AUTOMNE, Automne !! Oh Bel automne ! (KatyL)

J’entends marcher dehors, tout est clos. Il est tard ; Ma lampe seule veille, je dormais, je rêvais que j’étais dans un jardin magique couchée dans l’herbe fraîche.

Tout à coup je suis réveillée par un bruit qui me fait sortir de ma torpeur.
Je me lève, je ne vais pas paniquer, je suis seule, toute ma petite famille est partie ce soir à un anniversaire, et comme j’étais mal en point je suis restée ici au chaud.
Je vérifie que tout est bien fermé, volets et portes, j’entends des pas rqui se rapprochent je vais chercher mes téléphones, le portable et le fixe sans fil.
J’allume partout pour me donner une contenance, et j’appelle mon voisin d’en face, il est presque 1h de matin ! Mais j’ai peur, autour de chez moi dans le jardin il y a des graviers et c’est ce bruit de pas sur les graviers qui est repérable.
Le téléphone sonne chez le voisin mais personne ne répond ! Zut ! Ils sont partis aussi en week-end, je vais tenter de téléphoner à une amie policière qui fait des arts martiaux et qui demeure à quelques kilomètres.
Au moment où la sonnerie retentit chez elle, la lumière s’éteint partout chez moi, mon téléphone fixe aussi reste muet, me reste la veilleuse à piles et le portable.
Je vais donc dans mon tiroir chercher une bougie que j’allume aussitôt car j’ai peur du noir, on ne sait jamais si ma veilleuse s’éteignait aussi.

Je pense, ça y est je suis prise au piège ! Des rôdeurs vont essayer de rentrer chez moi, je suis seule, ils le savent ils ont dû guetter le va–et–vient chez nous, et ils ne voient aucune voiture, et pour cause, mon fils aîné a pris la sienne et mon deuxième fils a pris la mienne ! Que faire ? Ne pas paniquer, mon amie ne répond pas non plus, c’est une noctambule elle doit être en train de danser et les bruits couvrent la sonnerie, je tente autre chose la police, cette fois j’appelle la police tant pis si je les dérange pour rien, je branche le portable sur la recharge pour ne pas qu’il s’arrête, surtout qu’il ne s’arrête pas, pour que je reste en relation.
Cette fois quelqu’un me répond, j’explique que des gens sont dans mon jardin que les pas sont précis et que maintenant j’entends des voix et du bruit, je m’affole, le flic demande mon identité et mon adresse, il reste avec moi pour me parler et me faire demander ce qui se passe… et en même temps il lance l’alerte :
-« nous serons chez vous dans 10 mn, ça va aller ? Ok! En attendant parlez-moi, dites-moi votre grille est-elle ouverte que les policiers puissent entrer ?»
-« oui car mes enfants sont à un anniversaire et ils rentreront dans la nuit, d’ailleurs les personnes qui se sont introduites s’en sont aperçues car d’habitude il y a deux voitures dans le jardin et la grille est fermée à double tour »
Au moment où je finissais ma phrase un grand bruit se fît entendre la porte du garage en dessous venait de s’ouvrir à grands fracas ! Mon sang se glace, je lui explique qu’ils ont coupé la lumière et par le fait le téléphone fixe.
Il est en relation avec l’équipe d’intervention et leur explique la situation, ils me demandent de décrire la maison et l’accès au jardin, ce que je fais péniblement car les bruits redoublent au rez-de-chaussée.
-« j’ai peur j’ai peur dis-je ! »
-« surtout ne bougez pas ne faites aucun bruit ne montrez pas que vous êtes là, ils doivent ignorer votre présence »
-« oui mais pourquoi ont-ils coupé la lumière ? »
-« pour couper toute alarme sans doute et agir dans le noir avec des lampes de poche être moins visibles de l’extérieur »
Je ne suis pas rassurée du tout, j’entends comme des meubles qui seraient traînés, une chaise qui tombe, des bruits, je décris tout au policier qui lui, transmet toujours aux autres qui sont en route…

-« je vous en supplie faites vite j’ai peur qu’ils montent à mon étage, je tremble, je pleure presque, je suis en nage, je me mets derrière mon lit, cachette bien inutile si ces personnes décident de monter ici »
-« non c’est bien dit le policier qui me parle restez là, mes collègues arrivent chez vous, ça y est ils sont devant votre porte, ne bougez pas restez avec moi en relation »
-« oui, oui »
Les policiers ont fait des bruits dehors je perçois des pas qui courent sur le gravier une porte qui claque, et une sommation :
-« police ne bougez pas restez tranquilles, avancez doucement les mains en l’air !! »

