10 février 2018

N'ont pas mis la charrue avant le zébu

pas cons

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Laura ; Walrus ; Nana Fafo ; Venise ; Kate ;

Vegas sur sarthe ; Pascal ; Marylin18 ; Adrienne ;

Cavalier ; JAK ; Joe Krapov ; joye ; bongopinot ;

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L'histoire du zébu en peluche par bongopinot


Je me souviens qu’à mes trois ans
J’avais reçu un zébu en peluche
Qui avait sur sa tête une tache
Qui lui donnait l’air marrant

Je l’avais adopté tout de suite
Et bien au chaud dans mon lit
Il partageait mes nuits
Et je le cajolais les jours tristes

Et l’année de mes six ans
Je dus le déposer sur mon étagère
Car c’était ma rentrée en primaire
Ce fut dur mais je serrais les dents

Mais à la fin de la journée
Il était là il m’attendait
Toutes ces années passées à jamais
Et cette peluche bien abimée mais pas oubliée

Pour l’occasion du défi je l’ai ressortie
Je l’ai réparée et nettoyée
Et placée sur mon canapé
Et attendant la visite de mon petit-fils Remy

À son arrivée de mauvaise humeur
Due sûrement à une sale journée
Il est allé pleurnicher sur le canapé
Il a vu la peluche et l’a serrée sur son cœur

Le petit Rémy a eu trois ans
Il a reçu un zébu en peluche
Qui avait sur sa tête une tache
Qui lui donnait l’air marrant

 

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Encore du bon belge (joye)

Mon pote Zeke est un zingueur qui aime semer la zizanie.  C’est un zig zen de Zambie. Hier, je l’ai rencontré au zinc du Zénith à Zaventem où il sirotait un Zombie en zieutant les zigzags d’un zonard qui zippait des zeugmas sur un lecteur zip. Après des bizous, Zeke me zozota : T’écris encore ?

-          Ouais, zut ! Justement, faut que j’écrive un truc zinzin sur les zébus.

-          Les zizis, tu dis ?

C’était soit son zwanze, soit le Zombie qui parlait.

-          Nan, zozo, les zébus ! lui ai-je dit.

-          Quoi t’est-ce, des zébus ? Comme des zinnias ?

-          Non, encore zéro !  Te laisse pas ziber, hein ?

-          Un zébu, est-ce une buse en verlan ?

-          Nan !

-          Comme un zèbre ?

-          Eh ben, c’est un animal, oui…

-          Zoom ! Allons au zoo !

-          Minute, zeuzère, le zoo est fermé asteure.

-          Pas à Zanzibar ! Ni au Zaïre !

Faut le dire, ce Zeke est zélé, comme un zircon à seize zlotys !  Soudain passait un zéphyr, il m’a soufflé des zidées et zoom ! J'ai eu exzactement ce qu'il fallait !

Tel un zancle, je bouffais ses zakouskis, heureuze.

framed

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L'hôpital se moque de la Charité (Joe Krapov)

Qui dira les ébats
Du zébu
Sur les bords du Zambèze ?

DDS 493 vestiaire gratuit

Qu’il danse la samba,
Ayant bu,
Ou bien la javanaise,

Le mambo, la cumbia,
Le gumbé (très pointu !)
La polka lorientaise,

Qu’il essaie la rumba,
Fort imbu,
Il n’est jamais à l’aise.

Et pourtant, ce gars-là,
Comme il bosse
Pour devenir le roi
De la soirée de gala
Du dancing Macumba !

Ecoute-moi, zébu !
Petit conseil d’ami
Pour concours d’élégance

Transmis depuis la France :

Mets de l’eau dans ton vin !
Prends un air moins bovin !
Pour devenir the boss
Des dance-floors poitevins
Mets ta bosse au rebut,
Bouge un peu plus ton cul !

Et puis, par Belzébuth,
Pour une allure altière,
Pense donc à mettre un fute
Par-dessus tes glaouis
Et à laisser tes cornes
Au vestiaire :
C’est gratuit !

DDS 493 danseur zébu

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SACRE ZEBU (JAK)

 

Le grand Peace, cheveux au vent  sac à dos  bardé  de mille breloques  tonitruantes, s’achemine, cahin-caha  vers  Katmandou

Love sa compagnonne cheveux  épars, parsemés de marguerites fanées, le suit, trainant ses pataugas usés. Elle est abattue, les mollets courbatus,  les muscles sans ardeur, complètement  démoralisée.

