Affleure de celle (Tendreman Spice)
Nue et debout
Agissante
La main sur toi
Languissante
Toison douce
Humidité naissante
Sens ultime
Dualité du derme
Douceur et violence
Vie sens
Doigté féminin
Affleure de celle
Dois tu
Tout doucement
Jouer jusqu’à jouir
Gémissement
J’ai mis
Mon cœur
Sur le tien
Ma sœur
Masser tes seins
Aimer ton corps
Caresser ta peau aimée
Te faire bander et te faire fondre
Douceur et violence
Lents mouvements
Languissante
Ta bouche pénétrée
Tour à tour par tous mes doigts
Dois tu être gourmande
Mendie
Ma langue
Qui te fait bander
Bandaison féminine
Qui te fait mienne
Courber l’échine
Demander le mâle
T’offrir émoi
Te prendre
Ainsi sois tu
T’entendre gémir
Te sentir exiger mes doigts en toi partout
Tant tendre
Amour
Jouis sens
ma vie (Poupoune)
Tes yeux
tes yeux au fond des miens qui sont cette promesse
que tu n’as nul besoin de dire pour que je laisse
mon regard et ma vie se perdre dans les tiens
mes rêves mes envies s’offrir à tes deux mains
Ta voix
ta voix douce à mon âme qui berce mes attentes
sa musique a le charme de ces amours ardentes
qui tant m’ont fait rêver qui aujourd’hui m’enflamment
tes mots sont le secret de mon cœur qui désarme
Tes lèvres
tes lèvres sur les miennes quand nos souffles s’unissent
nos lippes enfin reines de divines délices
en ce baiser ultime c’est ma vie dans la tienne
à dessein je m’abîme dans l’étreinte sereine
Ta peau
ta peau a la chaleur de mon rêve amoureux
sous ma main qui l’effleure quand tu reposes heureux
sur mon sein palpitant de récentes ardeurs
où s’arrête le temps pour nous à la bonne heure
Dans le métro (Zigmund)
Heure de pointe dans le métro. Banale image de ces gens indifférents les uns aux autres, blasés, fatigués, serrés…Deux petits détails anodins nous font supposer une époque différente, ou une civilisation étrangère : les lunettes noires sont l’unique vêtement de chaque passager quel que soit son âge ou son sexe. On remarquera dans ce tableau d’une banalité affligeante, un voyageur qui parait très excité par la lecture d’un magazine visiblement réservé aux adultes très avertis(à ne pas mettre entre toutes les mains…ou à lire que d’une seule ) .Il en bave d’excitation que c’en est presque indécent, mais heureusement personne ne fait attention à lui. Peut être voulez vous un extrait du texte qui met ce brave homme au bord de l’apoplexie ? OK mais éloignez les enfants…
« elle s’avança vers lui, qui n’en pouvait plus d’attendre…enfin, quand elle fut tout près, elle retira lentement.... ses... lunettes, laissant découvrir deux magnifiques y..x, d’un bleu intense… »
PS je ne suis pas l’auteur de cette histoire, souvenir d’ une page dessinée dans Pilote il y a bien longtemps, le temps me manque pour la recherche et le scann, si l’un de vous se souvient de cette planche et de son auteur, j'essairai de m'en occuper à mon retour)
PS j'avais trouvé un titre plus drôle et assez "innocent" pour ce texte mais quand je l'ai tapé sur google j'ai directement abouti sur un site classé X et je ne souhaite pas faire évoluer le rhino de mon blog dans ces eaux là..(loin des eaux loin du coeur)
À Valérie, sur son ordre. (Walrus)
Somptueuse et nue,
telle une perle rare en un écrin précieux,
tu reposes.
Tes formes alanguies font de la Maja nue une caricature.
Doucement ton esprit revient à la conscience
que t'avaient enlevée l'amour et ses outrances.
Ton bel amant a fui, tu ne sais pas pourquoi.
Il avait tant rêvé avant que tu ne cèdes.
