Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 581
Derniers commentaires
Archives
21 juin 2008

LE BOULIMIQUE DU ZODIAQUE (Joe Krapov)

 

Le lion a pris le crayon jaune pour colorier les brandebourgs de son dompteur, le soleil sur la tête de l’Etat Louis XIV et des reflets dorés dans le pelage doux de la lionne qu’il aime ; ensuite il a remis le crayon dans la trousse.

 

La vierge a pris le crayon gris pour compter les dépenses du mois, écrire la légende sous les photos de l’album, décrire le contenu des pots de confiture, les stocks dans le garage et les résultats des sondages ; ensuite elle a remis le crayon dans la trousse car la vierge aime l’ordre, juste, injuste, peu importe, ce qui compte c’est le geste auguste du ranger rangeur.

 

La balance a tracé avec le crayon noir toutes les graduations qui lui permettront de peser entre le bien et le mal, le juste et l’injuste, le sage et le fou. Elle a affublé Athéna de lunettes noires de chez Dior – la justice est aveugle – et remis le crayon dans la trousse transparente comme un Duralex sed lex..

 

Le scorpion a pris le crayon marron ; il a remué les excréments, il a fouillé dans les bas-fonds, il a tripoté l’âme humaine, psycha-canalisé le stade Bach-anal du psy. Il aurait bien aussi démonté le crayon pour voir si son âme était noire mais c’était l’heure d’aller au sexe et ça, pour le scorpion, c’est plus que primordial.

 

Le sagittaire a dessiné un ciel orange avec un dieu barbu et sage sur un nuage et des centaures un peu partout. Et puis avec le crayon vert il a affublé tout le monde de chapeaux de Robin des bois.

Orange et Vert ont ensuite rejoint leurs dix frères.

 

Le capricorne en bleu roi a barbouillé un ciel de nuit ; il a réservé au pochoir le contour de trois dromadaires et d’une étoile d’or dans le sommet du ciel. Il a remis le crayon bleu dans la pochette et depuis il attend le jour de la galette, de l’encens, de la myrrhe et des cadeaux royaux.

 

Le verseau d’un coup de crayon mauve a donné jour à une fusée qui l’emportera vers demain mais cela n’était qu’une esquisse et il a terminé son œuvre à la palette graphique sur son ordinateur. Les crayons de couleur, pour lui c’est dépassé et le mauve a repris sa place parmi la file des taxis.

 

Les poissons n’ont pas dessiné : perdus dans leur aigue-marine, ils ne voient que du bleu barbeau, de l’outremer ou du vert d’eau et ils deviennent cramoisis si par hasard vient se tremper la cuisse d’une nymphe émue.

 

Le bélier a colorié en rouge le camion des pompiers, en rouge l’étoile du char guerrier, en rouge la Ferrari du bel aventurier, le Bloody-Mary, la groseille, le chemisier de la flambeuse, le coquelicot, l’écrevisse, le cardinal et Andrinople. Il a vite manqué de papier et a remis le crayon rouge dans le chœur aligné de la petite armée.

 

Le taureau qui voulait un crayon sang de bœuf s’est contenté des teintes claires du queue de vache. Il a dessiné dans ces tons une robe avec de jolie taches pour sa compagne la vache qui mâche dans la verte prairie. Puis il est retourné se vautrer paisiblement sur son tas d’or – le taureau thésaurise, c’est bien co®nnu– et s’est remis à dormir sur ses deux oreilles de toréador, celles qu’il a gagnées quand il était vedette de corrida là-bas à Bilbao au pays blanc d’Espagne.

 

Les gémeaux n’ont pas trouvé les sept couleurs de l’arc-en-ciel (rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo, violet) alors ils ont peint au pinceau ce décor digne de leur double ego.

- Je serai le soleil jaune » a dit l’un.

- Je serai la pluie grise » a dit l’autre et ils ont  tellement cru à l’arc-en-ciel de leurs paroles, aux mensonges de leur cinéma qu’ils se sont mis en quête du chaudron d’or qu’on trouve au pied de l’arche magique. Depuis, ils vivent ensemble séparés.


