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Le défi du samedi
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7 janvier 2012

Du rififi chez les muses (EVP)

 

Bon, allez, c’est décidé.

Cette année fini de plamotter, de tourner autour du pot, de procrastiner, de sodomiser les mouches.

S’ils recommencent à nous brouter le Mélampyre, à nous torsader la cannetille, à nous faire des jameroses à tout va, à nous offrir des bouquets d’opopanax, à nous souffler dans les lophobranches…Nous, les muses, on se fout en grève !!

Y a pas de raison qu’on la fasse pas, merde alors !

Vous, là, les écrivaillons de mes deux, vous entendez ?

Dernier avertissement !!

On n’en peut plus des aubes iridescentes, des cieux céruléens, des seins marmoréens !!

Vous pouvez pas vous exprimer normalement ?

Vous croyez qu’on a que ça à faire de regarder tout le temps dans des tonnes de dicos ?

Et même si on est éternelle, vous pensez peut-être qu’on aime pas prendre un peu de temps pour nous faire les ongles, aller au spa, faire un peu de gym, aller chez le coiffeur…

S’éventiller la toge quoi !

Alors, on s’est mis d’accord, toutes (même si comme d’hab’ Terpsichore a encore fait sa chochotte) Voici notre ultimatum :

Un peu de simplicité sinon plus rien, nib, quedal, walou…plus d’inspiration…Page blanche toutes les semaines, tous les jours, toute l’année même !

Ça vous fiche la trouille hein ?

Alors appelez un chat un chat nom d’un chien !!

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31 décembre 2011

Les guetteurs (EVP)

-         Oh ! Qu’est-ce que j’en ai marre !
-         Ben ouais ! Mais bon…c’est de ta faute aussi.
-         Pourquoi tu dis ça ?
-         Qu’est ce que tu avais besoin de le traiter de vieux schnock !
-         Ben, il était vieux et franchement bizarre le mec.
-         Tu voyais pas qu’il avait quelque chose d’un magicien !
-         Oh hé ! C’est toi qui lui as dit d’aller guetter les gogos ailleurs, non ?
-         Ouais ben j’aurais pas du !
-         Alors tais-toi et guettes !
-         Ouais mais qu’est-ce qu’on s’ennuie !!
-         Et si tu voyais la tronche qu’il nous a fait !! L’autre jour il y avait une flaque, et je nous ai vu tous les deux, là…L’horreur !!
-         Il pouvait nous avertir aussi, l’andouille !
-         Chuuuttt !! Et s’il revient ?
-         Ça peut difficilement être pire !
-         Pas faux !
-         Mais qu’est ce qu’on s’ennuie….

24 décembre 2011

On m'a offert un cadeau (EVP)

 

 On m’a offert un beau cadeau !

-         Ah oui ? Quoi ?

-         Un petit endroit…

-         Des toilettes ?

-         Mais non, un petit endroit où je dépose…

-         Un urinoir ?

-         T’es bête ! Où je dépose des petits textes.

-         C’est quoi ces textes ?

-         Oh, ce qui me passe par la tête…

-         Des bêtises surtout alors ?

-         Ben oui !

-         Et ils font quoi avec tes sottises ?

-         Ils les publient sur un site internet.

-         Pour quoi faire ?

-         Pour les lire, et que d’autres les lisent…

-         Ils publient toutes les bêtises de tout le monde…

-         Ah non, les autres font des trucs super bien…

-         Ya que toi qui dit des âneries ?

-         Ben…C'est-à-dire que…

-         Y seraient pas un peu zinzin ?

-         Un petit peu, mais tu trouves pas que c’est gentil de nous offrir ça ?

-         Quoi ? Un petit coin ?

-         Ben oui.

-         Bof ! Tu sais, moi, les coins, les p’tits coins et les recoins…J’suis un canard !!

-         Et tu t’appelle Saturnin bien sûr ?

-         Ben non ! Je m’appelle Will Coin.

-         Evidemment canard WC !!

-         Ça t’en bouche un coin !!

17 décembre 2011

Petites annonces : (EVP)

  •  Sapin lassé d’être enguirlandé et ayant les boules, contacterait vendeur de bières pour changement d’orientation.
  • Dinde de Noël contacterait dame au chapeau pour rester dans le même domaine.
  •  Rois mages contacteraient vendeur de GPS pour être à l’heure.
  •  Famille de Bethléem échangerait âne et bœuf bruyants contre radiateur silencieux.
  • Père Noël contacterait Robin des bois pour améliorer la répartition.
  •  Lutins chargés du courrier contacteraient spécialiste SMS pour traduction.
  •  Esprit de Noël un peu agonisant contacterait rêveurs impénitents pour que sa joie ne meure.