Il avait tout rêvé de la fête des corps :
les regards qui se mangent et les peaux qui se cherchent,
les doigts qui s'entremêlent, les langues qui s'immiscent,
les lèvres qui caressent et les ongles qui griffent
et les bouches qui crient, qui murmurent, qui feulent,
les perles de sueur, les larmes au bord des cils,
le désir qui dévore, les sexes qui se fondent.
Il avait tout rêvé, jusqu'à sa triste extase.
Il avait tant rêvé de t'avoir toute à lui.
Il avait trop rêvé, le sinistre imbécile.
Car il a entrouvert la boîte de Pandore.
Il a vu, interdit, éclater le séisme
qui te parcourt le corps de brutales répliques.
Et il a vu surgir l'immense tsunami
qui balaie ta conscience,
te soulève, t'emporte et te dépose au loin.
Loin de lui, hors d'atteinte,
hors de toi, hors du temps,
éperdue,
perdue.
Et il a fui !
Il a fui la grande frayeur des hommes.
Touche ! (botté en...) (Walrus)
L'image utilisée par l'auteur du présent défi est éminemment suggestive.
Et... que suggère-t-elle, me demandez-vous, tout émoustillés ?
Ben, vous réponds-je, Road 69, tout naturellement, un petit bout de nationale perdu dans l'Indiana. Encore qu'il y en ait partout, m'y retrouve pas dans les Uesses et leurs routes.
Comptez pas sur moi pour vous en dire plus. J'ai la fâcheuse impression que l'érotisme, de par son fort contenu fantasmatique, a tendance à se muer en pornographie dès qu'on tente de le matérialiser. Le mot est fort ? Bien, disons alors qu'il se teinte vite d'une touche de lubricité, de salacité. C'est mieux ?
Dans ce domaine, j'ai toujours trouvé ce qui se laisse deviner bien plus efficace que ce qui s'exhibe.
Enfin, que ce que j'en dis ne vous empêche pas de vous livrer au petit exercice demandé, vous êtes bien trop subtils pour donner tête baissée dans le panneau (de circulation) et les grincheux, je dois en convenir, ne sont guère érotiques.
Qui a dit "sexy" ?
Erotitude pyrénéenne (vegas sur sarthe)
Elle se sentait plus forte, plus belle, plus femelle depuis qu'elle
avait cherché conseil auprès de Mado, la doyenne du clan; certes elle
n'avait pas tout saisi de ses explications chevrotantes: l'érotitude,
le piment, les épices affreux disiaques, ranimer la flamme de la
bougie! Enfin elle pensait avoir retenu un message essentiel "Comme on
lisse son poil, on se couche".
Quant à dénicher un lit bido dans les Pyrénées ? (soupir de marmotte)
C'est
pourquoi en ce beau début de soirée et faisant fi de tous ces
obstacles, tandis qu'un soleil fatigué répandait ses ocres sur les pics
des Trois Seigneurs, Charlotte lissait soigneusement sa fourrure d'une
langue experte.
Le
grand rocher plat accroché au versant ensoleillé de l'alpage était
l'endroit rêvé pour être vue de ses congénères et suffisamment à
l'écart de l'autoroute que les randonneurs appelaient le GR10.
Fière
de ses longs poils fauve et brillants et de son adorable petit museau
elle n'appréciait pas du tout que Johnny se désinteresse d'elle depuis
que la grosse Britney était revenue d'Italie!
Que cette poufiasse
fasse la couverture des tablettes Milka, Charlotte s'en souciait comme
de sa première carotte sauvage... mais qu'elle dérègle à ce point le
champ de vision de Johnny avec ce drôle de chapelet de graines autour
des reins, c'était plus fort qu'une orgie de sainfoin!
Sûr que cette trainée se manucurait au gingembre!
Charlotte
attaqua l'entre-cuisses à petits coups de langue nerveux, là où le
duvet est moite et si soyeux; elle s'était roulée tout l'après-midi
dans le trèfle odorant et, non contente de constater quelle sentait
particulièrement bon pour une marmotte, elle écrasa quelques myrtilles
entre ses griffes émoussées avant de les répandre sur son ventre
palpitant.