 

 

 

Et c’est donc le cancer, cette nuit, qui s’est relevé, funambule, somnambule et rêveur pour emporter le crayon rose avec lequel il peint la vie, la robe d’Isaure Chassériau et les accessoires kitchs de la poupée Barbie, les pétales des roses du jardin du Thabor, les bouquets de crevettes, le cochon tirelire, les maillots des baigneuses et la chair des Renoir. Et dans son délire qui dure il embraye sur des poèmes, célèbre la fête des fées, célèbre la fête des mères, la fête de l’éphémère et plus rien ne l’arrête sur son chemin d’ivresse verbale, tout tourne en rond autour de lui au point que les couleurs en un bel amas blanc se fondent, s’élancent et vont au ciel faire l’amas de nuages dans lequel il s’endort ; et le rose crayon, guérisseur d’insomnie, source de paradis, ami magique et protecteur du petit crabe nostalgique, il ne le rendra plus.

d_fis1

 

 

 

 

 

 

 

Publicité
21 juin 2008

L'explication (Alexandra)



lundi 18 juin 2008

Je me lève comme d'habitude, le ciel est bleu. La journée se passe, je vais chercher mon fils chez la nounou, il est tout rouge de chaleur. En rentrant, je lui fais prendre son bain et le fait manger, il adore avoir en dessert les pommes potes jaunes. Puis après son repas, il me demande s'il peut dessiner, je lui donne alors ses feutres (il y en a 7 : rouge, noir, jaune, orange, violet, vert, bleu, rose). Ensuite c'est l'heure d'aller au lit, il est 20h30 et il commence à faire noir. De mon côté je regarde la télé et puis à 22h30 le coup de barre, je vais me coucher dans mes draps pourpres. Une fois dans mon lit je me souviens avoir oublié de ranger les feutres, tant pis ils ne s'envoleront pas dans la nuit ils sont sur la petite table marron, je m'endors.



mardi 17 juin 2008

Le réveil vert sonne, il est 7h30, je me lève, prends ma douche et bois mon café noir. Je vais réveiller kilyann, son pyjama blanc est trempé, il a beaucoup transpiré. Je l'habille et le fais déjeuner, il joue avec sa voiture rouge avant l'école. Je l'accompagne jusqu'à sa classe, puis lui fais un bisous et m'en vais pour rentrer, je m'arrête devant ma voiture grise pour vérifier quelque chose puis je remonte. Je commence a ranger les jouets pour faire mon ménage, j'en arrive aux feutres et là, suprise, il manque le feutre rose. Je le cherche partout, où a-t-il bien pu passer ?
Je réfléchis:  les 7 feutres étaient bien présents sur la table dans ma mémoire et je visualise très bien le feutre rose
. Je laisse de côté mes recherches et me dis qu'en nettoyant je remettrai sûrement la main dessus et range les autres couleurs dans la commode ocre.

12h00 : Mon ménage est fini et impossible de remettre la main sur ce satané feutre rose. J'ai retourné la maison de fond en comble et rien à l'horizon, je suis verte de rage, où a-t-il pu passer ? Il ne s'est pas volatilisé tout de même.

18h00 :

La journée est finie je vais chercher kilyann, le soleil illumine de son jaune toute la rue.
Je rentre à la maison, et vérifie ma boite aux lettres : je me suis trompée de clef il me faut celle couleur rouille. Lorsque je m'introduit à l'intérieur de mon appartement, je vois dans le couloir en face de moi le chat jouer avec le fameux feutre rose. J'y comprends plus rien, j'ai passé ma journée à chercher ce feutre sans y parvenir et voilà que lissy le tient entre ses petites pattes blanches et joue. Où a-t-elle bien pu le trouver ? Serait-ce elle qui l'a caché et si oui dans quel endroit l'a t-elle caché ? Toutes ces questions me travaillent mes cellules grises (enfin pour ce qui en reste). C'est alors que kilyann rit aux éclats, il vient de voir lissy prendre le feutre dans sa bouche et le mettre dans la petite ferme orange et ressortir de cette dernière. En récupérant le petit feutre perdu, je m'aperçois avec surprise que beaucoup d'autres objets sont là comme la sucette bleue de kilyann. Je range alors les affaires retrouvées à leurs places, puis referme les portes marron de la petite maison. La prochaine fois qu'il y aura énigme ma première recherche se fera en direction de cette ferme orange. Et ne me dites pas que lorsque vous rangez votre maison, vous cherchez vos affaires perdues dans les jouets de vos chères têtes blondes.


Merci pour ce défi de couleurs, je vois la vie en rose.

21 juin 2008

Comme par magie... - Janeczka

couleur

21 juin 2008

Réunion de chantier (Val)

A vingt trois heures,  le petit maitre d’œuvre, au teint rouge écarlate, décide de commencer le chantier.

- Allons-y, les gars, tous à vos postes, ce soir, nous allons nous mettre au vert !

Le jardinier responsable des pelouses bien vertes, surpris d’avoir entendu son nom, relève la tête. Son collègue aux cheveux bruns, celui qui s’occupe de la terre et des pierres, le suit et tous deux se dirigent vers leur poste de travail.

-  Et, moi, et moi ? demande le peintre décorateur aux yeux bleu clair, que vais-je faire à cette heure ? C’est pas en pleine nuit que je vais pouvoir colorier un ciel bleu azur ?