 

(Contacter le journal sous la rubrique ; « C’est pas perdu mais c’est pas gagné non plus »)

10 décembre 2011

Au hasard Balthazar (EVP)

 

Amstramgram, bourre et bourre et ratatam…

C’est sur qui que ça va tomber ?

Qui, maintenant, va être interrogé ?

Ah voilà ! C’est vraiment un hasard,

C’est à toi de répondre Balthazar :

Sauras-tu nous dire incontinent,

Le nom des cinq continents ?

Balthazar avait croisé les doigts

Pour ne pas répondre ce jour là !

Ah zut ! Ça n’est pas l’Amérique,

D’être la risée de toute la clique.

Si j’ai un zéro, j’irai jusqu’à l’Europe,

Pour le préjudice qu’on me porte.

Je suis plus sec qu’un désert d’Afrique,

Les autres commencent à me faire la nique.

Si je pouvais disparaître comme les éléphants d’Asie,

Au beau milieu des plants de riz !

Ne plus voir les yeux moqueurs de Julie,

Bleus comme un atoll d’Océanie.

Allez vas-y au hasard et dit,

Ce qui te passe par l’esprit !

Amérique, Europe, Afrique, Asie, Océanie,

Voilà c’est dit, tant pis pour vos moqueries.

J’ai eu dix à ma leçon, Youpi !!

J’ai vu de l’admiration dans les yeux de Julie.

Amstramgram, ça tombe on ne peut mieux,

Vu que j’voudrais être son amoureux !!

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3 décembre 2011

Dame de cœur, dame de fleur (EVP)

Dame de cœur sur fond de fleurs
Dame de fleur offre son cœur
L’une ouvre son cœur ardent
L’autre offre sa fleur au temps

Je vous aime, crie l’une à tous les vents
Aimez-moi dit l’autre timidement
Cœur de sourire qui respire
Fleur au cœur du livre qui soupire.

L’une et l’autre ont le désir
D’aimer et d’être aimées, et pour le dire
Se font un carnaval de couleurs
Et de naïfs traits de bonheur.

Aimez la dame de fleur pour sa douceur,
Laissez la dame de cœur donner sa chaleur.
Prendre ou donner ne sont pas choses faciles,
Vous êtes priés de ne pas faire les imbéciles,

Sinon je vous casse la tête comme une coquille !!
Car moi, je ne suis pas du tout gentille !

19 novembre 2011

Le bateau de papier (EVP)

Mon petit bateau de papier
A quitté le petit ruisseau du caniveau,
Mon petit bateau de papier
Navigue au gré de mes rêves trop beaux.

Il fait escale à présent sur la rivière
Et s’étonne à l’embouchure de la gouttière.
Sont-ce là les chutes du Zambèze ?
Ou l’antre d’une dragonne Népalaise ?

Il m’emporte loin de ce triste soir
Et de la pluie froide sur le trottoir.
Mes genoux écorchés oublient la ruelle,
Mes doigts gourds et à mon nez, la chandelle.

Capitaine de mes songes aventureux
Je m’imagine sous d’autres cieux.
Mers turquoise, palmiers, sable d’or,
Au fond d’une grotte, bien sûr, le trésor.

De mon île enchantée, maman sera la reine,
De l’or, des bijoux, pour guérir sa peine,
Plus jamais elle ne sera abandonnée,
Elle et moi, dans la douceur des Alizées.

Mon petit bateau de papier,
Gît, tout ramolli sur la grille d’égout,
Plus de petit bateau de papier,
Reviennent la tristesse et le dégoût.
 

12 novembre 2011

Le chef de gare (EVP)

Il arbore la casquette étoilée
Le costume à boutons dorés
Elégant, il se pavane fièrement,
Si persuadé d’être important.
Toisant le petit peuple des usagers,
Cheminant tout le long des quais.
Observant le ballet des T.G.V.
Chacun est soumis à son sifflet.
Une stridence, à nous si intempestive
Lui est, à lui, une chanson vive.
Et pas question de se faire discret,
Chef il est, que cela ne soit pas secret.
Hautain, le prétentieux chefaillon,
Epuise en nous, toute idée de compassion.
Foutriquet vaniteux, si tu l’es,
De race cornue, c’est bien mérité.
Et si ton épouse parfois s’égare
Gaiement, en dehors de ta gare.
Ailleurs, elle va chercher la joie,
Rarement éprouvée près de toi.
Et voilà !!