Depuis 6 jours ils n’ont  rien englouti, leur estomac crie grâce.

Soudain, là,  au détour du chemin caillouteux qui n’en finit pas de monter,  une zébute – une vraie peau de vache-  leur fait obstacle, barrant  la route de sa stature puissante, avec l’outrecuidance due à son statut d’animal vénéré

Armé de son Opinel, Peace tente de l’impressionner pour la calmer.

Il imagine déjà  la  traire  pour s’approvisionner en  lait - réputé  très concentré-

Ses glandes salivaires stimulent de concert sa fringale.

Mais ce Sacré  animal, fort  de ses droits  acquis   à la sueur de ses cornes,  gratte le sol d’un pied  menaçant, et   fait renfler sa bosse.

Nos deux hippies  en restent  baba, …cool évidement -  

 Cependant  d’un naturel  empathiques, (ils viennent  d’un pays où la tauromachie elle aussi a  ses droits,) nos  deux tourtereaux en guenilles,  épuisés, se mettent à genoux pour implorer la bête.

Les mains jointes il la salue bien bas en mouvements répétitifs.

 Reprenant en chœur le célèbre Namaskar  bien connus des autochtones :

« Je vous salue, je m’incline  devant votre forme »

Des bonzes  en procession  jusque là  pour  leur rituelle quête matinale  d’offrandes,  s’illusionnent et les  confondent  avec  des sages  qui se seraient égarés .

 Généreusement   ils les emmènent  à leur suite dans un   temple népalais, assez laid,  mais bien approvisionné.

 

 Ce que je vous conte là, c’était dans les années 60.

 

Maintenant nos deux beatniks, cheveux rasés,   y finissent leur vie.

Leur conception du bonheur, leur révolte contre la société  de consommation,  tout ceci est terminé,

Ils vivent dans une certaine  opulence, profitent  chaque jour du gite et du couvert, avec pour seule mission  celle d’entretenir les clochettes de bronze des bonzes.

Un bémol cependant,

Si fumer n’est plus le viatique détériorant leurs poumons, la pollution  qui sévit dans le coin hélas aura raison d’eux.

 

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Participation de Cavalier (20)

 


Haïku :Rizière

 

Les sillons s'écaillent
Aux zébus du grand soleil,
L'épi est fâné…

 


« Na toy inona hanoanana, tsy hanaikitra omby mitsangana » :

tu ne mordras pas de zébu vivant, même si tu meurs de faim.

Proverbe malgache

 

 

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H comme Himmel! mon zébu! (Adrienne) (42)

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Après la pagaille

 

Mon sniper, ce barjo au sourire si doux,
Suivi d'un seul clébard qu'il aimait entre tout
Pour sa queue en panache et pour sa couleur paille,
Parcourait à vélo, un beau soir de pagaille,
Le parking des limos sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
Un PDG victime de banqueroute
Ne sachant plus du tout comment gagner sa croûte,
Râlait, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié.
Et qui disait: "A l'aide! à l'aide par pitié!"
Mon barge, ému, arrêta son vélo fidèle.
Une gourde de rhum pendouillait à sa selle,
Après un coup bien placé, c'est sans renâcler
Que de la limo neuve on lui confia les clés.
Le pauvre PDG, sans moyen de transport,
Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,
Voulut se suicider en criant: "Caramba! "
Il se rata mais une bagnole flamba.
Ce n'était certainement pas un bon début.
"Je te laisserai mon vélo", dit mon zébu. 

 

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Madagascar (Maryline18)

 

-"Allo, Chantal ? C'est moi ma chérie, ben comment ça qui, Mireille ! Mireille- De- Lacourtepointe !"

-"Ah Mireille, oui bien sur, tu es donc rentrée de vacances ?"

-"Oh oui et je n'en suis pas mécontente ! Il n'aurait pas dû, je le lui ai dit et répété tout notre séjour... ! Surtout à nos âges..."

-"Mais de quoi parles-tu ma chérie, j'entends mal !"

-"Et bien de Charles Henri, figure-toi que nous avions réservé un charmant bungalow à l'hôtel "La Pirogue" à Mahambo..."

-"Ah oui ? tu es donc retournée en Espagne ?"

-"Mais non Mahambo se trouve à Madagascar ma chère, écoute, révise ta géographie, enfin !