Je respire à nouveau j’entends tout et j’attends sans bouger le dénouement.
Puis j’entends des voix se rapprocher et j’en reconnais une parmi toutes, celle de mon fils ainé
Mince alors il est de retour, je sors de ma cachette et je vais à la fenêtre, je vois mon fils mains en l’air mis en joue par la police, mon téléphone portable à la main je dis :
-« stop arrêtez tout c’est mon fils ! Mais que s’est-il passé ? »
Tout le monde rentre chez moi, les policiers, mon fils aussi accompagné d’un copain à lui que je connais bien, ils ont l’air un peu éméchés, j’attends des explications.
En fait, au cours de la soirée anniversaire alors que la soirée se passait bien , mon fils était en plein repas , au dessert , lorsque son portable a sonné, le copain en question qui est avec lui en bas de chez moi, est tombé en panne sur la route il a téléphoné à mon fils pour lui dire où il était et qu’il fallait le remorquer jusque chez lui, sachant que mon aîné est mécanicien, cela lui a paru naturel malgré l’heure tardive.
Mon fils y est allé, a pris son copain en voiture mais n’a pas pu remorquer celui-ci car non seulement il n’avait pas ce qu’il fallait sur lui, mais il était en costume, et surtout il avait un peu bu 2 verres de champagne et du vin en mangeant, il est donc revenu ici pour charger sa voiture du matériel en vue de dépanner le copain le lendemain matin.
Ils sont donc entrés par le garage , et sont tombés sur une caisse à outils mal rangée, le copain est tombé sur la caisse, en tombant il a heurté avec sa main le compteur électrique et se sont donc retrouvés dans le noir en bas, ils sont donc allés à tâtons pour trouver la porte d’accès à son appartement où il demeure (au rez-de-chaussée de ma maison) en cherchant la porte il est tombé sur un petit meuble entreposé là, qu’il a fait tomber.
Sachant que j’étais là et que j’allais avoir peur, et être réveillée, il a donc essayé de me m'appeler sur mes deux téléphones, le fixe ne fonctionnait pas et le portable était occupé, très occupé.
Il a enfin trouvé la porte, et s’apprêtait à m’avertir lorsque la police est arrivée.
Il a pu rétablir la lumière, montrer ses papiers, j’ai confirmé l’identité, je les ai plutôt sermonnés, et la police est repartie en ayant fait un procès-verbal de ce qui s’est passé ! J’ai eu la peur de ma vie !
Le copain de mon fils s’est confondu en excuses et nous a offert le restaurant la semaine suivante, surtout pour remercier Frédéric du dépannage et de la peur qu’il nous avait involontairement occasionnée.
Rêve ou réalité ?
Je dormais profondément sur un canapé rouge au pied de mon lit à baldaquin blanc, enroulée dans des draps de dentelles.
Ma fenêtre grande ouverte, donnant sur le jardin, c’était l’été, et il faisait si chaud la nuit.

Brusquement je fus réveillée par un bruissement d’aile qui vint frôler ma joue, je regardai autour de moi et je vis une pie qui était couchée au pied de mon lit et semblait étourdie par son atterrissage les ailes prises dans le tissu.
Elle semblait fatiguée, et elle baissait sa petite tête vers le sol.

