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Le défi du samedi
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28 mars 2010

Cent mots pour dire (Joye)

 Ek het jou lief
Yes kez sirumem
M'bi fe
Ami tomake bhalobashi
Ya tabe kahayu
Nahigugma ako kanimo
Obicham te
Soro lahn nhee ah
Tsi ge yu i
Ne mohotatse
Ndimakukonda
Wo ai ni
U kamakutu nu
Miluji te
Jeg Elsker Dig
Ik hou van jou
Doset daram
Mahal kita
Mina rakastan sinua
Hum Tumhe Pyar Karte hae
Kuv hlub koj
Taim i' ngra leat
Anata ga daisuki desu
Bahibak
Ana moajaba bik
Doo-set daaram
Kocham Ciebie
Ya tebya liubliu
Te quiero
Ninapenda wewe
Ha eh bak
Seni Seviyorum...
Cent mots pour dire
Je t'aime

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28 mars 2010

Filer comme un zèbre (Joe Krapov)

- D’abord, comprends le concept ! Visualise le processus, sens ce qui se passe, une double action en fait : torsion, étirage. Ton job sera d'empêcher la torsion de happer tes fibres en pinçant ton fil et en tirant en arrière tes fibres. Tu vas devoir simultanément pédaler, tenir le fil, tenir les fibres, étirer les fibres, alimenter l’orifice avec le fil créé… Attention, tu vas trop vite ! Aaargh ! Tu as tout emmêlé !
- Désolé, madame Pénélope, mais finalement, je crois que je vais aller l’acheter, mon pyjama à rayures !

28 mars 2010

Avoir une araignée au plafond (Joe Krapov)

J’ai une araignée au plafond
Qui voudrait faire le ménage
De fond en comble dans mes combles !

- Tout ce foutoir, c’est la folie !
Dit-elle en balayant là-haut.
Qui m’a fait un Charlot pareil ?
Ces vues d’un esprit détraqué,
Ces mots qui jouent, qui s’entremêlent,
Ce goût pour l’almanach Vermouth
Qu’il doit boire au goulot…
Il faut pas être dégoutée
Pour crécher dans le ciboulot
D’un type aussi mal dérangé ! »

D’entendre ça je prends la mouche
Et ce qu’elle jette depuis là-haut…

Je le balance sur la(sa) toile !

28 mars 2010

Se pelotonner (Joe Krapov)

Ah ! Le charme des billets de mille ! Avec un peu de chance, le hasard faisant parfois bien les choses, il se pourrait ce soir que je me pelotonne virtuellement contre, tout contre Adrienne, Berthoise, Brigou, Caro_Carito, Cartoonita, Captaine Lili, Joye, Kate, Kloelle ou contre MAP, Martine27, Poupoune, Rsylvie, Venise, Virgibri et plein d’autres 9 par 9 ! Quelle belle orgie de mots cela ferait !

Maintenant, si c’est contre Papistache, Walrus, tiniak, Zigmund, Végas-sur-Sarthe, Oncle Dan, Sebarjo, Trainmusical ou Stipe je l’avoue bien volontiers : cela ne me fera pas le même effet !

28 mars 2010

Châteaux en Espagne (Joe Krapov)

Chaque été, sur la plage, c’était la controverse entre Val, Yann et
Olive. Si Yann qui était le cadet se contentait de faire, comme à
l’école, des pâtés, les deux grandes se chamaillaient toujours à coups
de pelles. L’une voulait bâtir l’Escurial de Madrid, l’autre l’Alhambra
de Grenade. Maman n’intervenait jamais car elle souhaitait qu’on élevât
le débat et les enfants à l’estréma-dure, comme elle disait dans son
sabir. C’est bien souvent papa qui, toujours en train, plus diplomate,
suggérait que l’on construisît, avec l’eau et le sable de la plage de
Santander, une locomotive.

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28 mars 2010

Adrienne et ses châteaux en Espagne (suite)

« J’ai bien envie de m’inscrire à ce cours de dessin… Tu vois, tout ce qu’on va apprendre ? Ça m’a l’air d’être vraiment intéressant ! Et ce n’est pas trop cher… »
Mais l’homme-sans-cœur ricane doucement : le temps lui manque déjà… et puis rester assise tout le temps, ce ne sera pas bon pour son dos…

Aujourd’hui Adrienne ne consulte plus personne et n’en fait qu’à sa tête. Elle adore laisser son esprit battre la campagne, elle n’arrête pas de bâtir des châteaux en Espagne.

