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Le défi du samedi
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30 mars 2010

Adrienne en remet une couche

« Quand les poules auront des dents », dit Adrienne.

Quand les poissons allemands, les ânes italiens et les cochons anglais auront appris à voler, en Espagne les grenouilles auront des poils, les loups grecs épouseront des brebis et les coqs tchèques pondront des œufs. Alors nous serons vraiment au top du top avec notre Union européenne, sa riche faune et ses savoureux langages.

En attendant cet heureux jour, als Pasen en Pinksteren op één dag vallen, nos chers voisins hollandais consultent leur calendrier jusqu’à ce que Pâques et la Pentecôte tombent le même dimanche...

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30 mars 2010

Adrienne et les araignées au plafond (bis)

En anglais, l’araignée se change en chauve-souris : I have bats in the belfry. En danois, ce sont des rats, en portugais, des petits singes (macaquinhos) et en espagnol des oiseaux : tengo pájaros en la cabeza. Nos voisins hollandais n’ont rien dans la tête, mais ils prennent – évidemment ! – un coup d’une aile de moulin : ik heb een klap van de molen gehad.

Mais quelle que soit l’origine du problème, il y a toujours des dégâts dans le toit : Ich habe einem Dachschaden, comme disent les Allemands.

Vive l’Europe !

30 mars 2010

Cent mots pour l'équipe du défi du samedi (Sebarjo)

L entement très lentement au départ

E t soudain comme des fous furieux furibards...

 

D are dare, on file dare dare

E h oui, on ne veut pas arriver en retard

F aut y aller quand faut y aller !

I l ne faut pas en route trop flâner.

 

D are dare, on file dare dare

U n peu plus vite chauffard !

 

S i tu veux que tes cents mots

A rrivent bien vite assez tôt.

M élange-les, mixe-les, mange-les

E t tu obtiendras un texte canular !

D are dare, on file dare dare

I l ne faut pas arriver en retard !

30 mars 2010

Défit cent.‏ (trainmusical)

…cent (trainmusical)

 

Zéro, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt et un, vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre, vingt-cinq, vingt-six, vingt-sept, vingt-huit, vingt-neuf, trente, trente et un, trente-deux, trente-trois, trente-quatre, trente-cinq, trente-six, trente-sept, trente-huit, trente-neuf, quarante, quarante et un, quarante-deux, quarante-trois, quarante-quatre, quarante-cinq, quarante-six, quarante-sept, quarante-huit, quarante-neuf, cinquante, cinquante et un, cinquante-deux, cinquante-trois, cinquante-quatre, cinquante-cinq, cinquante-six, cinquante-sept, cinquante-huit, cinquante-neuf, soixante, soixante et un, soixante-deux, soixante-trois, soixante-quatre, soixante-cinq, soixante-six, soixante-sept, soixante-huit, soixante-neuf, septante, septante et un, septante-deux, septante-trois, septante-quatre, septante-cinq, septante-six, septante-sept, septante-huit, septante-neuf, huitante, huitante et un, huitante-deux...

30 mars 2010

défi #100‏ (Zigmund)

 Cent mots pour ranger la fameuse  table deuxième mouture : sur l’air d’une chanson internationale   (la tricherie est dans le titre )  Zigmund


C’est le but final, pressons nous et demain

La table, la table aura un air humain.

«- Debout zigmund c’est grosse galère,

Ne remets plus au lendemain

Aux papiers déclare la guerre

Ne joue plus à l’écrivain !…

-du passé faire table rase ?

Jamais n’en viendrai à bout !

La table ne sera pas rase

Je ne rangerai rien du tout !"

C’est la lutte finale

Les papiers ont gagné

La table lamentable

S’est fait procrastiner.

 

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30 mars 2010

défi #100‏ (Kate)

En cent mots comme en un : cent mots pour refuser

 

Il ne saurait en être question

Ce n’est pas à l’ordre du jour

N’y comptez en aucune manière

Abandonnez tout espoir

Otez-vous donc cette idée de la tête

A aucun titre vous ne pouvez y prétendre

Ne m’en parlez pas

Votre demande est sans objet

Je ne l’entends pas de cette oreille

Ne caressez aucun espoir en ce sens

N’y pensez même pas

Arrêtez de prendre vos rêves pour des réalités

Absolument pas

Impossible

Je m’y oppose

Je refuse

Pas question

Pas d’accord

Négatif

Quand c’est non

C’est NON !

 

Kate

 

 

30 mars 2010

APHORISMES‏ (Joye)

Plus on est de fou, plus on rit, si on est logé chez des châtouilleurs.

L'homme est un roseau pensant « Sortez-moi de ce marais ! ».

De nos jours, le chat party et la souris-danse sont dans l' ordinateur.
 