 

5 novembre 2011

Sortir par la fenêtre… (EVP)

Léo, entre en classe gentiment
Petit Léo n’est pas bien grand,
Ni très costaud, c’est évident,
Mais il comprend si rapidement.

Finit en cinq minutes chrono,
Divisions et leçon de Géo.
Alors il peut ouvrir la fenêtre,
Qui fait de l’air dans sa p’tite tête.

Oublier le monde droit et plat
Enfourcher son destrier blanc,
Tuer le dragon malfaisant.

Sauver la reine sous les vivats,
Batailler contre les méchants…
- Léo ! C’est à toi maintenant.

 

22 octobre 2011

Le rendez-vous (EVP)

Elle m’a dit : Rendez-vous devant l’horloge à Midi.
11h32, suis en avance, assez de temps pour un demi.
D’ici je vois  toute l’horloge, il n’y a pas de souci,
Elle est belle. Je regarde encore sa photo et je souris.

12h47, elle est en retard, allez garçon, la même !
Doit se faire belle encore, pourvu qu’elle m’aime.
Nous sommes faits l’un pour l’autre quand même.
C’est Meetic qu’il l’a dit, alors, tout de même !

14h02, J’ai faim, un sandwich et deux bières
2h de retard, elle abuse, ferait-elle sa fière ?
Allez une grosse glace avec deux cuillères.
Un café, un cognac et la note tavernière !

16h38, ah ! La morue, la catin, elle est pas si jolie.
L’avait dit le 22 Octobre, à midi, l’abrutie !
Les femmes sont menteuses, encore un Whiskies !
J’vais pleurer ou vomir, je suis complètement cuit !

19h52. Monsieur, faudrait rentrer chez vous.
Ouaip, attendre tout un samedi, c’est beaucoup !
Mais on est vendredi, monsieur, une erreur, c’est tout !
Zut flûte et parachute ! J’vais vous dire : J’m’en fous !!


15 octobre 2011

La boite aux lettres (EVP)

 

Accrochée pas trop loin de la porte,

J’ai mis une boîte aux lettres, rigolote

Elle est en bleue en forme de roulotte.

J’attendais ainsi de jolies lettres

Et des poèmes de petits maîtres.

 

Las ! Ce matin m’écrivent les impôts,

Et ce cher trésor tout aussitôt.

Hier c’était l’assurance auto.

Demain la facture de l’électricien,

Après celle, inouïe, du mécanicien.

 

Si ça continue dans la même veine,

J’ôte ma roulotte et l’envoie dans la plaine.

Non que ces courriers me fassent peine,

Mais pour ce qui est des déclarations,

Plutôt mots d’amour, que taux des contributions.

 

Mais bon, avec ses jolis volets orange

Qui, avec le bleu, font un bien joli mélange,

Je la garde, si jamais m’écrivait un ange,

Pourrait rire avec moi de ces courriers austères,

Et nous ferions ensemble de bien plus jolis vers.

8 octobre 2011

Télépathie (pour de bon) (EVP)

-          Pierrick! C’est toi mon vieux ?
-          Ah, salut Constant.
-          ….(Ben mon salaud, il est superbe, musclé, mince bronzé…Ça lui fait quel âge ?…)
-          48, bientôt 49 ans en fait.
-          Euh…Dis-moi, qu’est-ce que tu deviens, ça fait au moins deux ans…Ta femme, tes potes, ils ont dit que tu avais pété les plombs et que tu avais tout lâché d’un coup.
-          Oui, je suis devenu brutalement télépathe après une grosse fièvre.
-          …( Ben dis donc, il est complètement à l’ouest le pauvre.)…On se prend une bière ?
-          Pour la bière oui, et je suis forcément à l’ouest de quelque chose
-          Et là, ça va ? tu rentres à Paris ?
-          Juste pour liquider quelques affaires et je repars à Rapahitarohoto, une île de Micronésie.
-          …(Taré, complètement branque le mec avec sa situation, son fric et la femme qu’il avait)…Vraiment ? Pour de bon ?
-          Tu sais, télépathe au début, c’est dur. Quand tu sais exactement ce que pensent tes amis, tes collègues et même à quoi rêve ta femme quand tu lui fais l’amour, il y a de quoi avoir envie de partir.
-          Tu déconnes là…Tu peux réellement deviner ce que je pense ?
-          Pas deviner, je sais.
-          …(Merde ! Ce serait génial, hier au poker, je les aurais tous plumés, on pourrait se faire des c…en or, quel crétin !)…Et Rappapatruc là c’est comment ?
-          Idéal, ils ne savent pas mentir, ils pensent exactement ce qu’ils disent, ils ne se servent que très peu d’argent, et leurs coucougnettes, elles ne sont pas en or, juste à l’air et à l’aise. Dans leur tête il y a juste : Dodo, miam-miam, crac-crac et aussi qu’est-ce qu’on pourrait faire aujourd’hui pour rigoler.
-          …( Moi je dis qu’il bluff…Avoir un don pareil et pas s’en servir, quel couillon !)…On remet ça ?
-          Non merci, j’ai vraiment hâte de repartir !