Je lui parlai comme s’il s’agissait d’une personne.
-« bonjour jolie pie, tu viens me rendre visite, ne t’inquiète pas je suis l’amie des oiseaux, repose toi un peu et je t’aiderai à repartir, je vais aller te chercher un peu d’eau »
Je revins rapidement, elle but quelques gorgées et me regarda d’un air apaisé, elle s’endormit un peu dans mes rubans, je ne bougeai pas pour ne pas la réveiller, je restai près d’elle comme on veille un enfant.
Puis elle s’étira et sembla me dire :
- « j’aimerais repartir, si veux-tu bien m’aider ?»
Je la pris dans mes bras elle se laissa faire, je me penchai à mon balcon pour l’aider dans son vol, mais elle semblait tétanisée et rien ne se produisit.
Elle me regarda d’un regard étrange comme si elle avait un message à me délivrer du genre :-« aide moi fais quelque chose s’il-te-plaît»
Je retournai au balcon mais cette fois je montai sur une chaise pour lui donner encore plus d’aisance, elle me caressa la joue et prit son envol avec une grâce infinie, elle passa plusieurs fois devant moi comme pour me saluer.
J’étais si heureuse d’avoir aidé cet oiseau.
Je m’apprêtai en hâte à sortir pour aller voir mon ami l’oiselier qui demeurait non loin de chez moi et lui raconter cette aventure.
Il m’écouta avec beaucoup d’attention et à la fin de mon récit me dit :
-« cette pie n’est pas venue chez toi par hasard, elle est arrivée à la fin d’un cycle, elle part en messagère du ciel vers une destination connue d’elle seule, moi je sais où et pourquoi car je comprends leur langage » !
Je m’exclamai :-« mais dis-moi tout ! Je veux tout savoir ! »
-« En fait elles sont les gardiennes de l’entrée du paradis pour tous les oiseaux qui meurent, elles les accompagnent jusqu’aux jardins de couleurs un peu comme ceux que tu peins.

Toi qui es artiste peintre tu as développé une sensibilité proche de la leur et tu voles par-dessus les nuages si souvent dans ta vie, tu nourris tous les oiseaux qui passent en ton jardin depuis toujours, tu es donc leur amie, cette pie devait porter un nom gravé sur son aile, as-tu eu le temps de lire son nom ? »
-« oui en effet je n’ai rien compris à ce nom mais sur son aile était gravé le nom de « LAUDT ».
-« Laudt est son nom alors me dit-il »
Je rentrai chez moi tout légère et aérienne cette découverte m’enchantait je pensai il me raconte une histoire mais c’est si joli, en même temps j’étais perplexe car j’avais bien vu ce nom gravé, qu’est-ce que cela signifiait ? »
Le soir encore je pensais si fort à elle je l’appelais de mes vœux pour quelle me rende à nouveau visite, si elle le voulait.
Un instant entre rêve et réalité je fus emportée par des oiseaux dans un endroit inconnu de moi ; Là, des centaines de pies étaient posées sur des lits moelleux et elles semblaient en léthargie mais vivantes, elles avaient toutes un nom gravé par ordre alphabétique sous leurs petits nids.
Je cherchais à « L »pour trouver LAUDT et en effet je la trouvai, je la reconnu de suite, son regard limpide entra jusque mon âme.
Elle me dit :
-« bonjour tu es venue , je t’ai envoyé chercher car je voulais te dire merci et t’expliquer pourquoi j’étais venue chez toi, je suis l’oiseau de ton ange gardien, et en même temps tu vois que notre espèce a un travail à accomplir ici au paradis, nous sommes chargés d’accueillir tous les oiseaux qui quittent la terre, mais toi, lorsque tu mourras et que tu quitteras la terre, j’enverrai les oiseaux te chercher pour que tu sois plus sereine, car tu nous a nourris toute ta vie, ainsi nous rendrons ton parcours au paradis plus léger, il sera enchanté par nos chants ; Et lorsque tu vas te réveiller
Tu ne sauras plus très bien si c’était un rêve ou la réalité, mais je te le dis, ceci est la réalité et arrivera »