C'est
alors qu'un cri strident retentit comme une alarme, la faisant
tressaillir et elle chercha dans le ciel l'ombre tant redoutée de
l'aigle royal mais tout était calme.
Un second cri, plus proche la
fit tressailir de désir cette fois: la stature massive de Johnny
apparut entre deux éboulis, et comme il s'approchait vivement elle eut
aussitôt envie de lui; malgré les conseils de Mado qui prônait la
distance et l'indifférence, elle ne put retenir un peti cri sensuel,
comme un mot cru au bord d'une bouche trop gourmande.
Et Johnny,
émoustillé reçut son cri comme une invitation au plaisir, trébuchant
sur le grand rocher plat; Charlotte la marmotte ne sut jamais s'il
était tombé volontairement ou pas... toujours est-il qu'en s'y prenant
de la sorte, au diable les préliminaires aux myrtilles, il allait lui
faire au moins trois marmottons!
Erasmus (Aignel)
Chère Vanesse,
Je
profite d’un petit moment de calme pour répondre à ta lettre. Ici, on
vit à cent à l’heure. Je ne comprends pas ce que tu baragouines au
sujet de mes vaccins (c’est ma mère qui t’en a parlé, tu l’as vue ?) et
que tu ne me dises rien à propos des dimensions de Brian.
Remarque,
tu peux oublier tout ce que je t’ai écrit la semaine dernière. Je
croyais que c’était impossible d’en trouver une plus grosse. Perdu. Je
te jure, je ne peux même pas en faire le tour avec les deux mains.
C’est énorme. J’ai oublié son prénom, tu sais, les soirées étudiantes,
ici, sont démentes. Quel dommage que tu aies raté ton bac ! Enfin, l’an
prochain, c’est sûr, tu me rejoindras.
Quelle
ambiance, tu sais, maintenant, je ne recrache plus, personne ne fait ça
ici. Souvent, j’ai le ventre plein avant d'avoir même approché le
buffet. C’est génial. Il est loin le temps où le petit prof d’éco nous
laissait tripoter ses petites affaires en cachette de Mère
Marie-Françoise. Est-il encore là cette année ?
Je
vais te laisser, je dois justement encore écrire à Mère
Marie-Françoise. Mon bureau est dans une pagaille incroyable.
Heureusement, j’ai déjà préparé toutes les enveloppes. Je posterai tout
cela avant la fête de ce soir. Il y aura plein de nouveaux. Tous les
garçons veulent essayer la “Petite Française”. La “Petite Française”,
tu t’en doutes, c’est moi.
Je te bisouille partout comme à l’internat,
Aignel.
PS
: Comme tu sembles avoir vu ma mère, peux-tu me dire si elle va bien,
j’attends toujours sa réponse à la lettre que je lui ai envoyée en même
temps qu’à toi.
FEUILLE DE ROUTE (Joye)
[ma traduction libre depuis Wikipedia]
La US-69 en
Iowa... À Lamoni, US-69 se
retourne vers l’Est. À l’ouest de Léon,
elle se fond avec la SH-2. Au
centre intime de Léon, elle repart vers le Nord, lorsque la SH-2
tourne sa tête langoureusement vers l’Est. À l’est du lac
Ahquahbi, près des ombres d'un jardin publique, la US-69 se rejoint avec la
US-65, et les deux, l’une collée sur l’autre, s’emportent encore plus haut, plus
loin. À Ames, la US-69 se
cambre, d’abord vers sa gauche et encore, vigoureusement, vers sa droite et
puis continue encore vers le haut. À l’est de Clarion,
elle se blottit brièvement contre la SH-3. Les deux se
séparent, la SH-3 se retourne vers l’Est, mais la 69 continue à monter plus
haut. Près de Garner, la
US-69 se permet un petit détournement avec la US-18, toute jeune, mais bientôt, la 69 rompt pour encore
monter vers le haut, s’insinuant vers Forest City où elle se lie à la SH-9 et
lovées, les deux font encore un bout de chemin ensemble. Et juste quand elle
ne peut plus, la SH-9 s’écarte. Maintenant,
en-dessous d’Emmons, la US-69 enfourche insatiablement la frontière du
Minnesota.

