Suivant la casquette qui couvrira votre
chef en ce 1er janvier 2011, le nombre 12 aura une définition
différente. Il vous plongera dans l’embarras, vous ravira, vous décevra
peut-être. Des rires, des pleurs pour ce chiffre définit tout simplement comme
étant le résultat de onze plus un ou dix plus deux ou deux fois six ou trois
fois quatre. J’arrête.
Ce sera aussi suivant votre humeur. Également
suivant vos ancêtres.
Les douze mois de l’année, les douze
heures du jour : universels ou presque.
Des souvenirs d’histoire remonteront
aussi : les douze Césars, la loi des douze tables et plus près de nous,
dans l’échelle du temps, les douze tribus d’Israël.
J’ai failli oublier Hercule et ses douze
travaux. Interrogation écrite, faites m’en la liste. Et on ne triche pas en
appelant à l’aide Gogol.
Et peut-être un 12 que vous avez joué un
jour à la roulette et qui vous a permis de réaliser vos rêves.
Et moi, tout simplement qui habite au 12
de la rue des 12 deniers dans le 12ème arrondissement de …. Devinez.
Venez frapper à ma porte. Je vous offrirais les 12 + 1 desserts de Provence
pour vous souhaiter un bon bout de l’an, comme ils disent ici dans le Sud.
Les
treize desserts,
symboles de Jésus et de ses
douze Apôtres

v la tourte
de blette.
v la fougasse à
la fleur d’oranger de Grasse.
v la pompe
à huile qu’il faut rompre car si on la
coupe, on est ruiné dans l’année.
v la pâte
de coings.
v les tartes aux
noix ou à la confiture.
v le nougat
blanc.
v le nougat
noir.
v les dattes,
avec le O gravé sur son noyau qui rappelle l’exclamation de la Vierge, du
Bon-Joseph ou de l’Enfant-Dieu lorsqu’ils gouttèrent le fruit.
v les fruits
confits : oranges, clémentines, melon
ou les pâtes de fruits.
v les fruits
secs, symboles des quatre ordres Mendiants : amandes, les Carmes aux
pieds nus; figues, les franciscains; raisins secs, les Dominicains; noix, les
Augustins. Les gourmands fabriqueront le «nougat de Capucin» en glissant une
noix dans une figue sèche.
v les mandarines et
les oranges dont
on fabrique avec les peaux des veilleuses que l’on place dans la crèche et qui
dégagent une odeur agréable, emplie des souvenirs des Noël précédents. On
trouvera aussi les pommes, les poires, et surtout les raisins de Saint-Jeannet
mis à conserver avec la cire sur les «pecoul» (le pédoncule) depuis le mois de
septembre.
v les poires
au vin cuit.
v Les
desserts sont bien sûr arrosés avec le vin cuit dans lequel on trempera la
fougassette, et avec les liqueurs faites à la maison comme l’eau de vie tirée
du reste des vendanges.