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Le défi du samedi
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20 avril 2013

UN PLAT EN PERTE DE VITESSE, LES PAINS DE VIANDE D’ELEPHANT (Cavalier)

Préparation 2 jours

 Temps de cuisson une bonne journée pour 6000 soldats

 Ingrédients :

 1 tonne d’éléphants d’Afrique hachés par le menu

120 kg de rognures de pain noir celtibère

 200 bols de pommes d’Hespéride (que l’on peut remplacer par de la tomate concentrée)

 Une bonne marmite d’haleine d’aspic (que l’on peut remplacer par de la moutarde dijonnaise)

 1 grand champ d’origan et de ciboulette cultivé en garrigue

1000 œufs battus chez l’habitant

 3 oliviers mûrs dont on écrasera avantageusement le fruit (sans le tronc)

 Préchauffer les feux de camp, au moins une journée à l’avance. Tapisser les grands pots à rôt de papier huilé à la graisse de bœuf. Mélanger l‘éléphant, la chapelure, la purée d’Hespéride, l’aspic, les herbes de Province, les œufs, l’olive. Saler, poivrer, remplir les pots.

 Les déposer ensuite sur les braises brûlantes, entre les pierres. Laisser cuire une journée. Pas plus et à feu doux. Égoutter, goûter, laisser refroidir. Attention c’est parfois trompeur.

 Démouler, couper et servir tiède avec de la cervoise bien chaude.

Cet excellent plat carthaginois fut aux prémisses concocté juste à l’issue de la bataille de Cannes, Annibal ayant eu à opter entre cuisiner du romain ou ses éléphants. Il se trouva - bien que bien mâle élevé par son père Hamil, car foncièrement humain -, fort aise et très à l’aise dans son choix de met.

 

cav1Les machines de l’île, Nantes

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13 avril 2013

Bêtes à concours (Cavalier)

cav1

 

Après une exposition féline, souvent, les langues se délient. Passés les critiques acerbes sur les contrôles vétérinaires, les vaccins, les pédigrées, les défauts de standards, les classements de catégories, de races, de classes. Après la remise des prix en bests, en champions, en champions d’Europe, en champions internationaux, quand les ronronnements, les miaulements, les feulements, les grognements cessent, alors au pays de Felix la parole est reine…

 

cav2

 

 

Si vous tendez un tant soit peu l’oreille vous entendrez les chats papoter entre eux, de cages à cages, mais toujours à voix basses :

—   Alors ta maîtresse, elle a eu un prix ?

—   Non, non, pas cette fois-ci ! Même pas un best, c’est pour te dire…

—   Pourtant, la mienne, elle s’était mise sur son trente et un, tu parles !

—   Oui, mais tu as vu les robes cette année. Hou !

—   Quant aux cheveux, qu’ils soient longs, mi-longs ou courts, vous avez vu ces couleurs. Beurk !

—   Et le canon, cette année, je vous raconte pas.

—   Oui, mais bon, ce sont nos mère tout de même, et puis ce concours de maître n’est pas pire que le fameux concours de Miss. Celui qu’on regarde tous les ans du coin de la pupille sur nos coussins moelleux. Ah, ces souris sont si jolies, pourtant.

—  Tu as raison Père Cent, car si à nous on ne nous demande jamais rien, à ces petites poulettes on leur pose toujours les mêmes questions.

—  Rires !!!

—   Allez les chatounets, à l’année prochaine, même lieu, même heure les amis, la parole est d’argent, alors en attendant la fin de ce concours idiot, méditons sur ce proverbe bien connu :

Quand les chats peuvent parler, les souris peuvent aussi se taire…

 cav3

cav4

 

6 avril 2013

Malle de dent (Cavalier)

Valise enchantée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se faire la malle à la Garenne-Colombes

 

Puisqu'on y est, là, dans les histoires de Disneyland Paris... Appuyez sur la touche étoile de votre répondeur Au départ on voit avec les yeux, et plus tard avec le cœur

Patachon, c’est un magicien - chapeau lapin perlimpinpin -, qui a une grosse valise dans son garage. Une grosse valise jolie qui se fait la malle à trente centimètre du sol quand on l’ouvre. Et même si on ne voit rien entre le fond de la valise et le sol, il y a une grande échelle qui descend loin à l’intérieur. Cette échelle, baignée d’une lumière toute étoilée, c’est l’accès au monde secret de Noisette, la petite fille de Patachon.

