Les roupies, c'est des pépettes ? (Walrus)
Non, je ne vais pas vous parler d'étourneau : pour bien connue qu'elle soit, l'expression "roupie de sansonnet" n'a rien à voir avec le volatile incriminé comme c'est bien expliqué ici.
Je vous vais parler des Indiens (pas ceux qui roupillent dans des tipis et que, politiquement correct oblige, il n'est plus de bon ton, si j'ose dire, d'appeler "Peaux-rouges").
On pourrait imaginer qu'à l'instar des fakirs, tous les Indiens se vautrent sur de lits à clous*.
Il n'en est bien sûr rien :
Déjà, une grande partie des Indiens n'ont pas de lit du tout, consultez les statistiques sur les SDF ou assimilés en Inde (elles ne sont pas faciles à trouver, je vous laisse les chercher).
Les autres auraient tendance à utiliser des meubles assez spartiates :
Restent quelques exceptions comme...
Les Maharajahs ! Dont , par exemple, celui de Bahawalpur qui, en 1882, avait commandé à la maison Christofle** le lit en argent que voici :
Eh bien, croyez-moi ou pas, cela n'avait même pas déformé le matelas de roupies sur lequel il roupillait !
Enfin, s'il y roupillait...
* Ces amateurs de lits ou sièges cloutés qui avaient étonné mon enfance
laissent aujourd'hui le monde indifférent depuis que dans des centres de vulgarisation technico-scientifique, chacun peut, comme l'ont fait mes petites-filles, s'allonger sur une couche en bois percée de nombreux petits trous, laquelle couche s'abaisse lentement pour ne laisser reposer l'expérimentateur que sur les aiguilles métalliques découvertes par la descente du bois, et ce, sans le moindre dommage pour sa peau délicate. Simple question de répartition de leur masse corporelle sur des centaines de surfaces restreintes.
** Ce lit a donc été réalisé dans ces ateliers qui servent aujourd'hui de cadre à l'émission de la plus parisienne des Bordelaises : "Affaire conclue"