Il était temps, n’est-ce pas ?

28 mars 2010

Adrienne et ses châteaux en Espagne

Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?

« Moi quand je serai grande, dit la petite fille, j’aurai six enfants ! Trois garçons et trois filles. »
Et puis elle épouse un homme qui ne veut ab-so-lu-ment pas entendre parler de progéniture.

« Moi ce que je voudrais faire l’été prochain, c’est une grande randonnée dans le Gers, tu vois c’est eux qui s’occupent des bagages et chaque soir tu loges dans un endroit différent. »
Mais l’homme de sa vie ne veut pas quitter son volant.

28 mars 2010

100 pour 10 (Papistache)

Chers amis, je n’ai pu commenter, samedi, le défi quatre-vingt-dix-neuf.
[10 mots tout rond]
J’ai recompté, ma phrase précédente contient tout juste dix mots.

J’avais noté « hier » à la place de « samedi », mais, me relisant, j’ai pensé qu’un lecteur découvrant ce texte lundi, aurait pu penser que je m’excusais — enfin que je requêtais qu’on m’excusât — de n’avoir pas satisfait dimanche au cérémonial du samedi — ; j’ai donc remplacé « hier », trop incertain, par  « samedi » afin d’être mieux compris.

(Pour être complet, n’aurais-je pas dû préciser samedi 27 mars ?)

28 mars 2010

Elle a régné (MAP)

L’araignée tisse sa toile
dans un coin de mon plafond.
C’est ainsi que se dévoilent
les cordes du psaltérion
que m’offrit ma bonne étoile
un soir de paroxyton.

Mais il faut changer de rime
pour ne pas perdre raison
et trouver bon millésime
à suspendre à mon donjon !

Sans être pédantissime
accordez vos tympanons
et d’une main magnanime
cueillez bouquet d’estragon !

Finissez la pantomime
ainsi qu’en pays nippon
jusqu’à la quadragésime
avec Dupond et Dupont !

Dix huit mots sont à compter
pour arriver à centaine
comment vais-je officier ?
Avec mes amitiés !

28 mars 2010

La femme (Venise)

Ce qu’il faut de filles de pluie
Ce qu’il faut de ces mauvais dimanche
Au creux des matins pauvres
Pour qu’au loin elles s’appellent à nous
Il en faut de ces bouches gourmandes, de ces belles écolières
Qui en grappe montent jusqu’aux grandes falaises
Pour s’ensevelir dans nos terres natales
C’est alors qu’avec elles aucune mort n’est naturelle
On se jette tout la haut
Les yeux plein de pluie qui ne sèchent jamais
C’est elles au matin, qui s’éveillent  avec nous
Dans un grand vacarme d’oiseaux
Pour s’abandonner  dans nos bras  de bucheron
Joelle Lanteri 26 décembre 2009 concours poésie cassis

28 mars 2010

Et si l’écriture c’était ça (Venise)

Et si l’écriture c’était
La faculté de partager nos expériences
De prendre rendez vous avec les champs de batailles et les champs de coquelicots
De séduire celui qui résiste à tous nos signes
Une luciole en pleine nuit
Le refus du spectacle et du bruit
Mais le gout de l’éphémère
Une manière de rendre le quotidien supportable
De rejoindre Rilke, Rimbaud ;René char
De vivre la nuit pour mieux illuminer nos journées
D’apprivoiser le silence de l’aimé
Du papier qui écorche sans le savoir
Nos blessures anciennes

28 mars 2010

Pour (Venise)

Pour chaque fou rire de l’enfance
Pour chaque mensonge aux parents
Pour chaque baiser volé au soleil couchant
Pour chaque regard volé sur l’océan
Pour chaque peine
Pour chaque joie de ton corps
Avance et ne te retourne pas
Sous la lune à midi
Voyage seul
Sous le toit de l’ami
Sous l’encre de ton cri
Voyage
Sous la colère du tyran
Voyage seul.
Pour chaque minute que compte le jour
Pour chaque ride qui s’impose à toi
Pour chaque peur qui te fais fuir des l’aube
Arrange-toi
Pour dire ce que tu as toujours tu

28 mars 2010

J’ai toujours (Venise)

J’ai toujours tenté de ne pas marcher de biais, de me tenir droite, et de ne jamais me fatiguer d’attendre .L’art de vivre reste un ouvrage fragile qui ,tient dans l’œil du menuisier .