- Mets des lunettes roses, lui dit le chef ! Tu peindras les volets de la maison en mistral, c’est joli aussi, ça ! Ton frangin, celui qu’était dans la marine, peindra le ciel en foncé!

- Oh, des lunettes roses, ça, j’sais faire, sourit la petite opticienne en tailleur fuchsia.

- Allez, les gars, mangez des oranges ! On a pas toute la nuit pour réaliser le projet, faut profiter qu’il fasse noir pour éviter qu’on soit vus, reprends le maitre d’œuvre.

- Quoi, manger des oranges ? Ne me mangez pas, je vous préviens, clame une ouvrière bien ronde vêtue de couleurs vivres. Mangez plutôt mon voisin, il fait pas net sur lui, le marronné ! 

- Bon, bon, vous disputez pas, ordonne le chef, le rouge aux joues. Tous les deux, vous ferez la façade de la maison, couleur terre, et puis le coucher de soleil un peu orangé. L’électricien, pour une fois, fera la lumière jaune des réverbères  et puis les étoiles dorées!

- Ah, non, s’exclame le petit artisan à la peau jaune. Et pourquoi on ne ferait pas un soleil jaune citron ? Ces fauves me piquent toujours mon travail !

- Parce qu’à cette heure, il fait nuit noire , lui réplique le maitre d’œuvre, rouge de colère.

- Il a raison, le jaune, clame le pépiniériste en cote vert clair. A moi aussi, il me faut du soleil, pour les tiges des fleurs, et puis les feuilles des arbres ! C’est pas un maudit réverbère aussi jaune soit-il qui va faire ressortir mes plantes !

- Et moi, rajoute la fleuriste aux cheveux violets, ils vont fleurir comment, mes bleuets ? Et toutes mes fleurs violettes, sans soleil ?

- Vous avez raison, soupire le chef, rouge de confusion, je me range à l’avis de la majorité. Ne nous occupons pas de la nuit,  il y fait bien trop sombre, ici , mettons-y des couleurs gaies pour chasser nos idées noires.

A six heures, le lendemain, le chantier multicolore est terminé.

Sur la page blanche, le chantier achevé… une charmante maison de briques rouges, entouré d’un joli jardin très vert et très fleuri. Un soleil étincelant qui porte des lunettes roses . Un ciel bleu azur

Pas peu fiers, tous les travailleurs au noir ont regagné leur boite à crayons.

Tous, sauf un : celui qui a été chassé pour ces idées noires.

d_fis

21 juin 2008

Les crayons se « taillent » (MAP)

- Maman je ne retrouve plus mon crayon de couleur rouge, et pourtant hier soir j’avais préparé toutes mes affaires pour l’école et mes douze crayons étaient bien là !

- Oh, il ne doit pas être loin, demande à ta cousine,  elle en a peut-être eu besoin, elle m’a réclamé des feuilles blanches tout à l’heure !

- Penses-tu ! Elle est dans le jardin et s’occupe de son rosier jaune. 

- Va encore vérifier dans ta chambre et en revenant tu me ramèneras ma carte bleue que j’ai laissée dans le tiroir de la commode.

- Maman, maintenant il me manque aussi le crayon orange !!!

- Ecoute, on règlera cette question plus tard, il est temps de partir à l’école, passe par la petite porte brune, je laisse la grille fermée à cause du chien.

Et pendant ce temps :

Crayons_1

Se mettre au vert, ça donne bonne mine !

Copie_de_MAP_1

Publicité
21 juin 2008

Briefing en couleur (Tilu)

A la réunion de pochette transparente de vingt-trois heures zéro une, quand il a fallu choisir un volontaire pour le lendemain, ils avaient tous une bonne excuse….

Le grand rouge carmin était bien trop timide, il ne savait pas aligner trois mots sans se mettre à gribouiller.
Le plus foncé était noir, du matin au soir. Avoir la gueule de bois à longueur de temps, pour un crayon de couleur, c’est un comble, non ?
Le rose bonbon et le bleu ciel, fou amoureux l’un de l’autre n’étaient capables pour le moment que de ne dessiner des petits cœurs pastel et entrelacés, une vraie histoire à l’eau de rose...
Le violet était glacé et avait le bout du nez gelé, impossible d’écrire clair et net en ayant la tremblote. Il s’était fait porté pâle.
Le jaune citron avait une pointe bien trop acide pour écrire de jolies choses.
Le marron n’était pas très net, pas du genre véreux, mais presque.
Le rouge vermillon, délégué syndical et rebelle de toujours disait qu’il n’avait pas signé pour ça, lui, qu’il avait était embauché uniquement pour les corrections de cahiers et qu’en aucun cas ils ne voulaient faire des heures supplémentaires qui ne seraient surement pas payées et qu’il ne voulait pas se faire avoir comme un bleu, et que…
Le vert était pétrifié par le trac, la peur au ventre le paralysait. Il était prêt à rentrer dans un trou noir de taille crayon !
Le bleu marine boudait dans un coin, il en avait assez de se faire traiter de novice et faisait une mine de six pieds de long.
L’orange s’était fait tailler de travers, et avait vraiment mauvaise mine.

