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19 juin 2021

Trompe-la-mort (Walrus)

 
"Trompe-la-mort", c'est l'expression que j'avais l'intention de vous proposer cette semaine, jusqu'à ce que je promène le chien vers seize heures mercredi passé.

En débouchant de la rue du Knijf* dans celle de la Tour Japonaise**, je n'ai eu que le temps de bloquer et tirer sur la laisse de l'animal qui me promène pour lui éviter la rencontre avec un véhicule descendant la dernière rue citée, "volle petrol" comme on dit par ici.

En l'occurrence, une trottinette électrique montée par trois filles. Ces gamines étaient rangées par ordre de taille : la plus petite s'accrochait au cadre de l'engin, l'intermédiaire se tenait au guidon : c'est elle qui pilotait la machine, la plus grande s'accrochait à la taille de la précédente et criait (en pure perte) "Ralentis ! Ralentis !".

Elles ont continué à dévaler la rue et ont traversé l'avenue de Versailles où la circulation est dense à cette heure.

Peut-être que la limitation de vitesse à 30 km/h dans toute l'agglomération bruxelloise leur a permis cet exploit. Ou alors, il y a un Dieu pour les filles en trottinette...

Pas pour les mecs en tout cas : près du centre commercial Docks, le 31 mai, il y en a un qui s'était fait renverser par le tram, il est mort sur le coup.

J'ai donc remplacé Trompe-la-mort par Trottinette : ce sont des synonymes !

 

* La plaque de cette rue ne comporte pas de traduction française du mot "Knijf", les dictionnaires néerlandais-français se taisent dans toutes les langues, seul un système de traduction par association (knife c'est couteau en anglais) propose "poignard" ou "couteau" avec de nettes réserves.

** Comme je l'ai déjà mentionné je ne sais plus trop où, si vous pensez pouvoir admirer la tour japonaise dans la rue qui porte son nom, vous vous fourrez le doigt dans l'œil jusqu'au coude : c'est Bruxelles ici, la capitale du surréalisme.

 

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Commentaires
T
un mine d'infos merci
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B
Ils vous en arrivent des aventures je pensais que promener son chien était sans danger je me trompais heureusement plus de peur que de mal Merci et Bravo Walrus
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A
pour knijf, le dictionnaire étymologique du néerlandais donne ceci (au mot priem), ce qui confirme le rapport avec le coutrau ou la dague:<br /> <br /> priem zn. 'puntig werktuig'<br /> <br /> categorie: waarschijnlijk substraatwoord<br /> <br /> Onl. als toenaam van Walterii Prim [1165; Debrabandere 2003]; mnl. priem 'een scherp of gepunt werktuig' in Sowie dat bin Middelburg draecht, knijf, priem 'ieder die in Middelburg een mes of dolk draagt' [1254; VMNW]; vnnl. priem 'steekwapen, dolk' [1573; Thes.], 'puntig werktuig' in (met) een priem ... oopen geboord [1681; WNT].<br /> <br /> Mnd. preme 'puntig werktuig, priem'; nhd. Pfriem; < pgm. *preu-ma-. Daarnaast met n-achtervoegsel pgm. *preu-na-, waaruit: mnd. prene; on. prjónn 'breinaald' (nde. pryne 'naald, aalgeer'). Daarnaast misschien ook pgm. *preu-la- in mnl. pryel 'dolk' [1477; Teuth.] en nzw. pryl 'priem; ding, spulletje', al is dit laatste woord volgens Hellquist omgevormd uit pryn.<br /> <br /> Verdere herkomst onzeker; men vergelijkt meestal Oudkerkslavisch prionŭ, Grieks priōn 'zaag', perónē 'naald', maar vanwege de Germaanse p- kunnen deze woorden niet op Indo-Europees niveau verwant zijn. Ontlening uit een van deze talen lijkt eveneens vreemd. Mogelijk behoort het woord bij prik 1 en prikken.<br /> <br /> Fries: priem 'breinaald'
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J
Ton chien a dû en rester ébahi, les oreilles en l’air ,et freiner à mort sur ses patins à roulettes ☺
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V
La rue du Knijf* : à te lire j'aurais fait le lien avec "rue vide gousset" à Paris...<br /> <br /> Trois enfants sur une trottinette en ville... sans surveillance! Mais que font les parents! Sourire inquiet
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J
A propos des notes de bas de page :<br /> <br /> <br /> <br /> * Pourquoi pas "rue du Canif" ou rue du canif Haroun El Poussah ? (je veux être canif à la place du canif !)<br /> <br /> <br /> <br /> ** Du Surréalisme avant l'heure : le titre d'ouvrage que je préfère : "Les Parapluies de l'escouade" d'Alphonse Allais !<br /> <br /> <br /> <br /> "J’ai intitulé ce livre le parapluie de l’escouade pour deux raisons que je demande, au lecteur, la permission d’égrener devant lui.<br /> <br /> 1º Il n’est sujet, dans mon volume, de parapluie d’aucune espèce ;<br /> <br /> 2º La question si importante de l’escouade, considérée comme unité de combat, n’y est même pas effleurée.<br /> <br /> Dans ces conditions-là, toute hésitation eut constitué un acte de folie furieuse : aussi ne balançai-je point une seconde.<br /> <br /> J’ai la ferme espérance que cette loyale explication me procurera l’estime des foules et que ces dernières achèteront, par ballots, le parapluie de l’escouade, tant pour leur consommation propre que pour envoyer à leurs amis de la République Argentine."
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J
Oui, mais faire cela sur l'Avenue Louise, ça en jette ! ;-)<br /> <br /> <br /> <br /> (oui, nous aurons toujours Bruxelles, Rick!)
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C
C'est l'enfance, l'âge de l'insouciance et des défis fous
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L
moi qui voulais retourner à Bruxelles...
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L
3 sur une trottinette électrique à tout berzingue sur une pente ! il faut bien être môme et totalement inconscient pour faire ça !
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A
ma participation aurait consisté à une photo de 1934 où on voit trois petits enfants sur une trottinette, devant la chapellerie de leur papa, la petite soeur devant, les deux frères derrière elle, par ordre de taille, comme les petites kamikazes que tu as rencontrées :-)
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K
L'aventure n'est plus au coin de la rue mais dans chaque rue et sur chaque trottoir ! 🛴
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V
Trois filles sur un engin . On se croirait plus à Phnom Penh qu'à Bruxelles !
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