IL n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous
C’est en tout cas souvent le cas,
Je pourrais parler de ces rencontres qui paraissent fortuites et qui en fait sont le savant mélange de vies, de chemins qui se croisent au juste moment, pile où il le fallait quand il le fallait…Je pourrais parler de ces naissances qui arrivent juste au moment où quelqu’un meurt, de cet amour qui naît et fleurit au moment où l’autre s’éteint, de cette main qui se tend lorsque tout vous lâche…ce n’est pas un hasard.
Comme à l’inverse ces maladies qui semblent nous tomber dessus ; Mais que ce soit les épidémies elles sont liées à nos modes de vie et non au hasard, que ce soit nos maladies personnelles elles sont souvent liées à l’hérédité ou à notre manière de nous nourrir de bouger de respirer, ou liées à nos habitudes gourmandes et excessives ou à l’inverse pour les plus pauvres au manque de tout.
Est-ce le fruit du hasard ou bien au découlement des choses accumulées ?
Mais parlons plutôt des rendez-vous de l’Homme avec son histoire, serait-ce encore le fruit du hasard ? Non ! Si nous nous référons aux siècles passés, que ce soit les guerres, les périodes de paix, de famine, les périodes d’or de renaissance de restauration, elles ne doivent rien au hasard, soit : nous avons (l’Homme) laissé à la tête de nos nations des hommes capables ou bien incapables et guerriers qui nous ont menés à la faillite, soit nous avons eu parfois un sursaut de bon sens historique avec des périodes plus fastes et plus heureuses celles qui en général suivaient les précédentes dévastatrices, mais que ce soit la révolution qui est le fruit de longues privations et souffrances pour les peuples ou d’autres périodes , tout était prévisible. Alors qu’est-ce qui empêche l’Homme de se servir de ces références pour essayer d’aller vers un bonheur, une vie construite de bien-être pour l’ensemble de l’humanité, qu’est-ce qui empêche l’homme de tirer les leçons de ce vécu pour enfin vivre mieux ?
Rien

Nous pouvons tout changer, pas de hasard là-dedans, juste une volonté féroce, laisser soit disant le « hasard » faire les choses à notre place c’est laisser la main mise à quelques-uns sur nos vies et nos destins, nous sommes les guides de nos existences.
A l’échelle de l’Humanité c’est l’union de pensées et de bonnes volontés qui feront toute la différence.
Pour la science c’est identique pas de hasard l’Homme cherche dans telle direction pour le bien de tous, ou va dans une direction dangereuse pour ceux à venir, nous le savons tous, nous laissons faire sans mesurer les conséquences (après nous la tempête !!) Mais nous avons le choix d’agir de refuser de peser le pour et le contre pour le bien de l’ensemble et surtout mettre des freins et des garde-fous.
Avec la nature nous avons puisé dans nos ressources à tout-va, mais qui ne sait pas que puiser dans un fleuve pour donner une grande partie de son débit à une ville comme Las Végas qui sert à alimenter des casinos des fontaines et autres jaillissements d’eau qui s’évaporent pour le plaisir de quelques-uns, et qui privent les indiens de leur ressources minimales après leur avoir volé leurs terres, pas de hasard là-dedans tout est voulu par les plus forts et nous laissons faire, idem pour le réchauffement climatique avec toutes les conséquences et bouleversements pour les futures générations, les débordements, la fonte des glaciers , la montée des eaux..etc
Et, le pétrole cette ressource épuisée ou presque nous savons que c’est la fin, pourquoi nous ne nous tournons pas en urgence vers d’autres ressources, le hasard n’y est encore pour rien c’est nous ! Ce sont nos choix !
Alors je pourrais si je voulais en faire des pages et vous lasser très vite.
Aussi pour nous dans notre quotidien ce qui nous arrive est-il le fruit du hasard ??
Est-ce nous au contraire NOUS qui dirigeons notre vie avec telles personnes et tel environnement, tels loisirs, tel amour, tel chemin, ou bien laissons- nous M Hasard le faire pour nous ? Non ! Car tous nos actes, toutes nos paroles, tous nos liens avec autrui ont une conséquence directe pour nous et nous le savons bien, en fait nous dirigeons nos vies quel qu’en soit le départ à la naissance, la chance, l’argent, le milieu social dans lequel nous évoluons.
Bien entendu que la chance aide, mais la chance tendons lui la main sachons la reconnaître, ouvrons lui la porte, pas besoin de mille et de cent pour être heureux, créons nous notre univers entourés d’amis fidèles, aimons beaucoup, aimons à la folie nos enfants notre conjoint et nous-même, aimons notre nature, faisons quelque chose de responsable et d’engagé dans la société, votons utile et réfléchi, mangeons sain, marchons en respirant à plein poumons , émerveillons nous de la vie, ne gaspillons pas nos forces et notre vie si précieuse…pas de hasard le fruit de volonté personnelle.( rien d’ennuyeux à mener bien sa vie après réflexion)
Il reste bien sûr que pour tout cela il faut la santé et là nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, certaines maladies se développent chez certains et pas chez d’autres pourquoi ? Je ne sais pas y répondre, mais les chercheurs tentent à démontrer avec l’A.D.N. que ce ne serait pas un hasard, que tout est inscrit dans nos gènes. Mais ce que je vois en tout cas c’est la réaction de certaines personnes face à ces maladies, cette force ce combat admirable cette volonté de se battre pour essayer de décrocher un bout de vie de bonheur et là encore pas de hasard un choix personnel.
Pourquoi le mot hasard existe-t-il alors ?
Ce mot a été inventé par l’homme pour se dédouaner de ses responsabilités comme pour le jeu « Jeu de hasard » ou la rencontre hasardeuse, imprévisible !!
Pour tout ce qui se fait et qui arrive sans calcul sans prévision possible, sans part aucune de responsabilité sans volonté de choix (cela fait peu de chose)
Et nous tous, Ce n’est pas par hasard que nous nous écrivons.
Nous avons tous en commun un besoin de communiquer un ressenti, de faire partager nos idées et idéaux.
Le premier métier : de tous je voulais être enchanteresse, passer mon temps à enchanter les gens, les voir heureux, les voir sourire, et les entendre dire : « pourvu que notre enchanteresse passe ce jour pour que je me sente mieux »