Je me suis donc porté volontaire, moi, le petit gris, toujours prêt, bien taillé, souple à la main, facile à gommer. J’ai pointé ma mine graphitée hors de la pochette translucide et c’est, bien sûr, moi qu’elle a attrapé en premier.
Et puis tant mieux que tous les autres bariolés se soient défilés parce que moi, j’aime bien être entre ses doigts. J’adore me retrouver à courir sur les pages blanches de son cahier à spirales pour les remplir de mots …
Même si j’ai trouvé que six heures du matin était un peu tôt pour commencer à travailler mais l’aurore rose orangée et ses écharpes violettes que l’on apercevait par la fenêtre avaient dû l’inspirer à cette heure matutinale…

signtilu

21 juin 2008

Cette nuit le vert s'est enfui (Teb)

Cette nuit le vert s’est enfui…

Dans la nuit noire, il est parti chercher l’espoir

Dans l’aube rose il l’a trouvé, mais il n’est pas encore rentré…..

MainTeb_1_

21 juin 2008

La petite mort (Papistache)

lettla douche cessa de couler ; sous sa couette lilas, les membres alanguis,  Pimprenelle n’osait bouger, savourant les derniers ressacs des orgasmes qui l’avaient menée aux portes de cet état qui sied tant au teint des amants.

lettsuspendue entre terre et ciel, elle se revit, la veille au soir, alignant méticuleusement, sur la planche blonde de son bureau de fortune, ses pinceaux, crayons et pastels.  Elle renonçait ; la noire adversité l’avait emporté, son inspiration la fuyait depuis trop longtemps.

lettelle avait voulu longer les quais de la glauque Garonne, une dernière fois. Vaincue, elle accepterait le poste d’hôtesse pour la promotion des Vins de La Loire, blancs, rouges ou rosés. Adieu la Ville rose ! Les toits gris de Tours la lointaine lui offraient le gîte et le couvert.

lettpenchée au dessus du parapet, elle avait longuement regardé couler les sombres flots qui charriaient ses vertes espérances. Elle ne serait pas l’aquarelliste aux nuances irisées qui révolutionnerait l’art du XXIe siècle.

lettl2’astre de la nuit n’en finissait pas de rassembler ses mille éclats dorés palpitant à la surface du fleuve. Derrière elle, une voix solaire l’avait fait tressaillir :
—  Eh ! j’ai un jean blanc, je ne voudrais pas le pourrir en sautant dans la baille pour  te repêcher !

lettses joues avaient viré au pourpre ;  elle avait ri de la méprise.

lettje ne noie que mes illusions, avait-elle souri, croisant un regard topaze qu’un rayon de lune révélait.

**

lettl3a moquette grège était jonchée de cent esquisses crayonnées d’un geste sûr ; peut-être les meilleures sanguines qu'elle ait jamais produites. Cependant, des pas mouillés se dirigeaient vers la chambre et, dans la lumière argentée que les contrevents laissaient fuser, une silhouette se figea.

lettl’eau ruisselait sur le corps nu et ambré. Pimprenelle, ses yeux pers mi-clos, entrevit  les courbes  épousées, tant du pinceau que des lèvres, au cours de la nuit.

lettd’un geste lent, son modèle ôta le crayon turquoise, cueilli en sortant du lit et fiché dans un chignon approximatif. L’odorante chevelure brune retomba sur les épaules de la jeune femme dont les formes tapissaient les feuillets éparpillés par la douce lutte nocturne dont nul ne pourrait empêcher l’imminente récidive.

letsign

21 juin 2008

Un, deux, trois, quatre, cinq… Choisi une couleur … ( Véron)

Il a poursuivi leur dispute par une litanie terne et grise.

Elle n’a plus parlé, fuyant son regard, elle classait avec une application exagérée un arc en ciel de crayons multicolores dans leur pochette transparente.

Il a capitulé alors qu’elle transformait un énième feuillet pour origami, jaune.

De cette nuit blanche, il ne lui reste que deux oiseaux, un cube , une étoile, une salière magique en papier plié .

Un, deux, trois… Vert, bleu, jaune ou rouge ?

Vert : t’as de beaux yeux .

Jaune : t’aimes les pommes ?

Bleu : ADIEU !

Il n’a jamais retrouvé le crayon bleu.

_v_ron

18 juin 2008

Déjà dans la boîte...