1 octobre 2011

Canard savant (EVP)

Crise de foi

 

-          Entrez, Monsieur ?
-          Saturnin Eider.
-          Je vous en prie, asseyez-vous. C’est joli ce col vert, on dirait un vêtement mandarin. Mais dites-moi ce qui vous amène.
-          Et bien, rien ne va bien fort, et mon moral est au plus bas. Je nasille comme un…
-          Canard.
-          Oui car j’ai le cou farci de bactéries, dès qu’il fait un froid de…
-          Canard.
-          J’ai le bréchet tout rabougri. Je me dandine comme un…
-          Canard.
-          Car j’ai les pieds à 10 heures 10 et un peu palmés en plus. J’ai beau mettre mon duvet de…
-          Canard.
-          Je tremble magret tout. Je fais de la graisse de …
-          Canard.
-          Me dit ma charmante épouse sarladaise, bientôt, il me faudra un manchon de…
-          Canard.
-          Pour me réchauffer les menottes. Mes cuisses sont toutes confites à force d’écrire assis.
-          Mais quel est votre métier Monsieur Eider ?
-          Je suis journaliste à « Gluons et Bosons ».
-          Ah oui ! Un canard très savant.
-          Oui, mais le problème, c’est que l’on vient de pilet la théorie qui maintient l’univers !!
-          Allons, allons, je vais prendre une spatule pour examiner votre gésier, il ne faut pas vous faire de bile, cela pourrait nuire à votre foie déjà bien gras. Dites coin-coin…
-          Ah ! Mais c’est que vous ne connaissez pas les chercheurs, ils vont tout recommencer à calculer. Il me faudra tout réécrire, c’est une barbarie ! Déjà que je n’y comprends goutte !!
-          Tiens, c’est bien ça, mettez donc une goutte d’armagnac sur un canard, avec le café c’est excellent…
-          Et pour le reste, docteur ?
-          Je n’y peux rien mon petit canard…Enfin, évitez quand même le sud-ouest à Noël, on vous prendrait davantage pour un canard sauvage que pour un enfant du bon Dieu !!

 

24 septembre 2011

Baladins Bal à dindes ! (EVP)

 

J’ai mis deux ailes dans mon dos
Pour sauter les p’tits ruisseaux.
J’ai mis deux Do à ma musique,
Celui du bas, celui du haut.
Pour chanter la gamme en clique
Et pépier comme les z’oiseaux !

 Ma balade n’a que mes pieds,
Pour courir dans les sentiers.
Dans les flaques j’fais des clapots,
Fleurs magiques à mon chapeau.
Je fredonne dans ma p’tite tête
Une ballade sans queue ni tête.

Deux ailes pour chanter
Un seul L pour marcher,
Je me chante ce p’tit refrain
En balade sur les chemins,
Et je rêve comme un coquin,
Au bisou de mon p’tit béguin !
Tsoin, tsoin !!

 

17 septembre 2011

Le sens de l’orientation (EVP)

 

-         Holà Cristobal ! Donde vas ?

-         Holà Miguel ! Où je vais, où je vais, c’est toujours le même problème …Par là.

-         A droite ou à gauche ?

-         Ah non ! Ça va pas recommencer…

-         Mais Don Cristobal, c’est juste une question.

-         Je t’en pose des questions moi ? On peut dire que ça m’a pourri la vie, ce truc de n’avoir aucun sens de l’orientation.

-         Mais enfin Cristobal Colomb, toi ?

-         Ouais, ouais, moi, le découvreur, déjà à Gênes chez mon père, j’étais gêné !!

Jamais reconnaître la droite de la gauche, bâbord de tribord, nord et sud, même ma culotte qui était souvent devant-derrière.

Au départ, moi, je voulais être coiffeur, mauvaise orientation, tu vois.