Alors je te disais donc que Charles Henri a sympathisé avec un couple dans l'avion et il a échangé notre séjour à l'hôtel contre une formule plus intéressante et plus proche de l'habitant. J'ai du dire adieu aux promenades sur la plage de sable fin qui bordait l'océan, adieu au bungalow avec vue sur le lagon et son massif de corail !"

-"Oh ma pauvre ! vous vous êtes tout de même amusés j'espère ?"

"Ma chérie il faut se méfier des formules "tout compris"! On s'est retrouvés, Charles Henri et moi, toujours en tailleur de chez Cardin, sur l'eau, seuls sur un tronc d'arbre, enfin une pirogue, avec un sac plastique autour du cou contenant de la viande de zébu séchée et de la mélasse de manioc pour le repas du soir!"

-"Ah bon...!"

-"On a fotté toute la nuit sans réussir à regagner la terre ferme ! "Bon bivouac!" nous avaient-ils dit ...! Charles Henri n'avait pas d'appétit, qu'à cela n'tienne, j'ai croqué dans sa viande à pleine dents ! J'ai fait tout mon repas avec les mains, rends-toi compte du dépaysement ma chérie ! ...Tu m'entends ?"

-"Ah bon...!"

-"On a finalement été sauvés par des villageois installés sur le bord du canal de Mozambique. D'une hospitalité ma chère, incroyable, on était aux anges...Ils nous ont donné une pleine écuelle de riz et un alcool local délicieux ! A moitié pompette on s'est endormis entre deux arbres non loin de leur campement...Tu connais Charles, toujours amateur d'explorer les alentours...

Quand on a repris nos esprits, toutes les habitations de bois et de feuilles flambaient, des indigènes presque nus massacraient les pauvres gens affolés et volaient leur bétail...! Tu es toujours là Chantal ?"

-"Ah bon ...!"

"Il n'aurait pas dû...je le lui ai dit à Charles Henri...! Enfin ils ne nous ont pas tués parce qu'on leur a donné tous ce quon avait pour rester en vie, tu penses ! jusqu'à l'appareil photo et ma trousse de maquillage ; Oh il fallait les voir, ils étaient grands et musclés, ils avaient l'air féroces, mais Charles a gardé son calme jusqu'à la fin des négociations, oh pour ça il est fort mon Chacha...Oh toutes ces aventures nous ont rapprochés...Ensuite ils nous ont conduits à dos de zébus jusqu'à Tananarive et on leur a donné tous ce qu'on avait sur le compte, tu penses, on avait pas le choix...T'es toujours là ?

-"..."

-"Allo Chantal ? Allo Chantal ?"

Biiiip...biiiip...biiiip....

-"Ben...elle a racroché ...!?

 

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Du Marché de Saint-Ouen au Marché d’Assouan (Pascal)

  

Cette semaine, Walrus, le wallon magnanime, nous envoie tous à la chasse au zébu. Naturellement, après le wagon, le Xérès, le yéti, c’est le z qui arrive dans le Défi ; les derniers seront les premiers… A la petite école, je me souviens de mes lignes de z, avec leur bosse sur le dos, comme s’ils portaient le poids de toutes les autres lettres avant eux ; à la queue leu leu, ils étaient des pénitents silencieux remplissant les portées…
Cela aurait pu être zoo, zéro ou zizi, voire zazou, zigoto ou zizanie, mais c’est zébu qui décroche la timbale. Je nous vois déjà tous partir à sa recherche, dans la savane du continent africain, sur ses traces, à Madagascar, dans une rizière du côté de Bali, le long d’un versant tibétain, entre les cases d’un village perdu éthiopien…  