Défis de neuf heures :

Val ; MAP ; Tilu ; Teb ; Papistache ; Véron 

***
Défis de midi :

Pandora ; Fabeli ; Joe Krapov ; Alexandra ; Janeczka

15 juin 2008

Défi #15

A 23 heures, au moment d'aller se coucher, les douze crayons de couleur étaient sagement alignés dans leur pochette de plastique transparent.
A 6 heures, au réveil, ils ne sont plus que onze.


Vous avez une explication !


Ajoutez à cela qu'il vous faudra utiliser un adjectif de couleur différent dans chacune de vos phrases.

Et...
    mais...
        non...
            vous n'y parviendrez pas...
                                        c'est trop difficile...

enfin, nous proposons quand même :


Vous joindriez votre signature manuscrite en couleur(s) pour parapher votre participation (une petite photographie en pièce jointe ou un joli dessin scanné envoyé en format .jpg)

Vrai ?
Vous acceptez ?

Vous êtes formidoubles !

Attention ! Désormais
une seule adresse
pour poster les fis :

samedidefi@hotmail.fr


14 juin 2008

Working girl (Cartoonita)

Ah mon travail !

Travail… De tripalium, un instrument de torture à la base, non ?

Alors ce fameux travail, il vient à moi, par email.

Pour gagner ma croute, chaque jour que le néant fait, je tapote sur mon clavier, en mirant l’écran, l’air pensif, tirant la langue, en grommelant parfois.

Je commence par essayer de comprendre la matière première qu’on me fournit. Et des fois c’est pas fastoche. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Ça a un sens ? Un objectif ?

Masturbage de neurones. Recueil d’indices. Déductions, hypothèses. Levée d’ambiguïtés.

Décider, arbitrer.

Je fourbis mes armes. Je triture mes outils. Je consulte mes sources.

Des sources numériques : Ô GDT mon amouuuuur… Et tous les autres : Ahhh WR , TV5

Des sources humaines : dis, W***, c’est quoi ça ? Ça veut bien dire ça ? Pourquoi ils ont mis que ça ça fait ça et pas plutôt ça, parce que si j’ai bien compris ça ça sert plutôt à ça normalement ? J’ai pas bien pigé le truc ou c’est qu’y’a une couille dans le pâté ?

Oui, cette fois-là y’avait une couille dans le pâté, une coquille, une erreur. Faut dire que je suis une révélatrice d’erreurs en chef, mais c’est mon métier qui veut ça. Mais des fois c’en est pas une, d’erreur. Heureusement que ya l’expert à portée de voix ou d’email pour clarifier tout ça.

Parce que je dois respecter. Je NE suis PAS créatrice. Je SUIS transmettrice.

Alors il faut transférer tout ça. Choisir le bon style. Je jongle avec mes maux. Je fais mon possible, promis. Garder les mêmes effets. Remplir le but original de cette création. C’est juste le public qui change.

Ce n’est certes jamais parfait. On dit même que je trahis. Mais c’est déjà mieux que ce que fait S ou R… C’est que j’suis pas une machine, ça aide.
Bon, ça prend du temps, c’est pas automatique, je suis pas une machine, merde ! J’viens de vous le dire.
Mais j’lambine pas non plus, c’est que j’en ai du pain sur la planche : tout un tas d’autres documents attendent à leur tour d’être… translated

Votre dévouée traductrice.

Avec l’aide, entre autres, du Grand Dictionnaire Terminologique, des dictionnaires sur WordReference.com et du dictionnaire multifonctions Mediadico sur TV5.org. Et aussi mes collègues, dont W***, expert dans son domaine, l’informatique.

Systran et Reverso sont des logiciels de traduction automatique, accessibles gratuitement en ligne sur le net en version restreinte. En réponse à l’adage, traduire n'est pas trahir, mais négocier ou pour reprendre le titre du livre d’Umberto Eco sur le sujet : Dire presque la même chose.

14 juin 2008

Devinette en 5 points (MAP)

1 - Mon double métier ressemble
à un jeu de maux.

2 - Tel un caméléon, je suis redevable
de mon habillement
à un certain Louis Guingot *.

3 - Je porte ma croix et je vois rouge.

4 – Je travaille à la commande.

5 – Bien souvent je tombe à « pique ».

 ???

 MAP

 

Indices : cliquez sur l'étoile et glissez sur les mots 

* Louis Guingot est un peintre de l'École de Nancy

C'est aussi le promoteur du camouflage militaire en France.

 solution

Ne cliquez pas trop vite sur la solution...
 

14 juin 2008

Recherchons sportif - Claudie

- On ne trouvera jamais.
- Mais si, c’est urgent en plus, il y a trop de retard dans les départs actuellement.
- Déterminer le candidat, sans mettre que l’on refuse une femme, pas facile. 