Venez-y voir par vous-même…

À fond de malle, tous les animaux, la queue levée, se rangent en demi-cercle autour de Noisette, et ils attendent le signal de leur maîtresse. Des pâtes au fromage, une boîte d’un kilo de pâtée, des croquettes, un pancake avec du chocolat, des légumes et un biscuit. Sur un geste, les chats et le chien un peu mammouth, quoique petit, se précipitent sur les assiettes. Bientôt englouties. Restent les légumes.

Rox, repu, va chercher quelques chats du voisinage. Les regroupe près du lapin nain. Ah ! dit Noisette tes chromosomes de fox-colley s’agitent.

Allez mes enfants, allez toujours, je vais à la chasse avec Rox. Viens mon fox. Peut-être ramènerons-nous Rouky ? Ah, Ah, Ah !

À fond de malle, Noisette ne rit plus. Un tressaillement convulsif secoue ses membres. La foire est là. Les lapins aussi. À pluche, va, Rox, dit-elle. C’est à moi de faire maintenant.

Diable ! Diable ! Murmure-t-elle, ces ballons gigotent fort. Le bruit sec et strident sortant de la carabine rebondit dans la cage en bruit de métal furieux, ne heurtant pourtant aucune des cibles.

Le tôlier rouquin hilare qui zieutait la scène glisse sur une barbe à papa. Il est écroulé ou fait semblant de l’être. Allons donc, dit Noisette, est-ce qu’on meurt pour si peu de chose. Ces plombs sont si petits. Mais lui l’avait trop à l’œil depuis plus d’une semaine.

À fond de malle, Rox ne rentrerait pas bredouille...

 

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The Carousel Waltz

30 mars 2013

Raz la hotte des cheminées (Cavalier)


de maisons ou d’usines ! D’après une BD racontée à ma fille…

Sacré Père Noël, ton foutu caractère,
Cette fois, m’a ému aux prémices du soir,
L’histoire racontée était si terre-à-terre
Pour mon ange trésor ; toi, tu broyais du noir,

Passant la cheminée, enjambant les chenets.
Pourtant je me suis dit en mon for intérieur,
Comme il ressemble fort à ce doux papounet,
Qui malgré les chansons de la vie a un cœur

Dont la note est tantôt blanche, noire ou bien grise.
Tu quittes ta chaumière et tu prends ton traîneau,
Je quitte mon appart’, ma voiture me grise,
Quand la sono à fond je me traîne au boulot,

Ce jour immaculé, moche comme un lundi.
Ce jour où l’on s’éclate œuvrant à perdre haleine,
Qui du travail bien fait, cochon qui s’en dédit.
Toi, au petit matin, tu pauses sur la plaine,

Moi, ce soir, je repose un livre où j’ai rêvé.
Ma fille est endormie à l’ombre de ta prose,
Des rires, des repas, tu humes le fumet,
Moi, j’écoute son souffle, et ne veux autre chose…

cav1

23 mars 2013

Participation de Cavalier

 

Leçon de choses

 

En quatre, oui, il faut quelquefois savoir se mettre en quatre pour faire avancer la science. Et ce n’est pas toujours facile, mais bon…

- Cavalier, Cavalier, vous n'auriez pas vu un petit chat tigré ?

Ah ! Tiens, voilà la Mère Michel... Enfin, quand je dis Mère... Plutôt belle comme Mère... Moitié rousse, moitié blonde, avec un joli petit nez retroussé sur sa frimousse polissonne. Et des jambes ! Longues !

- Oui, en effet, j'ai chez moi, bien au chaud, un magnifique chaton gris.

- Rendez-le-moi ! Espèce de Lustucru !