Le deuxième métier : était fabriquer des boites (et des objets) à bisous, genre enveloppes avec envoi des bisous tout frais, boites avec tous les bisous que l’on a entreposés en attendant de les donner, oreiller avec des bisous rêvés imprimés, rubans avec des bisous dans les cheveux….

Le troisième métier : Enfileuse de colliers de rêves, car les beaux rêves s’en vont aussi vite qu’ils sont arrivés, alors en les enfilant à un fil d’or, et en les gardant accrochés nous pourrions aller les rechercher si un cauchemar se profilait et en accrochant au-dessus de notre lit un rêve gardé nous pourrions le revivre

Le quatrième métier : Peinteresse de merveilles,en fait je voulais peindre toutes les fleurs et les merveilles du monde pour les offrir aux regards de ceux qui les ignorent ou qui demeurent trop loin ou qui n’ont pas accès au jardin du savoir.

Le cinquième métier : faiseuse d’étoiles,car les nuits noires sont trop tristes et dangereuses, les nuits étoilées sont toujours un bonheur quel que soit l’endroit de la terre où on les aperçoit, j’en mettrais des millions partout, plus besoin de laisser des lumières sur terre la nuit, les étoiles éclaireraient le monde.

J’espère vous avoir enchanté ce soir, je vous envoie à tous des boites remplies de bisous collectionnés parmi les meilleurs pour vous, j’accroche sur les murs de votre vie les tableaux de merveilles de fleurs avec l’esprit d’ouvrir encore vos regards déjà ébahis à la beauté du jardin fleuri de la terre, et, j’enfile vos colliers de rêves les plus beaux depuis votre naissance pour les suspendre au-dessus de vos chères têtes, afin de peupler vos nuits étoilées.

Il avait tout préparé, les fleurs en bouquet, les petits coussins, le pique-nique pour le déjeuner du midi, il était venu me chercher en barque, une barque faite par lui et son père.
J’habitais sur le lac de l’autre côté de chez lui,
J’étais de « l’autre rive ».
Je peignais le dimanche lorsque le soleil était au rendez-vous sur les bords du lac, et c’est là qu’il m’avait vue, mes cheveux blonds attachés à la sauvageonne en chignon, ma longue robe romantique en tissu de percale parsemé de roses, mes ballerines assorties, et mon tablier pour protéger ma tenue des taches de peinture.
J’étais bien, le soleil pas trop fort, l’eau tranquille et frémissante les oiseaux de passage qui égayaient l’après-midi .Mon tableau était déjà bien avancé lorsque j’avais senti dans mon dos une présence, je m’étais retournée en souriant et je l’avais vu, LUI ! Mon cœur avait chaviré, il était en maillot genre « marcel », les épaules dégagées, de superbes épaules ! J’adore les épaules robustes, on se sent de suite protégée d’emblée on a envie de se réfugier dedans…je m’étais sentie rougir, et je bégayai bêtement :
- « Bonjour, ma peinture vous plait-elle ? »
-« Bien-sûr elle me plait beaucoup, je suis émerveillé par ce que vous faites, ce n’est pas la première fois que je vous regarde peindre, mais aujourd‘hui avec cette lumière dans vos cheveux, j’ai eu envie de voir au plus près, je ne vous dérange pas j’espère ? »
Et il passa le reste de l’après-midi à me regarder peindre sans oser m’interrompre.
Au moment de plier ma table et mon chevalet, je m’aperçus qu’il avait déposé un bouquet de fleurs sur la boite de peinture et je ne l’avais pas vu les cueillir, je le remerciai du fond du cœur, il m’accompagna jusque notre demeure où je vivais encore avec mes parents, tout le long du trajet il me parla de lui, me posa mille questions sur moi, il souhaitait me revoir.
Nous nous revîmes chaque dimanche de cet été, il me fit ardemment la cour, je le fis un peu attendre malgré mon envie d’être serrée dans ses bras jusqu’au dernier dimanche d’août, où cette fois je le laissai m’embrasser…..
Il vint demander à mes parents la permission de m’emmener pique-niquer en prétendant être le meilleur rameur du lac, que je serais tranquille et qu’il préparerait tout ! Mes parents ravis donnèrent leur accord car Germain leur plaisait beaucoup, son sérieux était connu de tous, sa gentillesse, son beau sourire, son regard franc, et pour moi sa beauté intérieure (et ses épaules de rameur)../….