- Recherchons personne très sportive, ne craignant ni la chaleur ni le froid… 

- Et les seniors, on en fait quoi ?
- Il faut libeller l’annonce sans aucune restriction écrite.
- Et le poids, on ne peut pas engager quelqu’un avec un surpoids. 

- Recherchons personne très sportive, ne craignant ni le chaud ni le froid, dynamique, ayant le sens des responsabilités…

- En fait un joueur de rugby ce serait bien, il court vite, sait faire des contre pieds. Ou un gymnaste, ceux qui font de la barre fixe, agiter à bout de bras ces espèces de drapeaux, on ne peut pas engager une mauviette sans gros bras bien musclés. 

- Recherchons personne très sportive, ne craignant ni le chaud ni le froid, dynamique, ayant le sens des responsabilités, aimant le travail à l’extérieur…
- Il faut une motivation, le SMIC n’est pas un salaire très motivant, au vu des contraintes..
- On propose une prime. Chaque fois qu’il n’y a pas de retard, grâce à son efficacité, il touchera 20 euros. 

- Recherchons personne très sportive, ne craignant ni le chaud ni le froid, dynamique, ayant le sens des responsabilités, aimant le travail à l’extérieur. Salaire motivant avec prime…
- Et la prime de risque t’en fais quoi ?
- Aucun risque, ils ont dit, même pas celui de devenir sourd, port de casque obligatoire pour se protéger du bruit.
- Et si on embauche un membre de la protection des oiseaux qui s’assoit sur les pistes en leur donnant des graines ?
- Ah ! Il faut donc rajouter une période d’essai et le surveiller et, au cours de l’entretien poser des questions sur son amour des oiseaux.

 - Recherchons personne très sportive, ne craignant ni le chaud ni le froid, dynamique, ayant le sens des responsabilités, aimant le travail à l’extérieur. 35 heures hebdomadaire, plus un week-end sur deux. Deux mois d’essai, contrat CDD, suivi d’un CDI si la personne est motivée.. Salaire motivant plus prime.

 - Tu pourrais rajouter, n’ayant pas peur du ridicule, parce que celui qu’on va embaucher, jamais il n’osera dire ce qu’il fait.

14 juin 2008

Des professionels - Janeczka

Nos gars sont sur-entraines. Y a qu'a voir! on les a mis au regime special. Haricots matin, midi, et soir.

Pas question qu'ils restent assis sur leur derriere. La medaille d'or en depend! les championnats d'Europe arrivent a vitesse grand V. La France va tout exploser! ils vont voir qu'on est pas une bande de degonfles. Vous devez deja en avoir eu vent.

Bien sur que c'est plus qu'un sport. C'est un art, comme le catch ou la danse. Il y a des poses bien particulieres. L'echauffement est primordial. Un muscle de froisse et c'est fini! le pire serait une rupture de coccyx. C'est pour ça qu'on a des coussins speciaux. Certains disent que c'est parce que mes mecs sont des femmelettes!! mais j'aimerais bien les y voir, eux! qu'on rigole!

Il faut juste que le bruit coure un peu plus sur ce sport magnifique. Des que la popularite sera acquise, on pourra meme passer a la tele! je le sens!!

14 juin 2008

Une bouffée à l'étouffée - par "étincelle"

Un petit tour ce week-end pour saupoudrer de ma présence « les défis du samedi »... Je me suis penchée sur ce blog dès sa naissance... et lui ai fait vœu de réussite. Depuis, il scintille de mille feux, j’y suis certainement pour quelque chose !!!... ça m’arrange, mon « chez moi » était devenu étriqué, j’aurais fini par m’y brûler les ailes... Alors, je squatte ici, et là ... mais comme je m’accorde à merveille avec le logis et que je suis une virtuose de la baguette, on me garde ! ... Il suffit juste d’une petite ondée de poudre de temps à autre, ça fait illusion... et de très belles plumes autour provoquent les étincelles. Maintenant, je voyage à ma guise d’un pays imaginaire à l’autre, c’est magique comme mes doigts qui picorent le clavier ...J’emmagasine tout ce que je lis et le soir, quand les enfants ne s’endorment pas, je leur conte des histoires pour colorer leurs rêves.

Afféectueusement....

14 juin 2008

Si j'étais (Véron)

Si  j’étais …
J’agirais pour le plaisir, le mien et surtout le vôtre. Le concept ne prévoit aucun autre salaire.
Si  j’étais …
Mes prestations seraient pour vous une surprise, le terme d’une longue attente ou peut être la réalisation d’une de vos prières.
Si j’étais …
Je violerais votre vie privée, détournerais votre courrier ou surveillerais vos proches pour y collecter la matière première nécessaire.
Si j’étais ...
Je porterais les couleurs de la joie, du bonheur, de la fête.
Si j’étais …
Je ne serais que petit vecteur, vite oublié pour les faits.
Je viendrais comme le papillon, le moro sphinx, faire chanter le dicton de mon enfance.