Qui va à la chasse risque de se faire flinguer par Dick Cheney.

Il vaut mieux se taire et passer pour un idiot  que d'ouvrir la bouche et continuer à dire des bêtises longtemps après que tout le monde est convaincu  que tu es un sot qui ne fait que blablater sans savoir quand il vaut mieux se taire.

30 mars 2010

Avoir des absences caro_carito

Le temps de compter jusqu’à cent.
Je        ne          l’  ai                  pas
Pas    même   au   bout   des   doigts
J’ aimerais    bien,    bon   sang !
Dévider un peu les fils des mots
Juste pour vous, pour fêter
Cette semaine échevelée.
Alors, je dis de justesse: banco!...
Je ne vous lirai pas,    délirants,
Ni ajouter en bas de page, un signe
N’empêche, je ne la jouerai pas indigne.
Vous n’aurez qu’à compter jusqu’à cent
(Je suis déjà aux cent coups) ! Pas plus
Pas moins. Pour tout dire,  motus
Cette fois-ci, pas de texte absent

Le plaisir d’un trait de plume.

 

30 mars 2010

Je crée (Brigou)

Un mois que je regarde, j’observe.
Un mois que je m’inspire de ce qui m’entoure.
Un mois que je rêve, je musarde.
Un mois que j’essaie, j’apprends, je me surprends.

A pleines mains j’étire la terre, la malaxe, la modèle, l’apprivoise.
Je maitrise le feu qui la fige, la chauffe jusqu’à l’extrême et j’attends.
Au hasard de la rencontre entre la terre et le feu, je vois naitre de surprenantes craquelures. J’ajoute quelques touches de couleur, un peu de gris, de bleu, de mauve, de jaune. Au gré de mes envies, doucement, je les dépose sur la poterie.

30 mars 2010

Adrienne a une marotte

Elle aime observer la faune et la flore. Les petits canards qui plongent. Les crocodiles qui nagent en gardant les narines et les yeux à fleur d’eau. Les têtards qui gigotent. Les paons qui se pavanent. Les sauterelles qui sautillent. Les marguerites qu’on effeuille un peu, beaucoup… Les roses qui ont leurs beautés laissé choir. Les baleines et les éléphants qui s’ébrouent. Les ours un peu bourrus. Les pies qui jacassent. Les anguilles qui se faufilent partout. Les poules mouillées qui ne se mouillent pas.

Et tout ça en faisant ses longueurs à la piscine communale.

30 mars 2010

Adrienne a une araignée au plafond

Adrienne a une araignée au plafond et elle en est très satisfaite. Elle lui dit bonsoir avant de s’endormir, car « araignée du soir, bonsoir ». Le matin elle ne lui dit rien. Adrienne est un peu superstitieuse.

 

L’araignée tisse sa toile bien tranquillement. Ça permet parfois d’attraper un mauvais rêve.

 

De temps en temps, Adrienne fait un peu le ménage dans sa tête. Mais sans déranger sa logeuse.

 

C’est bien normal, d’ailleurs, ce respect : Arachné n’était-elle pas une excellente tisseuse et son père teinturier? Adrienne est couturière experte et son père tisserand.

29 mars 2010

Le titre se trouve dans le texte (Joye)

L'Histoire du monde en cent mots mais vraiment un peu moins parce qu'on compte le titre ainsi que le pseudo de l'auteur dans les cent mots, ce que je n'aime pas, mais c'est pas moi qui inventai la consigne, alors bon !  (joye)

D' abord, il y avait des amphibies. Après, il y avait des singes. Environ 61.000.000 d'années plus tard l'homme primitif inventa les outils de pierre.  Il y a 50.000 ans, les Néanderthals disparurent, sauf ceux bien sûr ceux qui roulent encore comme des cons sur l'autoroute. Il y eut des guerres. Depuis, cela continue un peu comme avant.

29 mars 2010

sans ? (poupoune)

Cent mots, sans maux ? Cent mots sans sang, donc… ou cent maux sans mots ? Cent maux sans sang avec cent mots, peut-être ? Ou cent sangs sans maux en cent mots ? Cent mots de sang sans maux, plutôt. A moins que le sang des maux sans mots ne sente l’essence… Non, je sens cent maux et mon sang s’enfièvre en pensant à ce sang innocent de cent maux qu’encensent cent mots. Je pressens cent maux puissants pour cent mots absents. Mais cent mots sans sang et sans maux doivent-ils censément avoir un sens ?

29 mars 2010

Cent mots pour …. Bien rigoler (enfolie)

Raconter une bonne blague

S’écrouler de rire

En faisant des grimaces


Etre saoul avec un yaourt

Dire des mots insondables

Sans se demander ce qu’il fout

 

Faire pipi en s’esclaffant

C’est le cas de le dire

Restons ignorants

 

S’en dormir dans sa soupe

Devant ses enfants

Pas besoin de louche ni de loupe

 

Ça rime et ça rame comme tartine et boteram

C’est du flamand

 Je n’ai pas vu venir vos sourires

 

Cent pour cent si marrant ?

