El clavel y la rosa (Ilonat)
Tu yo la luna el sol
Una rosa un clavel
Sol sol sol soliflor e solititudine
Attendre tout l’hiver que s’ouvrent tes pétales
Pour t’enfermer dans ce goulet, fusse t il en cristal
Ce serait si cruel
Mais voici les beaux jours
Un grand soleil du mois de Juin
Alors fleuris ma toute belle
Ouvre grand tes mirettes
Respire à pleins poumons
Et laisse le soleil
Alourdir tes paupières
Pour moi vieux solitaire
Soliloquant dans ce jardin
L’heure est au doux farniente
A l’ombre du laurier
Mais à las cinco de la tarde
Je n’aurai pas le cœur
De prendre un sécateur pour t’arracher
A tes compagnes.
Je n’irai pas mignonne
Paraphrasant le vieux Ronsard
Aux premières rosées
Surprendre l’éclosion
De ta jeune beauté
Ni me mettre à genoux
Pour que tu daignes enfin m’accorder un regard
Et la promesse d’un sourire
Profite ma toute belle
De la douceur d’un soir qui ne veut pas mourir
Moi, je resterai là, jusqu’à la nuit tombante
A me remémorer nos étreintes d’antan