14 juin 2008

Offre d'emploi (Alexandra)

Entreprise recherche personnes motivées, très minutieuses, organisées et ayant l'œil pour tout ce qui concerne les petits défauts domestiques. Les objets mal placés, de travers, lorsque vous arrivez chez quelqu'un, vous gênent ? Cela vous obsède au point de passer une mauvaise soirée ? Alors vous faites partis des candidats potentiels pour ces postes.
Envoyez un CV et une lettre de motivation à l'attention de

Monsieur Léonard De Vinci
Remise en forme de votre intérieur
4 rue des œuvres d'arts
93000 paris cedex 09.


Pour plus d'information sur ce poste , vous pouvez aussi me contacter au 06/85/12/38/20.

14 juin 2008

Le N… en V… (Joe Krapov)

- Croyez-moi, Monsieur, dit le commerçant sur un ton de complicité, vous n’en trouverez plus des comme ça sur le marché, avec des courbes aussi gracieuses, autant d’ampleur dans le mouvement et qui soient aussi irréprochables en termes de conduite. »

Il baisse la voix et murmure à l’oreille du client :

- Je peux vous faire un prix si vous m’en achetez deux. Mais monsieur, qui a l’air d’être fin connaisseur, souhaite peut-être quelque chose de plus relevé. J’ai tout de suite senti, comme Francis Blanche et Pierre Dac, que monsieur a des compétences dans le domaine de la pédale, qu’il ne change pas de braquet et surveille son guidon. Je me trompe ? J’ai exactement ce qu’il vous faut cher ami client. Tenez, regardez-moi ce modèle-ci. C’est un Trentin-Morelon 66 avec tendance à gauche. Une qualité irréprochable, une forme… olympique ! Un seigneur des anneaux pour tout vous dire. »

- У вас есть брокколи ? »

- Ah mais oui, bien sûr qu’il tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre ! C’est la pratique habituelle. Remarquez, rien ne vous interdit de le prendre dans l’autre sens. Je peux même vous vendre, pour trois fois rien, un demi-tour complet de votre engin ! »

- Какова разница между белки и зубную щетку ? »

- Ah non, des politiques, je n’en ai pas. Ce n’est pas un magasin de girouettes ici. J’ai mon opinion là-dessus et je n’en change pas. Pour vous dire, plus loin sur les quais, il y a un marchand de couleuvres. Eh bien croyez-moi si vous voulez mais depuis trente ans que je suis installé ci, je ne lui ai jamais rien acheté. Je ne mange pas de ce pain-là, moi, monsieur. Comme disait mon grand-père, vaut mieux être pétuniste qu’opportuniste. Ce n’est pas la formulation exacte mais c’était quelque chose du même tabac. »

- Я хотел вести переговоры рубеже пятидесятых »

-Comment ? Avec un timbre ? Mais ça va pas, non ? Qu’on se colle sur la poitrine et qu’on garde une journée ? Mais c’est dégoûtant ! Vous êtes un pervers, vous ! En plus ça doit arracher les poils quand on l’enlève ! Ecoutez, monsieur, vous commencez à m’énerver les nerfs avec vos demandes farfelues. C’est un magasin sérieux ici et j’ai d’autres clients qui attendent. Sortez maintenant, ça suffit comme ça. Vous m’empêchez de faire mon négoce correctement. »

Il le fout dehors et s’approche du client à chapeau tyrolien qui poireautait tranquillement en attendant son tour.

- Cher monsieur Nürbürgring-Fandenschtrüükensheim! Quel plaisir de vous revoir ! Avec vous, les affaires c’est quand même autre chose qu’avec ce malotru. Vous avez vu comment je l’ai viré, le Russkoff ? Qu’est-ce qu’il vous fallait cette fois ci ? »

- Ich möchte eine Wende in Form von Nadel in Haar ! »

- Une épingle à cheveux modèle Monaco ? C’est comme ci c’était fait ! »

Il se tourne vers l’arrière-boutique et appelle :

- Stéphanie ! »

Et la magasinière arrive comme un ouragan.

14 juin 2008

Profession libérale en plein essor (Val)

Bon, au travail ! Commençons !

Ah, oui… les dossiers du jour ! Qu’aurons nous à traiter, aujourd’hui ? J’ouvre les dossiers un par un, , en réfléchissant à la façon dont je vais régler le problème. Allons-y, y’en a pas mal, aujourd’hui !