Je le jure, j’ai essayé de jouer

De nous faire pouffer ou glousser

Ignorons ou rions  !!

29 mars 2010

Frémir (Joe Krapov)

Frémir (Joe Krapov)

Prendre une casserole et la remplir d’eau. La poser sur le grand feu de la cuisinière, allumer le brûleur et rester à proximité. Tremper son doigt dans l’eau pour sentir comme la température monte. Au début, ça fait du bien. Au bout d’un certain temps, comme dirait Fernand Raynaud, on ne peut plus, ça brûle ! Voir finalement monter les bulles d’air en colonnes désordonnées qui tentent d’échapper à la fournaise. Observer la surface de l’eau qui tremble. L’eau frémit. Penser alors que l’on est dans le même état qu’elle quand on lit un texte de Poupoune.

29 mars 2010

Tergiverser (Joe Krapov)

Tergiverser (Joe Krapov)

J'y vas-t-y, j'y vas-t'y pas, j'y vas-t-y ?
Y faut-y, y faut-y pas, y faut-y ?
Je mettions-y mes biaux habits ou mon sarrau de tous les jours ?
Je prends-y mon parapluie ou mon K-way plein de plis ?
Je passe-t-y devant chez Julie ou par la ruelle de derrière ?
D’ailleurs ce s’rait-y pas plutôt à li de viendre ?
Mais s’il vient… J’y céderai-t-y, j’y céderai-t-y pas, j’y céderai-t-y ?
Et si j’allais brûler un cierge à Sainte-Anaïg pour m’décideu ?
Oh oui, Bécassine, va donc tergiverser à Sainte-Anaïg !

J’y vas-t-y, jivatipa, jivati…

29 mars 2010

Dix pour cent (Joe Krapov)

Dix pour cent (Joe Krapov)

- Bonjour !
- Encore vous ! Que désirez-vous ?
- Ben voilà ! J’ai suivi vos conseils et je me suis inscrite à un cours de danse.
- Grand bien vous fasse ! En quoi cela me regarde-t-il ?
- Figurez-vous qu’en faisant le grand écart, j’ai fait un accroc à mon collant. Vous n’auriez pas du fil et une aiguille à me prêter ? Même à 10% ?
- Ecoutez, mademoiselle Lacigale, c’est pas les Restaus du cœur, ici, c’est une banque !

«La fourmi n’est pas prêteuse, c’est là son moindre défaut.»

29 mars 2010

100 mots pour en exprimer 10 (Joe Krapov)

100 mots pour en exprimer 10 (Joe Krapov)

Totor va au carnaval de Vitré qui démarre à 14h 30. Juliette chante à Thorigné-Fouillard à 17h. La distance Rennes-Vitré est de 45,5 km. Au carnaval, Totor attrapera la fièvre photographique et prendra 700 photos. Comment faire pour qu’il soit à l’heure au carnaval et au concert, sachant qu’il est déjà 14 heures, que la vitesse est limitée à 110 km/h, qu’il n’aime pas courir deux lièvres à la fois et que si Totor à tort Juliette le tue ?

« Rien ne sert de courir il faut partir à point ».

29 mars 2010

En un mot comme en sang (tiniak 1/10)

En un mot commençant par taire
- le fin mot de l’affaire,
vous en dire le cent
que votre sentiment
vous porte un vent par le travers
et vous mène au-devant
du mystère brûlant
qu’est cet astre au fond de mon vers
debout d’un seul tenant
longiforme dépositaire
inamovible secrétaire
de mes notes claires dans l’air vibrant 

Atmosphère, mon suaire
recueille mon sang volontaire
projeté depuis notre Terre
sur ton drap scintillant
qu’en un mot comme en sang
s’y inscrivent au ban
des aspirations fragmentaires
mes velléités parcellaires
de songes récurrents, stellaires
parcourant océans et mers
du coucher au levant

29 mars 2010

Aimer écrire… (Vanina)

Aimer écrire… (Vanina)


Le meilleur endroit pour écrire, celui où j’aime aller, est au plus profond de moi : au cœur des sentiments. Lorsque j’écris, je me découvre, tout en me créant.
Lorsque j’emploie la troisième personne, c’est que je désire rompre avec ma propre histoire encore trop présente. Lorsque je suis détachée des évènements, j’emploie un « je » universel.
Bien au-delà de l’histoire et à la fois si proche, il y a cette émotion que je tente de faire passer. Car si pour écrire j’empreinte à la vie, je tente aussi de la dépasser.


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