Là, regardez ! Regardez au détour de ce chemin de promenade ! N’est-ce pas Vegas, avec un pot de véritables rillettes du Mans dans une main et une boîte de calembours dans l’autre ? C’est sûr, il aura apprivoisé sa bestiole avant la fin de sa page !
Et là ! C’est miss Joye en personne, en saharienne et en tenue de femme libérée, qui traque l’animal de trait ! Elle, si fragile ! Quelques photos, quelques bons mots et, comme à son habitude, le tour sera joué ! Merveilleuse, une fois de plus, elle trônera à la une du Défi !
Entre deux bateaux à voile, entre deux avions à hélice, à dos de chameau, lancé dans une nouvelle expédition, notre talentueux Joe Krapov, toujours sur la piste de son Arthur Rimbaud, quelque part en Abyssinie, trouvera bien un moment pour nous situer, dans un encart hautement scientifique, une relation extraordinaire entre son poète et la bosse de la bête !... Au fait, comment dit-on zébu au féminin ? Une zébue ? Une zébute ? Une zébulette ?...
Mais c’est notre Amie Thérèse ! Appréciez sa technique ! Pour approcher l’animal de traite, elle cueille quelques beaux zinnias qu’elle sélectionne dans cette prairie verdoyante himalayenne ! Tout à l’heure, l’imposant ruminant s’appellera Zébulon ou Zakary et il broutera dans sa main comme une gentille petite chèvre des alpages !
Et là, encore, c’est Laura Loster ! Eprise d’existentialisme, sous les ombres fugaces, elle psalmodie les meilleurs poèmes de Gérard de Nerval pour les accommoder au challenge de cette semaine ! Elle nous trouvera facilement quelques peintres et quelques musiciens marocains qui ont sublimé l’animal dans leurs chefs-d’œuvre zénifiants !...
Assise sur une pierre bancale, devant un rude désert austral, ou à l’entrée d’une ZAD illégale, notre Bongopinot nationale aiguise ses vers ! Entre l’arc-en-ciel tendu d’une fin d’orage et les parfums de miel d’herbes sauvages, quels sont donc les mots qui riment avec zébu ? Car telle est sa question de cette semaine !... Barbu, tribu, fourbu ! diront les uns ! Imbu, urubu, herbu ! diront les autres !... 

Dans pas longtemps, Vegas aura trouvé sa belle zébute aux longues cornes étincelantes, et il nous la racontera dans un nouveau texte d’Enfers ; en forme de trompe de Donald, Joye aura son trophée accroché à sa page et elle le défendra bec et ongles contre tous les prédateurs taquins ; Joe, fidèle à ses amis et à son caractère géométrique, nous aura encore démontré l’importance prépondérante du zébu dans le cheminement spirituel de son poète adulé, pendant son escapade zapatiste de trafiquant exotique. Thérèse aura transposé son animal dans un conte de fées chatoyant ; je vois déjà les sabots d’or, la bosse comme un rostre magique et le zébu se transformant en drôle de zèbre, au premier baiser de la belle… 

Plus prosaïquement, j’ai trouvé mon zébu au Marché aux Puces de Saint-Ouen ; moi, je n’ai pas le courage d’un explorateur ambitieux ni la fortune d’un excursionniste blasé, à la recherche de nouvelles sensations africaines.
Au coin d’une mystérieuse échoppe en toit de Zeppelin, il était enroulé soigneusement, comme une nappe de grande table ; le zigue berbère, et vendeur de son état, me certifia que c’était bien du zébu…   

Moi qui ai toujours rêvé d’avoir une peau de bête accrochée contre mon mur ; entre deux tam-tams, des sagaies entrecroisées et quelques boucliers tribaux, j’avais enfin mon souvenir de colonialiste zélé. De mes parents, j’avais gardé des plumes zinzolines d’autruche, souvenirs qu’ils avaient ramenés d’une de nos anciennes colonies équatoriales. Mais là, avec cette peau de zébu, tout prenait une autre dimension ! Chez moi, au milieu de mon imagination sans frontière, je deviendrais naturellement l’ancien ambassadeur français du Zimbabwe ! Un ex vendeur d’esclaves au Zanzibar ! Un vieux chasseur de fauves d’Afrique Occidentale ! Un pisteur hors pair, réclamé par tous les grands noms de la noblesse d’autrefois !... 

Chargée sur mon épaule, je ramenai ma peau de bête à la maison, comme un fier porteur qui se coltine le trophée de son Nemrod ; deux cents euros le safari, ce n’était pas sans risque, à Saint-Ouen… Je grimpai jusqu’à chez moi, en ne me faisant pas voir par la concierge ; cette mémère à toutous, cette folle du cirque et de Zavatta, elle était bien capable de m’envoyer la SPA ou la Police des Frontières, à cause des animaux de contrebande !... Enfin, je déployai ma capture ; il fallut que j’empèse les bords de la peau tant elle avait tendance à se ré-enrouler. Ma fourrure avait la pelade, elle sentait mauvais et ses motifs avaient des couleurs fadasses…    

Tout à coup, je tombai nez à nez avec des signes cabalistiques écrits en minuscule sur le revers de la peau ; presque effacés, ce n’était évidemment pas ce petit vendeur qui avait pu les écrire. J’allai chercher ma loupe et, à quatre pattes, je tentai de déchiffrer tout ce mystère. Entre des signes diacritiques et des chiffres abscons, je pouvais apercevoir deux poissons entrelacés, un pavé et des pièces… Aucun doute, c’était une carte au trésor ! Tout était dit : c’est au bord de l’eau, là où il y a du dallage que tu trouveras de l’or ! Pour situer l’endroit, je n’avais qu’à me faire traduire ces arabesques tortueuses et tous ces accents ésotériques !...   

