, des corsaires ou bien des Argonautes.

De ses amples jupons elle fit la grand'voile,
un petit diablotin de sa robe arrachée
on eut dit Amphitrite, que dis-je... Psyché.

Elle m'avait c'est sûr bien mené en bateau
la barcasse tanguait sous d'ardents vibratos
ma mante, mon amante allait tisser sa toile.

7 mai 2016

Embarque dans ma barque (Marco Québec)

 

Embarque dans ma barque
Je te la chanterai
Dit une chanson du folklore
 

En radeau
Je te chanterai un slow
 

En rabaska
Je te chanterai une salsa
 

En galère
Je te chanterai du populaire
 

En yole
Je te chanterai du folk
 

En canot à rames
Je te chanterai du slam
 

En voilier
Je te chanterai du country
 

Et enfin pour que ça te plaise
Je te chanterai une chanson française

 

Pour prolonger le plaisir, la chanson du folklore qui m’a inspiré, Isabeau s’y promène, chantée par le choeur d'enfants LES DEUX RIVES, formé d'élèves de Gatineau au Québec et d'Ottawa en Ontario.

7 mai 2016

Rêve de lune (Clémence)

 
Elle s’appelait Émilie.
Svelte et jolie, elle portait  une robe blanche. Sa chevelure brune relevée en chignon laissait danser quelques mèches sur ses yeux noisette. C'est ainsi que Jules la vit pour la première fois.

Il lui fit une cour discrète. Elle ne s'effaroucha pas. C'est vrai que Jules était beau garçon !
Après avoir fait la connaissance des parents d’Émilie, il fut autorisé à venir le dimanche après-midi. Il l'emmenait en promenade dans le parc de la ville. Lorsque des regards envieux s'attardaient sur elle, elle cachait son émoi sous son ombrelle.

Jules devint plus audacieux. Les soirs d'été, il venait sous la fenêtre de sa chambre et lui récitait quelque poème. Elle trouva cela très romantique.

Émilie devint plus audacieuse à son tour.
Elle glissa une échelle sous la glycine qui grimpait jusqu'à sa fenêtre. Le soir, elle enjambait le petit balcon  et courrait à la rencontre de son amoureux.

Ce soir, la lune était magique. Leur première nuit la fut aussi. Tendrement enlacés, il lui murmura :
- Je t'emmènerai sur la lune...

Chaque soir, elle se répétait la promesse quand elle délaçait son corsage qui la serrait un peu trop...
Sa mère ne fut pas dupe. Le mariage fut organisé. Une célébration en toute simplicité et dans l'urgence. Émilie accepta, docilement.

La veille des noces, Émilie quitta la maison à l'aurore. Jules l'attendait à l'embarcadère. Elle prit place dans la petite barque. Il posa sa tête sur ses genoux. Les voiles faseyaient. Elle saisit la barre.  Il largua les amarres.

La côte s'éloignait. Il ouvrit son sac et saisit une boule de vêtements.
- Enfile ce pantalon et cette blouse, ce sera plus commode…
Un vent de liberté souffla.
- Viens près de moi, lui dit Jules en sortant son couteau.
Il saisit sa longue tresse et la trancha d'un coup vif.
La robe et les cheveux glissèrent sur les vagues …
- Où m'emmènes-tu ?
Il tendit le bras. Au loin se dessinait la silhouette élégante d'un trois-mâts. En fin de journée, des cris de joie les accueillirent et ils accostèrent.

La vie à bord fut agréable et rude à la fois. Émilie et Jules étaient heureux.
- Où allons-nous, lui demanda-elle ?
- Regarde là-haut, tu vois la petite plate-forme ?
- Oui…
- Je t'y emmène. Je t'avais promis la hune….
- La hune ? J'avais compris la lune….
- Es-tu déçue ?
- Non, mais je me berçais de ce rêve fantastique…

Quelques jours plus tard, elle fit une vilaine chute sur le pont. Ses espoirs de maternité s'envolèrent, mais leur amour n'en pâtit pas. Elle lui demanda quels étaient leurs projets.

Il la regarda et lui dit avec le sourire :
- Pour l'instant, nous naviguons sur la Route des Épices. Ensuite, ce sera encore un très long voyage vers l'Indonésie.….Nous devrons peut-être changer d'embarcation…
- C'est presque aussi loin que d'aller sur la lune, dit-elle dans un éclat de rire.
- Tu m'as promis de me suivre en tous lieux et de me soutenir dans mes projets. Maintiens-tu ton serment ?
- Bien sûr, mais tu m'intrigues. Quels sont les projets que je partagerais avec  toi ?
- J'ai entendu parler d'une île de l'Archipel des Moluques. Seram. Les habitants seraient en grande détresse à la suite d'épidémies. Je voudrais y ouvrir un dispensaire…
- Je te suivrai, sans aucune condition, lui murmura-elle en se blottissant dans ses bras.
- Écoute -moi attentivement car je vais t'étonner. Dans cette île, les indigènes parlent l'alune…

Leur route serait longue mais leur vie aurait un sens.

Dans leur petite ville provinciale, un amoureux, secrètement déçu, prit une toile, ses pinceaux et sa palette. Il peignit la petite barque….

7 mai 2016

L’Effrontée (Pascal)

 

« Comme vous me voyez, c’est moi qui nous ramène au port ; si vous entendiez comme il ronfle, on dirait un bateau à vapeur. Avec tout ce qu’il a ingurgité, il n’a plus tellement le pied marin, mon Jason ; il n’est même plus capable d’ouvrir un œil… Il est premier biniou au bagad de Louannec, marin pêcheur sur l’Effrontée et bourré comme un coing, à cette heure, mon argonaute…

Ce matin, à l’ouverture de la foire annuelle de Paimpol, il fallait voir comme il a défilé ! Un troubadour ! Un vrai fifrelin exalté stridulant sa partition comme un pinson de printemps ! A l’issue de la représentation, il s’est fait embarquer dans une embuscade digne des pirates de la Côte ! Et que je te reprenne un pichet de cidre, un verre de Chouchen, et que je te chante « Ils ont des chapeaux ronds », et que je trinque avec le chef de la clique, le tambour-major, la deuxième bombarde, et que j’arrose nos fiançailles !...

Avec tout ce vent dans les voiles, monsieur a réclamé une balade sur la mer ! On a loué cette petite barque. A quelques encablures, sur l’île des Amants, il voulait incruster nos initiales sur les rochers de la marée basse ; il voulait me faire un collier avec des coquilles de bigorneaux et me confectionner une robe de mariée avec le goémon de la plage ! Il voulait me conter fleurette assis sur un banc de sardines et il avait même des idées d’Amérique, avec cette coquille de noix… On n’a pas fait un quart d’heure de voile que mon Jason était malade comme l’aiguille d’une vieille boussole désaimantée ! Il s’est effondré dans la barque ! Regardez-le, il ronfle affalé sur l’oreiller de ma belle robe à crinoline du dimanche ! J’ai pris la barre ; il ne sera pas dit que Bleuenn, fille unique de Loïc le Cloarec, émérite patron pêcheur sur l’Effrontée, ne sait pas mener une voile ! Heureusement, il y a du vent ; autrement, je serais rentrée à la rame… »

 

7 mai 2016

Ah les femmes ! (Walrus)

 

... toujours prêtes à se laisser mener en bateau !

Et ça ne date pas d'hier...

 

7 mai 2016

Je déteste Disney ! (Joe Krapov)

DDS 401 Blanche-Neige

Au début, on était comme Adam et Eve, Daphnis et Chloé, Castor et Pollux, Rodrigue et Chimène, Roméo et Juliette, Roux et Combaluzier, Tarzan et Jane.

Je lui trouvais plus de beauté et de séduction qu’aux trois Grâces réunies.

C’était l’époque du début, celle que depuis Monet on appelle « Impression soleil levant ». Tout autour de moi avait pris les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Je vivais sur un nuage. J’étais prêt à accomplir pour elle les douze travaux d’Hercule. A m’abstenir de commettre les sept péchés capitaux. Pourtant j’ai longtemps cru que je n’avais pas le droit de pénétrer dans les églises et que, n’étant pas croyant, ces interdits ne me concernaient pas. Pas plus d’intérêt pour la Sainte-Trinité que pour les dix commandements ou les dix Chatterley.

Avec elle, j’aurais voulu faire les quatre cents coups, passer mille et une fois mille et une nuits, j’aurais parcouru le monde dans tous les sens. Les quatre points cardinaux n’auraient pas eu plus de secrets pour nous que les quatre filles du docteur Marsh ou crève depuis qu’elles ont entrepris d’écrire 366 réels à prise rapide.

J’aurais escaladé les sept collines de Rome : l’Aventin, le Palatin, le Trissotin, le Picotin, le Capitole, le Pactole et le Quirinal.

A elle seule elle représentait plus d’aventures potentielles que mes dix-huit compagnons de jeunesse réunis : le club des cinq, le clan des sept et les six compagnons.

Elle était supérieure aux sept merveilles du monde, elle était la huitième et la neuvième de Beethoven réunies pour un hymne à la joie des choeurs et de mon cœur.

Bref j’étais éperdument amoureux d’Isaure Chassériau dont le portrait par Eugène Amaury-Duval est conservé au Musée des Beaux-Arts de Rennes.

Mais je crois que j’aurais dû consulter des voyantes. Deux ou trois voire plus si affinités. Elles me l’auraient peut-être prédit, les sept boules de cristal, qu’il y aurait quatre saisons dans notre vie d’amoureux.

J’ai longtemps cru, enfant, que les faits divers s’écrivaient « fées d’hiver ». Je n’avais jamais imaginé qu’il pût y avoir aussi des sorcières d’été.

Ce qui nous a perdus, ce qui a tué mon amour, c’est son affection débordante pour les animaux.
Un dalmatien, ça va. Deux passe encore, trois, bonjour les dégâts. Mais 101 !

DDS 401 Dalmatiens 2

Le premier s’appelait Dalmatheux, le deuxième Duffelcoat, le troisième Deltoïde puis vinrent Dagobert, Daffodil, Duralex, Dixieland, Djingle bells, Davidoff…

Le cent unième fut appelé Derdesders. Mais il y avait déjà longtemps que je n’en pouvais plus d’aller les faire sortir dans la rue pour leurs besoins du soir.

Qu’est-ce qui m’avait pris de tomber amoureux de cette tête de corde à nœuds, de ce lapin de Garonne, comme on dit à Toulouse, de ce gibier de quarantaine ?

Désormais je ne rêvais plus que de la quitter, de m’envoler cinq semaines en ballon, de faire le tour du monde en 80 jours et de n’en pas revenir.

DDS 401 bateau

Même encore maintenant, dans ce petit voilier au pied des falaises normandes je cherchais ce qui, avant que je ne fasse sa connaissance, avait pu, dans ma folle jeunesse, provoquer les cieux au point que je dusse recevoir un tel châtiment BrigitteBardotesque.

Avions-nous, un jour, été treize à table ? Avais-je froissé sept samouraïs, douze hommes en colères, huit salopards ? Avais-je eu dans un pays imaginaire, dans une vie antérieure, sept femmes et une barbe bleue ? Avais-je dérobé des bottes de sept lieurs et agi de telle manière qu’un ogre fût obligé d’égorger ses sept filles ? Faut pas poucet, quand même, j’avais fait des conneries, mais pas celle-là ! Je n’avais pas non plus, par sept fois, participé à une épreuve de lancer de nains au cours d’une épreuve de sports d’hiver, dans un paysage tout couvert de blanche neige.

J’étais abasourdi de chiffres, de souvenirs vrais ou inventés.

Quand je sortis de ma réflexion, je m’aperçus qu’une chose bizarre s’était produite autour de nous. Le vent était tombé, la barque n’avançait plus et il n’y avait plus de ligne d’horizon. Tout autour de nous la barrière de falaises s’était refermée et nous étions désormais à la surface d’un lac d’Auvergne mais sans possibilité aucune d’accoster.

Je tapai sur l’épaule d’Isaure qui se redressa.

DDS 401 Dalmatiens 3

- As-tu vu ce que je vois ? lui demandai-je.
- Ce n’est rien, me répondit-elle. Ce n’est pas pire que d’être coincé à bord du radeau de la Méduse. Quand les douze coups de minuit sonneront, tu te réveilleras et tu verras que tout cela n’est qu’un cauchemar.
- Vraiment ?
- Vraiment ! Et alors tu sortiras faire pisser Dakota, Desdémone, Delaware, Douaisis, Darrigade, Dyslexique, Dulcimer, Domino…

Je déteste Disney !

7 mai 2016

Un couple d’amoureux par bongopinot

Source: Externe


Un couple d’amoureux
Tout de blanc vêtus
Beau et gracieux.
Elle, assise et lui, étendu

Sur leur petite barque
Partis pour une balade
Sur un très vaste lac
Loin des bousculades

Sur ces eaux douces et claires
La tendresse les transporte
Et rien ne peut les distraire
Et le vent les escorte

Cajolant furtivement les voiles
Du petit bateau de bois
Jouant ainsi avec la toile
Il s’en donne à cœur joie

Et les jeunes tourtereaux
Bercés et entourés d’amour
D’une bise frôlant leur peau
Dans ce bonheur d’un jour

 

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