Comment crois-tu qu’elles me sont arrivées toutes ces aventures. Je vais voir Pierre le navigateur, au Portugal, je me retrouve avec Isabelle la catholique à Madrid. Je lui dis que je veux aller aux indes par l’autre côté. Elle me dit : Par l’ouest ? Oui, oui que je dis, mais c’était moi qui l’étais, à l’ouest. Je me retrouve à Séville pour descendre vers le sud. Evidemment à Almeria je me trompe, cap à l’ouest, ce qui n’était pas la meilleure idée. En plus, j’avais pris une bonne provision de Riojas et de Xérès, alors lire une boussole quand t’es bourré !! Et puis à bord, ça gueulait ! Capitaine, mon Capitaine, cap sud-sud-ouest ? Nord-ouest ?…Bâbord amure ou tribord ? Mais c’était moi qui l’étais mûr !!

Alors j’ai saisi le GPS, oui enfin le Gouvernail Pas Sécurisé, et j’ai gueulé :

-         Droit devant et puis c’est tout !!...

Après, c’était la terre inconnue, et les sauvages et l’or et le retour à Madrid…Et repartir encore, mais là, pas de problème je connaissais la route, tout droit après Gibraltar. Puis la fortune, puis les emmerdements parce que ça va ensemble…

Et me voilà, ici à Valladolid, pour finir mes jours, tranquille, peinard. Alors à droite ou à gauche je m’en fous, Miguel, je m’en tamponne le coquillard, je m’en bats les castagnettes !!

10 septembre 2011

Maternelle – Grande section (EVP)

 
-    C’est quoi tu dessines ?
-    Un petit cheval.
-    Pourquoi tu dessines un petit cheval ?
-    Passeque.
-    Passeque quoi ?
-    Passeque c’est zoli.
-    Il est pas zoli, on dirait un néléphant.
-    Même pas vrai, même que c’est Tornado le cheval de Zorro !
-    Zorro il a un grand cheval, pas un petit .
-    Et toi c’est quoi t’as fait là ?
-    Un oiseau indien !
-    Pourquoi il est indien ton oiseau ?
-    Passequ’il a des plumes sur la tête.
-    Ben tous les oiseaux y z’ont des plumes sur la tête et sur les ailes et la queue aussi.
-    Et Nina c’est quoi qu’elle a dessiné elle ?
-    Eh ! Nina, c’est quoi t’as fait ?
-    Une carène de navire.
-    … ?
-    … ?
-    Un bateau quoi, mais je n’ai pas encore décidé si ce sera un paquebot ou un voilier.
-    Elle est bizarre Nina, hein ?
-    Ouaip, mais elle est belle, je voudrais que ça soit ma chérie.
-    Ma maman elle dit qu’elle est très précosse.
-    Précosse, c’est quand on sait pas dessiner les bateaux ?
-    Nan ! C’est quand on pense trop avec sa tête et on invente plein de choses et pis après on n’a plus du temps pour dessiner.
-    Comme les zénarks de Papa.
-    C’est quoi les zénarks ?
-    Les chefs de mon papa, il dit qu’ils ont plein de choses dans la tête mais pas deux sous de bon sens !
-    Y dessinent à l’envers ?
-    Ouaip !
-    Ayè j’ai fini mon cheval !
-    Ayè moi aussi, il est beau mon oiseau indien ! Et toi Nina il est drôle ton bateau !
-    Pour l’instant, ce n’est qu’un trapèze isocèle, mais je n’ai plus le temps.
-    … ?
-    T’as raison, elle est bizarre Nina, même si qu’elle est bien zolie !

3 septembre 2011

Les murs – (EVP)

                                                      2/09/11

 

Les lamentations du mur

 

C’est au pied du mur qu’on voit le maçon. Tu parles !

C’est parce qu’il est mûr que c’est un couillon ?

Non, c’est vrai quoi, moi mur ordinaire, j’en ai marre de votre suffisance et de votre bêtise à vous les hommes.

Vous nous construisez énormes, gigantesques et aussi laids que votre peur et votre égoïsme.

Pour vous séparez – Vous dites pour vous protégez- des AUTRES.

Quels AUTRES ? Bon sang de marbre !!

L’autre, parce qu’il est plus pauvre, plus noir, d’une autre religion, d’une autre ethnie, d’un autre régime politique ?

Imbéciles que vous êtes !

Votre femme est autre, votre fils, vos filles sont autres.

Vous êtes dedans ou dehors, qui sont les emmurés ?