Un tableau avec une femme pensive qui regarde le tableau qu’elle vient de finir. Elle se dit : « ai-je réussi ce bouquet ? Car dans cette peinture se trouve la tendresse du monde, sa légèreté, sa beauté ». Elle désire dédier ce bouquet à la féminité et à la douceur, au rêve et à l’amour. Dans ce vase en porcelaine fine, posé sur un guéridon, cette fleur rose de confusion d’être ainsi le centre de l’intérêt exhale un parfum suave et entêtant.
L’artiste est pensive car elle a cueilli le matin même cet hibiscus encore ravi de se trouver avec toutes ses amies épanouies sur un arbre haut et fier, cette main de femme est venue la priver de sa vie sur la branche pour s’accaparer sa couleur, sa texture et sa beauté.
Demain, dans quelques jours elle ne sera plus que le reflet d’elle-même, déjà vieille ! Plus personne ne la regardera avec des yeux de désir. Ronsard avait raison ! C’est pour cela qu’elle a eu la chance de croiser le chemin de cette artiste peintre, car désormais elle est en vie pour longtemps, plus longtemps qu’elle n’aurait vécu sur sa branche.
Qui a cueilli l’autre ? Est-ce la fleur qui s’est penchée maline sachant qu’une main viendrait la cueillir pour l’immortaliser à tout jamais ? Qui a voulu cette éternité ? La fleur pardi !