- OK, OK ! On y va, on y va Mère...

- Dites donc, c'est quoi tout ce foutoir dans votre garage ? Tous ces instruments et tous ces fils ?

- Prototype de modem ADSL à démonter le temps, chérie. Venez, votre Minou, c'est par-là !

- Une boîte ! Mais que fait-il là-dedans ?

- Ecoutez ! C'est très simple... C'est une expérience quantique classique. Une expérience pour un TP de mon prochain ouvrage didactique, à savoir : si le compteur Geiger, qui est à l'intérieur de la boîte, détecte la désintégration d'un seul atome, un marteau frappe une seringue de cyanure directement dans le gosier de votre greffier…

- Assassin ! Il est mort alors !

- Pas si vite, petite... La probabilité pour qu'il soit vivant est la même. Tant que l'on ne regarde pas dans la boîte, il reste dans un état quantique vivant/mort grâce à la fonction d'onde Psi de notre atome. Psi, étant telle que :

Somme de - l'infini à + l'infini de Psi carré dxdydz = 2

- Quoi ! Assassin, assassin !

- Mais quoi !?

- C'était dxdydz = 1 ! Connard !

- Heu !... Oui. Vous avez raison, c'est bien 1 ! (???) Que j'ai mis... Minou, lui, il ne sent rien, pour l'instant ; il est mort/vivant, sit venia verbo, tout mélangé, ou tout brouillé si vous voulez, en proportions égales avec l'atome.

Ecoutez, l’expérience doit durer une heure, il reste trois longs quarts d'heure à attendre. On fait une petite pause ? C'est paradoxal, mais j'ai ici un petit divan, qui lui est bien vivant.

- OK ! Pourquoi pas... Mais trois quarts d'heure, pas plus ! Juré, promis, hein ?

Un peu plus tard, la Mère Michel s'en retourne chez elle, toute guillerette, son tigré Schrody bien vivant sous le bras. Qui l'eût cru ? ...

 

cav1

 

 

 

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16 mars 2013

La formule magique, enfin (Cavalier)

Au mythe apocalyptique d’une belle endormie, un OVNI au cœur des sciences actuelles

Je voudrais te donner avant que tu ne bailles,
La formule de Dieu, mi-ange mi-démon,
Celle qui fut boudée après Sir Thomas Bayes,
Mais qui s’applique enfin à tout le dominion…

Trois siècles de repos d’avant ses fiançailles
Avec : la Génétique à fins d’Évolutions,
Les clés de la Pensée, entrouvrant des murailles,
Le secret du Vivant, en Matière et Bosons…

La Climatologie au Cosmos en batailles
Sur les Calamités : séisme en prévision.
Mécanique Quantique, après ces retrouvailles,
De l’Idée à l’Objet, la Loi dit : Médiation…

Celle qui a Trois-fois Six symboles sur l’onde,
Raz-de-marée actuels du réseau bayésien,
Six-Cent Soixante Six, vient décrypter le monde,
Et devant ce miracle, on rêve cartésien…

 

 

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La Loi de Bayes au Nombre de la Bête, 666, une relation puissante entre Trois-fois Six symboles mathématiques

 

 

cav2

Graphe de l’explosion du nombre de parutions scientifiques liées à la formule de Bayes

on lira aussi ceci avec un intérêt certain : http://www.itrmanager.com/articles/136321/formule-decrypte-monde.html

 

9 mars 2013

Jeu de rêves (Cavalier)

Cling clong… et encore un autre…

Nous marchions main dans la main à l’ombre des grandes murailles grises. Des pierres posées par des géants sanguinaires, étranglantes. Des pierres sombres, ruisselantes, hérissées de feuilles arrondies comme des milliers de cœurs meurtris. Des pierres dressées, barrant le ciel, enserrant le soleil. À l’ombre de souterrains sans fond, de geôles oubliées, d’escaliers de cauchemar, emprisonnés par de grosses portes en bois. Closes à jamais.