Après un jour, vous nous cassez, vous nous démontez pierre à pierre…Et vous recommencez ailleurs ! Vraiment, vous vous prétendez « êtres pensants » Quelle blague !!

L’un de nos doyens, là-bas à Jérusalem, des tas de gens viennent confier leur prière qui commence toujours par « Shalom » qui veut dire : Paix, et juste à quelques kilomètres, on fait un grand mur dégoûtant en vilain béton gris !!

Moi, je voudrais être un petit muret de pierres sèches, pas l’un de ceux qui séparent et marquent la propriété mais un de ceux qui retiennent la terre pour la travailler.

Je voudrais être le mur d’une maison de vacances percé de fenêtres toujours ouvertes.
Et mon rêve secret : Je voudrais être un mur du Louvre ou du Prado ou de l’Ermitage, avec des cimaises et des gens qui viendraient s’émouvoir devant moi – Oui, d’accord devant l’œuvre- Mais bon, c’est moi qui la met en valeur, non ?

Allez, je retourne à mon mutisme naturel, ça vaut mieux car de colère, je me lézarde !

23 juillet 2011

Huit petits cœurs (EVP)

Un petit cœur pour le bonheur
Aussi tendre que le beurre
Un qui déborde de douceur
Et fait la vie meilleure.

Un petit cœur pour l’aigreur
La jalousie et la rancœur
Qui se noie dans la noirceur
Et fait une vie de malheur.

Un petit cœur de fantaisie
Pour laisser parler sa folie
Qui s’amuse d’une poésie
Et fait la vie bien jolie.

Un petit cœur pour la tristesse
Qui le serre et le compresse
Sans larmes avec délicatesse
Et qui fait la vie justesse.

Un petit cœur de générosité
Pour tout offrir et tout donner
Sans cesse et sans compter
Et qui fait la vie bonté.

Un petit cœur d’avidité
Pour tout prendre tout capter
Sans fin et sans satiété
Et qui fait la vie aridité.

Un petit cœur de beauté
Pour s’émouvoir d’un sentier
De la douceur d’un soir d’été
Et qui fait la vie chamarrée.

Un petit cœur pour rire
S’amuser et faire sourire
Sans se prendre pour un messire
Et qui fait la vie désir.


Dans notre cœur en éternelle enfance,
Cohabitent ces huit cœurs pleins d’incohérences.
Ainsi va la vie du blanc au gris en alternance
Et notre humaine faiblesse a besoin d’indulgence.
 

2 juillet 2011

Les lunettes (EVP)

 


Ah ! Mes jolies lunettes,
Ah ! Mes belles coquettes,
Quand je tâtonne le matin
Jusqu’à la salle de bains.
Vous me sortez du brouillard
Du flou au net dans le miroir.
Jamais je ne vous aurai trahi
Pour des lentilles riquiquis.
Mais quel formidable génie,
Eût l’idée pour guérir sa myopie,
De se servir de ses oreilles
Et de son nez  tout pareil,
Pour faire tenir ces deux verres
Devant ses yeux de coléoptère.
Peut-être sa femme lui avait dit :
Regarde donc comme c’est joli !
Mets ton lorgnon mon cher Gaston
Et écoutes comme ça sent bon !!

25 juin 2011

Le tiroir (EVP)


C’est vrai que dans mon tiroir,
C’est plutôt le grand bazar.
Ma mère en fait tout un chambard
Me menaçant même du placard.

Croyant prendre un élastique
S’est emparée du gros lombric
Dans la p’tite boîte d’allumettes
Mon hanneton de compète’

Ecrasé dans le pot de colle
Une chenille sans faux-col
Dans leurs robes espagnoles,
Deux mignons p’tits caracoles

Pliée dans le livre de géographie,
Une tartine de gelée moisie.
Sur le classeur de géométrie,
Un gros cafard tout aplati.

Mon mouchoir tout taché,
De quand j’ai saigné du nez.
Une souris toute desséchée,
Et, très velue, ma grosse araignée.

Elle veut que je fasse le ménage,
Jeter le précieux échantillonnage.
Moi, j’dis qu’c’est du chantage,
Qui ruine mon apprentissage.

Après ça, l’indigne marâtre,
M’emmènera chez un psychiatre
Pour couper les ch’veux en quatre,
Et en faire tout un théâtre.

Si elle a peur des p’tits lézards,
J’m’en tamponne le coquillard.
Je finirai peut-être bagnard,
Mais touchez pas à mon tiroir !

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