Je dépensai une fortune pour trouver le bon graphologue mais j’allais être remboursé au centuple… C’était de l’égyptien ancien, très ancien ; de l’égyptien du bord du Nil. Malgré les manques et les effacements, un traducteur de la rue Zola parvint en souriant à me faire cette laborieuse interprétation : « Grand fainéant, quand tu auras refourgué cette saloperie de peau si puante au marché d’Assouan, achète deux petites carpes, une galette de mil et quelques fruits, avant d’être saoul : il n’y a plus rien à manger à la casbah !… » 

Tu parles d’un dénouement rimbaldien ; c’est Vegas et les autres zouaves qui vont bien rigoler : étalement de zygomatiques assuré… Hé, Walrus le Grand, le Zouave du pont de Là-Bas, le Zidane des grandes surfaces, tu n’aurais pas pu nous trouver un z plus attrayant, au Défi de cette semaine ?... Je ne sais pas, moi, un zéphyr des tropiques, de la zibeline à poils doux ou un des signes du zodiaque ?! Zut, à la fin !...

 

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Le zébu pour les Nuls... et les bois-sans-soif (Vegas sur sarthe)

 

Le zébu est un bovidé mais il est plus beau encore quand il n'est pas vidé.
Quand il est vidé on l'appelle romazava ou plus simplement pot-au-feu ou encore le ravitoto qui ravit Toto et tout le monde. 

Le zébu descend de l'auroch et des pentes de l'Himalaya, comme le yéti.
C'est à la fois un sacré animal d'un côté et un animal sacré d'un autre côté puisqu'il possède deux côtés.
Né en Inde il serait arrivé en Afrique par l'Egypte ou l'Ethiopie ou la Somalie ou par les Arabes ou par des missionnaires italiens ou des tirailleurs sénégalais... mais ils ne sont jamais arrivés à pied par la Chine contrairement à ce qu'affirme une célèbre contrepéterie. 

Si ses oreilles sont grandes et pendantes elles s'arrêtent au bout d'un moment comme la queue du chat.
La peau de son cou est flasque et lui sert de chasse-mouches, de chasse-taons, de chasse-neige et de chasse-bestioles-en-général.
La corne du zébu sert à faire des manches de couteau qui servent eux-mêmes à vider les bovidés: on appelle ça la chaîne alimentaire.
Si la bosse du zébu est pendante on l'offre malgré tout aux parents de la mariée pour exorciser l'éventuelle impuissance du futur époux. 

Le zébu est un animal domestique comme l'homme et ceci depuis Adam et le serpent. 

A Madagascar le "savika" ou corrida malgache est pratiqué par des "zébus boys"; on y pratique aussi le vol de zébu – car il est très convoité – mais à basse altitude. On a constaté que le vol de zébus de moins de 300 kilos est plus gracieux. 

Le zébu vaut 15 points au scrabble alors que le chameau qui possède deux fois plus de bosses ne vaut que 13 points; c'est pourquoi on dit que la valeur n'attend point le nombre de bosses. 

Quand un zébu croise un yak qui fait 21 points au scrabble, on appelle ça faire zopiok; le zopiok est un hybride comme le Volveau ou le Ford Taurus. 

Chez les Massaï, on mesure la richesse des familles au nombre de zébus, c'est à dire au nombre de quinzaines de points déposés à la banque du scrabble; on dit aussi que le zébu est l'attribut de la tribu. 

Le zébu sert à porter des choses très variées et avariées comme des vieux proverbes :
Tu ne mordras pas de zébu vivant, même si tu meurs de faim. 

Les zébus qui dorment ensemble ne se lèvent pas forcément en même temps, etc... 

Un zébu peut en cacher un autre 

Pour terminer, interrogeons nous sur le fait que le mot zébu est proche du mot début alors qu'il commence par la fin de l'alphabet... étrange, non ? 

 

Prochainement : Le chou de Bruxelles pour les Nuls

 

 

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