Des vents marins glaciaux, salés, envoyés au front par des marais assiégeant la ville, entouraient les tours isolées, les meurtrières sans vie, puis se reflétaient au vide des douves vertes et profondes. Enfin, ils s’engouffraient par les larges portes, hurlant dans le labyrinthe des ruelles rétrécies en y tournoyant et en s’y lamentant sans fin.

Nous soufflions un peu. Soulevant de gros anneaux de fer scellés qui retenaient encore chaque nuit les fantômes de vieux chevaux éteints. Bruits mâts de cloches disparues. Mon petit frère m’imitait. Encore un autre bonbon. « Ça fera cinq ! » Souriais-je. Le rituel secret, sacré, durait sur notre chemin de ronde jusqu’à l’école, et nous engrangions ensemble des douceurs intimes, rêvées, sur chaque anneau tinté.

Le lendemain matin, avant de partir, notre mère nous donnait à chacun, juste un seul petit croissant de lune fruité. Coloré, translucide, tout poisseux du sucre fondu. Elle refermait aussitôt puis remontait, bien à sa place, en haut du grand buffet, le joli bocal de verre, Trésor de tous nos interdits…

cav

2 mars 2013

L’envers de l’endroit (Cavalier)

graine de cabane

 

        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’envers de l’endroit

 

 La tête en bas, tu lis un livre,
 Pourtant tu ne seras pas ivre,
 Car là-bas on en a le droit,
 Aux yeux des autres, cet endroit
 Semble trop spécial pour y vivre…

 

 Quand un Kéa quitte le givre,
 Alors un Kiwi veut le suivre,
 Puis un Mouton, sans désarroi,
 La tête en bas…

 

 Tête à l’envers, poursuis ton livre,
 Déroule tes cheveux de cuivre,
 Et surtout n’aie aucun effroi :
 La Chauve-Souris à l’endroit,
 En Nouvelle-Zélande, y rêve,
 La tête en bas…

 

Cav

Rondeau à 13 vers sur une œuvre d’Abigail Halpin  
http://www.theodesign.com/

23 février 2013

Sur la fleur de velours (Cavalier)


Sur la fleur de velours, je graverai ton nom.
Quand la vie aura tu aux branches ses violences,
Le vent autour de nous sifflera nos silences,
Sur la table de bois, contre les murs, sinon…

Dans l’arbre on squattera un tendre cabanon.
Appartements, maisons, déchus sans virulences
D’un cocooning ouaté filant nos indolences
En maille retournée, en mortaise et tenon…

Je viendrai dans tes bras, ma bouche sur la tienne,
Mes mains à tes poignets, pour que je t’appartienne,
Volant sur le tapis, pour ta soif étancher…

Tu seras contre moi, ma douce magicienne,
Les fagots dans le poêle et l’amour au plancher
Brûlant à tout jamais notre douleur ancienne…

Cavalier

16 février 2013

Bouteilles à la mer (Cavalier)

Sur la plage de sable blanc, je lance des bouteilles,
Vers toi, jolie sirène, par-delà l'archipel...

Voguent, voguent aux vents, remontant les courants,
Vers ton rocher d'attente où tu t'es endormie,
Parée de mille patelles, de couteaux et d'ormeaux,

Coquillages bruissant en papillons de mots,
Qui viennent sur chaque écaille caresser mes baisers,
Et laisser sur ta peau tous mes sens interdits...

 

Cavalier

9 février 2013

Histoire disparue‏ (Cavalier)

histoire à chercher

Je suis

La vie tissée au cordeau
Au travers des pays sages
En rage
Au couteau gainé et pris dans les rochers
À la brise qu’emportent  les cigognes
Borgnes

Voilà, je suis

Au miroir sans tain
À la traversée sans bris de glace

Comme un lac empli de foules étranges
Comme une terre tassée de mille nuées ardentes

Je suis le chemin

Du soir au matin, je crie à la nuit
Et je patauge dans les rêves circulaires des mortels
Des monstres du mensonge
Aux images muettes qui hurlent à mes oreilles

Qui me font perdre le souffle de mes jours
 Et m'étouffent chaque nuit…


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