Affaire numéro un :

Ah ! Un couple ! Oui… je me souviens, c’est le monsieur qui est venu m’apporter le dossier… C’est plus pour son épouse, apparemment…

Alors… facile ! Premièrement, je vais leur parler des interminables délais d’accès à la PMA , ça fera certainement son petit effet. Ensuite, il me faudrait un témoignage, peut-être. Je vais appuyer mon argumentation essentiellement sur la rareté des dons d’ovocytes. Et puis, une FIV, c’est douloureux, à mon avis. Faudra que je me documente un peu. Faut pas que j’oublie ! Je conclurai en évoquant également (au cas ou) les obstacles qui se hissent sur le long et périlleux chemin de l’adoption.

Passons au cas numéro deux !

Ah, oui, le gosse ! C’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire, avec les gosses. Ils ont du mal à gober ce qu’on leur raconte, en général…

Bon ! Le plus simple serait de demander une fiche de paie au benêt qui fait le Père Noel à la galerie de Carouf. Le problème, c’est qu’un gamin ne sait pas ce que c’est qu’une fiche de paie ! Il va rien comprendre, le pauvre môme ! J’vais quand même pas devoir bosser la nuit de Noel pour pondre quelques clichés significatifs! Non ! Je sais ! J’vais emmener le gosse un samedi après midi à jouets club. Il verra bien tous les parents en train d’acheter les jouets. Et puis, avec un peu de bol, on croisera deux ou trois couillons de Pères Noël alcolos…

Affaire suivante !

Les p’tits vieux ! C’est pas évident à convaincre non plus, des p’tits vieux ! Faut les prendre par les sentiments, autrement on en tire rien ! Bon, eux, j’vais pas leur parler du taux de divorces. A leur âge, ils vont me rire au nez ! Non, eux, j’vais leur prouver par A + B (et à force de statistiques) que l’espérance de vie n’est pas la même pour les hommes que pour les femmes. J’aurais pas de mal à trouver les chiffres ! Ah, en plus, je vois que Monsieur a huit ans de plus que Madame ! ça arrange mes affaires ! Et puis, il a déjà eu un cancer . STATISTIQUES ! L’affaire est gagnée d’avance !

Quatrième dossier !

Oui, pff! Les baba cool avec leur quatre mômes mal élevés ! Bon, pour ce dossier, la difficulté est que ces clients là, ils vont s’en foutre, des statistiques, et encore plus de leur avenir ! Ils s’en tapent, eux, du fait qu’on ne tient pas à six dans un camping car pourri pendant un an. Ils s’en foutent, du risque que leur machin tombe en rade à l’autre bout du monde ! Non, avec eux, ils va falloir ruser ! Bon, je peux toujours leur certifier qu’ils trouveront pas de sponsor sérieux avec leur tête de biknites. Mais ces tarés sont bien capables de partir sans une tune ! Ah ! Je sais ! J’vais leur parler des lois ! Là, ça va les faire réfléchir ! Je leur dirai que si les pétards sont tacitement… tolérés, disons, dans notre beau pays des droits de l’homme, en revanche, dans certains pays, un joint, ça vaut la peine de mort ! ça va les refroidir direct !

Bon, encore deux et j’arrête ! Les autres attendront bien demain…

Qu’avons-nous ? Un couple, et l’autre dossier c’est la jeune fille…

Je commence par le couple !

Ouais ! Bon, ok ! Déjà, ils ont pas de fric, ça va pas être facile pour le billet d’avion. C’est un bon point ! J’vais appeler air France pour les tarifs. Elle, elle n’a pas d’expérience professionnelle, et puis ils ne parlent pas un mot d’anglais, alors à part au Québec…

J’vais demander un relevé des températures en hiver, qu’ils se rendent mieux compte du climat… Et puis, ils ont encore leurs parents, alors je vais insister sur l’éloignement familial, ainsi que sur les difficultés d’adaptations. Un déracinement, ça se fait pas sans douleur… Ça devrait suffire ! Ils ont l’air plutôt influençables, ces deux là.

La gosse ! Pré ado rêveuse et rebelle, j’ai écrit.

C’est sa belle-mère qui m’a confié le dossier. Le poule de son père ! Elle est enceinte, la belle doche. Il paraît qu’elle lui gâche la vie, la môme ! Chouette,  elle joint une photocopie de l’échographie , ça va me faciliter la tâche !

Ah, y’a même des enregistrements. J’ vais écouter la bande son.

Hum… ce sont des conversations téléphoniques entre le père et la mère de l’a p’tite ! Purée, c’est fleuri ! Si avec ça elle comprends pas qu’ils ne se remettrons jamais ensemble…

Au cas ou, j’vais lui faire regarder quelques épisodes des feux de l’amour. Elle verra bien que les adultes passent  à autre chose, après un divorce !

Bon, allez ! C’est assez pour aujourd’hui. Je réuni les documents nécessaires et je convoque les clients !

Publicité
<< < 1 2 3 > >>
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité