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Le défi du samedi
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13 juillet 2013

Nils Holgerson Lines (EVP)

Le Prince Al’Poussah Moussah Dollarah avait bandé les yeux de son fils jusqu’au tarmac.

Ils descendirent tous les deux de la limousine de 18 mètres :

- Tatam ! Fit familièrement le prince en montrant à son fils le drôle d’engin.

Le fils était un peu déconcerté et le père, inquiet, lui demanda anxieusement :

- Il ne te plaît pas ? Tu m’avais parlé de ce jeune Nils qui avait fait un voyage extraordinaire sur un grand oiseau blanc, c’est bien ça, Non ?
- Euh, en fait c’était une oie, plus exactement un jars. Tu sais un airbus, c’est un peu grand pour la Suède, il n’y a que deux aéroports à Stockholm et un seul à Göteborg, c’est un tout petit pays…
- Pfffuiiitt ! Qu’est-ce que tu veux voyager dans un petit pays de rien, avec ça tu peux voir le monde entier, mon fils, et le monde t’appartiendra Inch’Allah et les dollars !!
- Merci mon papounet chéri, dis en attendant, tu pourrais m’acheter une équipe de foot l’année prochaine ?
- Bien sûr mon fils, Le Réal ? La Juventus ? Arsenal ?
- Oh non ! Papa, juste une petite qui gagne pas souvent…
- Le PSG ?
- Oh oui ! C’est bien ça, je pourrais prendre mon Airbus pour aller à Paris, je verrais tous ces petits joueurs se dandiner sur la pelouse en cancanant, ça sera magique !! Je te fais un gros poutou mon papounet chéri !!
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13 juillet 2013

A très vite (Vegas sur sathe)

Canard en bout de piste
Décollage imminent
Cap au Sud-Ouest
Atterrissage prévu samedi 14 heures sur le bassin d'Arcachon
Retour le samedi suivant pour prochain défi
Coin-Coin   (Bye Bye)
13 juillet 2013

Aéro Dynamique (joye)

L’oie prend de l’air

Gavée de bons passagers

Faisant foi aux lois

De l’aérodynamique

Pour mieux voler dans les plumes

 

goose

 

 

 

 

13 juillet 2013

VACANCES (Lorraine)

Je ne partirai pas vers d’autres horizons
La solitude étreint mon coeur
J’aime le ciel du soir effleurant la maison
Le silence n’est que douceur

Je resterai ici sans besoin d’aventure
Mes rêves sont tissés d’or fin
Les chevaux dans le pré avancent sans voilure
Leurs yeux ont l’éclat du matin

Partir pour aller loin est une belle histoire
Mais mon bonheur est là, tout près,
A l’ombre des  noyers, au fil de ma mémoire
Sur le chemin près du cyprès

Je ne m’embarquerai vers aucun paysage
Je lis dans le jardin d’été
Le temps s’enfuit au loin, j’ai posé mon bagage
La nuit arrive à pas comptés

13 juillet 2013

Participation de Prudence Petitpas

Et monter lentement dans un immense amour
Comme monter dans un immense avion,
Plein de cœurs dans les yeux,
Prête à atteindre les cieux…

Et monter lentement dans un immense amour
Comme monter souplement dans une tour
Plein d’étoiles dans le cœur
Plein de ces âmes sœurs
Qui sourient en passant
A mes rêves d’enfant…

Et monter lentement dans un immense amour
Comme monter chacun à notre tour
Pour le voyage final
Vers un monde sidéral
Après un passage vital
Avant le grand tribunal !

Et monter lentement dans un immense amour
Comme porté par ce qui vit tout autour
Sans fanfares, ni trompette, ni tambour.
Simplement pour qu’ainsi l’on savoure
Les sentiments s’agrippant
Aux êtres qui comptent tant…

Et monter lentement dans un immense amour
Juste pour lancer à tous un adieu velours.
Lentement, doucement, en contre-jour
S’éteindre comme cette bougie
Qui vacille puis s’enfuit…
Et qui monte dans cet immense amour…
Nous reverrons nous un jour ?

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13 juillet 2013

Laponie express ! Choubidou oie ! (Joe Krapov)

- Si tu vas

Au pays de Selma

Lagerlöf

 

N'oublie pas,

Ramène-moi

Plein de töfs (1)

 

Des chaussures qu'on fabrique là-bas

 

- De quoi tu parles, là

Joe Krapov ???

DDS 254 pompes bleues

- Des blue SUEDE shoes !

(1) : töfs = phötös en suédois (à ne pas confondre avec le danois tøfs !)

13 juillet 2013

Participation de Venise

Tout cela doit vous paraitre bien étrange

Certainement dis-je mais je restais courtois.

C’est votre dernier prototype pour faire la guerre ?

Il avait son fusil en bandoulière, mais je me disais que le temps qu’il la fasse pivoter je pouvais me mettre à l’abri.

Vous savez que cela semble sincèrement insensé

Je comprend ce que vous voulez dire mais c’est la seule stratégie de camouflage que les ingénieurs ont trouvé.

Mais avec l’énorme quantité de bombes et de napalm que l’on va déverser

Ils n’auront pas le temps de comprendre.

Dieu du ciel cria le co pilote une oie admirable !!

Rien n’est plus effrayant que le cri de l’oie au décollage.

On croirait entendre un marteau piqueur .

Cette masse primitive animale  énorme meurtrière s’écrasa au décollage

Le co pilote ne semblait pas d’accord pour que je prenne les rennes !!

Le monstre resta dressé un instant sur ses pattes arrières

Quant à moi je commençai à comprendre pourquoi ont perdait toutes les guerres.

13 juillet 2013

Envol incertain ! (MAP)

OIE

"Foie" d'oie, j'décolle pas !!!!

13 juillet 2013

Mamère: loi. (Anémone)

Grâce à ce que d'aucuns déjà appellent
"Loi de Mamère",
les contes gays
sont devenus réalité.

An

Ils se marieront
et auront beaucoup d'enfants.

 

http://www.opera-nice.org/image/junior08_09/mere_oye/mere-oye2.pdf

6 juillet 2013

Défi #254

Chers amis défiants voici revenu le temps des

 "Défis de l'été"

pour juillet et août

autrement dit pendant ces deux mois

une photo vous sera présentée chaque semaine

afin qu'elle vous inspire

à votre guise ...

Voici la première :

Avion Nils Holgerson

Bon envol ...

Vos envois sont attendus à

samedidefi@hotmail.fr

Bon été à vous !

6 juillet 2013

Ont joué avec le hasard

6 juillet 2013

Le fruit du hasard (Vegas sur sarthe)

Il s'appelait Isaac et naquit si chétif ce 25 décembre 1642 qu'on pensa que ça n'était pas un cadeau et qu'il ne passerait pas Noël... mais il se dit que c'était bien de vivre, aussi.
Délicat, préférant la compagnie des filles aux travaux des champs, c'est pour cette raison qu'il s'intéressa très vite aux mouvements de la lune et des corps pesants.
 
Belle de Pontoise, Marie Doudou, Germaine, Reinette du Mans, lady Hamilton, c'est finalement une certaine Gala qui lui monta à la tête à moins que ce ne fut le contraire... tout dépend de la position qu'on occupe, certains nomment ça la relativité.
En tout cas ce fut un choc d'une extrême gravité! Rougeaude, juteuse et plutôt petite, elle avait la peau fine et cette petite pointe d'amertume qui fait croquer les hommes au mépris des pépins.
 
Il ne put résister au plaisir de lui déclarer sa flamme en des termes choisis: "Tous les corps s'attirent avec une force proportionnelle à leur masse respective et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare".
 
Elle fut sensible à la poésie de ces propos car elle était déjà très cultivée dans la région.
 
La fameuse loi de la gravitation universelle n'était donc pas le fruit du hasard.
 
Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous (Paul Eluard)


6 juillet 2013

SAMARRA (joye)

 

The_spiral_minaret_in_Samarra

Il était un marchand à Baghdâd qui commanda à son serviteur d’aller faire des achats au marché. Tantôt revint le serviteur, tout blanchi et tremblant.

« Maître, tout à l’heure, quand j’étais au marché, une femme m’a bousculé, et quand je me retournai, je vis que c’était la Mort qui m’a bousculé. Elle me dévisagea et fit un geste menaçant. Maître, je vous en supplie, prêtez-moi votre cheval, et je quitterai cette ville pour éviter mon sort ! J’irai loin, jusqu’à Samarra, et la Mort ne m’y retrouvera pas ! »

Le marchand lui  prêta son grand cheval blanc, le serviteur y monta, et il éperonna ses flancs luisants. Le cheval repartit au galop.

Alors, ce marchand alla au marché, y rechercha la Mort et lui demanda « Mais pourquoi as-tu menacé mon serviteur d’un geste ce matin ? »

-          Ce n’était pas un geste menaçant, monsieur, répondit la Mort. C’était un sursaut de surprise. J’étais tout simplement étonné de le voir à Baghdâd ce matin, et surtout parce que j’ai rendez-vous avec lui ce soir à Samarra.

 

Note au lecteur :  Je n’ai pas inventé cette histoire. Je l’ai traduite depuis la version de Somerset Maugham, un de mes auteurs préférés depuis longtemps. Ce texte a servi d’épigraphe pour un roman par John O’Hara. Maugham lui-même racontait dans ce petit texte sa version d’une histoire ancienne du Talmud Bavli (qui date du 3e siècle). L'image est de Wikipedia Commons.

6 juillet 2013

Des causes à l’effet (Vanina)

Ce n’est pas un hasard si je suis née. Certes, Maman désirait trois ou quatre enfants –plutôt quatre- Papa se voyait avec trois ou quatre enfants –plutôt trois- … et je suis la numéro six ! Mes parents s’aiment tout simplement.
Ce n’est pas un hasard si j’ai rencontré mon Amour. Nous aimions tous les deux les chevaux, l’équitation ; nous nous sommes rencontrés dans un centre équestre.
Certes, j’ai simplifié, car je, et personne, ne peux tout savoir, tout maîtriser. Le hasard au sens de quelque chose sans structure, qui vient de nulle part, n’existe pas. Ce que l’on appel hasard obéit à des lois implacables comme tout ce qui existe sur cette terre.
Ma raison ne peut accepter le hasard, elle accepte mon ignorance de certaines causes… le phénomène hasard n’est rien d’autres que l’effet de conditions initiales inconnues, indépendantes voire imprévisibles pour l’être que je suis.

Ce n’est pas un hasard si j’ai écrit ce texte. J’ai eu un rendez-vous avec la phrase de Paul Eluard : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ! ». Alors que sur cette terre, on me prend parfois pour un roc, cet aphorisme me remet modestement à ma place dans cet univers où je ne suis qu’un grain de sable malmené dans un gigantesque océan que j’aime tant.

6 juillet 2013

J'ai rendez-vous avec vous sur le pont des arts (Joe Krapov)

Est-ce le hasard qui m'a mené à Rennes ?
Avais-je rendez-vous avec Isaure Chassériau ?

Une chose est sûre et l'autre est certaine :

1) Je suis en vacances.
2) J'ai horreur de me poser des questions quand je suis en vacances !

Bonnes vacances à toutes et à tous !