J’ai toujours écarté de moi des cartes et des chemins qui m’éloignaient de moi de ma rigueur et des mes songes .Je ne cherche pas à plaire, mais je voudrai bien dormir aux iles marquises où Brel à fuir un jour .Je n’ai pas le pas hésitant quand au cœur de l’hiver mes mains cherchent l’épaule d’un homme.

28 mars 2010

Exige de moi (Venise)

Exige  de moi mes papiers
Mon visage berbère a remonté l’Afrique et la péninsule ibérique
Rends-moi mes empreintes
Et ne me brules  pas les doigts
J’ai encore des pages à tourner
Je te souhaite sans mille sans papiers
Car tu ne sais pas compter
J’aimerai bien me marier
Avec le jour qui se lève
Je ne suis pas pauvre je ramène avec moi une méditerranée aux pupilles turquoises.
Du sable plein les yeux et de longues prières qui creuseront demain  les tombes des parents.
Oublis mon nom aux consonances berbères.

28 mars 2010

Telle l’antilope (Venise)

Telle l’antilope
Qui fait la course avec le vent
Je cours après les secondes
Qui me séparent de toi
J’ai cru que j’étais vivante tant que
Tes mains couraient sur mon ventre
La vie n’est pas que brève devant la gueule du tigre
Elle s’essouffle autant quand tu tardes à venir dans ma couche
Je marche en rêve sur des nuages
Où tu me fais signe d’un regard de feu
Où es tu en ce moment au lieu de venir courir vers moi ?
Si au moins tu étais un chasseur.

28 mars 2010

Play list (Kate)

Ma vie, j’en ai vu des amants
Il a neigé sur Yesterday
Cathy si tu m’aimais au joli mois de mai
Help ! I need somebody’s help
Ah, tu me plais, tu me plais, tu me plais…
Et tu fermes les yeux tu dis c’est merveilleux et le monde chavire
Let it be, let it be, let it be !

 

(J’ai dix ans
J’ai le cœur grenadine
J’suis  bidon
On écoute du chant grégorien
Elle parle à peine et moi j’dis rien
On a une relation comme ça
Fanny Ardant et moi…)

28 mars 2010

Regrets (Venise)

Je n’ai pas refais la charpente, et jamais assez dit je t’aime  à la mère au père à l’amant

J’ai mal aimé au pays de l’ami et du frère. J’ai mal écrit et mal parlé .Je n’ai pas su convoquer les mots qui servent l’espérance  je n’ai pas su pétrir le pain et fait monter le blé dans les champs agenouillé sous la pluie.

Je n’ai pas dansé la valse et le tango ;je n’ai pas entretenu l’amitié qui nous lie .

Tu es encor là?

28 mars 2010

Pardonnez-moi (Venise)

Pardonnez-moi ce trop plein de paroles, alors que des peuples crient sans qu’on y prenne garde

Pardonnez-moi de parler trop de moi quand les tempêtes emportent avec elles nos cœurs pliées dans de vieux draps froissés.

Arrêtez-moi dans ce flot de paroles et faites monter du puits le silence des pauvres et des petites gens qui dorment au fond du square. ; quand le vent sera mauvais, venez me chercher pour des espérances folles je nagerai avec vous  vers de nouvelles berges. Disparaitre est un mieux si nous négligeons de nous pencher  .

28 mars 2010

Visages (Venise)

Vingt ans est rarement le plus bel âge de la vie .Je remercie tous ces visages à mille rides d’avoir capté la lumière du ciel et de nous la renvoyer en partage .Il est inutile d’être un saint ou de tutoyer Dieu pour se rendre compte qu’avec l’âge le visage se savoure  comme un thé qui filtre doucement.

Je suis candidate à l’âge qui s’affiche, aux saisons qui s’annoncent sur le front de l’ami ; quand sur le seuil de l’âge qui avance je me surprends à y voir persister l’émerveillement.

28 mars 2010

500 nations nous regardent (Venise)

 500 nations indiennes nous regardent nous ensabler dans des vies qui s’épuisent.

Comme si nous n’avions pas assez d’énergies pour en finir

Nous sommes à leurs yeux une pincée de riz pris dans une tempête climatique

SIOUX, Tetons ,lakotas, indiens des grandes plaines indiens du dakota, du montana,du Wyoming, cheyennes, apaches, navajos, hopis.

Ils nous invitent à faire marche arrière en maudissant nos portables et nos jeeps.

Ils nous disent de suivre la vallée plantée de saule  .Là où se perdent les rivières  bleues ;Ils nous demandent de sécher nos larmes salées.

 

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