-« Cette valise contient toute mon enfance dit EVA »
Je me suis toujours demandé pourquoi elle gardait cette valise dans son grenier et surtout ce qu’elle pouvait contenir ?
Elle s’assied et me répond les larmes aux yeux.
Tu vois un soir c’était le 25 novembre la Ste Catherine, ma sœur et moi sommes rentrées de l’école, elle avait préparé nos goûters dit Eva (ce qui était rare) rien pas un mot ! Nous avons mangé cette collation en silence et fait nos devoirs sagement, puis le temps passait….et elle ne rentrait pas !! Notre père s’impatientait en lisant son journal il était 19h et il venait de rentrer de son travail , habitué à la trouver affairée avec nous à cette heure, il nous envoya la chercher dans les magasins pensant qu’elle était partie en courses avec la plus petite ( qui avait 3 ans et demi) et que son sac devait être trop lourd. ( Eva pensait en secret qu’elle était partie pour lui acheter un cadeau pour sa fête , car ce moment avait été oublié par tous, et dans sa petite tête elle ne pouvait que se dire cela, elle devait sans doute lui chercher un cadeau ? )
Elles sont parties sa sœur et elle, elles ont visité les commerçants du quartier, mais elles sont rentrées bredouille !! Rien ! Elle n’était nulle part.
Eva eut l’idée d’ouvrir les armoires car depuis des mois et des mois son père et elle se disputait beaucoup et elle avait menacé souvent de partir, Eva avait tout fait pour la retenir jusqu’ici, mais là, elle avait un doute …et, en ouvrant le placard des manteaux il manquait en effet tous les siens, ses chaussures, ses sacs !! Elle alla dans l’autre armoire et là toutes les affaires personnelles avaient disparu et laissaient la place au vide !! Le malaise s’empara d’Eva elle se sentit vaciller sur ses petites jambes de gamine de 12 ans !! Elle ne devait pas craquer c’était elle l’aînée de cette fratrie de 4 enfants !
Son père était enragé il avait compris qu’elle était partie avec les deux plus jeunes enfants.
Il chercha dans le bureau un mot qu’il trouva bien en évidence :
« J’ai pris les valises et mes affaires personnelles je ne rentrerai pas, j’ai avec moi Maude et Xavier est en convalescence chez une amie je le récupère en passant, et je pars pour ne plus revenir, je ne peux pas prendre les filles avec moi, garde-les, je donnerai de mes nouvelles plus tard » signé D……………….
Eva s’est écroulée ! Elle hurlait : « quoi elle ne voulait pas d’elle et de sa sœur !! Mais ce père avec qui elle les laissait elle le connaissait à peine, il ne s’occupait de rien et surtout pas de la maison, il ne savait pas faire à manger, il n’avait pas beaucoup de contacts réels avec lui !! IL était responsable du départ de leur mère ! On ne peut pas rester avec lui !! C’est IMPOSSIBLE !!! Elle va revenir nous chercher elle ne peut pas nous jeter ainsi !
Pour sa petite sœur et son frère elle avait l’habitude de s’en occuper, de jouer avec eux de leur raconter des histoires le soir, elle ne voulait pas en être séparée du tout !! Elle était leur seconde mère !! C’était quoi ce cirque ??? Et rien à manger en plus !!
Leur père n’en avait cure ! Il les traîna à la gendarmerie pour porter plainte comme cela se faisait à l’époque contre elle, il la chargea de tous les maux, les gendarmes avisés tentaient de le calmer et dirent : » est-ce que ces gosses ont mangé ? –non » ! Ils allèrent chercher une pomme pour chacune d’elles, elles avaient faim mais les morceaux avaient du mal à passer, elles pleuraient à chaudes larmes serrées l’une contre l’autre, perdues ! Elles rentrèrent dans cette maison sans vie, et commença une longue et lente agonie…. Eva ne savait pas faire cuire un œuf, ni rien, elle dût apprendre pour elle et sa sœur car leur père ne faisait rien et il était encore plus absent qu’auparavant. Eva dût coudre les boutons et cirer les chaussures, s’occuper du chien, du père, du ménage… et faire ses devoirs aussi.
Tous les jours elle pleurait !! Elle avait préparé une valise pour elle et sa sœur la dernière qui était restée dans la maison, et avait mis dedans les choses auxquelles elles tenaient et quelques pauvres vêtements, la valise toujours prête derrière la porte car Eva pensait que sa mère viendrait les chercher en douce un jeudi ou un jour où leur père serait absent mais elle se rendit compte que le mois de décembre était presque fini et qu’elles n’avaient eu AUCUNE nouvelle de leur mère.
Et l’anniversaire d’Eva était passé sans que personne n’y pense !!
Elle avait beaucoup maigri sa sœur aussi, elle ne dormait plus beaucoup, elle pleurait tous les jours ! Tous les jours !
La veille de Noël coup de téléphone à la maison, la tante (sœur de leur mère) demandait si elles voulaient venir chez elle pour le lendemain de Noël de manière à revoir leur mère ? Leur père donna son accord sous conditions, il fallait qu’Eva dise où était sa mère qu’elle cherche la vraie adresse et son père irait la flinguer !!! Rien de moins ! Eva dit oui mais sachant bien qu’elle n’en ferait rien et qu’au contraire elle préviendrait sa mère du danger, elle se disait si je lui dis NON il va refuser la visite.
Elle voulut prendre la valise prête depuis des semaines cachée dans sa chambre derrière la porte, mais leur père s’y refusa, et Eva se dit ! « Tant pis ! Elle nous rachètera tout, on y va comme ça, elle va nous récupérer c’est sûr !! Elle nous aime, elle est notre Dieu notre idole elle sait combien nous l’aimons nous. »
La tante avait négocié âprement les conditions, déposer Eva et sa sœur au pied de l’immeuble, et surtout que le père ne monte pas ! La gendarmerie était prévenue et l’oncle veillait !! Il ne se risqua pas et les laissa avec les consignes répétées !!
Eva eut du mal à embrasser sa mère comme avant quelque chose ne passait pas, elle se précipita sur sa petite sœur et son frère et les serra très fort, les couvrit de baisers, et de questions.
Elle prévint sa mère et sa tante du danger et des consignes du père, le Noël fut triste et sans cadeaux, mais ils étaient à nouveau réunis pour quelques jours ! La tante avait des pyjamas et de quoi vêtir les enfants car il y avait aussi chez eux 4 enfants cousins et cousines de tous les âges…
Eva tenta tous les jours d’expliquer à sa mère qu’il n’était pas possible de les laisser avec lui, qu’il ne faisait rien, qu’il était toujours absent et qu’elles avaient très peu d’argent pour acheter à manger, qu’elles pleuraient tout le temps, qu’elle ne voulaient pas vivre ainsi sans leur mère et sans ses frères et sœurs. Elle dit :
« -maman je t’en supplie prends-nous dans ta valise ! On se fera toutes petites, ne nous laisse pas avec lui, emmène-nous, je t’aiderai pour tout, je sais cuisiner un peu maintenant et tu m’apprendras le reste, on ne demandera pas de jouets et de cadeaux on veut juste être avec toi, ne nous laisse pas »
-« Je ne sais pas dit leur mère, je n’ai pas de place pour vous, j’attends le jugement et le droit de garder les petits, je pars en Afrique vous le savez !! L’homme avec qui je pars a bien laissé ses deux enfants, on ne peut pas en avoir 6 avec nous vous 4 et ses 2 à lui !! »
-« Mais dit Eva eux ils ont leur mère eux ! Et ne veulent pas aller avec leur père, je leur en ai parlé (C’était les voisins d’avant) ils ne veulent pas quitter la France, nous si, tu en aurais 4 c’est tout nous 4 !! »
Elle se battit comme une lionne pour rester avec leur mère s’accrochant à son cou, à ses yeux, à ses mains, leur tante en était malade…Mais quelques jours plus tard le père était en bas et venait les chercher, elles repartirent toutes deux le cœur encore plus déchiré…elles retrouvèrent l’appartement funeste celui du malheur ! Et s’accrochèrent à l’espoir du jugement, un juge ne pouvait pas séparer une mère et ses enfants ! Le temps passa, le père échafaudait des plans pour accuser leur mère, pour la salir, il refusait que les gosses aillent en Afrique chez les zoulous disait-il !
Le juge suivit car à cette époque aller vivre en Afrique était considéré dangereux pour des enfants !! Et les dires du père qui seul avait un avocat firent le reste ! Quelques temps plus tard Eva vit revenir son frère et sa petite sœur et dut cette fois se rendre à l’évidence ils seraient seuls tous les 4 avec ce père ! Et elle devrait faire la maman, les courses le ménage, les devoirs, la cuisine. /…

La valise ne fut jamais vidée de son contenu, Eva en interdisait l’accès à quiconque farouchement,

Elle la traîna avec elle des années et un jour la rangea dans un grenier.
Je compris mieux cette amie, je l’embrassai ……………………………

Toute petite je regardais plus
Les papillons que les chiffres sauf à Noël j’avais appris à compter les jours jusqu’au soir De NOEL
Et j’avais une boite à chiffres et un boulier, c’était bien pour apprendre à compter.

Plus tard adolescente je savais mes tables de multiplications par cœur, et j’avais peint un abécédaire en bois, je savais compter les heures, le temps qui passe pour retrouver mes amies, je savais gérer un budget et faire les courses, compter ma monnaie, faire les achats utiles pour les repas …

Maintenant comme femme, je jongle avec les statistiques dans mon travail, je gère ma vie, je calcule tout pour faire au mieux …Mais les chiffres je n’aime pas , j’aime écrire , peindre, faire de poèmes, de la cuisine et des grandes randonnées dans la nature.. J’aime créer en couture, faire des nounours et poupées et raconter des histoires aux enfants, j’adore chanter et danser…..
Celui qui trouvera le chiffre du cadenas de mon cœur sera le seul, je ne compterai pas il sera unique
Nous ne ferons qu’un pour les décisions et pour regarder vers l’avenir, tout en étant deux personnalités différentes et distinctes , nous aurons trois enfants ou plus, et nous diviserons mes tâches, nous multiplierons les efforts , nous essaierons de nous soustraire aux mauvaises ondes et aux gens négatifs, nous additionnerons notre amour et nos rêves