 

6 juillet 2013

Les hommes de ma vie (Célestine)

Hubert avait piqué ma pelle au bac à sable

Alain était assis en classe devant moi
Serge prit par erreur le même train que moi
Amaury me prêta un coin de parapluie
Robert me prêta six francs pour mon taxi
Désiré était myope, il  me fonça dedans
avec sa Chevrolet
et je fis un constat:
tous les hommes de ma vie
Je les dois au hasard.
Ce bégaiement de l'existence
qui compose des symphonies...
6 juillet 2013

Participation de Venise

Comme ses deux voix se mariaient avec une telle aisance !!

Elles évoluaient l’une autour de l’autre avec des enroulements imprévus

Le haut bois pensait porter sa partition seul ce matin 

 , comme un basson ou un cor de chasse.

Mais c’était sans compter sur l’arrivée imprévue de la douce flute.

Et dans cette partie déconcertante où l’un n’attendait pas l’autre

La polyphonie du haut bois et la gaité de la flute traversière égrainaient les gammes et les arpèges. 

Le hautbois avait été si longtemps en butte à la mélancolie, sa crainte de ne pas être compris

Lui ronger le corps cette fois se dit il c’est la communion !

Qu’avez-vous dit la flute, vous souriez ?

Des soucis et des marguerites se mirent à les imiter.

La flute respira le haut bois s’épongea le front d’émotion.

Le vertige les prenait devant ce mystère de l’existence.

Elle prit son bras droit et je les vis s’éloigner dans la pelouse.

 

6 juillet 2013

Qu'Eluard me pardonne ! (Sandrine)

Si nous retranchons la rue de ma naissance (chiffres et lettres comprises), à l'âge que j'ai aujourd'hui (sachant qu'on ne demande jamais l'âge d'une dame), que nous y ajoutons la somme des éléments du carrefour où je me trouve en cet instant précis (qui sont aléatoires et en perpétuels mouvement (l'instant et le carrefour)), que nous divisons le tout par l'heure de l'accident qui se produira dans trois jours, à trois pâtés de maisons qu'il faut ajouter au résultat obtenu (car d'après le théorème d'Archi (tecte) Charcutier, il faut toujours ajouter les pâtés de maison à tout calcul en cours), sachant qui plus est que le bateau qui quitte le port à l'instant même où nous déroulons ce calcul, était chargé de dix-sept chèvres et deux chameaux (dont le capitaine qui a une tête de mule), nous pouvons en conclure qu'il y a cinquante pour cent de chance que la rencontre de Pierre et Régine soit le fruit du hasard, bien qu'ils se soient fixés rendez-vous à date et heure précise avant de conclure...

La suite des événements nous apprendra que la probabilité s'élevait en réalité à cinquante pour cent de malchance puisque la règle veut qu'un couple sur deux divorce dans l'année qui suit son mariage et que Pierre et Régine se situent dans la moitié qui divorce. Oui, oui, les deux... En voilà une coïncidence surprenante !

Bref, le hasard existe, il permet à quiconque de s'en servir comme bouc émissaire en cas d'erreur de parcours.
Si l'erreur est positive, il s'agit alors, non plus du fruit du hasard, mais de l’œuvre de la volonté, bien évidemment.
6 juillet 2013

Il y a des amours qui durent (EVP)


Il n’y a pas de hasard
Il n’y a que des rendez-vous
Faut croire que c’est le bazar
Dans mon agenda plein d’trous.

Loupé, le charmant prince
Idem avec dame fortune,
Est venu me serrer la pince
Mais n’avait pas une tune.

L’avait pas les yeux d’Elsa
Juste deux bien solides bras
De titres point : mais des sourires.

Alors oui, ce rendez-vous là
A Sainte-Odile, la tombola,
J’ai gagné mille et un fous-rires !!

6 juillet 2013

Autant dire le hasard et la nécessité (Walrus)

Mais...  NON !

Je ne répondrai pas à cette tentative insidieuse de rallumer le grand débat Pierre Teilhard de Chardin / Jacques Monod (mais non, je ne confonds pas avec Théodore). J'ai déjà donné, à mon corps défendant, il y a bien longtemps et c'est passé de mode...

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